Qui est Anne Méaux, conseillère en communication de François Fillon et ancienne militante d’extrême droite ?

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Diplômée de Sciences Po Paris et de l’université d’Assas, Anne Méaux s’engage pendant ses études dans plusieurs groupes d’extrême-droite, dont le GUD (Groupe union défense), avant de rejoindre l’équipe de campagne de Valéry Giscard d’Estaing en 1974, puis d’intégrer le service de presse de l’Élysée de 1979 à 1981.

(…)

Au sein même de la droite, les troupes ont déploré le manque de réactivité de François Fillon suite aux révélations du Canard Enchaîné sur le Penelope Gate. « Sa directrice de communication s’est occupée d’Areva et de Ben Ali, et vous avez vu comment ils ont fini !« , lâchait Rachida Sati le 3 février sur BFM TV. « On ne sait pas où on va. On a aucun élément de langage, aucune réflexion sur l’image, sur la communication en général », confie un membre du staff Fillon à France Info.

Grazia

Extrême droite : une librairie libertaire attaquée par des chrétiens radicaux

Samedi, trois heures à peine après la fin de la manifestation interdite des catholiques intégristes, la librairie libertaire « La Plume Noire » a été prise pour cible par des militants d’extrême droite radicale.

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Peu avant 18h, la librairie, située à proximité de la place Colbert, a été attaquée.

Selon plusieurs témoins, une vingtaine de personnes avec « pavés et barres de fer » ont foncé sur le local. La douzaine de personnes qui s’y trouvaient ont eu le temps de baisser le rideau. Aux cris de « La France aux français », les assaillants ont tenté d’enfoncer le rideau de fer. Des vitres ont été brisées. Quatre personnes ont été légèrement blessées, touchées par des éclats de verre.
L’agression a duré une dizaine de minutes.

Dans un communiqué publié dimanche, la CGA dénonce la « complaisance » de la police alors que le rassemblement des catholiques traditionalistes avait été interdit par le préfet.

La CGA fait le rapprochement entre le service d’ordre de la manif composé de membres du Parti nationaliste français, de l’Action française et du GUD,et l’attaque subie en fin d’après-midi.

« Ces militants fascistes, ouvertement préparés à mener des actions violentes, n’ont pas été inquiétés ou contrôlés par les nombreux policiers présents, qui ont d’ailleurs assuré la protection du rassemblement en tenant à distance militant-e-s antifascistes et autres habitant-e-s du quartier ».

Plaintes des victimes

Quant à la maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert, elle vise les organisateurs du rassemblement et étudie la possibilité de porter plainte.

« Nous rappelons que cette manifestation avait été interdite par la Préfecture. Les organisateurs devront répondre des conséquences que son maintien a occasionné ».

Samedi soir, elle avait appelé le préfet du Rhône qui lui avait assuré que des suites judiciaires seraient données.

Pour le moment, ce ne sont pas les élus du 1er arrondissement qui ont porté plainte, mais les victimes qui ont été accompagnées dimanche par trois élus (Nathalie Perrin-Gilbert et deux autres conseillers d’arrondissement) au commissariat central de Lyon.

Au total, trois plaintes ont été déposées pour agression dont celle du trésorier de l’association gestionnaire de La Plume Noire.

Une procédure engagée par le Préfet contre les organisateurs

Contactée ce mardi matin, la préfecture du Rhône annonce qu’une procédure judiciaire a été engagée contre les organisateurs, confirmant les propos de la maire du 1er arrondissement.

C’est désormais au procureur de la République de Lyon de se prononcer.

Rappelons que la manifestation avait fait l’objet d’un arrêté préfectoral d’interdiction au motif, précisément, qu’ »un grand nombre de militants des droites extrêmes dont le comportement violent a souvent été constaté » étaient annoncés ce samedi.

Rue 89

«Les anciens du GUD au coeur de la campagne de Marine Le Pen»

Les anciens du GUD (groupe union défense, un groupuscule étudiant d’extrême droite radicale) sont plus que jamais présents au cœur de la campagne de Marine Le Pen.

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Axel Loustau, un de ses anciens chefs de file, va par exemple s’occuper des finances : il est déjà trésorier de Jeanne, le microparti de Mme Le Pen.

Frédéric Chatillon, lui, ami de jeunesse de la présidente du FN, patron de la société Riwal, a laissé entendre de son côté qu’il pourrait être salarié de la campagne : comme Axel Loustau et comme Riwal, il a été renvoyé en correctionnelle à la suite de l’enquête menée par la justice sur le financement du FN.

Riwal n’ayant pas le droit de travailler avec le parti dans le cadre des campagnes électorales, cela permettrait à Frédéric Chatillon de garder son rôle de prestataire. Il vient en tout cas régulièrement au siège de campagne.

Le directeur de campagne David Rachline, maire de Fréjus, ne cache pas être un ami de « Fred ». Quant à l’ancien avocat fiscaliste Philippe Péninque, qui représente la génération des gudards des années 1970 (Chatillon et Loustau y étaient, eux, dans les années 1990), il continue de jouer le rôle de visiteur du soir auprès de Marine Le Pen.

Le Monde

Le dîner de Marine Le Pen et Chatillon, ancien chef du GUD

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La présidente du FN et une dizaine de cadres du parti s’étaient donné rendez-vous jeudi soir dans un restaurant parisien du XVIe arrondissement pour fêter l’anniversaire de Riwal, prestataire du Front. Une soirée « festive », selon les participants, organisée par le patron de cette agence de com, Frédéric Chatillon, ancien chef du GUD (syndicat étudiant d’extrême droite) et ami intime de Marine Le Pen. Le signe qu’à moins d’un an de la présidentielle les relations restent au beau fixe.

La mise en examen de Chatillon dans l’affaire Jeanne (nom du microparti de Marine Le Pen), qui avait empêché Riwal de travailler pour le parti aux régionales, n’y a rien changé. L’agence devrait reprendre du service en 2017. Chatillon a d’ailleurs accompagné Marine Le Pen à Vienne récemment, observant avec attention l’organisation du meeting du FPÖ (le parti d’extrême droite autrichien). Une source d’inspiration pour la prochaine campagne en France ?

Le Parisien

Le parquet soupçonne le FN d’avoir payé la caution d’un membre du GUD, détenu après une violente agression

Le parquet de Nanterre soupçonne une société liée à l’élu FN Axel Loustau d’avoir payé la caution d’un militant d’extrême droite, détenu après une violente agression.

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Déjà mis en cause dans «l’affaire Jeanne», Axel Loustau va-t-il être de nouveau inquiété par la justice ? une enquête préliminaire ouverte le 13 mars par le parquet de Nanterre pourrait toucher ce conseiller régional FN d’Ile-de-France, ancien membre du mouvement radical GUD.

L’enquête porte sur de possibles faits de travail dissimulé, d’abus de biens sociaux et de blanchiment de capitaux. Elle doit déterminer l’origine d’une somme de 25 000 euros ayant permis la libération sous caution d’un jeune cadre du GUDLogan Djian, détenu à l’automne 2015 après la violente agression d’un ancien camarade.

Libe

GUD et business: les mauvais génies de Marine Le Pen

Au coeur de l’affaire Jeanne ou des Panama Papers, qui éclaboussent la présidente du FN ou son premier cercle, se cachent une poignée d’individus, au militantisme radical, mais à l’influence bien réelle.

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Ils n’ont pas d’existence officielle dans l’organigramme du parti de Marine Le Pen. Pourtant, plusieurs anciens leaders du syndicat étudiant ultra-radical et ultra-violent du GUD sont toujours dans le premier cercle de la présidente du FN. Des relations sulfureuses tant sur le plan politique que sur le front judiciaire. Car ce réseau s’est reconverti dans les affaires. Un véritable « GUD business », comme l’appelaient déjà en 2011 les journalistes du Monde Caroline Monnot et Abel Mestre dans leur livre Le système Le Pen (Denoël).

Un système dont le FN est l’un des principaux clients. Ce petit cercle, qui mêle radicalité et affairisme, est au coeur de l’affaire Jeanne. L’un de ses protagonistes, Frédéric Chatillon, est désormais cité dans le scandale des Panama Papers, sans qu’il soit établi très clairement si les deux affaires sont liées ou non. Trombinoscope des mauvais génies de Marine Le Pen.

L’Express

Montpellier : Le local du Parti de Gauche vandalisé par l’extrême droite

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Après des tentatives d’intimidation, en février, contre un bar alternatif de Monpellier, c’est le local du Parti de Gauche de Montpellier qui a été tagué le 16 Mars 2016 avec des inscriptions racistes et injurieuses, stigmatisant l’Islam et signées du GUD. Nous condamnons cette attaque et affirmons notre solidarité avec les militant-e-s du PG  face à l’activisme de groupes d’extrême droite. Communiqué du PG ci-dessous.

Nous avons constaté mercredi 16 mars en fin d’après-midi que le local du Parti de Gauche à Montpellier avait été tagué. Il est écrit : « Colabo. Islam hors de France. Islam dehors. ». Le logo du Groupe Union défense (GUD) y figure également.

Cette dégradation et ces propos injurieux et racistes mettent en évidence la lâcheté de leurs auteurs et la conception qu’ils ont de la République. Une plainte sera bien évidemment déposée.

Les militants du Parti de Gauche ne se cachent pas. Ils marchent à visage découvert. Nous débattons de manière démocratique et pacifiste, face à face.

Non seulement ces actes ne nous intimident pas mais ils renforcent notre détermination à combattre le racisme, la haine et la bêtise crasse. Nous porterons toujours fièrement et avec détermination les valeurs du vivre ensemble, de tolérance, de solidarité et de fraternité.

Résistons

Des journalistes menacés de mort par des proches de Marine Le Pen

Accident-de-piscine-et-fracture-pour-Marine-Le-PenLa Société des journalistes de Mediapart a affirmé vendredi que deux journalistes de la rédaction avaient été victimes d’une « agression par des responsables du micro-parti de Marine Le Pen« .

« Des menaces de mort ont été proférées » alors que les deux  journalistes « faisaient leur travail d’enquête dans des conditions tout à fait claires et transparentes ». Les journalistes ont, selon le fondateur de Mediapart Edwy Plenel, « signalé les faits dans une déposition au commissariat du onzième arrondissement ».

Les deux journalistes, Marine Turchi et Karl Laske, s’étaient rendus le 30 janvier « au siège des diverses sociétés d’Axel Loustau, le trésorier de Jeanne, micro-parti personnel de la présidente du FN », dans le XVIe arrondissement, toujours selon Edwy Plenel.

N’ayant pas été reçus, ils sont repartis au métro de la Porte de Saint-Cloud, où ils se sont retrouvés cernés « par un groupe de quatre à cinq personnes, parmi lesquelles Axel Loustau », a affirmé Edwy Plenel, ajoutant que « le plus virulent et le plus menaçant était Olivier Duguet », prédécesseur de Axel Loustau.

Ce dernier a « foncé comme un fou furieux sur Marine Turchi, cherchant à l’agresser physiquement, en la tutoyant et en lui lançant : ‘Je vais te tuer !… Je vais te retrouver !… Je vais t’attendre en bas de chez toi !… ‘ « .

Sud Ouest

Procès en appel d’une agression d’extrême droite à Villeurbanne

6708137Le 15 janvier 2011, un couple identifié comme « gauchiste » avait été agressé à coups de batte de baseball et de barre de fer. Anne-Cécile et Léo avaient été laissés pour morts. Les neuf agresseurs gravitaient tous autour, voire militent encore, au sein de groupuscules de l’extrême droite radicale. Près de quatre ans après les faits, le tribunal correctionnel de Lyon a rendu son verdict, le 5 novembre 2014. Et pour la première fois s’agissant d’agressions d’extrême droite, de lourdes peines sont tombées.

Ce mardi, la cour d’appel de Lyon rejugera les deux principaux inculpés qui ont fait appel de leur condamnation.

Nous republions notre article du 5 novembre dernier.

Par Laurent Burlet et Laura Steen

« Nous estimons que ce déchaînement de violence aveugle doit être sévèrement puni (…) C’est parce que les victimes n’ont pas de séquelles irréversibles que vous avez échappé à la cour d’assises ».

Après avoir ainsi planté le décor, la présidente de la sixième chambre correctionnelle a commencé à égrainer les condamnations pour chacun des huit agresseurs (le neuvième, mineur au moment des faits, a déjà été condamné).
Les deux meneurs, Trakan et Malko, de leurs surnoms, ont écopé de cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Deux autres « actifs », David et Loris, ont également pris cinq ans de prison mais sans mandat de dépôt.

Dans le groupe des « passifs », ceux qui ont participé à l’expédition punitive mais n’ont pas porté de coups, trois ont été condamnés à dix huit mois de prison dont six avec sursis. Le huitième a été condamné à douze mois de prison avec sursis.

Après l’énoncé du verdict, Malko et Trakan ont voulu embrasser leur compagne avant de se rendre en prison. Empêchés par les policiers, ils se sont rebellés. La salle a dû être évacuée. Tandis que leurs soutiens sortaient de la salle, Malko et Trakan ont été conduits menottés au dépôt. En passant devant David, qui a reconnu une partie des faits, ils l’ont menacé. Le greffier a pu noter le langage fleuri.

David et ses parents ont dû attendre des policiers en renfort pour sortir du tribunal.

Identitaires ou nationalistes mais surtout hooligans

Lors du procès qui s’est tenu les 23 et 24 septembre, certains ont revendiqué leur appartenance à une organisation issue de l’extrême droite radicale. D’autres, qualifiés de « hooligans » sont interdits de stade, suite à des violences.

C’est d’ailleurs le stade qui les lie. Ces supporters « ultras » de l’OL, qui avaient 20 ans ou 21 ans au moment des faits, ne sont pas apparus comme des idéologues. Mais leurs tatouages parlent pour eux. « White pride » (fierté blanche), ou encore « SS » en mentions tatouées sur la cheville.

Quatre d’entre eux ont fait plusieurs mois de détention provisoire dans cette affaire.
Dans le cas de David, il a expliqué à la barre que son incarcération l’a changé, qu’il a coupé les ponts avec les autres prévenus, qu’il en a « fini avec la violence ». Mais il ne renie pas son idéologie nationaliste.

Loris, proche des identitaires lyonnais, a exprimé des remords. Il dit tenter aujourd’hui de passer à autre chose.

Pour les deux autres, Malko et Trakan, il n’en n’est rien. Ils restent actifs dans le milieu ultra-nationaliste. Malko participe régulièrement aux actions du GUD.

Quant à Trakan, il revendique une proximité avec le groupuscule d’Alexandre Gabriac et d’Yvan Benedetti qui subsiste après la dissolution de l’Oeuvre française et des Jeunesses nationalistes. D’où la présence d’Yvan Benedetti, lors du procès et, ce mardi, à l’annonce du délibéré.

Déjà de lourds casiers judiciaires

A 24 ans, Anthony (dit Trakan) a déjà été condamné à six reprises pour des faits de violence avec arme ou détention de stupéfiants. Dernière condamnation en date : quatre mois de prison ferme pour avoir tenté de mettre en place un projet d’évasion avec sa mère (condamnée à quatre mois avec sursis), lors de son année de détention provisoire.

Au procès, il a revendiqué son idéologie extrémiste, inscrite sur sa peau par le tatouage « White pride » :

« Ouais, je suis fier d’être blanc. Et alors ? »

Sur l’affaire, il a nié en bloc.

Même son de cloche du côté de Malko, 25 ans, qui a rejeté toute participation. Lui, il a commencé son année de détention provisoire à la maison d’arrêt de Villefranche sur Saône par 15 jours d’isolement. Motif : lors de l’entretien d’entrée avec le chef d’établissement, il aurait revendiqué son appartenance à un groupe néo-nazi et aurait déclaré qu’il n’aimait pas les Arabes.

Deux ans avant la mort de Clément Méric

A Lyon, il ne s’agit pas du premier procès relatif à des violences d’extrême droite. Un identitaire s’est déjà fait condamné pour une agression commise près du local du Vieux Lyon et des membres du GUD pour une ratonnade à la Guillotière.

Mais, à Lyon, il s’agissait certainement du procès le plus attendu, vis-à-vis des deux victimes qui ne se sont pas encore remises de leur agression, comme nous l’expliquait leur avocat, Bertrand Sayn :

« Elle a quitté le pays et pense à cette agression tous les jours. Elle a beaucoup hésité à venir au procès car elle a peur de mettre un visage sur ces personnes et de leur faire face. Quant à lui, il a quitté Lyon. Depuis le 15 janvier 2011, il suit un traitement médical lourd à cause de crises d’épilepsie. Il a également du mal à supporter le fait de se trouver dans une pièce, entouré de plus de dix personnes ».

Deux ans avant la mort l’antifa Clément Méric, à Paris, le 5 juin 2013, cette agression de Villeurbanne du mois de janvier avait marqué le début d’une série de violences portant la marque de l’extrême droite radicale à Lyon.

Rue 89