Echirolles : Bavure ou légitime défense ? enquête sur la mort de Jean Pierre abattu par la police car armé

 

Bavure ou légitime défense ? La justice s’est donné du temps pour trancher, en poursuivant l’enquête ouverte en flagrance pour « homicide volontaire » après la mort, vendredi soir à Echirolles, d’un forcené de 51 ans, tué de plusieurs balles par la police.

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Placés en garde à vue après les faits, les cinq policiers présents sur les lieux du drame ont été relâchés samedi en début d’après-midi. Un drame qui intervient en pleine crise sur les moyens accordés à la police, où certains fonctionnaires demandent une redéfinition de la légitime défense.

Vendredi, vers 20 heures, ces policiers de la BAC (brigade anticriminalité) et de la section d’intervention sont appelés pour un problème de voisinage qui dégénère dans un quartier pavillonnaire d’Echirolles, une commune proche de Grenoble.

Lorsqu’ils arrivent au 27 de la rue Baudelaire, ils se retrouvent face à un homme visiblement éméché et très excité, qui brandit une machette dans le jardin de sa maison. Après l’avoir convaincu de lâcher sa machette, l’individu aurait, selon les policiers, « sorti une arme de derrière son dos ». C’est alors que les fonctionnaires de police, positionnés en colonne derrière deux boucliers balistiques, ont tiré au fusil d’assaut HK G36 et au pistolet automatique. Le quinquagénaire, touché par plusieurs projectiles au thorax et à la tête, décède sur le coup.

La victime aurait brandi un pistolet d’alarme

Le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, décide alors de placer en garde à vue les cinq policiers « afin de déterminer avec précision les circonstances du drame et mener une enquête objective ». L’IGPN, l’Inspection générale de la police nationale, est saisie.

Jean-Pierre Ferrara, la victime, père de quatre enfants, était carrossier à la Sémitag, le réseau de transport en commun grenoblois. Il n’était pas connu des services de police.

Son épouse, Coralie, qui n’était pas présente au moment du drame, dénonce une bavure policière : « Pour moi, c’est une grosse bavure. Vous vous rendez compte, il a été touché par au moins cinq balles ! Alors qu’ils auraient pu seulement le blesser. Ce n’était pas un homme méchant. Je n’ai jamais vu d’arme à la maison. Je vais porter plainte pour que justice soit faite. Mon mari allait être grand-père. Il laisse quatre enfants. Je suis en colère. Je leur en veux. J’ai toujours été pour la police. Mais là, ça a été trop fort. »

L’avocat des policiers, MArnaud Lévy-Soussan, estime en revanche que « la légitime défense ne fait aucun doute ». L’arme brandie par le forcené est un pistolet d’alarme. « Si plusieurs policiers ont tiré en même temps, c’est qu’ils ont tous estimé que la menace était réelle. Dans ce genre de situation, il faut réagir très vite. Sinon, on se retrouve avec la mort d’un policier », explique Yannick Biancheri, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP-Police-FO. Des expertises balistiques vont être effectuées. « Les résultats de l’enquête seront connus d’ici quelques semaines », a précisé le procureur.

Le Parisien

 

Mort d’Adam Traoré: 22 secondes sur TF1/dans le 20h de France 2, l’information n’existe pas

Adama traoré

En regardant les JT hier soir, j’ai crû rêver. Alors j’ai repassé en replay pour être sûre de ce que j’avais entendu et vu, et de ce que je n’avais ni vu ni entendu. Et non, je n’avais pas rêvé. Sur la presse web, sur Twitter, sur Periscope, sur les chaînes d’information aussi, toute la journée de mercredi, cette information était l’une des plus traitées, si ce n’est la plus traitée : la mort d’Adama Traoré.

Ce jeune homme noir de 24 ans originaire de Beaumont-sur-Oise, dans le Val d’Oise, est décédé mardi soir, dans des circonstances encore très troubles, après une interpellation par les gendarmes de Persan, une commune voisine. Selon le procureur de la République, Yves Jannier, Adama Traoré a été arrêté après être “allé au contact” des gendarmes qui procédaient à l’arrestation de son grand frère Baguy Traoré dans le cadre d’une affaire “d’extorsion de fonds et d’agression à domicile”. Pourtant dans les éditions de 20h des deux grands JT de TF1 et de France 2, soit le sujet n’a purement et simplement pas existé, soit il s’est transformé en une banale brève de faits divers. Circulez, y a rien à voir.

Lorsque je me branche sur TF1, j’espère et je m’attends à un traitement journalistique conséquent. D’abord, parce que la veille, après l’annonce du décès d’Adama Traoré, des échauffourées ont éclaté à Beaumont-sur-Oise. Les images de voitures qui brûlent, la télé adore ça. Ca n’a pas raté : ce sont ces images, amateurs, que TF1 a choisir de montrer.

Puis, parce que ce mercredi, les amis et proches d’Adama, une trentaine de personnes environ, se sont rendus à la mairie de Beaumont-sur-Oise où une conférence de presse du préfet devait avoir lieu. Ils souhaitaient avoir des explications sur la mort de leur camarade et surtout avoir une réponse à une question : où se trouve le corps d’Adama Traoré qui, au moment où j’écris ces lignes, n’a toujours pas été remis à la famille? La conférence de presse du préfet n’a pas eu lieu, le représentant de l’Etat n’étant jamais venu, mais les proches d’Adama en ont profité pour prendre la parole devant la presse. Des propos forts ont été tenus, relayés sur Twitter.

Puis le groupe s’est rendu devant la gendarmerie de Persan. Ils y ont organisé un sit-in scandant “Justice pour Adama et improvisé un rassemblement avant d’être chargés et aspergés de gaz lacrymogène par les gendarmes. Pour toutes ces raisons, je me dis que TF1 va sûrement consacrer un sujet. Début du JT. Longue page sur les conséquences de l’attentat de Nice et l’enquête. Il est 20h13. Toujours rien. Sujet sur un traitement contre la sclérose en plaques. 20h19. Sujet de 2 minutes 13 sur ces métiers difficiles d’exercer quand il fait chaud. C’est sûr, il n’y aura donc rien sur la mort du jeune homme, que ça ne peut pas arriver après un sujet sur la canicule. Et bien si.

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Un CRS poursuivi pour violence contre des migrants

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Un fonctionnaire de police va comparaître devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour des actes de violence à l’encontre de migrants le long de l’autoroute…

Il est soupçonné d’avoir frappé des migrants sur le bord d’une autoroute. Un CRS devra comparaître d’ici quelques semaines devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour ces faits datant de mai 2015, a annoncé, jeudi, le procureur de la République, selon La Voix du Nord.

Coups de pied et gaz lacrymo

C’est une vidéo qui avait immortalisé la scène. On y voit un CRS, identifié depuis, faire sortir à coups de pied des migrants d’un camion inspecté avant de le jeter contre la barrière de sécurité et de les gazer. Après la diffusion des images sur internet par des militants de l’association Calais migrants solidarity, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie de l’enquête.

Défendu par le syndicat Alliance

« Je ne suis pas là pour accabler les policiers, mais je ne suis pas là non plus pour les exonérer. De la même façon, j’engage des poursuites contre des No Border ou des migrants lorsqu’on me prouve qu’ils sont auteurs d’infractions, et qu’on les identifie », a souligné le procureur, Jean-Pierre Valensi, au quotidien régional. Le procureur a reçu, mardi, les représentants du syndicat Alliance qui défend ce fonctionnaire de police.

20 Minutes

Une fillette de 6 ans blessée lors d’une descente du Raid

 Une fillette de 6 ans a été bléssé au cou par des éclats reçus lors de perquisitions données par le RAID à Nice, jeudi matin dans le mauvais apartement.

Une fille de 6 ans a été blessée par des éclats reçus au cou, ce jeudi matin, lors de perquisitions administratives menées rue Marceau.

L’opération a eu lieu dans ce quartier central de Nice, vers 4h30 du matin. La police avait déjà projeté d’intervenir la veille, mais avait reporté son intervention, en raison d’une hésitation sur la porte à cibler.

Jeudi matin, les policiers du Raid ont finalement enfoncé une porte au fond d’un couloir, contigüe d’une autre porte d’entrée, au troisième étage d’un immeuble. Les témoignages des riverains et les traces d’impact au niveau des serrures témoignent de traces de tirs.

Mais selon la police, aucune arme à feu n’a été utilisée. Des éclats ont néanmoins été projetés dans la chambre voisine, où dormaient trois enfants. Une fillette a été blessée au cou et à l’oreille. Son père a été plaqué au sol fermement et menotté tout au long de l’intervention.

Son voisin, cible initiale de l’opération, a été à son tour contrôlé et perquisitionné. Evacuée à l’hôpital Lenval, la fillette va mieux et a pu regagner son domicile.

« J’ai cru que ma fille était morte« , témoigne le père suspecté à tort, encore sous le choc. « Je comprends que la police fasse son travail dans un contexte difficile. Mais il faut faire attention. Quand j’ai vu ma fille en sang, j’ai reçu un coup de poignard au coeur… »

Interrogée, la direction départementale de la sécurité publique des Alpes-Maritimes reconnaît « une erreur rare« , et dit « comprendre et partager l’émotion de cette famille qui a pu être impressionnée. Nous sommes rassurés que les blessures de la petite ne soient pas graves. »

Nice Matin