Un élu FN arrêté pour insultes racistes à l’encontre d’un CRS d’origine maghrébine

Roger Fruchart, élu d’opposition FN à Liévin, est accusé d’outrage par les CRS qui l’avaient arrêté pour excès de vitesse…

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Des CRS portent plainte contre l’élu FN Roger Fruchart pour outrages

En 2011, il se disait attiré par un parti qui « respecte les valeurs françaises ». Roger Fruchart, élu d’opposition FN à Liévin, près de Lens, a été entendu mardi par la police après un contrôle routier agité, intervenu dans l’après-midi du 12 août.

D’après la Voix du Nord, l’élu frontiste est accusé d’outrages et d’insultes à caractère racial par les CRS, qui l’avaient arrêté pour excès de vitesse sur l’autoroute A21, au niveau de Loison-sous-Lens.

Selon le parquet, contacté par « L’Obs », l’élu frontiste se serait étonné qu’on le contrôle. « Vous feriez mieux d’arrêter des arabes et des bougnoules, comme lui« , aurait-il dit, désignant l’un des agents de police.

En outre, et c’est peut-être une explication à l’emballement qui s’est produit ensuite, l’éthylotest s’est avéré positif. Mais Roger Fruchart a refusé de se soumettre à une mesure précise de son alcoolémie.

D’après une source judiciaire citée par la Voix du Nord, l’élu, retraité de 67 ans, a « fait un scandale » pour contester les faits qui lui étaient reprochés, allant jusqu’à s’en prendre en particulier à un agent d’origine Maghrébine.

Placé en garde à vue vendredi, il avait dû être libéré pour raisons de santé. Depuis, d’après le journal, il a reconnu « partiellement » les faits, mais conteste avoir consommé trop d’alcool. Les fonctionnaires ont porté plainte.

Selon l’article 433-5 du Code pénal, Roger Fruchart risque jusqu’à six mois de prison et 7.500 euros d’amende s’il est mis en examen pour outrage, et le double si le caractère racial des insultes est retenu.

20 Minutes

Un CRS poursuivi pour violence contre des migrants

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Un fonctionnaire de police va comparaître devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour des actes de violence à l’encontre de migrants le long de l’autoroute…

Il est soupçonné d’avoir frappé des migrants sur le bord d’une autoroute. Un CRS devra comparaître d’ici quelques semaines devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour ces faits datant de mai 2015, a annoncé, jeudi, le procureur de la République, selon La Voix du Nord.

Coups de pied et gaz lacrymo

C’est une vidéo qui avait immortalisé la scène. On y voit un CRS, identifié depuis, faire sortir à coups de pied des migrants d’un camion inspecté avant de le jeter contre la barrière de sécurité et de les gazer. Après la diffusion des images sur internet par des militants de l’association Calais migrants solidarity, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie de l’enquête.

Défendu par le syndicat Alliance

« Je ne suis pas là pour accabler les policiers, mais je ne suis pas là non plus pour les exonérer. De la même façon, j’engage des poursuites contre des No Border ou des migrants lorsqu’on me prouve qu’ils sont auteurs d’infractions, et qu’on les identifie », a souligné le procureur, Jean-Pierre Valensi, au quotidien régional. Le procureur a reçu, mardi, les représentants du syndicat Alliance qui défend ce fonctionnaire de police.

20 Minutes

La barbe dans le viseur de la CRS 23 de Charleville-Mézières

Des CRS portent la barbe, qui est autorisée depuis 2015. Mais la hiérarchie fait la chasse aux pilosités anarchiques. Les syndicats se font des cheveux pour un CRS menacé

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«Le torchon brûle à la CRS 23» : voici le titre d’un document du syndicat qui circule. «Le commandement de la CRS 23 fait la chasse aux barbes mal taillées et aux cheveux longs», peut-on lire. «Vu le contexte actuel, on ne comprend pas que nos responsables en fassent un cheval de bataille. Il y a quand même d’autres priorités!», insistent Frédéric Roger, secrétaire local d’Unsa Police, et son secrétaire administratif, Jean-Louis Hohner.

Le problème n’est pas nouveau, ni restreint aux Ardennes. Depuis le 17 juin 2015, une modification du règlement général de la police nationale autorise les policiers à porter la barbe et à avoir des tatouages. Une révolution, puisque les deux étaient proscrits depuis 1974. Or ce règlement peine à s’inscrire dans les mœurs policières. Ici comme ailleurs, du reste: on se souvient, début février, de la fronde de la police de Reims, qui accusait sa hiérarchie de faire la chasse aux barbes.

L’Union