« Allez brûler en enfer »: la justice relaxe des militants d’extrême droite pour une banderole homophobe

La justice, en appel, n’a pas considéré jeudi que la banderole déployée par plusieurs militants de Lorraine Nationaliste, un groupuscule d’extrême droite, fût une menace de mort ou un appel au meurtre visant les homosexuels. La cour d’appel de Nancy a relaxé deux militants de ce groupe qui ont été condamné en première instance à de la prison avec sursis. Ils avaient fait appel.

En 2014, à l’issue de la marche des fiertés, une banderole avait été déployée par plusieurs militants d’extrême droite sur le toit du parking du centre commercial Saint-Sébastien. «Allez brûler en enfer» note la banderole qui s’adresse ouvertement aux homosexuels qui sont alors rassemblés Place Charles III.

L’association Equinoxe Centre LGBT Sud Lorraine avait déposé une plainte et obtenu la condamnation des deux militants d’extrême droite de 22 et 25 ans respectivement contraints à 6 et 8 mois de prison avec sursis mais aussi un stage de citoyenneté.

LorActu

Deux militants d’extrême droite traduits en justice pour des menaces de mort homophobes

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Jugés en appel pour « menaces de mort faites en raison de l’orientation sexuelle », deux militants d’extrême-droite sont accusés d’avoir déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire « Allez brûler en enfer » durant une marche des fiertés LGBT à Nancy. La manifestation avait lieu au printemps 2014. Les deux prévenus ont été retrouvés avec des vidéos prises au moment des faits et par l’ADN retrouvée sur des fumigènes.

En première instance, en janvier 2015, ils ont écopé de six et huit mois de prison avec sursis. Ensemble, ils étaient condamnés à verser 3 000 euros de dommages et intérêts à l’association Equinoxe de Nancy, qui s’est portée partie civile. Les deux prévenus, l’un étudiant en droit, l’autre demandeur d’emploi, avaient fait appel de cette décision.

(…)

Finalement, la partie civile et le parquet ont requis les mêmes peines qu’en première instance. En sortant de la salle, les deux prévenus ont accepté de répondre aux questions de France Bleu. Chacun joue sur les mots pour affaiblir les accusations de menaces de morts.

C’est une incitation à la haine, ce n’est pas une menace de mort. Supposons que je vous dise d’aller vous faire voir, je ne vous menace pas de mort. Mais ça veut exactement dire que « aller au diable », « aller brûler en enfer »… C’était une suggestion appliquée, se justifie l’un des prévenus.

France Bleu

« On va égorger vos imams » « Sale PD »… des internautes au tribunal pour leurs tweets haineux

Des auteurs anonymes de tweets islamophobes ou homophobes ont été démasqués par la police après le dépôt de plaintes. Devant la justice, ils se font bien plus petits que sur les réseaux sociaux.

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Ils sont des milliers chaque jour à se cacher derrière un pseudo pour insulter ou menacer des internautes sur les réseaux sociaux. Sur Twitter par exemple, les trolls ont la belle vie et peuvent la plupart du temps injurier tranquillement — souvent sous le regard passif de la modération— sans craindre des poursuites judiciaires. Ce mercredi pourtant, plusieurs trolls qui se cachent habituellement derrière des pseusos anonymes, ont comparu devant la 17e chambre du TGI de Paris après avoir été démasqué par la police.

Intimidée et émue, Aurélie* est appelée à la barre pour expliquer un tweet qu’elle avait lâché juste après l’attentat contre l’église de Saint-Etienne de Rouvray et le meurtre du père Hamel en juillet 2016. À partir du compte @EuropeER, elle a entre autres messages islamophobes, posté ce tweet.

«Nous aussi on va égorger vos imams dans vos mosquées.»

La Délégation interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcrah) signale son tweet au procureur et les enquêteurs parviennent à l’identifier.

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2 militants d’extrême droite traduits en justice pour des propos homophobes contre Ian Brossat

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En avril 2015, après avoir été visé par des tweets homophobes, l’adjoint communiste à la mairie de Paris, Ian Brossat, avait décidé de porter plainte «pour montrer que l’homophobie est une réalité». Selon nos informations, la plainte a abouti et un procès aura donc lieu le 11 janvier à la 17e chambre correctionnelle de Paris. Deux prévenus sont appelés à comparaître, précise à Libé l’élu du XVIIIe arrondissement.

Libération

Dans une tribune sur Le Plus, Ian Brossat évoque ces tweets et ces lettres qu’il reçoit régulièrement. Il écrit :

Comme tous les mois ou presque, un compte anonyme déverse sa bêtise crasse. Il y a quelques jours, c’était une lettre anonyme d’un électeur FN, par voie postale cette fois, qui avait pris le soin de découper et coller le visage de Marine Le Pen : ‘Vive Marine, la seule à vous enculer, toi le petit pédé.’

Ce genre de mots tout à fait sympathiques, Ian Brossat dit en recevoir des tas. « J’en reçois régulièrement. Une rafale par mois, environ, sous des pseudos divers », explique-t-il au Lab.

Le conseiller de Paris a donc décidé de porter plainte, « pas seulement pour [lui], mais pour ceux qui n’osent pas ou ne peuvent pas« . Il ajoute :

Je porte plainte pour les centaines d’anonymes qui, sur les réseaux sociaux, ont reçu le même genre d’insultes et n’ont pas souhaité ou pu réagir. Comment ne pas voir que la Manif pour tous et ses alliés ont dramatiquement libéré la parole homophobe ?

Europe 1

Hongrie : au nom de l’Église catholique, un maire d’extrême droite interdit les mosquées, le voile et les gays

Le maire d’extrême droite d’une commune du sud de la Hongrie s’est mis en tête de défendre son pays contre tout ce qui ne reflète pas ses valeurs. Ainsi, tout ce qui fait allusion à l’Islam, mais également à l’homosexualité sera interdit. 

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