L’ex-Grand rabbin de France Joseph Sitruk visé par une plainte pour « incitation au crime »

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«Ne pas en rester là». Après les propos de l’ex-Grand rabbin de France Joseph Sitruk, le 3 juin, sur les ondes de la radio communautaire juive Radio J, associant (comme Christine Boutin) «l’homosexualité» à «une abomination et un échec de l’Humanité», l’association SOS homophobie confirme ce mercredi avoir porté plainte sans constitution de partie civile contre le dignitaire religieux début septembre pour «incitation au crime en raison de l’orientation sexuelle».

Annoncée sur la radio Judaïques FM, ce matin, l’information a été confirmée à Libération par Gilles Dehais, le président de l’association.«Après une phase de réflexion, on a décidé de porter plainte sur la base de l’article 23 de la loi du 29 juillet 1881 car on ne peut pas laisser dire que l’homosexualité est une ‘extermination morale’», précise Gilles Dehais.

En juin dernier, à quelques jours de la gay pride de Tel Aviv, l’ancien Grand rabbin (1987-2008), connu notamment pour son orthodoxie et son opposition au Pacs, avait suscité l’indignation des associations LGBT après avoir jeté sur les ondes de la radio communautaire juive Radio J, que «la Torah considère l’homosexualité comme une abomination et un échec de l’Humanité».

Pour lui, la marche de Tel Aviv, est une «initiative de tentative d’extermination morale» du peuple d’Israël, et «rabaisse au rang le plus vil» le pays. Joseph Sitruk appelait par ailleurs à ce que : «les auditeurs écout[ent] mon appel au secours et réagi[ssent] de façon radicale à une telle abomination». Le Procureur a désormais le choix de classer la plainte ou de s’en saisir

Libération

Le rabbin de la Grande Synagogue de Paris a soutenu l’interdiction du Burkini

Un rabbin de Paris a défendu les interdictions municipales controversées en France sur le port en public du maillot de bain qui recouvre complètement le corps connu sous le nom burkini.

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Moshe Sebbag, le rabbin de la Grande Synagogue de Paris, a déclaré au JTA mardi qu’il soutenait en principe les arrêtés adoptés plus tôt ce mois-ci par 15 municipalités françaises, y compris les célèbres Cannes, contre le port du burkini alors que le Premier ministre français Manuel Valls déclarait la semaine dernière que le burkini faisait partie d’un « projet politique » pour perpétuer l’asservissement des femmes.

« C’est un sujet complexe et les deux parties ont des arguments convaincants », a précisé Sebbag dans une interview. Alors que l’Etat français est un « pays laïc avec la liberté de religion », a-t-il expliqué les maires en question « ont compris que cela ne concernait pas la liberté des femmes à s’habiller modestement mais que c’était une déclaration sur qui régnera demain », a analysé Sebbag.

« Ils comprennent aujourd’hui qu’il y a une guerre de religion, une prise de contrôle de l’establishment laïc de la République française, c’est cela qu’ils trouvent inacceptables », a déclaré Sebbag. Interrogé pour savoir s’il est d’accord avec les interdictions du burkini, il a répondu : « Oui, parce que vous voyez que mettre [un burkini] n’est pas innocent, cela envoie un message ».

Le soutien de Sebbag à l’interdiction du port du burkini fait suite à la critique de cette interdiction par certains Juifs de gauche, y compris par l’Union juive française pour la paix – une organisation qui soutient le boycott d’Israël et dont le co-président, Pierre Stamboul, s’oppose à l’immigration juive en Israël qu’il considère comme une forme de « colonisation de la Palestine ». 

Son groupe dans un communiqué la semaine dernière a qualifié les interdictions du port du burkini de « racistes envers les Musulmans » et potentiellement dommageables pour les communautés juives. Le groupe a condamné « le silence des chefs religieux chrétiens et juifs en particulier ».

« l’interdiction du Burkini n’a pas d’effet sur la population juive »

Sebbag est persuadé que l’interdiction du burkini n’aura pas d’effet sur la population juive locale, où a-t-il dit que les femmes qui le jugent impudique de porter un maillot de bain « trouvent d’autres solutions » à la question que le port d’un habit ressemblant au burkini.

En France et à Paris en particulier, certaines communautés juives organisent des horaires destinés seulement aux femmes seulement des heures avec les gérants de la piscine, où les femmes juives nagent habituellement avec maillots de bain typique – généralement un maillot de bain une pièce et des bonnets.

En Israël, de nombreuses femmes juives pratiquantes portent un maillot de bain robe lorsqu’elles fréquentent des plages réservées aux femmes. Son ourlet se terminant au-dessus du genou, il est plus révélateur que les burkini, qui sont généralement portés avec des leggings de natation et du tissu recouvrant la tête.

Time Of Israel

Un rabbin accusé de viol extradé d’Afrique du Sud vers israël pour être jugé

La cour ordonne la détention du rabbin accusé de viol jusqu’à la fin de son procès. Rabbi Eliezer Berland a été extradé d’Afrique du Sud en juillet et représente un risque de fuite.

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La cour de première instance de Jérusalem a ordonné la détention d’un rabbin qui aurait apparemment admis dans un enregistrement avoir violé ses disciples femmes, de rester en détention jusqu’à la fin de la procédure judiciaire contre lui.

Rabbi Eliezer Berland a été extradé d’Afrique du Sud en juillet et arrêté à son arrivée à l’aéroport Ben Gurion. Il est accusé de plusieurs chefs d’agression sexuelle.

Le tribunal a déclaré que, Berland, 79 ans, pose un risque de fuite et a exprimé son inquiétude qu’il puisse tenter d’entraver la justice.

Les avocats de Berland ont annoncé qu’ils allaient faire appel de la décision de le maintenir en détention.

Time Of Israel

Un prêtre demande aux musulmans «d’abolir certains versets du Coran» et un rabbin les somme de descendre dans la rue

Un homme se lève après l’intervention du prêtre. « Je suis désolé, mais je suis gêné par le caractère religieux de ce rassemblement. Je voulais de la fraternité, pas des paroles religieuses », dit-il en quittant le gymnase, manifestement très ému.

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Dimanche 31 juillet, les habitants d’Aubervilliers étaient invités à partager « un moment de fraternité » après l’assassinat du père Hamel, à Saint-Etienne-du-Rouvray, cinq jours plus tôt. Une centaine de personnes de confessions catholique, musulmane, juive, protestante ainsi que des athées se sont réunies au gymnase Manouchian à l’initiative d’Auberfraternité, un collectif interreligieux fondé après les attentats de janvier 2015. Dès la première prise de parole, la question de la désolidarisation prend le pas sur cet après-midi de recueillement.

Au milieu de son discours en forme d’hommage, le prêtre qui s’exprime au nom de la communauté catholique demande aux musulmans « d’abolir certains versets violents du Coran ».

Le rabbin qui prend la parole après lui – et fait l’amalgame entre Arabes et musulmans – regrette que ces derniers ne condamnent pas davantage les attentats djihadistes. « Je voudrais une grande marche des musulmans entre la place de la Nation et la place de la Républiqueréclame-t-il, mais elle n’a pas lieu. » Et d’insister, alors que des voix s’élèvent en signe de protestation : « Je ne vois pas les musulmans prendre la parole à la télévision pour condamner les attaques barbares. » Les paroles se tendent, « on n’a pas besoin de ça »« on ne peut pas vous laisser dire ça », disent certains. D’autres quittent la salle.

« C’est plus sur la forme que c’est difficile à entendre », confie Lamine, la trentaine, venu au gymnase Manouchian car il a ressenti le besoin de se rassembler. Il juge les propos du rabbin « blessants ». Pour lui, les musulmans sont « doublement victimes » en cas d’attentat djihadiste, à la fois comme Français et comme musulmans. Mais il estime qu’il est important de condamner le terrorisme qui veut « salir [leur] religion ».

A Saint-Etienne-du-Rouvray, l’imam a tenu des propos allant dans le même sens pendant son prêche du vendredi : « Cet événement devrait laisser la place à un silence assourdissant. Mais je ne peux pas me taire, car alors peut-être que mon silence pourrait être interprété comme une forme de connivence. »

FORME D’OBLIGATION

Pour Rachid Zairi, conseiller municipal à Aubervilliers et membre de l’AMA, il faut toutefois distinguer les représentants religieux des fidèles. C’est le rôle des premiers de s’exprimer selon lui. Demander directement aux seconds de le faire peut être vécu comme une frustration. « Quand ça prend la forme d’une obligation, surtout si c’est à la demande de responsables politiques, comme c’est le cas en ce moment, on fait le rapprochement trop simple entre la communauté musulmane et l’acte criminel », explique-t-il.

Le Monde

Israël : Un grand rabbin éthiopien renvoyé en raison de ses positions anti-racistes

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Le grand rabbin de la communauté éthiopienne d’Israël aurait été renvoyé pour avoir participé à une campagne contre la discrimination présumée raciste du grand-rabbinat contre les juifs d’origine éthiopienne.

De hauts responsables du ministère des Affaires religieuses ont déclaré que la décision était une réponse aux critiques qu’Hadane a exprimé à l’encontre du rabbinat au sujet des difficultés d’enregistrement pour les mariages rencontrées par les couples éthiopiens à Petah Tikva, une ville du centre du pays, a annoncé lundi la radio militaire.

Tzohar, une organisation dont le but est de rapprocher les juifs en Israël et de proposer une alternative orthodoxe plus libérale au rabbinat, a déclaré être « profondément perturbée » par la décision de ne pas étendre le contrat d’Hadane.

« Apparemment, sa seule transgression de Yosef Hadane a été sa décision courageuse de défendre les juifs éthiopiens qui se voyaient refuser le droit de se marier selon la halacha [loi juive] par le rabbinat de Petah Tikva », a déclaré l’association dans un communiqué.

Les Israéliens éthiopiens de Petah Tikva affirment être régulièrement privés de permis de mariage par le rabbinat de la ville, où les rabbins remettent en cause leur judéité. En 2014, les Israéliens Ethiopiens de Petah Tikva avaient soulevé des plaintes similaires de discrimination contre le rabbinat de la ville et Attias.

Time of Israël

Le Grand rabbin : les non juifs ne devraient pas avoir le droit de vivre en Israël

Le grand rabbin sépharade d’Israël, Yitzah Yosef, a déclaré que les non juifs ne devraient pas vivre en terre d’Israël s’ils n’obéissent pas à un ensemble de sept règles établies par le judaïsme.

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« Selon la loi juive, les gentils ne devraient pas vivre en terre d’Israël », a déclaré Yosef samedi dans un sermon. « Si un gentil n’est pas d’accord ou n’accepte pas les sept lois de Noé, nous devrions l’envoyer en Arabie saoudite. Quand la rédemption complète et réelle arrivera, c’est ce que nous ferons. »

La seule raison pour laquelle les non juifs étaient toujours autorisés à vivre dans l’Etat juif est le fait que le Messie n’est pas encore arrivé, a-t-il déclaré. « Si notre main était ferme, si nous avions le pouvoir pour régner, c’est ce que nous devrions faire. Mais il se trouve que notre main n’est pas ferme, et nous attendons le Messie », a-t-il ajouté.

Yosef a ajouté que les non juifs qui ont accepté d’obéir aux lois de Noé – un code moral basique qui inclut des interdictions de nier l’existence de Dieu, de blasphémer, de tuer, d’avoir des relations sexuelles illicites, de voler, et de manger un animal vivant, ainsi que des exigences pour instaurer un système légal – seront autorisés à rester dans le pays et à remplir les rôles réservés aux non juifs dans le service des juifs.

Comme son père défunt, le légendaire rabbin Ovadia Yosef, Yotzhak Yosef a déclenché la controverse avec ses déclarations. Il y a deux semaines, il avait déclaré que les Israéliens devraient tuer les « terroristes » avec des couteaux sans craindre la loi.

« Si un terroriste se montre avec un couteau, il est commandé [par la loi juive] de le tuer », avait déclaré Yosef à la synagogue Yazidim de Jérusalem.

« Vous ne devriez pas avoir peur », a-t-il souligné, citant l’ancienne exhortation rabbinique « Celui qui vient pour te tuer, lève-toi pour le tuer [d’abord]. »

Quand le téléphone avait sonné pendant un de ses cours, Yosef avait dit à son propriétaire, un étudiant, d’apporter un bol d’eau, a-t-il dit. « Il est allé chercher le bol d’eau, et l’a posé sur le bureau. Je l’ai mis dedans, il a fait des bulles et était parti. Le téléphone était parti », a-t-il rappelé.

The Time Of Israel

Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, appelle a la mobilisation contre le FN

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Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, a estimé lundi qu’il fallait « rejeter en bloc celles et ceux qui montent les uns contre les autres, qui prônent l’isolement et l’exclusion ». « J’appelle à un sursaut civique le 13 décembre, à une plus grande mobilisation qu’au premier tour », alors que le taux d’abstention avoisinait les 50% lors du premier tour.

Il faut « faire vivre la démocratie (…) et veiller à la cohésion nationale, en ces temps particulièrement troublés que vit la Nation », poursuit-il dans une déclaration. Le chef religieux de la première communauté juive d’Europe (un demi-million de membres, croyants ou non) ajoute qu' »il nous faut défendre nos valeurs et rejeter en bloc celles et ceux qui montent les uns contre les autres, qui prônent l’isolement et l’exclusion, car l’Histoire nous apprend que la haine et le rejet, d’où qu’ils viennent, feront un jour de nous des victimes ».

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), organe de représentation politique de la communauté, a pour sa part réaffirmé lundi son appel à « voter massivement dimanche prochain pour faire barrage au Front national, parti xénophobe et populiste ».

Europe 1