USA : Trump choisit pour vice-président un ultra homophobe et anti avortement

Le candidat républicain a annoncé ce vendredi que son colistier sera Mike Pence, un gouverneur ultraconservateur.

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Le milliardaire républicain a finalement révélé ce vendredi sur Twitter que Mike Pence sera son colistier lors de la présidentielle américaine du 8 novembre. Le gouverneur ultraconservateur de l’Indiana a devancé Chris Christie, le gouverneur du New Jersey, et Newt Gingrich, l’ancien président de la Chambre des représentants.

Newt Gingrich avait aussi proposé jeudi peu après l’attentat de Nice un «test de la charia» pour les musulmans résidant aux Etats-Unis: «Franchement, nous devrions tester toutes les personnes ayant des racines musulmanes», avait-il affirmé sur Fox News. «Si elles croient en la charia, nous devrions les renvoyer.»

Mike Pence est un politicien républicain de carrière, beaucoup moins sulfureux que Trump ou Gingrich. Cet homme de 57 ans, méconnu du grand public américain, a néanmoins de nombreux détracteurs dans l’Indiana. Il s’est attiré les foudres des grandes compagnies en signant, en 2015, une loi sur la liberté religieuse discriminant la communauté homosexuelle. Ce fiasco l’a forcé à faire machine arrière.

Le colistier de Donald Trump a aussi été critiqué par de nombreuses femmes de son Etat en promouvant une loi contre l’avortement si restrictive qu’elle incluait les fausses couches. En signe de protestation, des militantes d’un groupe intitulé «Menstruations pour Pence» ont appelé le gouverneur pendant des semaines pour lui annoncer qu’elles avaient leurs règles. Le texte a finalement été déclaré anticonstitutionnel.

Le plus extrême de notre génération

John Podesta, le chef de la campagne d’Hillary Clinton, s’est fait vendredi l’écho de ces critiques. Il a catalogué Mike Pence de candidat à la vice-présidence «le plus extrême de notre génération» et a rappelé qu’il était l’un des promoteurs du Tea Party, le mouvement populiste d’ultradroite.

Tribune de Genève