Des néonazis sont recrutés jusqu’au Brésil pour combattre dans la guerre civile en Ukraine

neo-nazi-bresil

Selon la police brésilienne, un membre italien d’un groupe national socialiste appelé Misanthropic Division recrutait des jeunes il y a dix mois pour qu’ils se battent en Ukraine. On pense qu’ils ont des liens avec Azov Battalion, un groupe paramilitaire ultra-nationaliste aligné avec Kiev.

« Ils ont proposé de l’argent et une formation militaire. Nous avons confirmé qu’un habitant de Porto Alegre avait combattu en Ukraine après avoir été recruté », a déclaré un porte-parole de la police au journal, ajoutant qu’au moins cinq autres personnes ont pu participer aux combats pendant la guerre.

L’État du Rio Grande do Sul, au sud du Brésil, où a eu lieu le recrutement, accueille une grande communauté de descendants allemands. Depuis 2013, plus de 50 personnes ont fait l’objet d’une enquête pour avoir téléchargé du contenu nazi sur Internet.

Une étude de l’université de Campinas a révélé qu’il y a environ 100 000 partisans d’Hitler dans la région sud du Brésil et plusieurs groupes racistes sont censés être actifs, a précisé Zéro Hora.

Times of Israel

Des centaines de nationalistes Ukrainiens scandent “les juifs dehors” à Kiev

Des nationalistes ukrainiens de Kiev ont scandé « les juifs dehors » en allemand lors d’une marche du Nouvel an célébrant l’anniversaire d’un collaborateur nazi dont les troupes ont tué des milliers de juifs.

Des milliers de personnes ont assisté à l’évènement dans le centre de la capitale ukrainienne, pour rendre hommage à Stepan Bandera, un des responsables du mouvement nationaliste ukrainien des années 1930 et 1940. Ils ont présenté son portrait pendant qu’une personne restée anonyme criait le slogan antisémite dans un haut-parleur, poussant de nombreux participants à le répéter, selon une vidéo diffusée par Federal News Agency.

Le mouvement de Bandera comprenait une armée d’insurrection qui a combattu aux côtés des soldats nazis pendant une partie de la Seconde Guerre mondiale. Des partisans de Bandera affirment qu’ils ont choisi les nazis contre l’armée soviétique, pensant qu’Adolf Hitler accorderait son indépendance à l’Ukraine. Bandera a été assassiné en 1969 par le KGB soviétique en Allemagne de l’Ouest.

Bandera est considéré comme un héros national dans toute l’Ukraine. En juillet, une rue a été baptisée à son nom à Kiev, malgré les protestations de la communauté juive.

Plusieurs autres nationalistes ukrainiens liés à des actes et à des politiques antisémites avant et pendant l’Holocauste sont vénérés en Ukraine depuis quelques années, particulièrement depuis la destitution en 2014 du président Viktor Ianoukovytch dans une révolution sanglante. Il était accusé d’être corrompu et trop proche de la Russie.

Times of Israel

Bloc identitaire, FN… Enquête sur ces mercenaires français qui font la guerre en Ukraine

proxy

C’est la plus importante fuite de documents émanant du « gouvernement » séparatiste pro-Russe de Donetsk. Des milliers de pages qui nous permettent de raconter le rôle des Français, combattants ou propagandistes, engagés dans le Donbass.

Mercredi 3 août – Le compte Twitter de Tatiana Egorova, membre du service de presse du gouvernement de l’autoproclamée République Populaire de Donetsk (DNR), publie un étrange message, taguant au passage les services de sécurité ukrainiens (SBU) :

« Moi, Egorova Tatiana S., employée du MGB [ministère de la Sécurité nationale, ndlr.] de la DNR, je ne peux plus mentir et je ne veux plus permettre à d’autres de le faire. »

Le tweet comporte un lien Dropbox qui sera désactivé quelques heures plus tard. Il renvoie vers 1.449 mails et 2.773 pièces jointes issus de la boîte mail de Tatiana Egorova, soit la plus importante fuite de documents émanant du « gouvernement » de ce territoire de l’Est de l’Ukraine où des séparatistes prorusses ont pris le pouvoir au printemps 2014, déclenchant une guerre toujours en cours. StreetPress a pu consulter ces documents et les a consciencieusement épluchés.

Une correspondance qui permet de comprendre en détail l’implication de Français pour la plupart liés aux différentes chapelles de l’extrême droite dans le conflit. Combattants « volontaires » passés par Troisième Voie ou le Bloc Identitaire, propagandistes en charge du fichage des journalistes qui couvrent le conflit, humanitaires très politisés, proches de Marine Le Pen, chercheur ou barbouzes, grâce à ces docs nous découvrons qu’ils sont plusieurs dizaines de Français à venir dans le Donbass, servir la cause de ce petit état auto-proclamé soutenu par le Kremlin.

Rien ne permet cependant de confirmer que cette collaboratrice du service de presse de la république séparatiste est à l’origine de la fuite. Christelle Néant, une Française qui collabore à ce service depuis Donetsk, affirme à StreetPress que Tatiana Egorova a conservé ses fonctions. Elle défend la thèse d’un piratage. Une hypothèse crédible, d’autant que le groupe de nationalistes ukrainiens Mirotvorets a déjà par le passé mis en ligne plusieurs documents volés, dans le but de s’attaquer aux journalistes ayant mis les pieds à Donetsk.

Au fil des mails, StreetPress a recensé 23 noms de Français partis prendre les armes aux côtés des séparatistes. Une liste non-exhaustive, car selon Christelle Néant, ils seraient entre 35 et 40 à s’être engagés depuis 2014. Ex-militants de Troisième voie, du Bloc Identitaire ou du Parti de la France, adeptes de la quenelle… Sur le front, presque toutes les chapelles de l’extrême droite française sont représentées.

Lire la suite sur Street Press

Le directeur de campagne de Trump impliqué dans une affaire de corruption en Ukraine

Paul Manafort donald trump corruption ukraine

Dimanche, le New York Times a révélé que le directeur de campagne de Donald Trump serait impliqué dans une affaire de corruption en Ukraine. C’est le bureau ukrainien anti-corruption qui a dévoilé cette information concernant Paul Manafort.

Ses enquêteurs ont découvert un livre noir dans lequel figurent des centaines de noms écrits en cyrillique. Ce document secret a été retrouvé dans les locaux du Parti des régions, une formation pro-russe à laquelle appartenait le président Viktor Ianoukovitch, allié de Vladimir Poutine.

Ce dernier a été contraint de fuir en Russie au moment de la Révolution de 2014. Parmi les centaines de noms que contient ce registre, celui de Paul Manafort revient 22 fois entre 2007 et 2012. « Au cours de cette période, Manafort, qui travaillait alors comme consultant pour le Parti des régions, aurait touché secrètement 12,7 millions de dollars en espèces »

Ouest France

Une fuite d’e-mails révèle la présence de miliciens français d’extrême droite au Donbass

4476666_7_b990_des-francais-engages-aux-cotes-des_0ad918c35df933d7ec0c12dcb461ac62

La fuite de milliers d’e-mails d’une fonctionnaire de la République populaire de Donetsk, proclamée par les séparatistes pro-russes, démasque leur réseau de supporters français.

Le 3 août, un tweet rendait public le contenu de la messagerie électronique d’une certaine Tatiana Egorova, attachée au service de presse de l’autoproclamée République Populaire de Donetsk (DNR) – la zone tenue par les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine. Une mine de 1 400 e-mails et autant de pièces jointes, reçus durant l’année passée, que Ouest-France a pu consulter.

Cette fuite, dont l’origine reste inconnue, révèle d’innombrables informations sur l’administration séparatiste, des histoires d’amour, des complots, des conflits internes, une paranoïa générale due à la peur d’espions étrangers… Mais, surtout, une présence importante de Français sur place.

Depuis l’été dernier, Laurent B, un Bourguignon installé à Donetsk, était par exemple chargé d’espionner les journalistes français, et de refuser la venue de ceux qui ne respectaient pas les éléments de langage imposés. Il en a mis un grand nombre sur liste noire – dont nos correspondants.

De nombreux « intellectuels », chercheurs, écrivains, tous proches de l’extrême droite, sont également venus légitimer la république séparatiste. Figurent dans les e-mails, deux proches du député lepéniste Gilbert Collard : l’avocat Josy-Jean Bousquet venu débusquer « les crimes de guerre ukrainiens » et Jacques Clostermann, délégué national du FN, de passage à Donetsk en janvier.

Les données personnelles de Français venus combattre aux côtés des séparatistes pro-russes apparaissent également dans ces messages. Dont un Rouennais, néonazi et membre de l’Unité continentale, mouvement ultranationaliste implanté à Donetsk.

Comme beaucoup, après s’être battu des mois contre l’armée ukrainienne, ce Normand est rentré en France… comme un simple touriste.

Enfin, il y a cette lettre, dans laquelle Pascal Ellul, le président des jeunes de la Droite populaire, le courant des Républicains animé par le député Thierry Mariani, propose un « partenariat » aux séparatistes et écrit : « Nous serions ravis et surtout très honorés de pouvoir constater par nous-mêmes la réalité du terrain et pouvoir être des relais en France de ceux qui se battent pour la liberté. »

Ouest France

Ukraine : Le nouveau Président du parlement a un lourd passé néo-nazi

1424859945-8937

En Ukraine, le président du Parlement, Volodymyr Groïsman, a été nommé premier ministre en remplacement de Iatseniouk.

Bien entendu, nos médias ne reprennent pas les dépêches internationales (contrairement aux ukrainiens ou aux arméniens par exemple) précisant l’identifié du nouveau Président du Parlement : le bien connu André Parouby

Ce qui est dommage, quand on connait le pédigrée du type – il n’y a qu’à consulter Wikipédia, certes en anglais : mais on a déjà l’essentiel en français :

“En 1991, il fonde le Parti social-nationaliste d’Ukraine avec Oleg Tyahnybok; ce parti combinant le nationalisme radical et plusieurs traits néo-nazi et se revendiquait du nazisme.” [Wikipédia]

Pour mémoire, il a créé le parti néo-nazi ukrainien “Parti social-national ukrainien” en 1991, devenu Svoboda en 2004 – au moment où il l’a quitté. Il en a longtemps dirigé la milice paramilitaire (les SA locaux quoi)…

Dès 1993, le SNPU crée des unités paramilitaires de garde populaire. Fin 1999, il les transforme en une aile pour la jeunesse, à vocation paramilitaire : les Patriotes d’Ukraine, dont le premier responsable a été Andriy Parubiy. Sa création a été saluée par un immense défilé aux flambeaux dans Lviv.

Manifestation SNPU

Manifestation SNPU

Il a d’ailleurs rencontré en 1999 Jean-Marie Le Pen (et Samuel Maréchal, son gendre)…

… qui lui a fait une gentille dédicace à lui et à ses patriotes ukrainiens :

Les Crises

Ukraine : Un restaurant antisémite déguisé en restaurant casher

Le restaurant près de la synagogue Golden Rose, un bâtiment  du 16e siècle détruit en 1943 par les nazis,  se trouve dans la ville de Lviv en Ukraine et ressemble étrangement à un restaurant casher. Ses tableaux, sa déco judaica, le look des serveurs etc….On dirait un resto de la rue des Rosiers. Seulement voilà, l’établissement est connu pour se moquer de tous les prétendus travers des juifs : leurs look, ce qu’ils mangent et la manière de payer l’addition rapporte le site JTA….

Moishe

La synagogue Golden Rose, veille de 435 ans, située à Lviv en Ukraine, a été détruite et spoliée par les nazis en 1943 et n’a pas été reconstruite dans le but de témoigner des dangers de l’antisémitisme.

Il semblerait cependant, selon le site JTA que certains habitants ne veulent pas retenir la leçon. Le restaurant Pid Zolotoju Rozoju ( «A la Rose d’ or ») qui se trouve juste à côté de la synagogue utilise tous les poncifs et les caricatures antisémites pour alimenter son fond de commerce. 

JTA rapporte aussi,  qu’aujourdhui, le restaurant  Pid Zolotoju Rozoju n’est pas le seul restaurant de la région qui cherche à faire de l’antisémitisme sa spécialité, mais c’est le plus connu. Interrogé par l’AFP, le propriétaire des lieux, Andriy khudo, rétorque que sa facon de se moquer des Juifs dans son restaurant est un signe d’affection et de respect car il  » a étudié l’histoire des Juifs de Lviv pendant trois mois » avant d’ ouvrir le restaurant….

Tel Avivre