Des néonazis sont recrutés jusqu’au Brésil pour combattre dans la guerre civile en Ukraine

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Selon la police brésilienne, un membre italien d’un groupe national socialiste appelé Misanthropic Division recrutait des jeunes il y a dix mois pour qu’ils se battent en Ukraine. On pense qu’ils ont des liens avec Azov Battalion, un groupe paramilitaire ultra-nationaliste aligné avec Kiev.

« Ils ont proposé de l’argent et une formation militaire. Nous avons confirmé qu’un habitant de Porto Alegre avait combattu en Ukraine après avoir été recruté », a déclaré un porte-parole de la police au journal, ajoutant qu’au moins cinq autres personnes ont pu participer aux combats pendant la guerre.

L’État du Rio Grande do Sul, au sud du Brésil, où a eu lieu le recrutement, accueille une grande communauté de descendants allemands. Depuis 2013, plus de 50 personnes ont fait l’objet d’une enquête pour avoir téléchargé du contenu nazi sur Internet.

Une étude de l’université de Campinas a révélé qu’il y a environ 100 000 partisans d’Hitler dans la région sud du Brésil et plusieurs groupes racistes sont censés être actifs, a précisé Zéro Hora.

Times of Israel

Brésil : 5 agressions sexuelles par heure en 2015

Cinq personnes ont été victimes d’agression sexuelle toutes les heures au Brésil en 2015, selon le dixième rapport annuel de l’ONG Forum Brésilien de Sécurité Publique, diffusé aujourd’hui.

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Au Brésil, qui compte 204 millions d’habitants, 45.460 cas d’agressions sexuelles ont été dénoncés l’année dernière, une violence redoutée par 85% des femmes brésiliennes, selon un sondage de l’Institut Datafolha réalisé à la demande de l’ONG (FBSP). C’est 9,9% de moins qu’en 2014, mais cela ne correspond pas forcément à la réalité, selon le FBSP, beaucoup de ces violences n’étant pas dénoncées.

Par ailleurs, plus d’un million de véhicules ont été volés en 2015, soit un toutes les minutes. Le Brésil a enregistré un léger recul, de 0,6%, soit 3.045 véhicules volés en moins. Le rapport indique que les 27 Etats brésiliens et le gouvernement central ont dépensé 76,1 milliards de réais (22 milliards d’euros) en sécurité en 2015, soit 11,6% de plus qu’en 2014, année de la Coupe du monde de football dans le pays.

Il y a une semaine, cette ONG avait indiqué que les homicides au Brésil ces quatre dernières années avaient fait plus de morts que la guerre en Syrie : 278.839 victimes de 2011 à 2015. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, la guerre qui fait rage dans ce pays a tué 256.124 personnes sur la même période. L’année dernière, 58.383 homicides ont été dénombrées au Brésil, soit environ 160 par jour, un toutes les neuf minutes.

Le Figaro

« Mulâtresse, tu es complexée par tes cheveux crépus » tollé après une vidéo raciste au Brésil

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«Tu n’avais qu’à naître blanche», «mulâtresse, tu es complexée par tes cheveux crépus», «si tu te sens offensée je n’y peux rien ma chérie»… La vidéo de 1 minute où on entend cette bordée d’insultes racistes, proférée par une femme blanche à l’encontre d’une Noire, dimanche sur une plage de Rio, a été visionnée plus de 6 millions de fois sur Facebook en trois jours. L’auteure de ce florilège a été arrêtée en flagrant délit et conduite au commissariat, où un juge l’a inculpée pour injures raciales avant de la libérer contre une caution de 500 reais (139 euros). Cette femme de 54 ans, dont la presse brésilienne donne l’identité et la profession, enseignante, risque entre 1 et 3 ans de prison ferme et une forte amende.

 

La scène a été postée sur Internet par le petit ami de la victime des insultes. Celle-ci s’était rendue dimanche, avec deux amies (blanches), sur la plage de Recreio dos Bandeirantes, un quartier plutôt huppé de Rio de Janeiro. Sitôt la serviette posée sur le sable, des commentaires déplaisants fusent de la part d’un groupe de Blancs, du genre «une mulâtresse n’a rien à faire ici, elle n’a pas besoin de bronzer». La cible des quolibets sort alors son smartphone, ce qui fait enrager une quinquagénaire en bikini noir. «Tu peux filmer cette merde, éructe-t-elle, on ira au commissariat et je te foutrai la honte. Je sais qui je suis, et toi t’es qui?»

Le sentiment d’impunité totale de cette femme résonne désagréablement dans le contexte actuel au Brésil. La droite et le centre ont obtenu, par des manœuvres, la destitution de la présidente démocratiquement élue. Il flotte un parfum de revanche contre la gauche et les Noirs, principaux bénéficiaires des politiques de redistribution sociale imposées par Lula et poursuivies par Dilma Rousseff. En dix ans, 35 millions de personnes sont sorties de la pauvreté, et le taux d’étudiants noirs dans les universités est passé de moins de 2% au début du siècle à 9% en 2013. Une réalité mal vécue par une partie des classes moyennes blanches.

Libération

Banque centrale du Brésil dirigée par un israélien: un journal blâme les Juifs pour la suspension de Rousseff

La fédération juive de Rio a déposé une plainte contre un journal d’extrême-gauche après la publication d’un article antisémite, blâmant les juifs pour la suspension de la présidente Dilma Rousseff le mois dernier. 

Ilan Goldfajn

L’article, publié dans Vermelho, soutenait qu’Israël, à travers ses mandataires, était en charge de ce qu’il considère être les trois secteurs les plus importants du pays – la défense, les renseignements et la banque centrale – et était impliqué dans la suspension de Rousseff.

Le Sénat brésilien a voté en mai une procédure d’impeachment contre Rousseff, à la suite d’allégations proclamant qu’elle avait illégalement manipulé des comptes fiscaux.

« Nous n’autoriserons pas ces personnes isolées, ces partis politiques ou ces médias qui distribuent des nouvelles gratuites ou non à détériorer l’image du peuple juif », a affirmé Paulo Maltz, le président de la fédération juive de Rio. La plainte a été déposée mercredi.

L’article – intitulé « L’empreinte d’Israël et des Etats-Unis sur le coup » – présentait une liste de juifs qui seraient censés diriger certaines parties du gouvernement, les décrivant comme les « sionistes d’Israël ». Mais deux des personnes citées sont chrétiennes. Seul Ilan Goldfajn, le troisième officiel nommé dans l’article, est juif. Choisi par le nouveau président Michel Temer, Goldfajn, né en Israël, est le nouveau directeur de la banque centrale du Brésil. 

Vermelho se qualifie de portail d’informations à but non-lucratif, en partenariat avec le parti communiste du Brésil. L’article s’est aussi attiré les foudres de groupes non-juifs.

Après que l’éditorialiste du journal O Globo a écrit à propos de l’article que « cela ressemble à du racisme, et ça en est », l’article a été retiré du portail d’informations. Mais le journal juif Alef News a distribué le texte originel à des milliers de lecteurs, agrémenté d’un commentaire.

L’article de Vermelho affirme également qu’Israël aurait une forte influence dans tous les importants ministères, ainsi que sur l’élection des membres du Congrès aux Etats-Unis, et que son influence augmentait sur la politique latino-américaine.

« Pour ceux qui pensaient que le combat palestinien était un lointain conflit au Moyen-Orient, il vient maintenant de taper à la porte de notre gouvernement », pouvait-on lire dans l’article.

Time Of Israel 

Au Brésil, une photo réveille le fantôme de la fracture sociale et raciale

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Les manifestations contre le gouvernement de Dilma Rousseff mobilisent surtout les classes moyennes et supérieures. Un cliché d’un couple de manifestants blancs aisés suivi de sa nounou noire souligne le fossé social et racial toujours en vigueur dans le pays.

La question raciale et sociale au Brésil s’est invitée dans les manifestations réclamant la chute du gouvernement de Dilma Rousseff. Une photo qui a fait le tour des réseaux sociaux au Brésil a illustré la persistance de ce fossé: celle d’un couple en route pour une manifestation anti-Dilma Rousseff, paré d’un T-shirt aux couleurs du drapeau brésilien. Et à son côté, la domestique, noire, vêtue d’un uniforme blanc, conduisant la poussette des deux bébés du couple.

Une photo parlante, partagée des millions de fois

Prise le 13 mars à Ipanema, l’un des quartiers les plus riches de Rio de Janeiro, par le photographe du Correio Braziliense Joao Valadares, la photo a été partagée des milliers de fois sur Facebook et a donné lieu à de nombreux détournements. Beaucoup y ont vu la perpétuation de clichés historiques témoignant de la discrimination raciale et sociale toujours en vigueur au Brésil, pays qui a été le dernier du continent à mettre fin à l’esclavage, en 1888.

Le père de famille photographié s’est défendu sur sa page Facebook en expliquant qu’il gagnait honnêtement sa vie et que sa nounou était payée au-dessus de la moyenne. Interrogée par le journal O Globo la nounou s’est de son côté dite heureuse de son travail, partisane de l’opposition et embarrassée d’avoir été utilisée comme icône de la ségrégation sociale.

Pour autant, « la photo de la nounou en uniforme blanc promenant des bébés blancs est typique des quartiers aisés de Rio ou de Sao Paulo », relève la correspondante du site portugais Publico. Si le cliché d’Ipanema a tant ému, assure l’historienne Maria Helena Machado à Publico, c’est qu’il met en avant un type de représentation hiérarchique datant de l’époque de l’esclavage illustrée par la différence vestimentaire de la domestique noire et sa façon de marcher derrière le couple blanc.

Les classes moyennes supérieures largement représentées dans les manifestations

Cette image met en évidence la composition sociale des défilés qui exigent la démission de la présidente: dans le plus grand rassemblement anti-Rousseff, à Sao Paulo, le 13 mars, la moitié des manifestants ont déclaré gagner cinq à 20 fois le salaire minimum; 77% d’entre eux s’identifiaient comme blancs et 77% avaient des diplômes universitaires, selon l’institut de sondages Datafolha.

Or, la moitié de la population brésilienne est noire ou métisse, et « la proportion de Brésiliens ayant eu accès à l’éducation supérieure est très faible », souligne pour L’Express Walter Nique Franz, doctorant à l’université Paris I.

Longtemps l’un des pays les plus inégalitaires au monde, le Brésil a vu 40 millions de citoyens sortir de l’extrême pauvreté, en 13 ans de pouvoir du parti de Lula et de Dilma Roussef, grâce à des programmes sociaux, mais aussi à un cycle économique favorable. Mais le fossé racial et social persiste: en 2012, selon la BBC, le revenu moyen d’un travailleur blanc dans six grandes villes du Brésil était de 2237 reais par mois mais de 1255 reais pour une personne d’origine africaine.

Les trois quarts des 10% plus pauvres de la population brésilienne sont des Noirs. Enfin, rappelle Walter Nique Franz, « seuls un dixième des candidats aux législatives de 2014 étaient noirs et moins de 5% ont été élus ». La politique de discrimination positive à l’université mise en place par le gouvernement a toutefois nettement fait progresser la part des noirs et métis à l’université.

Manifestation en soutien à Lula et Rousseff sur l'avenue Paulista à Sao Paulo, le 18 mars 2016.

Manifestation en soutien à Lula et Rousseff sur l’avenue Paulista à Sao Paulo, le 18 mars 2016.

Reuters/Paulo Whitaker

L’Express

Le nombre d’homicides a atteint un record au Brésil, le plus grand pays catholique au monde

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Le nombre d’homicides au Brésil a atteint le chiffre record de 59 627 en 2014, soit 163 par jour, ce qui en fait le pays le plus violent au monde en chiffres absolus, selon l’Atlas de la Violence 2016.

Le nombre d’homicides est en hausse de 3,8% par rapport à l’année précédente, et augmente de manière soutenue depuis dix ans, selon ce rapport élaboré par le Centre brésilien de sécurité publique, une ONG, en collaboration avec l’Institut de recherches économiques IPEA.

«C’est le chiffre le plus élevé jamais enregistré dans l’histoire du Brésil ce qui en fait le pays avec le plus grand nombre d’homicides au monde», a déclaré à l’AFP Renato Sergio de Lima, vice-président de l’ONG et l’un des chercheurs qui a dirigé l’étude.

En se basant sur les statistiques de l’Office de Nations unies contre la Drogue et le Crime (UNODC), l’Atlas aboutit à la conclusion que le Brésil a le plus grand nombre d’homicides de la planète, même si le taux n’est «que» de 29,1 pour 100 000, car sa population dépasse les 200 millions d’habitants.

Ce taux place le Brésil derrière des pays comme le Venezuela ou le Honduras, mais très au-dessus des 10 homicides pour 100 000 habitants, considéré par l’Onu comme le seuil de violence endémique.

Journal de Montréal