#ManifPolice 500 hommes et femmes armés manifestent ce soir à Paris le visage masqué

Avignon : elles défilent voilées contre l’islamophobie

Une trentaine de femmes voilées ont participé samedi à la « marche du foulard » à Avignon.

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Plusieurs dizaines de femmes ont répondu à l’appel lancé par le mouvement « Respect, égalité, dignité » samedi à Avignon. Elles ont défilé de la Gare au Pont d’Avignon afin de s’insurger contre l’islamophobie dont elles sont, selon leurs dires, victimes.

L’affaire des arrêtés municipaux anti-burkini est encore dans toutes les têtes. Selon Illam, une des participantes, cette polémique est le signe d’un recul des libertés religieuses mais également une atteinte aux droits des femmes à se vêtir comme elles l’entendent:

Ce sont toujours les femmes que l’on pointe du doigt. […] Mais grâce à la laïcité, on devrait pouvoir s’habiller comme on le veut. »

Du côté de l’organisateur de la manifestation, Abdel Zahiri, le voile ne devrait plus choquer en France:

Quand on voit une femme avec un foulard, on ne doit pas se demander pourquoi. On doit se dire que c’est normal.

Mais autour des manifestants, les avis divergent sur le bien-fondé de ce rassemblement. Fatima Barachi est une militante féministe, tombée par hasard sur cette « marche du foulard »:

Certes il y a parfois des discriminations contre les musulmans mais ces rassemblements participent à créer encore plus de communautarisme. Et en plus, ça énerve les gens.

A noter qu’aucun incident n’est venu émailler le parcours du cortège.

Vidéo : Un lycéen tabassé par des CRS (Lycée Bergson)

La scène se passe dans le XIXe arrondissement de Paris, devant le restaurant la Table d’Hugo Desnoyer, avenue Secrétan, à quelques centaines de mètres du lycée Henri Bergson.

Une autre vidéo montre le garçon à terre, maîtrisé par un policier pendant que des CRS montent la garde. On croit voir du sang sur la chaussée.

Selon plusieurs personnes ayant réagi sur les réseaux sociaux et contactées par Libération, l’adolescent aurait 15 ans et serait en seconde au lycée Bergson.

Libération

L’inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête, jeudi 24 mars, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un policier asséner un coup de poing à un jeune manifestant, tenu par les bras par deux autres policiers.

France TV

Au Brésil, une photo réveille le fantôme de la fracture sociale et raciale

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Les manifestations contre le gouvernement de Dilma Rousseff mobilisent surtout les classes moyennes et supérieures. Un cliché d’un couple de manifestants blancs aisés suivi de sa nounou noire souligne le fossé social et racial toujours en vigueur dans le pays.

La question raciale et sociale au Brésil s’est invitée dans les manifestations réclamant la chute du gouvernement de Dilma Rousseff. Une photo qui a fait le tour des réseaux sociaux au Brésil a illustré la persistance de ce fossé: celle d’un couple en route pour une manifestation anti-Dilma Rousseff, paré d’un T-shirt aux couleurs du drapeau brésilien. Et à son côté, la domestique, noire, vêtue d’un uniforme blanc, conduisant la poussette des deux bébés du couple.

Une photo parlante, partagée des millions de fois

Prise le 13 mars à Ipanema, l’un des quartiers les plus riches de Rio de Janeiro, par le photographe du Correio Braziliense Joao Valadares, la photo a été partagée des milliers de fois sur Facebook et a donné lieu à de nombreux détournements. Beaucoup y ont vu la perpétuation de clichés historiques témoignant de la discrimination raciale et sociale toujours en vigueur au Brésil, pays qui a été le dernier du continent à mettre fin à l’esclavage, en 1888.

Le père de famille photographié s’est défendu sur sa page Facebook en expliquant qu’il gagnait honnêtement sa vie et que sa nounou était payée au-dessus de la moyenne. Interrogée par le journal O Globo la nounou s’est de son côté dite heureuse de son travail, partisane de l’opposition et embarrassée d’avoir été utilisée comme icône de la ségrégation sociale.

Pour autant, « la photo de la nounou en uniforme blanc promenant des bébés blancs est typique des quartiers aisés de Rio ou de Sao Paulo », relève la correspondante du site portugais Publico. Si le cliché d’Ipanema a tant ému, assure l’historienne Maria Helena Machado à Publico, c’est qu’il met en avant un type de représentation hiérarchique datant de l’époque de l’esclavage illustrée par la différence vestimentaire de la domestique noire et sa façon de marcher derrière le couple blanc.

Les classes moyennes supérieures largement représentées dans les manifestations

Cette image met en évidence la composition sociale des défilés qui exigent la démission de la présidente: dans le plus grand rassemblement anti-Rousseff, à Sao Paulo, le 13 mars, la moitié des manifestants ont déclaré gagner cinq à 20 fois le salaire minimum; 77% d’entre eux s’identifiaient comme blancs et 77% avaient des diplômes universitaires, selon l’institut de sondages Datafolha.

Or, la moitié de la population brésilienne est noire ou métisse, et « la proportion de Brésiliens ayant eu accès à l’éducation supérieure est très faible », souligne pour L’Express Walter Nique Franz, doctorant à l’université Paris I.

Longtemps l’un des pays les plus inégalitaires au monde, le Brésil a vu 40 millions de citoyens sortir de l’extrême pauvreté, en 13 ans de pouvoir du parti de Lula et de Dilma Roussef, grâce à des programmes sociaux, mais aussi à un cycle économique favorable. Mais le fossé racial et social persiste: en 2012, selon la BBC, le revenu moyen d’un travailleur blanc dans six grandes villes du Brésil était de 2237 reais par mois mais de 1255 reais pour une personne d’origine africaine.

Les trois quarts des 10% plus pauvres de la population brésilienne sont des Noirs. Enfin, rappelle Walter Nique Franz, « seuls un dixième des candidats aux législatives de 2014 étaient noirs et moins de 5% ont été élus ». La politique de discrimination positive à l’université mise en place par le gouvernement a toutefois nettement fait progresser la part des noirs et métis à l’université.

Manifestation en soutien à Lula et Rousseff sur l'avenue Paulista à Sao Paulo, le 18 mars 2016.

Manifestation en soutien à Lula et Rousseff sur l’avenue Paulista à Sao Paulo, le 18 mars 2016.

Reuters/Paulo Whitaker

L’Express

Manifestations de Pégida à Calais : l’un des 4 prévenus est déjà condamné pour meurtre

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Après le rassemblement antimigrants de samedi à Calais, quatre personnes étaient poursuivies ce lundi après-midi pour «port illégal d’armes» au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Elles avaient été interpellées lors de ce rassemblement interdit. A l’issue d’une audience qui s’est déroulée dans une grande tension, au point que deux personnes dans le public ont été expulsées de la salle des débats, deux prévenus ont été condamnés à deux et trois mois de prison ferme, sans mandat de dépôt, ce qui signifie qu’ils restent libres.

«Une personne qui a deux bombes lacrymogènes, on lui met des mois dans sa gueule ! Pour vous si c’est normal, arrivez à dormir avec ça!», s’est écrié Arnaud P. après sa condamnation à trois mois de prison ferme. Le procureur de la République, Jean-Pierre Valensi, avait requis un mois ferme avec mandat de dépôt contre cet homme de 41 ans, originaire de Blois, qui avait déjà été condamné à 25 ans de réclusion pour meurtre et était sorti en 2008 de prison. Il avait été interpellé avec deux bombes lacrymogènes.

Cédric C., originaire de Boulogne, 33 ans, a été condamné quant à lui à deux mois de prison ferme, sans mandat de dépôt, pour avoir porté un taser, sans être non plus écroué à l’issue de l’audience. Il avait un casier portant trois mentions, notamment pour vol. Le ministère public avait demandé trois mois ferme avec mandat de dépôt.

Le troisième prévenu, Romain D., s’est vu infliger une peine de deux mois avec sursis, comme l’avait requis le procureur. Originaire de Calais, il portait un poing américain lors du rassemblement. Quant au quatrième, qui avait un cutter, il est convoqué en avril, sa garde à vue ayant été entachée de nullité.

Le Parisien

Des milliers de manifestants en Angleterre et en Espagne contre une intervention en Syrie

Syria conflict

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Madrid contre un engagement de l’Espagne dans le conflit syrien, alors que le chef du gouvernement Mariano Rajoy assurait une nouvelle fois qu’il ne prendrait aucune décision précipitée, à moins d’un mois des élections.

«Non à la guerre», ont clamé les manifestants -5.000 selon une nouvelle estimation des organisateurs- réunis devant le musée Reina Sofia à Madrid à midi.

L’appel à rassemblé une centaine de personnes dans d’autres villes, a fait savoir une porte-parole. Des manifestations sont encore prévues dans la soirée, notamment à Barcelone.

Les manifestants ont répondu à l’invitation d’une plateforme citoyenne, «pas en notre nom», lancée par des artistes, qui a recueilli en moins d’une semaine près de 34.000 signatures sur internet, dont celles des maires de Madrid et de Barcelone, contre le terrorisme et une solution armée après les attentats ayant fait 130 morts et plus de 350 blessés à Paris le 13 novembre.

20 Minutes

Une manifestation contre d’éventuelles frappes britanniques en Syrie a rassemblé samedi 5.000 personnes à Londres, alors que le Parlement pourrait décider rapidement de répondre favorablement à la demande d’assistance de la France.

Le nouveau leader du Labour, Jeremy Corbyn, ancien co-président de « Stop The War« , s’oppose farouchement à ces frappes

« Je ne pense pas que ce soit le bon moyen de soutenir nos amis français. Nous devons apprendre les leçons du passé« , a également déclaré l’acteur Mark Rylance, l’une des personnalités, avec le cinéaste Ken Loach et le musicien Brian Eno, à écrire une lettre ouverte à David Cameron contre l’intervention.

L’Express

« Marche de la Dignité et contre la racisme » Dimanche 31 octobre à Paris

marche pour la dignité

Un collectif de femmes va organiser samedi à Paris une « Marche de la Dignité » pour « dénoncer le racisme structurel au sein de la société », 32 ans après la Marche pour légalité et dix ans après les émeutes urbaines.

« Le racisme structurel » de la société. « Il faut encore une fois sortir dans la rue, dénoncer la police qui assassine, le racisme structurel au sein de la société. Si nous ne demandons pas justice, personne ne le fera à notre place », a expliqué jeudi Amal Bentounsi, membre du Mafed (Marche des femmes pour la dignité), un collectif autonome composé exclusivement de femmes affirmant subir le « racisme d’Etat ».

« C’est important que cette marche soit organisée par des femmes issues de l’immigration et des quartiers, qui subissent le racisme au quotidien, elles-mêmes et à travers leurs frères, pères, maris« , a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse à Paris.

CSeLwRoWwAAMGcS« Poursuivre la décolonisation ». La « Marche de la Dignité », qui dénonce l’islamophobie, la négrophobie et la romophobie et affirme vouloir « poursuivre la décolonisation » en s’inscrivant dans la lignée des luttes anti-impérialistes du passé, partira samedi de Barbès à 14h pour rejoindre la place de la Bastille, où des prises de parole sont prévues, suivies d’un concert auquel doivent notamment participer Kery James, Médine, Disiz, Tunisiano, Princess Erika.

Des dizaines de milliers de manifestants. Les organisatrices, qui ont reçu le soutien de la militante américaine des droits civiques Angela Davis et de dizaines d’associations, espèrent la présence de dizaines de milliers de participants, avec des délégations venues par cars de province et de l’étranger.

Europe 1

Plusieurs centaines de manifestants contre Marine Le Pen à Oxford

le-pen_3189774cPlusieurs centaines de personnes manifestaient jeudi en fin d’après-midi contre la participation de la présidente du parti d’extrême droite français Front national (FN) à une conférence-débat organisée par l’association des étudiants de l’université d’Oxford, a constaté l’AFP.

Les manifestants, réunis devant le club de débats au coeur de la ville universitaire, à 95 kilomètres au nord-ouest de Londres, brandissaient des pancartes où l’on pouvait lire « Plus jamais Le Pen » et criaient « Racaille nazie » en accusant l’Oxford Union d’«offrir une tribune aux fascistes», en ayant invité Marine Le Pen.

Plusieurs associations (Oxford rs21, NUS Black Students Campaign, London Black Revs, Stand Up to UKIP) avaient appelé sur Facebook à manifester contre la présidente du FN.

« L’Oxford Union a invité Marine Le Pen, la dirigeante antisémite et islamophobe du parti fasciste français Front National pour s’exprimer dans notre ville. Nous protesterons contre cet évènement pour montrer que le fascisme n’est pas le bienvenu à Oxford », ont-ils écrit sur la page Facebook appelant à la mobilisation.

20 Minutes