«Bamboula», un terme «presque affectueux» selon l’ancien juge d’instruction Philippe Bilger

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Après qu’un syndicaliste policier ait qualifié le mot bamboula de « convenable », c’est Philippe Bilger, ancien juge d’instruction qui choque sur ce sujet. « Je me souviens de mes années de collège où ce terme était beaucoup plus sympa, presque affectueux. »

Philippe Bilger refuse de s’excuser

Devant l’indignation suscitée par son tweet, le magistrat a persisté. « Mon tweet est sans équivoque ni indécence. »  Philippe Bilger s’est justifié en expliquant évoquer des « souvenirs anecdotiques » d’une époque ou ce terme raciste aurait été plus toléré.

Cette polémique fait suite à l’interpellation du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois. Au cours de l’arrestation, le jeune homme dit avoir subi des insultes racistes de la part des policiers. L’un des quatre agents ayant participé à l’interpellation est inculpé pour viol.

Philippe Bilger, ancien responsable de la Cour d’assises de Paris, avait par le passé soutenu Éric Zemmour lors de son procès pour appel à la discrimination et à la haine raciale. Il s’était aussi opposé à loi Gayssot, qui instituait notamment le délit de négation de crime contre l’humanité.

La Dépêche

« Musique nègre » : Le patron de Radio Courtoisie, Henry de Lesquen, condamné

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Le président de Radio Courtoisie et candidat auto-proclamé à la présidentielle Henri de Lesquen, a été condamné ce mercredi à 16 000 euros d’amende, notamment pour provocation à la haine et contestation de crime contre l’humanité.

Il a été condamné pour des tweets et textes publiés notamment sur Twitter. Le parquet avait requis six mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende. «Centrée sur le rythme, la musique nègre s’adresse au cerveau reptilien», «c’est le racisme des juifs qui les a conduits au monolithisme quand ils ont privé de leurs dieux les goyins qu’ils haïssaient», avait écrit Henry de Lesquen dans deux tweets datés de décembre 2015 et janvier 2016.

«Je suis émerveillé de la longévité des rescapés de la Shoah morts à plus de 90 ans. Ont-ils vécu les horreurs qu’ils ont racontées ? (…) La plantureuse S. Veil rescapée de la Shoah a 88 ans. À ma connaissance, elle va bien», avait posté le prévenu sur Twitter les 27 et 28 avril 2016. Dans d’autres textes, il s’interrogeait sur «le coefficient de blancheur des équipes de balle aux pied».

Le tribunal correctionnel de Paris, qui a souligné la gravité des propos du prévenu, l’a en outre condamné à verser des dommages et intérêts aux associations luttant contre le racisme qui s’étaient constituées parties civiles.

Le Parisien

Francis, condamné à une simple amende pour injures racistes et menaces de mort

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A la barre du tribunal, l’homme qui va sur ses 70 ans s’avance avec difficulté, sur deux béquilles. La barbe et la tignasse hirsutes, l’habit chiffonné. Mais c’est d’une voix claire et affirmée que cet ancien menuisier à la retraite s’exprime. Et sans chercher ses mots.

Comme ce jour de février où, dans la succursale de sa banque, à Chinon, voyant l’employée qui s’avançait vers lui, il s’écria : « En 45 ans que je suis client ici, j’ai jamais vu ça : une Noire ! Depuis quand il y a des Africains dans la banque ? Les Noirs sont à tuer. Oui, je suis raciste et nationaliste. »

L’homme avait joint le geste à la parole en mimant un tir au fusil… Aux yeux du personnel, l’olibrius semblait alcoolisé ce jour-là.

Entendu par les gendarmes des mois plus tard, Francis s’était d’abord félicité auprès de la femme gendarme qui le recevait : « Enfin une femme blanche ! » avant de lui raconter que peu de temps avant d’aller à sa banque, il s’était fait agresser par deux hommes noirs, place Jeanne-d’Arc, qui voulaient lui dérober sa Carte bleue : « Je me suis réfugié en panique dans un bistrot. J’ai bu une bière. Alors, quand j’ai vu cette femme noire dans la banque, j’ai revu mes agresseurs et, là, j’ai bondi ! »

Il dit cela sans sourciller à la présidente du tribunal qui l’interroge et lui demande s’il reconnaît avoir injurié l’employé de banque. « Oui, je le reconnais… », admet Francis. Et quand le tribunal le condamne à 300 € d’amende et deux mois de prison avec sursis pour injure publique à caractère racial, il accepte la sentence sans broncher. La jeune employée de banque n’a pas jugé utile de se constituer partie civile. Francis ne lui devra rien.

La Nouvelle République

Belgique : Malgré des propos ouvertement racistes, un policier est relaxé par la justice

Un agent de la police locale de Gand, auteur de propos racistes sur Facebook, ne s’est pas rendu coupable d’incitation à la haine et discrimination, a jugé mardi la cour d’appel de Gand, confirmant le jugement du tribunal correctionnel de Gand rendu près d’un an plus tôt.

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Le policier de 56 ans a publié sur son profil une photo sur laquelle des personnes de couleurs attaquent un véhicule de la police américaine, comparant l’image à une autre où des babouins sautent sur une voiture, a constaté le journal De Gentenaar. Le tout accompagné du commentaire: « Aux singes, il est encore possible d’apprendre quelque chose, contrairement à ces noirs de la jungle ».

Également sur son profil, sous la photo d’un réfugié syrien, le policier a indiqué: « En route pour des vacances all-inclusive aux Pays-Bas et en Belgique. Et c’est nous qui payons! »

Selon le parquet, les charges étaient suffisantes pour renvoyer le policier devant les tribunaux. Le 28 janvier 2016, le juge du tribunal correctionnel avait confirmé la présence d’insultes racistes, mais n’a pas retenu l’incitation à la haine. Le prévenu avait dès lors été acquitté. Le parquet avait interjeté appel de la décision et requis trois mois avec sursis. Mais la cour d’appel de Gand a finalement confirmé la décision du TC de Gand et acquitté le policier

Métro

« Sale nègre », Sébastien condamné pour injure raciale envers un pompier

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Le 12 juin 2016, à 11 h 40, il avait arrêté son véhicule devant le centre de secours de L’Isle-Jourdain pour traiter Alexandre de « sale n… ».

Les collègues du pompier avaient évité de justesse un tabassage en règle. Non sans mal, puisque le chef du centre de secours avait mis 50 minutes à calmer cet agent de sécurité incendie d’un supermarché parisien, aujourd’hui chômeur.

A la barre, Sébastien était assisté de son conseil… d’origine africaine. Et il devait faire face à l’avocat de SOS racisme, partie civile dans l’affaire, qui était lui aussi… d’origine africaine ! De quoi méditer les réquisitions du procureur à hauteur de 15 jours de prison avec sursis et 500 € d’amende. S

on avocat a défendu le mal-être de son client. « Ces faits viennent s’ajouter à un état social précaire. Je vous demande de juger l’homme derrière les propos qu’il a pu tenir. » Les juges ont retenu 500 € d’amende avec sursis et 100 € de dommages et intérêts pour SOS racisme.

La Nouvelle République