Francis, condamné à une simple amende pour injures racistes et menaces de mort

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A la barre du tribunal, l’homme qui va sur ses 70 ans s’avance avec difficulté, sur deux béquilles. La barbe et la tignasse hirsutes, l’habit chiffonné. Mais c’est d’une voix claire et affirmée que cet ancien menuisier à la retraite s’exprime. Et sans chercher ses mots.

Comme ce jour de février où, dans la succursale de sa banque, à Chinon, voyant l’employée qui s’avançait vers lui, il s’écria : « En 45 ans que je suis client ici, j’ai jamais vu ça : une Noire ! Depuis quand il y a des Africains dans la banque ? Les Noirs sont à tuer. Oui, je suis raciste et nationaliste. »

L’homme avait joint le geste à la parole en mimant un tir au fusil… Aux yeux du personnel, l’olibrius semblait alcoolisé ce jour-là.

Entendu par les gendarmes des mois plus tard, Francis s’était d’abord félicité auprès de la femme gendarme qui le recevait : « Enfin une femme blanche ! » avant de lui raconter que peu de temps avant d’aller à sa banque, il s’était fait agresser par deux hommes noirs, place Jeanne-d’Arc, qui voulaient lui dérober sa Carte bleue : « Je me suis réfugié en panique dans un bistrot. J’ai bu une bière. Alors, quand j’ai vu cette femme noire dans la banque, j’ai revu mes agresseurs et, là, j’ai bondi ! »

Il dit cela sans sourciller à la présidente du tribunal qui l’interroge et lui demande s’il reconnaît avoir injurié l’employé de banque. « Oui, je le reconnais… », admet Francis. Et quand le tribunal le condamne à 300 € d’amende et deux mois de prison avec sursis pour injure publique à caractère racial, il accepte la sentence sans broncher. La jeune employée de banque n’a pas jugé utile de se constituer partie civile. Francis ne lui devra rien.

La Nouvelle République

Belgique : Malgré des propos ouvertement racistes, un policier est relaxé par la justice

Un agent de la police locale de Gand, auteur de propos racistes sur Facebook, ne s’est pas rendu coupable d’incitation à la haine et discrimination, a jugé mardi la cour d’appel de Gand, confirmant le jugement du tribunal correctionnel de Gand rendu près d’un an plus tôt.

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Le policier de 56 ans a publié sur son profil une photo sur laquelle des personnes de couleurs attaquent un véhicule de la police américaine, comparant l’image à une autre où des babouins sautent sur une voiture, a constaté le journal De Gentenaar. Le tout accompagné du commentaire: « Aux singes, il est encore possible d’apprendre quelque chose, contrairement à ces noirs de la jungle ».

Également sur son profil, sous la photo d’un réfugié syrien, le policier a indiqué: « En route pour des vacances all-inclusive aux Pays-Bas et en Belgique. Et c’est nous qui payons! »

Selon le parquet, les charges étaient suffisantes pour renvoyer le policier devant les tribunaux. Le 28 janvier 2016, le juge du tribunal correctionnel avait confirmé la présence d’insultes racistes, mais n’a pas retenu l’incitation à la haine. Le prévenu avait dès lors été acquitté. Le parquet avait interjeté appel de la décision et requis trois mois avec sursis. Mais la cour d’appel de Gand a finalement confirmé la décision du TC de Gand et acquitté le policier

Métro

« Sale nègre », Sébastien condamné pour injure raciale envers un pompier

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Le 12 juin 2016, à 11 h 40, il avait arrêté son véhicule devant le centre de secours de L’Isle-Jourdain pour traiter Alexandre de « sale n… ».

Les collègues du pompier avaient évité de justesse un tabassage en règle. Non sans mal, puisque le chef du centre de secours avait mis 50 minutes à calmer cet agent de sécurité incendie d’un supermarché parisien, aujourd’hui chômeur.

A la barre, Sébastien était assisté de son conseil… d’origine africaine. Et il devait faire face à l’avocat de SOS racisme, partie civile dans l’affaire, qui était lui aussi… d’origine africaine ! De quoi méditer les réquisitions du procureur à hauteur de 15 jours de prison avec sursis et 500 € d’amende. S

on avocat a défendu le mal-être de son client. « Ces faits viennent s’ajouter à un état social précaire. Je vous demande de juger l’homme derrière les propos qu’il a pu tenir. » Les juges ont retenu 500 € d’amende avec sursis et 100 € de dommages et intérêts pour SOS racisme.

La Nouvelle République

« 4 milliards d’Africains qui se reproduisent comme des lapins », un «patriote» condamné pour ses tracts racistes

Un instituteur retraité de Doullens a été condamné ce jeudi à quatre mois avec sursis pour incitation à la haine raciale.

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On imagine Jean-Claude, 66 ans, étaler ses feuilles et ses stylos sur la toile cirée et entreprendre, une à une, la rédaction des vingt « billets d’humeur » qu’il distribuera, « au hasard » jure-t-il, en mai et juin 2015, dans des boîtes à lettres de Bertangles et Villers-Bocage, communes des environs d’Amiens. Ni ordinateur, ni même photocopieuses dans cette affaire, car Jean-Claude est de l’ancienne école, au propre comme au figuré, puisqu’il fut instituteur.

Pas de chance pour lui : un habitant de Bertangles, musulman, portera plainte contre lui et un autre, de Villers-Bocage, relèvera son numéro d’immatriculation. Pour le reste, Jean-Claude a couché noir sur blanc la logorrhée décomplexée qui s’affiche sur internet ou se proclame au coin du zinc.

« Ma France, tu es devenue le pays des burqas, proclame-t-il. Les rappeurs drogués ne sont pas interdits de chanter, moi je risque six mois de prison (NDLR : en fait, cinq ans). La France rastaquouère, c’est maintenant. Elle est devenue le pays des femmes voilées, des hordes de migrants qu’on nourrit avec l’agent pris dans les poches des Français. Le pays des djellabas, des voitures brûlées, des règlements de compte. Amiens Nord ressemble à Ouagadougou. L’Africanie arrive : un pays tout neuf, tout noir et musulman. »

Mais il prévient : « Je ne suis pas raciste, je suis patriote. Par exemple, je n’aime pas non plus les Anglais ».

Le procureur Pierre Jost l’interroge sur une référence à « quatre milliards d’Africains qui se reproduisent comme des lapins ». « D’abord, on ne compare pas des êtres humains à des lapins. Ensuite, il y a 1,2 milliard d’habitants en Afrique ». « Personne ne sait le vrai chiffre », répond Jean-Claude. « Allez, mettons même deux, on est loin de quatre ! », conclut le parquet.

Sur le fond, le procureur estime qu’il y a bien « provocation à la discrimination », dès lors que le prévenu « présente les Africains et les musulmans comme un bloc d’individus indifférenciés », ou quand ses diatribes accusent de tous les maux « musulmans et Africains, eux seuls et tous sans exception ». Il requiert 5 000 euros d’amende et la privation des droits civiques. Jugement : quatre mois avec sursis.

Courrier Picard

«Pourquoi nous détestent-ils, nous les noirs?» rencontre avec le negrophobe Henry de Lesquen

La scène est surréaliste. Dans cette vidéo extraite du documentaire Pourquoi nous détestent-ils, nous les noirs ? – qui s’inscrit dans une trilogie à voir sur Planète+, dont le prochain sera diffusé le 3 octobre prochain à 20h55 – le comédien et réalisateur Lucien Jean-Baptiste interview Henry de Lesquen, le président de Radio Courtoisie, qui souhaite notamment bannir la musique nègre des médias publics.

Lorsque le comédien lui demande la définition de la musique nègre, la réponse fuse : « La musique nègre c’est l’expression de l’âme des populations de race congoïdées, les blancs sont les caucaïdes, et les noirs d’Afrique sont les congoïdes« . Et contre toute attente, un dialogue s’opère entre les deux interlocuteurs. « Vous avez une moitié de sang blanc », affirme Henry de Lesquen, très sur de lui.

Les Inrocks

Guyane : Une enseignante suspendue pour ses propos insultants et racistes sur Facebook

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La page facebook incriminée de l’enseignante est désormais indisponible mais des captures d’écran ont été faites et largement relayées sur les réseaux sociaux. Les propos contenus dans le message facebook ont rapidement fait le buzz.

« Si nous métropolitains » écrit-elle, « on été pas là pour les éduquer vos enfants, qui le ferait ? A ben pas vous apparemment puisque vous, vous êtes incapables de le faire ».  Et l’enseignante poursuit « la preuve : chaque 5 du mois, quand nous on trime pour apporter un peu d’éducation à vos gamins, vous, vous faites la queue à la poste ».

Le collectif des Iguanes de l’Ouest qui entend défendre la population, s’émeut de ces écrits qui sont des propos insultants et racistes et indignes d’un enseignant de la République. Il a donc adressé un courrier au recteur et aux autorités locales.

Une attaque en règle sur la maire de la commune, Léon Bertrand

L’enseignante termine en parlant du maire de la ville en ces termes : « Vous qui respectez votre maire, sachez qu’il vous vole depuis des années et vous ne vous en rendez pas compte ». La réaction du collectif est vive : « avant d’être un non-respect pour sa fonction, c’est une insulte pour le choix démocratique » des Saint Laurentais.

Le collectif demande donc au recteur des sanctions, la radiation pure et simple de l’éducation nationale de cette enseignante et se réserve le droit d’entamer des poursuites judiciaires à son encontre.

France Info