Lissage obligatoire et autres maltraitances racistes pour des lycéennes d’Afrique du Sud

Traces de l’apartheid, scandale raciste pour la rentrée scolaire 2016 en Afrique du Sud. Un lycée huppé de Pretoria, capitale administrative du pays, principalement fréquenté par des enfants de la bourgeoisie blanche, interdit aux rares filles noires de venir les cheveux au naturel, en coiffure « afro », c’est à dire non lissés artificiellement.

« Des enseignants leur disent qu’elles ressemblent à des singes ou ont des nids sur la tête, a-t-il ajouté. Le règlement intérieur (…) doit être revu et dans l’immédiat, le paragraphe sur le style de cheveux doit être suspendu. »

Discriminations racistes en tout genre

Lors de leur rencontre avec les autorités provinciales, des élèves ont aussi affirmé ne pas être autorisées à parler dans l’établissement leur langue locale et être victimes de discrimination de la part d’enseignants et d’élèves blancs.

Le ministère a également dénoncé l’attitude du lycée qui a fait appel à la police et à des gardes armés lors d’une manifestation d’élèves noires coiffées de coupes afro et de tresses.

Mme Koketso Moeti de l’ONG Amandia Mobi n’est pas étonnée : « Cela montre qu’il reste des traces de l’héritage colonial dans notre système. On a pensé que mettre nos enfants noirs à l’école suffirait. Mais on n’a pas pensé que ces écoles avaient été conçues pour des blancs, avec  de très vieux codes de conduite. »

Le lycée accueillait seulement des Blancs jusqu’à la fin officielle du régime raciste d’apartheid en 1994. Depuis, les élèves noirs et métis y sont admis.

TV5 Monde

Afrique du Sud : La révolte lycéenne contre l’interdiction de porter une coupe afro s’étend

La révolte des élèves du Lycée pour filles de Pretoria résonne dans toute l’Afrique du sud. Depuis que des étudiants ont accusé le corps enseignant du prestigieux lycée de Pretoria de racisme après avoir subi des remarques désobligeantes sur leur coupe de cheveux « afro », la colère s’est répandue. Au Cap notamment, où les élèves du lycée Sans Souci ont relayé le mouvement.

Soutenues par leur mère, les écolières exigent que les codes vestimentaires des écoles privées de la province du Cap soient assouplis et demandent l’autorisation de parler leur langue maternelle entre elles. « Ma fille a des cheveux épais et elle est obligée de se mettre de l’eau dessus tous les matins pour pouvoir être acceptée car ils n’autorisent aucune ‘afro’.

Ils ne les autorisent pas non plus à parler xhoza dans les couloirs ou pendant le déjeuner. On sait qu’il ne faut pas le parler en cours, mais en dehors, ils pourraient quand même pouvoir parler leur langue maternelle ! » s’offusque une mère au micro de France 24. Le xhoza fait partie des 11 langues officielles d’Afrique du Sud, l’enseignement dans ces lycées privés est en anglais.

Le terme « exotique » est problèmatique

Déclarant avoir été contraintes de lisser artificiellement leurs cheveux, les manifestantes dénoncent une politique raciste et discriminatoire. « Ils utilisent le mot ‘exotique’ pour qualifier les cheveux en désordre. Mais ce terme est problématique : dire que le corps africain, sur le sol africain, est ‘exotique’, n’est pas la bonne définition. Quand ils disent qu’il faut que les cheveux soient propres et ordonnés, que veulent-ils dire ? », questionne Billie Jean Demas, ancienne élève du lycée venue prêter sa voix au mouvement.

France 24

Afrique du Sud : des restes d’Apartheid avec l’interdiction des cheveux afros dans certains lycées

CrAabpIUkAAzk7j

Une pétition a rassemblé lundi près de 10.000 signatures en Afrique du Sud pour autoriser des lycéennes noires d’un établissement de Pretoria à porter leurs cheveux « au naturel » contestant une interdiction à ce sujet dans un règlement intérieur jugé « raciste ».

Le texte de la pétition adressée au ministre provincial de l’Education Panyaza Lesufi réclame que des « actions disciplinaires soient engagées contre les professeurs qui mettent en place des politiques racistes« . Vendredi, des élèves noires du « lycée pour filles de Pretoria », un établissement privé huppé, ont manifesté contre le règlement intérieur de l’établissement qui leur interdit, selon elles, de porter des coupes afro et les oblige à lisser et attacher leurs cheveux.

« Nous applaudissons les forces courageuses de ces jeunes femmes noires qui ont pris en main leur lutte« , a réagi dans un communiqué le parti de gauche radicale de Julius Malema, les Combattants pour la liberté économique (EFF). « Il est profondément triste de voir qu’après 22 ans de démocratie il y a toujours des institutions qui cherchent à supprimer l’esthétique et la culture noire », poursuit le communiqué.

Bien que l’apartheid soit terminé depuis 1994, les divisions raciales restent un problème majeur en Afrique du Sud. De nombreux étudiants dénoncent le racisme et l’absence de transformation raciale au sein des universités du pays. Depuis un an, les universités sud-africaines sont régulièrement agitées par des manifestations. En novembre, des dizaines de milliers d’étudiants avaient défilé pendant plusieurs jours dans différentes villes du pays, obtenant du gouvernement le gel de l’augmentation de leurs frais d’inscription.

UFC Togo

« Mulâtresse, tu es complexée par tes cheveux crépus » tollé après une vidéo raciste au Brésil

o-MULHER-facebook

«Tu n’avais qu’à naître blanche», «mulâtresse, tu es complexée par tes cheveux crépus», «si tu te sens offensée je n’y peux rien ma chérie»… La vidéo de 1 minute où on entend cette bordée d’insultes racistes, proférée par une femme blanche à l’encontre d’une Noire, dimanche sur une plage de Rio, a été visionnée plus de 6 millions de fois sur Facebook en trois jours. L’auteure de ce florilège a été arrêtée en flagrant délit et conduite au commissariat, où un juge l’a inculpée pour injures raciales avant de la libérer contre une caution de 500 reais (139 euros). Cette femme de 54 ans, dont la presse brésilienne donne l’identité et la profession, enseignante, risque entre 1 et 3 ans de prison ferme et une forte amende.

 

La scène a été postée sur Internet par le petit ami de la victime des insultes. Celle-ci s’était rendue dimanche, avec deux amies (blanches), sur la plage de Recreio dos Bandeirantes, un quartier plutôt huppé de Rio de Janeiro. Sitôt la serviette posée sur le sable, des commentaires déplaisants fusent de la part d’un groupe de Blancs, du genre «une mulâtresse n’a rien à faire ici, elle n’a pas besoin de bronzer». La cible des quolibets sort alors son smartphone, ce qui fait enrager une quinquagénaire en bikini noir. «Tu peux filmer cette merde, éructe-t-elle, on ira au commissariat et je te foutrai la honte. Je sais qui je suis, et toi t’es qui?»

Le sentiment d’impunité totale de cette femme résonne désagréablement dans le contexte actuel au Brésil. La droite et le centre ont obtenu, par des manœuvres, la destitution de la présidente démocratiquement élue. Il flotte un parfum de revanche contre la gauche et les Noirs, principaux bénéficiaires des politiques de redistribution sociale imposées par Lula et poursuivies par Dilma Rousseff. En dix ans, 35 millions de personnes sont sorties de la pauvreté, et le taux d’étudiants noirs dans les universités est passé de moins de 2% au début du siècle à 9% en 2013. Une réalité mal vécue par une partie des classes moyennes blanches.

Libération

Afrique du Sud : un lycée interdit aux jeunes filles noires leur coupe Afro

afrique_du_sud_un_lycee_de_pretoria_interdit_aaux_jeunes_filles_leur_coiffure_afro

Le nouveau règlement intérieur d’un Lycée de Prétoria en a surpris plus d’un. En effet, rapporte Jeune Afrique, « une pétition a rassemblée ce lundi près de 10.000 signatures » pour permettre aux jeunes filles de venir en classe avec leur « cheveux au naturel ». Beaucoup qualifient un tel règlement de « raciste » et relevant d’une époque que l’on pensait révolue.

La pétition adressée au ministre provincial de l’Education nationale, Panyaza Lesufi, , toujours selon l’hebdomadaire, réclame que des sanctions soient prises contre les enseignants auteurs de telles mesures humiliantes et racistes. Mais pour le moment, les autorités locales en charge de l’éducation privilégient la voie du dialogue.

Dans la même contestation, les étudiants affirment également qu’il leur ait interdit de s’exprimer dans une autre langue que l’anglais au sein de l’établissement. Evidemment, le premier soutien politique est venu du contestataire Julius Malema, responsable du parti des Combattants pour la liberté économique (Economic Freedoom Fighters, EFF).

« Il est regrettable qu’après 22 ans de démocratie, il y ait toujours des institutions qui cherchent à supprimer l’esthétique et la culture noire« , a dit le jeune leader politique qui a été crédit de près de 8% des voix lors des récentes élections locales.

360 Afrique

Français et noir de peau, je me fais contrôler au moins une fois par semaine par la police

LYON : Operation de controle et de securite a la gare routiere de Perrache

J’ai 20 ans et je suis Français. Je suis né et j’ai grandi à La Rochelle et, depuis mes 18 ans, j’étudie à Lille. J’ai toujours évolué dans un milieu plutôt bourgeois, fréquenté des écoles privées et vécu dans des quartiers favorisés. J’ai 20 ans et je suis Français… de couleur. Cette dernière information à mon sujet devrait n’être qu’un détail physique, superficiel. En réalité, cela me pourrit la vie.

24 contrôles au faciès en 6 mois

Depuis le mois de février, je me suis déjà fait contrôler 24 fois par la police, soit à peu près une fois par semaine. Ce n’est pas tout, depuis un an environ, je vois aussi l’angoisse que suscite ma présence dans une rame de métro ou dans une gare bondée un jour de départ en vacances. Plus il y a d’attentats, plus les choses empirent.

Si la situation s’est aggravée, elle ne date pourtant pas d’hier. Le racisme, je le vis depuis l’école primaire. Je me souviens encore des autres enfants qui me frottaient la peau pour voir si « ça partait »… Puis plus tard, des lycéens de mon établissement hôtelier de La Rochelle, tous blancs (j’étais le seul noir sur 600 élèves), qui votaient Front national à l’unanimité et qui, clairement, se seraient bien passés de ma présence.

Je me rappelle aussi de cette professeure d’histoire qui, commentant une photo d’esclaves pieds nus, avait dit à la classe :

« Comme on peut le voir, les nègres sont pieds nus. Ils ont l’habitude »

J’avais vivement réagi en expliquant que non, on ne pouvait pas parler ainsi, et encore moins utiliser ces mots-là. L’enseignante avait alors jugé mon intervention suffisamment insolente et déplacée pour me mettre à la porte de son cours.

Lire la suite sur L’OBS

Mort d’Adama Traoré : le «New York Times dénonce «l’impunité» de la police française

Adama traoré

Dans un éditorial consacré à la mort du jeune noir à Beaumont-sur-Oise, le quotidien américain fustige le racisme de la police hexagonale et l’indifférence du gouvernement.

«Black Lives Matter in France, Too» : dans un éditorial, qui reprend en titre le nom du mouvement de lutte contre les violences policières né aux Etats-Unis, le New York Times dénonce le comportement de la police française dans l’affaire Adama Traoré – ce jeune Noir décédé le 19 juillet lors de son interpellation à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise).

Le décès de ce jeune homme de 24 ans, dont la mort reste toujours sans explication officielle, alors que deux expertises font état d’une «asphyxie», a entraîné «de violents affrontements entre les minorités en colère et des officiers de police», rappelle le quotidien américain, qui dresse un parallèle avec les émeutes d’octobre 2005 déclenchées après la mort de Zyed et Bouna dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois – dossier dans lequel les deux policiers poursuivis ont d’ailleurs été relaxés, rappelle le quotidien.

«Culture d’impunité profondément ancrée»

Depuis, les manifestants ont repris à leur compte le mouvement Black Lives Matter, né de l’autre côté de l’Atlantique, se félicite le New York Times, qui ne s’étonne pas de cette réappropriation : «Il y a des différences importantes entre les histoires des relations interraciales aux Etats-Unis et en France, où le racisme prend racine dans le passé colonial français, explique le quotidien. Cependant, il n’est pas surprenant que le mouvement Black Lives Matter trouve un écho en France : les organisations de défense des droits de l’homme ont fait état ces dernières années d’une culture d’impunité, profondément ancrée au sein de la police française, et donnant lieu à des abus à l’égard des minorités», détaille le quotidien américain, qui cite notamment une étude de 2009 sur le délit de faciès, selon laquelle un Noir ou un Arabe (ou perçu comme tel) à six à huit fois plus de chances de se faire contrôler à Paris.

Lire la suite sur Libération

« Sale noir », »sale bougnoule » « ta mère la juive » Stéphane, condamné pour ses propos racistes

police-arrestation-menottes_888736

Ces mots avaient retenti le 1er décembre 2015 au commissariat d’Arras : « Ta mère est une juive. Hitler avait raison. Heil Hitler ! » À la barre du tribunal correctionnel d’Arras, mardi, le prévenu soutenait que c’est l’alcool qui lui avait fait tenir de tels propos.

ll « ne boi(t) plus depuis huit ans, du coup… » Le mélange whisky et cannabis aura peut-être été trop raide. Le problème, c’est que Stéphane Codevelle, Arrageois de 33 ans, déjà condamné dix fois, a prononcé pas mal d’autres injures, ce soir-là, quand les policiers sont intervenus chez lui pour des violences conjugales. Il avait d’ailleurs été jugé aussitôt après pour ces faits-là, et placé en détention jusqu’en novembre prochain.

Quand les officiers de police ont voulu l’interpeller, il s’est violemment débattu, mais pas seulement : « Lâchez-moi, je vais vous tuer, je suis Daech, je vais baiser vos femmes », leur avait-il lancé, avant de tenir des propos également racistes en garde à vue, traitant l’officier de police judiciaire en poste ce soir-là de « sale noir » et « sale bougnoule ».

Mardi, il comparaissait donc pour injure publique envers un particulier en raison de sa race ou origine, ainsi que pour apologie d’un acte de terrorisme et pour apologie d’un crime de guerre. Par chance pour lui, cette dernière mention a été écartée, le délai de prescription n’était que de trois mois !

Ce qui n’empêche pas le vice-procureur d’estimer que « l’alcool est un désinhibiteur », qui « libère la parole », et que les propos tenus par le prévenu « reflètent sa pensée. »

Stéphane Codevelle a été condamné à trois mois de prison ferme. Le Parquet en avait requis quatre.

La Voix du Nord

Rama Yade appelle a manifester contre la corrida, elle est victime d’injures racistes

600x337_img_2787

Ils étaient près de 1 000 à défiler samedi dans les rues de Mont-de-Marsan (Landes) pour dénoncer la barbarie de la corrida. Une manifestation qui s’est déroulé sans heurts et à laquelle se sont ralliés de nombreux locaux. La présence de Rama Yade, dont la venue avait été largement relayée sur les réseaux sociaux, n’a pas échappé aux amateurs de corrida, raillant le déplacement de la ministre dans des messages à caractère raciste, diffusés sur le net

. « Soyons forts face à la pression des uns et des autres » a-t-elle estimé, ajoutant que ces détracteurs défendent « une tradition surannée et inhumaine ». La candidate à la présidence de la République, qui multiplie les déclarations en faveur des droits des animaux, a qualifié son combat de « moral », invoquant Simone Veil et Michel Rocard qui tous les deux avaient rejoint la FLAC (Fédération pour l’abolition des corridas).

Paris Match

Italie : Un jeune sénégalais lynché et lapidé par 6 hommes aux cris de « dégage de l’Italie, négro »

imperia-senegalese-offeso-e-picchiato_791411

L’affaire défraie la chronique en Italie. Selon les informations de Libération, un Sénégalais de 19 ans du nom de Mohamed a été victime d’une agression raciste condamnée par toutes les autorités de la ville de Vasia.

En effet, Mohamed qui travaille dans un restaurant du nom de Impéria rentrait tranquillement chez lui à vélo lorsqu’il a été pris à partie par six (6) gaillards. Non seulement ces derniers se sont mis à proférer des insultes racistes contre lui mais, pire, ils l’ont fait descendre de son vélo avant de le rouer de coups et de lui jeter des pierres.

Press Afrik

Une agression aux  connotations racistes a eu lieu prés du port de Porto Maurizio: dans la nuit de mardi, six personnes ont lynché a coups de pied, de poing et de pierre un jeune sénégalais de 19 ans. La victime, Mohamed D, a dû se faire soigner à l’hôpital Imperia, il lui faudra une dizaine de jours pour se remettre sur pied de ce passage à tabac.

Il rentrait de son travail, quand il a été apostrophé par le groupe d’assaillants qui a crié: « dégage de l’Italie, négro »

La Stampa

Vidéo : 23 raisons de vous faire tuer si vous êtes Noir aux États-Unis

Le Point

Vidéo : « Nègres, singes… » des clients noirs insultés dans un restaurant du Texas

Pendant plusieurs minutes, les insultes racistes fusent, et les clients du restaurant ne bougent pas. Une ado noire âgée de 15 ans a filmé via Facebook Live une scène de racisme ordinaire dans un établissement de San Antonio, dans le Texas, aux Etats-Unis. «Regardez, Facebook, c’est à ça que ressemblent les racistes», dit la jeune fille dans la vidéo de cinq minutes repérée par plusieurs médias américains, dans laquelle elle est une membre de sa famille sont agressées sans raison par un couple de blancs.

«My ancestors owned your ass»Mes ancêtres vous possédaient»), répète plusieurs fois la femme blanche, en référence au passé esclavagiste des Etats-Unis. «Ils nous traitent de singes et de nègres, et personne ne réagit», déplore la jeune fille à la fin de la vidéo, une séquence dans laquelle elle explique avoir voulu enregistrer la scène, pour montrer que le racisme est bien «réel». «Vous ne pouvez pas combattre ces gens, c’est comme ça que vous finissez en prison», conclut-elle.

Libération

Mantes-la-Ville : des habitants victimes de racisme sur une plage normande

plage-normande-770x470

En ce weekend ensoleillé, des milliers de Franciliens ont pris la direction de la Normandie pour rejoindre les plages. Ce fut le cas ce samedi pour une centaine d’habitants de Mantes-la-Ville (Yvelines) grâce à une sortie organisée par les centres de vie sociale (CVS) de la municipalité à Blonville-sur-Mer (Calvados).

Selon nos informations, les Mantevillois (enfants, adultes, personnes âgées) auraient été victimes de racisme. Le personnel de la plage leur aurait demandé « d’aller plus loin ». Ils auraient donc pris place sur un autre endroit pour se baigner, situé à plus d’un kilomètre. Mais le maire de la commune se serait présenté accompagné d’un policier municipal et la baignade leur aurait été interdite.

« On s’est vite aperçu que l’on gênait et que cela était dû à notre apparence (femmes voilées, familles d’origine africaines) » a affirmé l’une des participantes sur le réseau social Facebook. D’autres propos racistes auraient été entendus : « qu’ils retournent dans leur cité, ils n’ont rien à faire ici ».

Blonville est une destination prisée par des personnalités du spectacle ou de la finance. La tranquillité de sa plage de sable fin et son caractère familial lui a donné au début du XXe siècle le surnom de « Paradis des Enfants ».

Mantes Actu

Courrier raciste : « Nègres, ratons… » le maire de Montigny-lès-Cormeilles dépose plainte

maxresdefault52

« A la brocante, il n’y avait que des nègres et des ratons ». « Occupe-toi donc de ta ville de ratons. » C’est en substance la teneur du courrier anonyme que vient de recevoir Jean-Noël Carpentier (MDP), le député-maire de Montigny-lès-Cormeilles. Scandalisé par les insultes racistes à l’encontre des habitants de sa commune, l’élu a décidé de porter plainte auprès du procureur de la République contre le(s) auteur(s) de cette lettre, « bien que conscient de la difficulté de [les] identifier ».

Pour Jean-Noël Carpentier, « la poussée populiste que nous connaissons actuellement libère la parole raciste ». « Cela mérite une condamnation de la plus grande fermeté », conclut-il.

Le Parisien

« J’aime la guenon, pas Taubira » : L’ex candidat FN Michel Sokoloff condamné pour injure raciste

Michel Sokoloff fn raciste geunon taubira

Michel Sokoloff, candidat FN aux départementales de 2015 vient d’être condamné pour avoir comparé Christiane Taubira à un singe. 

Le tribunal correctionnel de Villefranche-sur-Saône a condamné pour « injure publique envers un particulier en raison de sa race ou de son origine », à une amende de 800 euros dont 400 avec sursis pour avoir comparé l’ancienne garde des Sceaux à un singe en 2014. Sur un panneau Michel Sokoloff avait inscrit « J’aime la guenon, pas Taubira ». 

Pour sa défense, l’ancien candidat FN a avancé avoir voulu soutenir la militante de son parti politique condamné à neuf mois de prison ferme pour avoir tenu des propos racistes à l’encontre de Christianne Taubira sur sa page Facebook. Mais il a nié avoir voulu faire la même comparaison.

Lyon Capitale

« Si je vois un Noir, je lui roule dessus » : une Sud-africaine déchaîne sa haine négrophobe

Après avoir été victime d’une agression alors qu’elle était au volant, une femme s’est lancée dans une violente diatribe contre les Noirs, sans aucune retenue, à Johannesburg. Filmée par un témoin, la scène se serait déroulée en mars, mais n’a été diffusée que la semaine dernière par la chaîne de télévision eNCA, scandalisant de nombreux Sud-Africains.

Au début de la vidéo – filmée de nuit –, la femme s’égosille au téléphone, en tournant autour de sa voiture. « Ça arrive tout le temps, tout le temps. Les kaffirs [terme insultant désignant les Noirs en Afrique du Sud, NDLR] à Johannesburg sont vraiment horribles, j’en ai marre ! »

Un policier noir arrive ensuite avec son équipe, afin de lui porter assistance. Mais la femme continue de hurler : « Toutes les personnes qui répondent au téléphone sont des Noirs et ce sont des incapables ! Si vous aviez vraiment essayé de m’aider, vous auriez répondu à l’un de mes cinquante appels. […] Je déteste ces p***** de bâtards ! »

Comparant les personnes noires de Johannesburg et de Durban, elle poursuit : « Ils ont des avis arrêtés, ils sont arrogants et inutiles. Je serais contente d’être aidée par une personne blanche, de couleur ou indienne, mais en aucun cas par une personne noire. »

La femme remonte ensuite dans sa voiture. Alors qu’un policier lui répète que lui et ses collègues sont là pour l’aider, elle lâche : « Si je vois une personne noire, je vais lui rouler dessus. Si j’ai une arme, je vais tirer sur tout le monde ». Puis, elle répète ne surtout pas vouloir « avoir affaire à un Noir ».

France 24