Pays Bas : Une école musulmane criblée de balles

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L’école primaire “As-Siddieq” accueillant des élèves musulmans a été attaquée dans la capitale hollandaise Amsterdam. Huit balles sont tombées sur le mur de l’école, ce qu’ont observé les enseignants après les vacances.

La police hollandaise a annoncé que l’auteur de l’attaque était inconnu. Une enquête a été ouverte en la matière.

Dans une interview accordée aux journalistes, un parent d’élève a précisé qu’il avait vu huit impacts de balles sur le mur de l’école. “Les parents d’élèves et enseignants ne se sentent pas en sécurité” a-t-il ajouté.

TRT

Guyane : Une enseignante suspendue pour ses propos insultants et racistes sur Facebook

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La page facebook incriminée de l’enseignante est désormais indisponible mais des captures d’écran ont été faites et largement relayées sur les réseaux sociaux. Les propos contenus dans le message facebook ont rapidement fait le buzz.

« Si nous métropolitains » écrit-elle, « on été pas là pour les éduquer vos enfants, qui le ferait ? A ben pas vous apparemment puisque vous, vous êtes incapables de le faire ».  Et l’enseignante poursuit « la preuve : chaque 5 du mois, quand nous on trime pour apporter un peu d’éducation à vos gamins, vous, vous faites la queue à la poste ».

Le collectif des Iguanes de l’Ouest qui entend défendre la population, s’émeut de ces écrits qui sont des propos insultants et racistes et indignes d’un enseignant de la République. Il a donc adressé un courrier au recteur et aux autorités locales.

Une attaque en règle sur la maire de la commune, Léon Bertrand

L’enseignante termine en parlant du maire de la ville en ces termes : « Vous qui respectez votre maire, sachez qu’il vous vole depuis des années et vous ne vous en rendez pas compte ». La réaction du collectif est vive : « avant d’être un non-respect pour sa fonction, c’est une insulte pour le choix démocratique » des Saint Laurentais.

Le collectif demande donc au recteur des sanctions, la radiation pure et simple de l’éducation nationale de cette enseignante et se réserve le droit d’entamer des poursuites judiciaires à son encontre.

France Info

Lissage obligatoire et autres maltraitances racistes pour des lycéennes d’Afrique du Sud

Traces de l’apartheid, scandale raciste pour la rentrée scolaire 2016 en Afrique du Sud. Un lycée huppé de Pretoria, capitale administrative du pays, principalement fréquenté par des enfants de la bourgeoisie blanche, interdit aux rares filles noires de venir les cheveux au naturel, en coiffure « afro », c’est à dire non lissés artificiellement.

« Des enseignants leur disent qu’elles ressemblent à des singes ou ont des nids sur la tête, a-t-il ajouté. Le règlement intérieur (…) doit être revu et dans l’immédiat, le paragraphe sur le style de cheveux doit être suspendu. »

Discriminations racistes en tout genre

Lors de leur rencontre avec les autorités provinciales, des élèves ont aussi affirmé ne pas être autorisées à parler dans l’établissement leur langue locale et être victimes de discrimination de la part d’enseignants et d’élèves blancs.

Le ministère a également dénoncé l’attitude du lycée qui a fait appel à la police et à des gardes armés lors d’une manifestation d’élèves noires coiffées de coupes afro et de tresses.

Mme Koketso Moeti de l’ONG Amandia Mobi n’est pas étonnée : « Cela montre qu’il reste des traces de l’héritage colonial dans notre système. On a pensé que mettre nos enfants noirs à l’école suffirait. Mais on n’a pas pensé que ces écoles avaient été conçues pour des blancs, avec  de très vieux codes de conduite. »

Le lycée accueillait seulement des Blancs jusqu’à la fin officielle du régime raciste d’apartheid en 1994. Depuis, les élèves noirs et métis y sont admis.

TV5 Monde

Définition erronée : L’Observatoire de la Laïcité interpelle l’éditeur d’un manuel scolaire

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Après le site d’extrême droite cité dans un manuel d’éducation civique de CAP, voici un autre malaise dans un autre manuel scolaire, cette fois celui d’histoire pour les terminales L, ES et S édité par Hatier en 2014. On y lit en effet, p. 348, que la laïcité «suppose aussi le refus de toute expression religieuse dans l’espace public». Une affirmation fausse puisque la laïcité suppose au contraire la libre expression des opinions religieuses dans l’espace public, à des conditions notamment d’ordre public.

Ce que rappelle l’Observatoire de la laïcité dans un courrier adressé ce mercredi aux éditions Hatier, en leur demandant quelles actions elles comptent mener «pour apporter les corrections nécessaires à ce manuel scolaire». Contactées hier par nos soins, les éditions n’ont pas encore donné suite.

Libération

L’Académie de Bordeaux propose aux collégiens d’écrire un discours antisémite pour Hitler

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Se mettre dans la peau d’un rédacteur de discours pour Hitler. Voilà le joli sujet proposé par l’Académie de Bordeaux aux élèves de troisième.

Dans la consigne, un professeur écrit « Le Führer, en colère, vient de commander à Joseph Goebbels un discours à faire entendre aux troupes, sur le front, afin de les galvaniser. Le ministre de la propagande vous demande d’élaborer ce discours en insistant sur les enjeux idéologiques et territoriaux de cette bataille pour l’Allemagne national-socialiste. »

Suit un extrait antisémite et complotiste de Mein Kampf pour servir de base à la construction du discours: « Si le Juif, grâce à sa religion marxiste, arrive à vaincre les autres peuples de ce monde, sa couronne sera la couronne funéraire de l’humanité et la planète évoluera dans l’univers, comme elle le fit il y a des millions d’années, sans êtres humains. »

Six autres outils (carte, affiche…) sont mis à disposition des élèves.

« C’est maladroit, reconnaît l’Académie de Bordeaux, par la voix de Michel Roques, inspecteur pédagogique régional d’histoire, interrogé par Le HuffPost. C’est pourquoi nous avons décidé de supprimer cet exercice de notre site ce vendredi 22 juillet au matin, depuis que plusieurs personnes s’en sont émues. »

L’exercice était sur le site depuis le 14 novembre 2014. Mais ce sont des appels téléphoniques passés par plusieurs journalistes ce vendredi matin qui ont poussé l’Académie à retirer l’exercice.

Huffington Post

Bac et Aïd : François Fillon tance ses collègues « dès qu’on parle des musulmans. Ils se mettent à éructer»

Former French Prime Minister and rightist UMP party member Francois Fillon attends a party meeting on September, 13, 2013 in the southeastern French city of Nice.                               AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET

La droite dénonce la possibilité offerte aux lycéens musulmans de décaler leur session de rattrapage du baccalauréat pour cause de fête religieuse concomitante.

François Fillon ne pensait probablement pas être rattrapé par une circulaire signée de sa main en 2004, lorsqu’il était ministre de l’Education nationale. Ce sont des élus de sa famille politique qui se sont alarmés cette semaine de la possibilité offerte aux lycéens musulmans de décaler leur session de rattrapage au baccalauréat pour cause d’Aïd el-Fitr, fête qui marque la fin du ramadan. Certains, comme Eric Ciotti, se sont tournés vers Najat Vallaud Belkacem pour critiquer cette disposition. Mais c’est bien François Fillon qui en est à l’origine.

«Dès qu’on parle des musulmans, ils éructent…»

Contrairement à la majorité des responsables Républicains, le candidat à la primaire a tenu à défendre cette possibilité. «C’est une tradition française depuis toujours. C’est le général de Gaulle le premier qui a pris des décisions pour que les fonctionnaires français qui étaient de religion juive ou musulmane puissent, lorsqu’il y avait des fêtes religieuses importantes, ne pas travailler ces jours-là», a-til martelé mercredi sur RTL.

Comment explique-t-il que les représentants de son parti se soient mobilisés contre cette mesure? «Pour une raison simple. Il y a un certain nombre de gens à droite qui ont une sorte de réflexe pavlovien dès qu’on parle des musulmans. Ils se mettent à éructer», s’agace François Fillon.

«Ils devraient faire attention parce que les principaux bénéficiaires de cette mesure ce ne sont pas du tout les musulmans, ce sont les Français de religion juive qui sont très intransigeants sur la question des fêtes religieuses», remarque l’ancien premier ministre. Qui estime «qu’en réalité, très peu de musulmans profitent de cette situation». Et pour défendre encore cette circulaire, le député de Paris souligne «qu’il n’y a pas d’examen le jour de Noël et de Pâques».

Le Figaro

Jugé pour agressions sexuelles, un ancien directeur d’école se dit victime de « xénophobie car juif »

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Un ancien directeur et instituteur d’une école primaire de l’Eure a été jugé pour des agressions sexuelles présumées sur plusieurs anciennes de ses élèves entre 1989 et 2008. Le parquet a requis cinq ans de prison dont quatre ans ferme à son encontre.

« Ce sont des menteuses »

À la barre, costume sombre, collier de barbe blanche et visage émacié, le prévenu, 79 ans, retraité de l’Éducation nationale qui réside maintenant à Les Clayes-sous-Bois (Yvelines), conteste ce qui lui est reproché. Aux questions de la présidente, il répond : « Ce sont des menteuses (en parlant de ses anciennes écolières NDLR), je suis outré, tout ceci est de la jalousie ou bien de la xénophobie. » En référence à sa confession juive.

Paris Normandie

Un appel pour la fin de l’enseignement catholique et judaïque obligatoire à l’école en Alsace-Moselle

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Un collectif d’organisations laïques et des instances éducatives ont réclamé mardi la fin de l’enseignement religieux obligatoire à l’école en Alsace-Moselle. L’enseignement religieux en Alsace-Moselle, régi par le concordat et non par la séparation des Eglises et l’Etat, n’est pas conforme à trois principes constitutionnels (la liberté de conscience, la neutralité et l’égalité), selon les signataires d’un appel lancé par le collectif d’organisations laïques de ces trois départements.

« Le droit à l’égalité est bafoué à l’école élémentaire où l’heure de religion est incluse dans l’horaire obligatoire de 24 heures » par semaine et les élèves « sont ainsi privés de 180 heures de cours durant leur scolarité primaire« , déplore l’appel, présenté lors d’une conférence à la fédération de parents d’élèves FCPE.

Figurent parmi les signataires la présidente de la FCPE Liliane Moyano, la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison, la présidente de la LDH Françoise Dumont, le secrétaire général de l’Unsa éducation Laurent Escure, le président de la Ligue de l’Enseignement Jean-Michel Ducompte, ou encore le professeur des sciences de l’éducation Philippe Meirieu.

En mai 2015, l’Observatoire de la laïcité, rattaché à Matignon, avait proposé que les élèves ne souhaitant pas suivre les cours de religion ne soient plus tenus de demander une dispense comme c’est le cas actuellement, et que les autres au contraire s’y inscrivent.

Le régime scolaire en Alsace et Moselle a toujours pour socle la loi Falloux de 1850, qui prévoit que l’enseignement primaire comprend l’instruction religieuse des quatre cultes reconnus par le régime concordataire alsacien-mosellan (catholique, luthérien, réformé et israélite).

BFM

 

Vidéo : Le maire FN Stéphane Ravier hué par les parents d’élèves en lutte a Marseille

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La tentative de récupération de la colère des écoles marseillaise, à l’occasion du pique-nique organisé par treize organisations issue des mouvements de parents d’élèves et des syndicats de l’éducation, a tourné court. Le sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements de Marseille, Stéphane Ravier, a été prié de s’en aller…

On l’entend déjà se plaindre du sort qui lui a été réservé ce mercredi 30 mars. Il n’empêche, comme il y a deux ans à la Busserine, Stéphane Ravier a été prié de partir, après avoir pointé le bout de son nez, en compagnie de ses adjoints du conseil d’arrondissement des 13e et 14e arrondissements de Marseille.

Après tout, qu’avait à faire le porte-parole d’un parti qui, sous ses discours populistes, ne cherche en réalité qu’à ronger un plus l’os des écoles publiques marseillaises. Rien. Il a donc reculé. Un recul net et franc, sans doute à la hauteur de sa motivation qui n’était à l’évidence ici qu’une façade.

La Marseillaise

 

Hérault : un maire refuse des cours d’arabe à l’école

Pour Jean-Pierre Grand (LR), les enseignements de langue et de culture d’origine stigmatiseraient au lieu d’intégrer, et manqueraient de contrôle…

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Dans sa commune, 49 enfants de primaire se sont inscrits pour étudier leur langue et culture d’origine, comme le permet un dispositif national. Sauf que le sénateur-maire de Castelanau-le-Lez ( Hérault), Jean-Pierre Grand (Les Républicains), ne le voit manifestement pas d’un bon œil et refuse d’allouer moyens et locaux pour cet enseignement, « et tout particulièrement celui de langue arabe » indiqueMidi Libre.

Le quotidien régional relève que le maire a interpellé sur le sujet le recteur de l’académie, dans un courrier en date du 14 mars dernier.

Pour Jean-Pierre Grand, ce dispositif baptisé ELCO, ouvert aux enfants des travailleurs migrants en provenance de différents pays (Algérie, Croatie, Espagne, Italie, Maroc, Portugal, Serbie, Tunisie et Turquie), « n’est plus dans l’esprit qui a nécessité sa création ». « Il s’adressait à l’origine à des enfants d’immigrés de première génération, censés retourner dans leur pays d’origine, poursuit-il. Actuellement, ce programme les stigmatise au lieu de les intégrer. »

20 Minutes

Des élèves auditionnés par la gendarmerie à cause de leurs cours sur la Russie et Poutine

Un enseignant en vacances a appris avec stupéfaction que ses élèves de troisième année de collège avaient été auditionnés par la gendarmerie. Motif de l’enquête ? La façon dont il aurait présenté la Russie contemporaine durant ses cours.

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J’ai d’abord fait un état des lieux de la Russie après la fin du communisme. J’ai expliqué les grandes lignes de la politique du président russe, Vladimir Poutine. Une politique qui a consisté à constituer une classe moyenne en Russie tout en s’appuyant sur le sentiment patriotique, après les années de crise de la présidence de Boris Eltsine», a expliqué le professeur incrédule au journal en ligne breton Breizatao.

Pascal G., professeur d’Histoire et de langue bretonne du collège Sainte-Anne à Sainte Anne d’Auray en Bretagne, n’en revient toujours pas. Revenant de vacances, il a en effet appris avec stupéfaction que ses élèves de troisième année de collège avaient été auditionnés par la gendarmerie. 

Le 17 février en effet, six de ses élèves étaient convoqués par la gendarmerie d’Auray pour subir un long interrogatoire à propos des cours dispensés par leur professeur. Les enquêteurs ont ainsi tenu à savoir ce qu’avait déclaré l’enseignant au sujet de la Russie et de Vladimir Poutine durant ses cours d’Histoire, qu’il donne en langue bretonne.

C’est lors de la rentrée des classes que Pascal G. a été informé par ses élèves de leur mésaventure. Le professeur doit être entendu à son tour dans les prochains jours par la gendarmerie. Malgré ses demandes, celle-ci ne lui a pas donné de détails sur les raisons de l’enquête dont il fait l’objet.

RT

Fausse agression d’Aubervilliers : Stéphane A., interné en hôpital psychiatrique

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Il s’appelle Stéphane A., il a 45 ans et lundi matin, il a fait croire à tout le monde qu’il avait été violemment agressé dans l’école où il travaille, à Aubervilliers, par un homme invoquant Daech. Avant de reconnaître, quelques heures plus tard, avoir tout inventé devant les enquêteurs.

Ce dernier, après ses révélations faites aux enquêteurs, a été hospitalisé. Il pourrait être prochainement mis en examen pour « dénonciation de crime » ou « délit imaginaire », un acte passible de six mois de prison. En attendant, le ministère de l’Education nationale a annoncé mardi en fin de matinée que l’instituteur était suspendu de ses fonctions.

Métro News

L’enseignant qui prétendait avoir été agressé au cutter par un partisan de Daech a tout inventé

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Un enseignant d’Aubervilliers a affirmé ce lundi matin avoir été agressé par un individu qui se revendiquait de Daech. Il a reconnu ensuite avoir « tout inventé », annonce le parquet de Paris.

Ce professeur de l’école maternelle Jean-Perrin à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) affirmait qu’un homme s’était introduit dans sa classe à 7 heures du matin, alors que les élèves n’étaient pas encore arrivés, et l’avait violemment frappé.

Selon ses premières déclarations, l’individu s’était saisi d’un cutter et l’avait frappé au niveau de la gorge avant de le tabasser. Il se serait ensuite revendiqué de l’organisation Etat islamique (EI), aurait prévenu que ce n’était qu’un « avertissement » avant de prendre la fuite.

Plusieurs éléments ont toutefois permis aux enquêteurs de remettre en cause cette version des faits. Aucune autre personne n’avait vu l’agresseur présumé. « Le fait qu’il affirmait aussi que l’agresseur est venu les mains vides et s’est saisi des armes sur place [un cutter et des ciseaux, NDLR] était troublant », explique la même source judiciaire, ajoutant que l’individu, qui souffre de blessures superficielles, « s’est automutilé ».

L’Express

Tags racistes et pro FN sur une école de Marville « a mort les arabes » « bleu marine »

Tags racistes et pro FN sur une école de Marville a mort les arabes bleu marine

Ce sont les professeurs qui ont appelé la gendarmerie, ce vendredi matin. Les enfants de l’école primaire et élémentaire de Marville ont découvert plusieurs inscriptions sur les murs de leur établissement au moment d’entrer en classe. Croix gammées, inscriptions racistes ou encore une insulte au maire de la commune en place Jean-Michel Jodin. Tout cela en peinture orange, dans un périmètre historique protégé.

Comment expliquer la situation aux enfants de cette école qui compte 90 élèves ? La direction de l’établissement a, elle éludé le problème en empêchant carrément les têtes blondes de se rendre dans la cour de récréation, à 10 h. « On nous a demandé un nettoyage express ! C’est impossible », tranche le premier adjoint au maire, Francis Bonne, complètement dépité face à cette situation.

L’élu est allé acheter des produits nettoyants dans un magasin mais les murs tagués sont en pierre ancienne et ce sera difficile de faire disparaître rapidement les inscriptions.

Il n’y a pas que l’école qui a été touchée. L’hôtel Renaissance, qui appartient à l’ancien maire a aussi été tagué d’une croix gammée, tout comme la maison du garde-pêche. Une des inscriptions appelle à voter Front national et une autre porte la mention : « La France au Français. » Les gendarmes de Montmédy ont ouvert une enquête.

Est Républicain

Accusée d’intégrisme, une école catholique dans la tourmente

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Qui se cache derrière le cours le Sénevé de Castres ? Accusé d’intégrisme par l’opposition municipale, l’association à l’origine de cette école se révèle être composée de personnes proches des milieux catholiques traditionalistes, de l’extrême droite et d’avoir un lien avec la majorité municipale.

Au cours le Sénevé de Castres, il y a tout d’abord les enseignants. Huit au total, du français au sport en passant par l’histoire biblique, présentés sur le site internet de l’école.

Marie-Geneviève Soleil est la directrice de l’établissement. Depuis le début de la polémique, c’est elle qui s’exprime pour défendre ce projet dont le but est « la formation de la personne dans toutes ses dimensions : esprit, âme, cœur et corps. » Agrégée de Philosophie, enseignante en lycée durant 15 ans, professeur de français et de latin au Sénevé, son nom apparaît depuis plusieurs années lors des université d’été du Centre Charlier. En juillet 2014, elle participait à une conférence sur le thème de « L’éducation des enfants : le carcan totalitaire, les libertés à reconquérir« .

Marie-Geneviève Soleil, est la directrice du Cours le Sénevé. Agrégée de Philosophie, elle participe à des conférences de l'établissement culturel catholique et traditionaliste, le Cercle Charlier.L’ombre de Bernard Antony

Le Centre Charlier est un établissement culturel catholique traditionaliste crée par son père, un certain Bernard Antony. Cette figure de l’extrême droite, ancien député européen est bien connu notamment dans le Tarn pour avoir été le candidat du Front National à la mairie de Castres en 2001. 

Le 8 février 2014, Bernard Antony, président de l’AGRIF, prononce son discours lors de la demande de dissolution des Femen.

Comme le raconte la Dépêche du Midi, une femme se trouve en deuxième position sur sa liste lors de cette élection. Elle se nomme Françoise Canac. Candidate du FN aux législatives de 2002 sur la circonscription de Castres, son nom et son visage s’affiche aujourd’hui sur le site du cours le Sénevé. Elle est le professeur de Mathématiques de l’école.

Son mari, Patrick Canac, également candidat frontiste en neuvième position sur la liste de Bernard Antony en 2001, est l’un des fondateurs et le trésorier de l’association « les amis du Sénevé », structure à l’origine de la création de l’établissement scolaire.

Françoise Canac est professeur de Mathématiques au Cours le Sénevé et ancienne candidate du Front National sur CastresDes membres actifs de la Manif pour Tous

Parmi les autres enseignants, Béatrice Parmentier en charge de l’histoire Biblique. Ancienne vice-présidente du Secours Catholique du département, cette diplômée d’HEC fut l’un des membres actifs sur le Tarn dans l’organisation des manifestations contre le mariage pour tous.

Béatrice Parmentier est professeur d'Histoire Biblique et l'un des membres actifs de la Manif pour Tous dans le Tarn.La femme d’un élu de la majorité municipale de Castres

Dans les statuts « les amis du Sénevé » apparaissent les trois noms des fondateurs : Bertrand de Ligondès, infirmier et président de l’association, Patrick Canac et celui d’Alix Besançon. Cette dernière est l’épouse de Jean-Philippe Audouy. Cet élu municipal appartient à la majorité de Pascal Bugis. Délégué à la sécurité, il avait fait polémique en 2010 pour ses positions anti-IVG.

France 3