Afrique du sud : des «racistes blancs» tentent d’enfermer un Noir dans un cercueil en menaçant de le brûler vivant

Afrique du Sud. Deux fermiers racistes ont maltraité un jeune homme et diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux. Ils vont être jugés.

Deux Blancs sont poursuivis en Afrique du Sud pour avoir tenté d’enfermer dans un cercueil un jeune Noir et menacé de le brûler vivant, un incident enregistré sur une vidéo qui suscite une vive indignation dans un pays meurtri par des années de ségrégation raciale.

Willem O. et Theo J. doivent comparaître mercredi à Middelburg, dans la province du Mpumalanga (nord-est), pour agression et tentative de coups et blessures, a-t-on appris de source judiciaire. Sur une vidéo de 20 secondes, on voit un jeune homme Noir vivant allongé dans un cercueil, qui est posé à même un sol poussiéreux et rocailleux. Un homme Blanc tente alors de refermer le cercueil, tandis que la victime gémit et essaie coûte que coûte de l’en empêcher.

«Tu veux parler ? Allez, allez. On va jeter de l’essence», menace l’un des hommes Blancs en afrikaans, la langue natale de nombreux fermiers sud-africains Blancs. La vidéo, qui n’est pas datée, a été diffusée sur les médias sociaux. Les deux hommes poursuivis sont également accusés d’avoir voulu introduire un serpent dans le cercueil.

«Une humiliation pour tout le peuple noir»

Le parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF) s’est emparé de l’affaire. Il organise un rassemblement mercredi devant le tribunal de Middelburg pour protester contre le racisme en Afrique du Sud. «Les deux hommes Blancs (…) ont frappé un type Noir, Victor Rethabile Mlotshwa, et l’ont mis dans un cercueil», selon un communiqué de l’EFF.

«Ces racistes Blancs ont ensuite filmé une vidéo et l’ont mise sur les médias sociaux pour s’amuser (…). Cette humiliation n’est basée sur rien d’autre que sur la couleur de peau. C’est une humiliation pour tout le peuple noir», a estimé l’EFF.

Vingt-deux ans après la fin officielle du régime raciste de l’apartheid et l’élection de son premier président noir, Nelson Mandela, l’Afrique du Sud se débat toujours avec les démons du passé. Les relations entre la majorité noire et les Blancs restent extrêmement compliquées et les controverses raciales – largement exploitées par la classe politique – fréquentes.

TDG

Lissage obligatoire et autres maltraitances racistes pour des lycéennes d’Afrique du Sud

Traces de l’apartheid, scandale raciste pour la rentrée scolaire 2016 en Afrique du Sud. Un lycée huppé de Pretoria, capitale administrative du pays, principalement fréquenté par des enfants de la bourgeoisie blanche, interdit aux rares filles noires de venir les cheveux au naturel, en coiffure « afro », c’est à dire non lissés artificiellement.

« Des enseignants leur disent qu’elles ressemblent à des singes ou ont des nids sur la tête, a-t-il ajouté. Le règlement intérieur (…) doit être revu et dans l’immédiat, le paragraphe sur le style de cheveux doit être suspendu. »

Discriminations racistes en tout genre

Lors de leur rencontre avec les autorités provinciales, des élèves ont aussi affirmé ne pas être autorisées à parler dans l’établissement leur langue locale et être victimes de discrimination de la part d’enseignants et d’élèves blancs.

Le ministère a également dénoncé l’attitude du lycée qui a fait appel à la police et à des gardes armés lors d’une manifestation d’élèves noires coiffées de coupes afro et de tresses.

Mme Koketso Moeti de l’ONG Amandia Mobi n’est pas étonnée : « Cela montre qu’il reste des traces de l’héritage colonial dans notre système. On a pensé que mettre nos enfants noirs à l’école suffirait. Mais on n’a pas pensé que ces écoles avaient été conçues pour des blancs, avec  de très vieux codes de conduite. »

Le lycée accueillait seulement des Blancs jusqu’à la fin officielle du régime raciste d’apartheid en 1994. Depuis, les élèves noirs et métis y sont admis.

TV5 Monde

Afrique du Sud : un lycée interdit aux jeunes filles noires leur coupe Afro

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Le nouveau règlement intérieur d’un Lycée de Prétoria en a surpris plus d’un. En effet, rapporte Jeune Afrique, « une pétition a rassemblée ce lundi près de 10.000 signatures » pour permettre aux jeunes filles de venir en classe avec leur « cheveux au naturel ». Beaucoup qualifient un tel règlement de « raciste » et relevant d’une époque que l’on pensait révolue.

La pétition adressée au ministre provincial de l’Education nationale, Panyaza Lesufi, , toujours selon l’hebdomadaire, réclame que des sanctions soient prises contre les enseignants auteurs de telles mesures humiliantes et racistes. Mais pour le moment, les autorités locales en charge de l’éducation privilégient la voie du dialogue.

Dans la même contestation, les étudiants affirment également qu’il leur ait interdit de s’exprimer dans une autre langue que l’anglais au sein de l’établissement. Evidemment, le premier soutien politique est venu du contestataire Julius Malema, responsable du parti des Combattants pour la liberté économique (Economic Freedoom Fighters, EFF).

« Il est regrettable qu’après 22 ans de démocratie, il y ait toujours des institutions qui cherchent à supprimer l’esthétique et la culture noire« , a dit le jeune leader politique qui a été crédit de près de 8% des voix lors des récentes élections locales.

360 Afrique

Afrique du Sud: amende de 10.000 USD pour avoir comparé les Noirs à des singes

Le gouvernement a salué la décision de justice qui « sert d’avertissement à ceux qui perpétuent le racisme ».
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Un tribunal sud-africain a condamné vendredi à une amende de 10.000 dollars une agente immobilière blanche qui avait comparé des Noirs à des singes sur Facebook, provoquant un tollé dans un pays traumatisé par des décennies de discriminations raciales.

Penny Sparrow a été reconnue coupable d' »incitation à la haine ». L’argent de son amende sera reversée à une organisation non-gouvernementale qui promeut la culture et le patrimoine, selon la décision de justice.

Irritée par les détritus laissés sur les plages lors des festivités du Nouvel An, Penny Sparrow, agente immobilière du KwaZulu-Natal (est), s’était lâchée en début d’année sur Facebook: « J’appellerai désormais les Noirs sud-africains des singes, puisque les adorables petits singes sauvages font la même chose qu’eux: ramasser et jeter les déchets« .

Son commentaire avait provoqué l’émoi et alimenté la surenchère en Afrique du Sud, 22 ans après la fin officielle du régime de l’apartheid.

 

I24

Les USA auraient contribué a l’arrestation de Nelson Mandela, affirme un agent de la CIA

Nelson Mandela visiting his former prison cell at Robben Island

Nelson Mandela a-t-il été trahi par les Américains lors de son arrestation en 1962 ? C’est ce qui ressort d’une interview avec un ancien agent de la CIA révélée aujourd’hui par le Sunday Times. Convaincus que Mandela était à la solde de Moscou, les Etats-Unis auraient fait en sorte que le chef de la branche armée de l’ANC soit arrêté.

Personne n’a jamais su qui avait « vendu » Nelson Mandela à la police en août 1962. La rumeur d’une implication de la CIA court depuis longtemps. Un ancien agent américain, Donald Rickard, lui donne de l’épaisseur dans une interview accordée au réalisateur britannique John Irvin.

Cette interview a été enregistrée en mars, deux semaines seulement avant la mort de Donald Rickard. A l’époque, l’homme était vice-consul des Etats-Unis à Durban, il affirme qu’il avait obtenu des informations sur les allées et venues de Mandela.  Il savait notamment que le militant anti-apartheid faisait souvent le trajet en voiture entre Johannesburg et Durban. Il en a informé la police sud-africaine qui n’a eu qu’à cueillir Mandela.

On connaît la suite. Mandela passera plus de 27 ans en prison. Si Rickard dit vrai, la CIA a donc soutenu le régime de l’apartheid. L’ANC, le parti de Mandela, ne voit rien de neuf dans ce témoignage. « Nous avons toujours su, dit un porte-parole, que des pays occidentaux agissaient contre nous. »

France Info

Afrique du Sud : une juge estime que le viol est un trait culturel des hommes noirs

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Une juge Blanche sud-africaine a été fermement condamné pour avoir déclaré sur les médias sociaux que le viol faisait partie de la culture des hommes noirs.

la juge Mabel Jansen a déclaré que le viol des bébés, des filles et des femmes a été considérée comme un passe-temps « agréable » pour les hommes noirs.

Une pétition a été lancée pour demander son retrait en tant que juge. Elle a dit que ses commentaires ont été pris hors contexte.

L’Afrique du Sud a été frappée par une série de racisme au cours des derniers mois, déclenché par des commentaires sur les médias sociaux.

Le gouvernement a répondu en disant qu’il a l’intention de renforcer les lois anti-racisme.

BBC

Le parti au pouvoir accuse les USA de préparer un «printemps arabe» en Afrique du Sud

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Keith Khoza, un porte-parole du parti au pouvoir en Afrique du Sud, l’ANC (African National Congress) a accusé ce dimanche 21 février l’ambassade américaine dans le pays de mener des «activités irrégulières» visant à renverser le pouvoir en place. 

Il a demandé au gouvernement américain des clarifications. Le secrétaire général du parti, Gwede Mantashe, avait indiqué la semaine dernière que les Etats-Unis planifiaient un changement de régime, sur le modèle des révolutions arabes.

Des changements sont actuellement à l’oeuvre au cœur du régime, évoquant des «réunions à l’ambassade américaine, à l’image de ce qu’il s’est passé en Libye et en Egypte sont en cours en Afrique du Sud, avait-il déclaré vendredi dernier.

RT