« Non, Israël n’est certainement pas le modèle à suivre »

Depuis le massacre du 14 juillet à Nice, l’attention s’est tournée vers Israël et ses techniques pour prévenir les attentats. Écrivains, dessinateurs, cinéastes, entre autres, signent cette tribune. Ils appellent à la vigilance face à la confusion des termes, et nous mettent en garde : « Non, Israël n’est certainement pas le ‘modèle’ à suivre. » 

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Cette tribune est co-signée par 

Julien Cendres, écrivain
Monique Chemillier- Gendreau, professeur émérite de droit public et science politique à l’Université Paris-Diderot
Alain Guiraudie, cinéaste et réalisateur
Tardi, dessinateur
Myriam Martin, porte parole d’Ensemble
Rony Brauman, médecin et essayiste
Verveine Angeli, Union Syndicale Solidaires
Philippe Poutou, porte parole du NPA
Dominique Grange, chanteuse engagée
Eric Hazan, éditeur

Depuis le terrible massacre à Nice, plus de 84 victimes et des centaines de blessés, des discours médiatiques et politiques de plus en plus nombreux comparent ce qui se produit en France et en Europe à la situation en Israël.

Ainsi, des recommandations de s’inspirer du « modèle israélien » sont énoncées par de nombreux intellectuels et représentants politiques, repris dans certains médias.

Cette analyse largement diffusée veut occulter une première différence fondamentale : Israël est une puissance occupante aux termes de toutes les normes du droit international et des décisions des Nations unies.

Elle occupe illégalement des territoires palestiniens depuis 1967. Il s’agit en réalité de la plus longue occupation militaire du XXe siècle.

Il y a deux ans, l’opération « bordure protectrice »

Israël serait donc passé maître dans la gestion du « terrorisme » et la « sécurisation » de ses sites et de ses citoyens.

Alors que l’occupation répond d’abord à une volonté expansionniste et colonialiste, c’est au nom de la « sécurité » qu’il justifie sa politique de colonisation des territoires palestiniens, qui a encore considérablement augmenté en 2016 : main de fer militaire et coloniale sur les territoires de Cisjordanie, expropriation de milliers de palestiniens à Jérusalem-Est, des villages de la vallée du Jourdain, le blocus de Gaza depuis dix ans, l’annexion du Golan syrien…

Il y a deux ans presque jour pour jour, Israël, dans l’opération « bordure protectrice » assassinait plus de 2.200 personnes dont 500 enfants, selon les chiffres des Nations Unies. Enfermés et sans recours dans Gaza assiégée, dans leur immense majorité des civils non armés, ils n’avaient nulle part ou fuir. Même les hôpitaux et les bâtiments de l’ONU étaient bombardés et détruits par l’aviation israélienne.

La résistance palestinienne n’a rien à voir avec Daech

Le second amalgame dangereux auquel procèdent ces discours est celui d’identifier la résistance populaire palestinienne au terrorisme de Daech, ou à toute attaque d’individus déséquilibrés qui s’y réfèrent.

La résistance populaire palestinienne n’a rien à voir avec la cruauté et la violence de Daech. Ni dans les causes ni dans les effets. Ceux qui cherchent à les assimiler sont avant tout des défenseurs de la politique israélienne dont ils adoptent le récit : il n’y a pas de Palestiniens opprimés, il n’y a que des terroristes violents.

Ce déni de la  réalité  et de la violence de l’occupation n’échappe pas aux sociétés civiles.

En réalité, Israël, par sa politique de conquête et d’annexion, participe considérablement à l’insécurité de cette région du monde. Cela a aussi pour conséquence de durcir la nature du régime israélien, de plus en plus ségrégatif et discriminant, qui utilise constamment le profilage ethnique et racial au nom de la sécurité. C’est ce  modèle que certains marchands de peur veulent imposer à notre société : un régime  raciste et discriminant , un modèle de guerre civile.

Israël : l’impasse sécuritaire

Pour notre part, nous appelons à la vigilance face à cette redoutable confusion des termes, qui consiste non seulement à faire oublier la source de la violence, l’occupation illégale d’un peuple et la colonisation de ses territoires, mais aussi à nous présenter comme un modèle la répression de la résistance du peuple palestinien.

Israël est aussi tout au contraire le constat patent de l’échec de la politique sécuritaire. Le mur de séparation construit par Israël, les centaines de checkpoints pour ne citer que ces exemples, n’ont jamais pu empêcher des Palestiniens de se révolter contre leur oppresseur. Si cette politique répressive payait cet État ne devrait-il pas vivre en paix depuis longtemps ?

Faut-il rappeler que l’insécurité permanente de cet État due à sa politique est aussi une arme de gouvernance ? Israël vit en effet sous État d’urgence permanent depuis des décennies.
Non, Israël n’est certainement pas le « modèle » à suivre. Bien au contraire, c’est l’impasse sécuritaire dans laquelle nous ne voulons surtout pas nous retrouver pris au piège à l’avenir.

L’Obs

Palestine : une fillette roule dans une rue réservée aux colons juifs, Tsahal jette son vélo

Une scène d’humiliation a eu lieu dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie, lorsque deux militaires israéliens armés ont fait fuir une fillette palestinienne de huit ans qui aurait roulé avec son vélo sur une route réservée aux colons.

Dans la vidéo, diffusée sur YouTube par l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem, on voit l’un des officiers, armé, faire fuir la fillette de huit ans en pleurs. Un autre arrive ensuite, se saisit du vélo et le jette dans un buisson aux alentours.

La scène s’est déroulée le 25 juillet 2016 dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée.

Selon l’ONG, la petite fille, Anwar Burqan, avait «roulé sur la route pavée [de al-Ibrahimi], qui est réservée aux colons» israéliens. Les Palestiniens doivent, eux, emprunter un autre chemin de terre, depuis que les forces de Tsahal ont séparé les deux voies par une clôture, en septembre 2012.

Malgré des protestations internationales, Israël continue régulièrement de construire de nouvelles colonies, illégales au regard de l’ONU, sur des territoires que l’Etat hébreu occupe depuis la guerre de 1967.

Aujourd’hui, plus de 500 000 colons israéliens sont implantés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Outre B’Tselem, l’organisation Amnesty International a dénoncé, dans son rapport «Israël et territoires palestiniens occupés 2015/2016», les violations des droits de l’homme accompagnant le processus de colonisation, dont l’un des exemples est la construction de routes interdites aux Palestiniens et réservées aux colons.

RT

Les USA auraient contribué a l’arrestation de Nelson Mandela, affirme un agent de la CIA

Nelson Mandela visiting his former prison cell at Robben Island

Nelson Mandela a-t-il été trahi par les Américains lors de son arrestation en 1962 ? C’est ce qui ressort d’une interview avec un ancien agent de la CIA révélée aujourd’hui par le Sunday Times. Convaincus que Mandela était à la solde de Moscou, les Etats-Unis auraient fait en sorte que le chef de la branche armée de l’ANC soit arrêté.

Personne n’a jamais su qui avait « vendu » Nelson Mandela à la police en août 1962. La rumeur d’une implication de la CIA court depuis longtemps. Un ancien agent américain, Donald Rickard, lui donne de l’épaisseur dans une interview accordée au réalisateur britannique John Irvin.

Cette interview a été enregistrée en mars, deux semaines seulement avant la mort de Donald Rickard. A l’époque, l’homme était vice-consul des Etats-Unis à Durban, il affirme qu’il avait obtenu des informations sur les allées et venues de Mandela.  Il savait notamment que le militant anti-apartheid faisait souvent le trajet en voiture entre Johannesburg et Durban. Il en a informé la police sud-africaine qui n’a eu qu’à cueillir Mandela.

On connaît la suite. Mandela passera plus de 27 ans en prison. Si Rickard dit vrai, la CIA a donc soutenu le régime de l’apartheid. L’ANC, le parti de Mandela, ne voit rien de neuf dans ce témoignage. « Nous avons toujours su, dit un porte-parole, que des pays occidentaux agissaient contre nous. »

France Info

L’Unesco «condamne vivement» l’occupation israélienne des sites palestiniens

Les autorités israéliennes se sont offusquées d’une résolution de l’Unesco qui affirme que le Mont du Temple et les lieux saints à Hébron et Bethléem sont une «partie intégrante de la Palestine».

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L’organisation a également critiqué Israël, «la puissance occupante», pour avoir installé de fausses tombes dans les cimetières musulmans. Deux destinations touristiques, la Grotte des Patriarches, au cœur de la vieille ville d’Hébron et le Tombeau de Rachel à Bethléem, sont appelés «sites palestiniens» dans le texte. Le projet de résolution du conseil exécutif de l’Unesco sur la Palestine occupée a été publié le 11 avril.

L’organisation onusienne «condamne fermement les agressions israéliennes»

L’Unesco «réaffirme que les deux sites concernés situés à Hébron et à Bethléem font partie intégrante de la Palestine». L’organisation «désapprouve les fouilles illégales israéliennes en cours, travaux, construction de routes privées pour les colons et un mur de séparation à l’intérieur de la vieille ville d’Hébron, qui affectent de façon négative l’intégrité du site».

Les musulmans se réfèrent au Mont du Temple par son nom arabe, Al-Haram Al-Sharif, et son site sacré, la Mosquée Al-Aqsa. L’organisation onusienne «condamne fermement les agressions israéliennes et les mesures illégales prises contre la liberté de culte et l’accès des musulmans à leurs sites saints d’Al-Aqsa et d’Al-Haram Al Sharif, et demande à Israël, puissance occupante, de respecter le statu quo historique et de cesser immédiatement ces mesures», précise le texte.

L’Unesco a appelé Israël à mettre un terme à «l’interdiction faite aux musulmans d’enterrer leurs morts dans certains espaces et de planter des fausses tombes juives dans d’autres espaces du cimetière musulman». «Le blocus israélien continu de la bande de Gaza» a également été condamné, de même que «les attaques contre les écoles et autres établissements éducatifs et culturels et le refus d’accès à l’éducation». Il provoque un «nombre intolérable de victimes parmi les enfants palestiniens», peut-on lire encore dans le document.

Ce n’est pas la première résolution de l’Unesco qui condamne Israël pour l’agression des sites saints de Jérusalem et de la Cisjordanie. En octobre 2015, l’Unesco avait publié un document blâmant Israël pour avoir limité l’accès des musulmans à la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem. Il réaffirmait que le Caveau des Patriarches à Hébron et le Tombeau de Rachel à Bethléem étaient des sites palestiniens.

RT

Israël érige son mur de séparation dans un secteur chrétien pour « confisquer les terres »

Le projet avait donné lieu à une vive résistance de la communauté chrétienne palestinienne locale qui déplore une « confiscation de ses terres ».

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Israël a commencé à ériger son mur de séparation avec la Cisjordanie occupée dans un secteur où le projet a donné lieu à une farouche résistance de la communauté chrétienne palestinienne locale, a constaté un photographe de l’Agence France-Presse jeudi. Après des mois de travaux préparatoires, des grues disposaient jeudi des blocs de béton de huit mètres de haut dans le secteur majoritairement chrétien de Beit Jala et de la vallée de Crémisan, non loin de la ville de Bethléem.

Nicola Khamis, maire de Beit Jala, a condamné ce qu’elle considère comme une appropriation de terres par Israël. « Ces terres sont à nos familles, à nos enfants », a-t-elle dit au téléphone à l’Agence France-Presse près des lieux de la construction.

Contestée par les Palestiniens sur tout son parcours, la construction du mur a rencontré une résistance particulière autour de Beit Jala. La communauté chrétienne avait réussi à mobiliser le pape en sa faveur. Elle avait manifesté à maintes reprises et saisi la justice israélienne.

Vive protestation

L’affaire avait suscité d’autant plus d’attention que le mur devait passer entre un monastère et un couvent de l’ordre salésien. Les habitants protestent contre la confiscation de leurs terres et la fragmentation de leur vie.

Les Palestiniens voient aussi dans le tracé du mur le moyen pour Israël d’étendre encore les colonies adjacentes de Gilo et Har Gilo, illégales aux yeux de la communauté internationale.

De nouvelles frontières ?

Interrogée, l’armée israélienne a renvoyé au ministère de la Défense, qui n’a pas répondu aux sollicitations de l’Agence France-Presse. La construction du mur dans le secteur est « cohérente avec la politique d’apartheid du gouvernement israélien en Cisjordanie », a dit Xavier Abou Eid, un porte-parole de l’Organisation de libération de la Palestine.

Israël a commencé en 2002, en pleine intifada, à construire cette barrière censée le protéger des attaques venues de Cisjordanie. Achevée aux deux tiers, elle doit atteindre, à terme, environ 700 kilomètres. Elle est l’une des matérialisations les plus frappantes du conflit et, pour les Palestiniens, l’un des symboles les plus honnis de l’occupation. Non seulement elle empoisonne la vie des Palestiniens, mais elle est accusée d’établir de fait de nouvelles frontières : son tracé se trouve à 85 % en Cisjordanie, isolant 9,4 % du territoire palestinien, selon l’ONU. La Cour internationale de justice a jugé le 9 juillet 2004 illégale la construction du mur et exigé son démantèlement, de même que l’Assemblée générale de l’ONU.

Le Point

Le métro de Londres envahi par une campagne dénonçant «l’apartheid israélien»

Afin de marquer le douzième anniversaire de la «Semaine de l’apartheid», les activistes du mouvement Boycott Désinvestissement Sanctions ont placardé 500 affiches choc dans le métro londonien, entraînant la colère des supporters de l’Etat juif. 

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Une affiche mentionne la vision biaisée de la BBC concernant le conflit israélo-palestinien. Sur le visuel, on peut lire une citation émanant d’un ancien correspondant de la chaîne de télévision britannique au Moyen-Orient, Tim Llewellyn : «Nous nous sommes habitués au fait que, dans une salle de rédaction de la BBC, une vie israélienne a une valeur infiniment plus grande que celle des Palestiniens».

Une autre, intitulée «L’apartheid est génial», dénonce le fait que «plus de cent entreprises britannique ont fourni du matériel militaire à Israël, ont profité de l’apartheid israélien et contribué à la punition collective militarisée des Palestiniens».

Une autre dénonce l’implication de la société britannico-danoise G4S dans les prisons israéliennes, ou encore les checkpoints en territoires occupés. Selon l’affiche, «plus de cinq cent enfants sont détenus dans des prisons G4S chaque année», cellules dans lesquelles les Palestiniens seraient sujets à «des agressions sexuelles, et de la torture afin d’obtenir des aveux».

RT