Les membres d’une association pro palestinienne menacés de mort par des groupuscules d’extrême droite

Le 4 mars 2017, un groupe dénommé la Brigade juive a lancé un ultimatum aux membres dirigeants de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) : si l’AFPS ne cessait pas d’appeler au boycott des produits israéliens, les coordonnées personnelles des membres de son conseil national seraient rendues publiques.

Depuis le 8 mars 2017, des militants français des droits du peuple palestinien font l’objet d’une campagne scandaleuse de menaces, d’intimidations et de harcèlement.

Cette menace a été mise à exécution le 8 mars dernier, et relayée par les sites de la Ligue de Défense Juive, de JSSNews (basé en Israël) et de coolamnews . Depuis, plusieurs membres dirigeants de l’AFPS ont reçu des menaces de mort : les auteurs menaçaient de s’en prendre à leur famille ou à leurs enfants, de brûler leur domicile…

Certains ont répandu des rumeurs malveillantes, allant jusqu’à déclencher l’intervention des pompiers avec l’annonce erronée du suicide du président et du Secrétaire général. Cette vague de harcèlement fait suite à des menaces déjà prononcées contre des dirigeants de l’AFPS ces derniers mois.

Amnesty International

Le gouvernement doit dissoudre les groupuscules d’extrême droite LDJ et BJ

(…)

BJ et LDJ sont les relais, en France, de l’extrême droite colonialiste israélienne et de la politique de l’actuel gouvernement israélien qui a déclaré une sorte de guerre, en y mettant des moyens considérables, à toute association ou individu qui participe à la campagne BDS International.

Parti Communiste Français

La LDH tient à manifester toute sa solidarité envers les militants de l’AFPS qui, à la suite de la publication de ces informations, ont reçu de graves menaces, y compris pour leur vie. Elle se montrera solidaire des actions en justice que ces militants entreprendront.

Enfin, elle demande instamment aux pouvoirs publics de prendre toutes leurs responsabilités pour faire enfin cesser des agissements qui n’ont que trop duré.

Ligue des Droits de l’Homme

Les communistes du Val-de-Marne menacés de mort par des militants pro-israeliens

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« Rien ne nous fera dévier d’un centimètre sur nos engagements, nos convictions, nos solidarités avec le peuple palestinien ». Le ton était grave ce lundi soir aux vœux du PCF du Val-de-Marne.

Le secrétaire départemental Fabien Guillaud-Bataille a révélé devant plusieurs dizaines d’élus et de militants réunis dans l’espace Robespierre à Ivry-sur-Seine, « les menaces de mort de la part de hackers et fanatiques » dont ont été victimes le parti et des membres du Mouvement Jeunes Communistes français (MJCF) du Val-de-Marne en décembre. Une plainte contre X a été déposée. Une enquête a été ouverte.

(…)

Le MJCF 94 est pris à partie par un groupe extrémiste pro israélien qui a repris la vidéo de l’action BDS. « Des membres ont été insultés sur notre Facebook, sur leurs profils, ou directement dans les commentaires sur le site de ces extrémistes », poursuit Mehdi. Ainsi, parmi l’avalanche de messages, peut-on lire encore « un bon communiste est un communiste mort ».

Le Parisien

Jean-François Kahn : Le CRIF, « simple organisation de promotion des idées de l’extrême droite israélienne ? »

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Un événement ridicule, qui s’est déroulé l’autre dimanche à Paris, et est passé quasiment inaperçu n’en est pas moins préoccupant.

Quelque mille personnes, à l’appel du Crif, ont manifesté contre la tenue à Paris de et, comme par voie de conséquence, ont hué toute référence à la solution des « deux Etats », c’est-à-dire à la proposition de parvenir à la paix, entre Israéliens et Palestiniens, grâce à l’acceptation de l’émergence d’une identité palestinienne à côté d’une identité israélienne. Solution à laquelle, évidemment, une très forte majorité de juifs français est favorable.

Est-ce à dire donc – l’information serait de taille – que le Crif, qui était, à l’origine, un organisme – éminemment utile et nécessaire – de représentation et de défense de la communauté juive française, s’est dissous pour se transformer en simple organisation de promotion des idées de la droite et de l’extrême droite israélienne ? A quand une motion de soutien à Donald Trump ?

Marianne

Le pape François et le président Abbas inaugurent l’ambassade de Palestine au Vatican

Le pape François a reçu, ce samedi, en audience privée au Vatican, le président palestinien Mahmoud Abbas. Ce dernier a ensuite inauguré l’ambassade palestinienne auprès du Saint-Siège.

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La représentation diplomatique palestinienne se trouve dans un immeuble face au Vatican, un bâtiment qui abrite déjà les ambassades du Pérou et du Burkina Faso auprès du Saint-Siège.

Un communiqué du Vatican a par la suite « exprimé l’espoir que des négociations directes entre les deux parties puissent reprendre afin de mettre un terme à la violence qui cause des souffrances inacceptables aux populations civiles et de parvenir à une solution juste et durable ».

« Il est souhaitable de prendre des mesures, avec le soutien de la communauté internationale, favorisant la confiance réciproque et contribuant à créer un climat permettant de prendre des décisions courageuses en faveur de la paix », selon la même source.

Cet accord, qui est intervenu deux ans après la reconnaissance par le Vatican de la Palestine en tant qu’État, a provoqué la colère d’Israël, qui a aussi peu apprécié que le pape ait qualifié M. Abbas d’« ange de la paix » lors de leur rencontre en mai 2015.

Ouest France

Reconnaissance de l’Esplanade des Mosquées par l’UNESCO : les juifs de France et des élus manifestent à Paris

Le CRIF et le Consistoire protestent devant le Quai d’Orsay après l’absence d’opposition de la France aux 2 résolutions votées en octobre sur la reconnaissance des lieux saints de Jerusalem sous occupation israélienne.

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Le CRIF, exceptionnellement rejoint par le Consistoire, organise une manifestation de protestions jeudi en face du Quai d’Orsay à 18h (heure française) en réaction au vote de deux résolutions sur Jérusalem ce mois-ci par des commissions de la branche culturelle des Nations unies.

La France fait partie des 26 pays qui se sont abstenus pendant le vote de la première résolution, qui a été présentée par les Palestiniens et acceptée le 13 octobre.

 

 

 

 

Time Of Israel

La Belgique condamne la poursuite de la colonisation de la Palestine par Israël

Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a « fermement condamné » mardi l’adoption par Israël de plans de construction de 463 logements ainsi que l’approbation rétroactive de 179 autres logements dans différentes colonies de Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis près de 50 ans.

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« Ces décisions portent à 2706 le nombre de logements concernés par des plans de colonisation depuis janvier 2016« , a-t-il rappelé dans un communiqué.

Selon M. Reynders (MR), la Belgique rappelle que, comme l’avait souligné le Quartette pour le Proche-Orient (Nations unies, Union européenne, États-Unis, Russie) dans son rapport publié le 1er juillet, ces décisions compromettent gravement toute possibilité de paix et minent progressivement la viabilité d’une solution à deux États.

« Tout comme l’Union européenne, la Belgique réitère sa ferme opposition à la politique de colonisation menée par Israël et aux mesures prises dans ce cadre« , a ajouté le chef de la diplomatie belge.

La Belgique ne reconnaîtra aucun changement aux frontières de 1967, excepté ceux qui seraient agréés par les deux parties, a-t-il conclu.

La colonisation, c’est-à-dire la construction de colonies  civiles sur des terres occupées par Israël depuis 1967, est considérée comme illégale par la communauté internationale, mais s’est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, y compris celui que dirige actuellement Benjamin Netanyahu.

RTBF

L’ONU dénonce une « poussée » de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée

L’ONU a dénoncé aujourd’hui une « poussée » de la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est depuis la publication fin juin du rapport du Quartette sur le Proche-Orient qui condamnait cette politique.

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« Les recommandations continuent d’être bafouées, y compris par une poussée des annonces par Israël liées à la colonisation et la poursuite des démolitions » d’habitations palestiniennes, a déclaré devant le Conseil de sécurité l’envoyé spécial de l’ONU au Proche-Orient, Nickolay Mladenov. M. Mladenov a ainsi recensé des projets de construction de plus de 1.700 logements annoncés par le gouvernement israélien depuis le 1er juillet, dont plus de 1.000 à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée par Israël.

« Comment la construction de 1.700 logements pourrait-elle rapprocher les deux parties d’une paix négociée, préserver une solution à deux Etats, donner de l’espoir à la population palestinienne et améliorer la sécurité d’Israël », s’est-il interrogé.

Israël prépare aussi une possible saisie de terres en Cisjordanie, pour relocaliser les habitants de la colonie sauvage d’Amona et la rendre légale aux yeux de la législation israélienne, une initiative qui « établirait un précédent » selon M. Mladenov. « Tous ces projets créeraient essentiellement de nouvelles colonies illégales et je demande à Israël de les stopper et de revenir sur ces décisions« , a-t-il déclaré. « Soyons clairs », a-t-il ajouté: « aucune acrobatie juridique ne peut changer le fait que ces postes avancés — qu’ils soient « légalisés » selon la loi israélienne ou non (…) — demeurent illégaux au regard des lois internationales ».

M. Mladenov a dénoncé aussi des destructions de logements habités par des Bédouins dans le sud de la Cisjordanie (« Zone C »), notamment à Susiya, qui « incitent de plus en plus ces communautés à partir ».

Le Figaro

« Non, Israël n’est certainement pas le modèle à suivre »

Depuis le massacre du 14 juillet à Nice, l’attention s’est tournée vers Israël et ses techniques pour prévenir les attentats. Écrivains, dessinateurs, cinéastes, entre autres, signent cette tribune. Ils appellent à la vigilance face à la confusion des termes, et nous mettent en garde : « Non, Israël n’est certainement pas le ‘modèle’ à suivre. » 

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Cette tribune est co-signée par 

Julien Cendres, écrivain
Monique Chemillier- Gendreau, professeur émérite de droit public et science politique à l’Université Paris-Diderot
Alain Guiraudie, cinéaste et réalisateur
Tardi, dessinateur
Myriam Martin, porte parole d’Ensemble
Rony Brauman, médecin et essayiste
Verveine Angeli, Union Syndicale Solidaires
Philippe Poutou, porte parole du NPA
Dominique Grange, chanteuse engagée
Eric Hazan, éditeur

Depuis le terrible massacre à Nice, plus de 84 victimes et des centaines de blessés, des discours médiatiques et politiques de plus en plus nombreux comparent ce qui se produit en France et en Europe à la situation en Israël.

Ainsi, des recommandations de s’inspirer du « modèle israélien » sont énoncées par de nombreux intellectuels et représentants politiques, repris dans certains médias.

Cette analyse largement diffusée veut occulter une première différence fondamentale : Israël est une puissance occupante aux termes de toutes les normes du droit international et des décisions des Nations unies.

Elle occupe illégalement des territoires palestiniens depuis 1967. Il s’agit en réalité de la plus longue occupation militaire du XXe siècle.

Il y a deux ans, l’opération « bordure protectrice »

Israël serait donc passé maître dans la gestion du « terrorisme » et la « sécurisation » de ses sites et de ses citoyens.

Alors que l’occupation répond d’abord à une volonté expansionniste et colonialiste, c’est au nom de la « sécurité » qu’il justifie sa politique de colonisation des territoires palestiniens, qui a encore considérablement augmenté en 2016 : main de fer militaire et coloniale sur les territoires de Cisjordanie, expropriation de milliers de palestiniens à Jérusalem-Est, des villages de la vallée du Jourdain, le blocus de Gaza depuis dix ans, l’annexion du Golan syrien…

Il y a deux ans presque jour pour jour, Israël, dans l’opération « bordure protectrice » assassinait plus de 2.200 personnes dont 500 enfants, selon les chiffres des Nations Unies. Enfermés et sans recours dans Gaza assiégée, dans leur immense majorité des civils non armés, ils n’avaient nulle part ou fuir. Même les hôpitaux et les bâtiments de l’ONU étaient bombardés et détruits par l’aviation israélienne.

La résistance palestinienne n’a rien à voir avec Daech

Le second amalgame dangereux auquel procèdent ces discours est celui d’identifier la résistance populaire palestinienne au terrorisme de Daech, ou à toute attaque d’individus déséquilibrés qui s’y réfèrent.

La résistance populaire palestinienne n’a rien à voir avec la cruauté et la violence de Daech. Ni dans les causes ni dans les effets. Ceux qui cherchent à les assimiler sont avant tout des défenseurs de la politique israélienne dont ils adoptent le récit : il n’y a pas de Palestiniens opprimés, il n’y a que des terroristes violents.

Ce déni de la  réalité  et de la violence de l’occupation n’échappe pas aux sociétés civiles.

En réalité, Israël, par sa politique de conquête et d’annexion, participe considérablement à l’insécurité de cette région du monde. Cela a aussi pour conséquence de durcir la nature du régime israélien, de plus en plus ségrégatif et discriminant, qui utilise constamment le profilage ethnique et racial au nom de la sécurité. C’est ce  modèle que certains marchands de peur veulent imposer à notre société : un régime  raciste et discriminant , un modèle de guerre civile.

Israël : l’impasse sécuritaire

Pour notre part, nous appelons à la vigilance face à cette redoutable confusion des termes, qui consiste non seulement à faire oublier la source de la violence, l’occupation illégale d’un peuple et la colonisation de ses territoires, mais aussi à nous présenter comme un modèle la répression de la résistance du peuple palestinien.

Israël est aussi tout au contraire le constat patent de l’échec de la politique sécuritaire. Le mur de séparation construit par Israël, les centaines de checkpoints pour ne citer que ces exemples, n’ont jamais pu empêcher des Palestiniens de se révolter contre leur oppresseur. Si cette politique répressive payait cet État ne devrait-il pas vivre en paix depuis longtemps ?

Faut-il rappeler que l’insécurité permanente de cet État due à sa politique est aussi une arme de gouvernance ? Israël vit en effet sous État d’urgence permanent depuis des décennies.
Non, Israël n’est certainement pas le « modèle » à suivre. Bien au contraire, c’est l’impasse sécuritaire dans laquelle nous ne voulons surtout pas nous retrouver pris au piège à l’avenir.

L’Obs

Une pétition demande à Google de placer à nouveau la Palestine sur Google Maps

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Si vous tapez le mot Palestine dans Google, vous tombez sur la zone qui correspond à son territoire, mais aucun nom n’est indiqué sur la carte.

Sur Change.org les pétitionnaires accusent Google de prendre parti dans le conflit, de ne pas reconnaître l’Etat palestinien alors que l’Etat d’Israël, lui, est marqué en toutes lettres sur le service de cartographie Google Maps.

Signer la pétition

France Inter

Cisjordanie occupée : israël détruit encore cinq maisons palestiniennes

La destruction de ces maisons, dont certaines ont été financées par l’Union européenne, laisse 27 Palestiniens sans-abri, a indiqué une ONG israélienne.

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Israël a détruit mardi matin cinq habitations en Cisjordanie occupée, a rapporté une ONG israélienne et les Palestiniens. Tôt dans la matinée, les bulldozers israéliens ont détruit cinq préfabriqués, dont certains portaient le sigle bleu de l’Union européenne.

27 Palestiniens à la rue, dont 16 mineurs. Des habitants ont été évacués manu militari par des policiers israéliens alors qu’ils tentaient de s’opposer à ces démolitions. En fin de matinée, il ne restait que des plaques de tôle tordues et quelques effets personnels parmi lesquels des enfants jouaient sous un soleil brûlant. Vingt-sept personnes, dont 16 mineurs, sont désormais sans-abri, a indiqué l’ONG israélienne B’Tselem, qui dénonce régulièrement les exactions de l’armée et de la police israéliennes dans les Territoires palestiniens. « Trois de ces habitations avaient été financées par l’Union européenne », a également précisé l’ONG.

Dans un communiqué, le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a accusé Israël de « détruire inlassablement des maisons palestiniennes pour laisser le champ libre à l’expansion illégale de la colonisation« , alors qu’Oum el-Kheir se trouve à proximité de la colonie israélienne de Karmel.

L’Etat hébreu fait lui valoir que les habitants n’ont pas obtenu de permis de construire, qu’il ne délivre qu’au compte-goutte aux Palestiniens. Près de 600.000 colons israéliens vivent actuellement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, territoire palestinien également occupé par Israël. La communauté internationale voit dans leur présence sur ces terres un obstacle majeur à la création d’un Etat palestinien et donc à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Europe 1

Palestine : une fillette roule dans une rue réservée aux colons juifs, Tsahal jette son vélo

Une scène d’humiliation a eu lieu dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie, lorsque deux militaires israéliens armés ont fait fuir une fillette palestinienne de huit ans qui aurait roulé avec son vélo sur une route réservée aux colons.

Dans la vidéo, diffusée sur YouTube par l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’Tselem, on voit l’un des officiers, armé, faire fuir la fillette de huit ans en pleurs. Un autre arrive ensuite, se saisit du vélo et le jette dans un buisson aux alentours.

La scène s’est déroulée le 25 juillet 2016 dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée.

Selon l’ONG, la petite fille, Anwar Burqan, avait «roulé sur la route pavée [de al-Ibrahimi], qui est réservée aux colons» israéliens. Les Palestiniens doivent, eux, emprunter un autre chemin de terre, depuis que les forces de Tsahal ont séparé les deux voies par une clôture, en septembre 2012.

Malgré des protestations internationales, Israël continue régulièrement de construire de nouvelles colonies, illégales au regard de l’ONU, sur des territoires que l’Etat hébreu occupe depuis la guerre de 1967.

Aujourd’hui, plus de 500 000 colons israéliens sont implantés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Outre B’Tselem, l’organisation Amnesty International a dénoncé, dans son rapport «Israël et territoires palestiniens occupés 2015/2016», les violations des droits de l’homme accompagnant le processus de colonisation, dont l’un des exemples est la construction de routes interdites aux Palestiniens et réservées aux colons.

RT

La Palestine veut poursuivre Londres pour la Déclaration Balfour 1917 qui a mené à la Nakba

Les Palestiniens ont exhorté la Ligue arabe à soutenir le dépôt d’une plainte contre le gouvernement britannique pour la Déclaration Balfour de 1917, lors du sommet annuel de l’organisation lundi.

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Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a appelé les Etats membres à « nous aider à faire un procès au gouvernement britannique concernant la Déclaration du ‘sinistre’ Balfour qui a mené à la Nakba (catastrophe, ndlr) pour le peuple palestinien« .

Maliki a ensuite affirmé que tous les crimes israéliens commis depuis la fin du mandat britannique en 1948 relèvent de la responsabilité du Royaume-Uni.

La Ligue arabe a également invité la communauté internationale à obliger Israël à signer le Traité de non-prolifération nucléaire et a exprimé son soutien à l’initiative de paix française.

La Déclaration Balfour a été rédigée par le secrétaire aux Affaires étrangères Arthur James Balfour dans une lettre adressée à Lord Walter Rothschild, un membre éminent de la communauté juive britannique.

Dans ce courrier, Balfour a proclamé que la Grande-Bretagne soutenait les aspirations sionistes et la création d’un « foyer national pour le peuple juif. »

Israël a déclaré son « indépendance » le 14 mai 1948, un jour avant l’expiration du mandat britannique.

I24

Centaines de colonies à Jérusalem : Washington dénonce des plans israéliens «provocateurs»

« Nous restons troublés par le fait qu’Israël continue de mener ce schéma d’actions provocatrices », a déclaré le département d’Etat américain.

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Le département d’Etat américain s’est dit mercredi « profondément préoccupé » par les projets du gouvernement israélien annoncés cette semaine de faire construire des centaines de logements destinés à des colons israéliens à Jérusalem-Est.

« Actions provocatrices ». « Nous restons troublés par le fait qu’Israël continue de mener ce schéma d’actions provocatrices et contreproductives, qui soulèvent des questions sérieuses sur l’engagement d’Israël en faveur d’une solution pacifique et négociée avec les Palestiniens« , a indiqué le porte-parole de la diplomatie américaine, John Kirby, dans un communiqué.

Europe 1

Israël détruit 11 maisons palestiniennes en bordure de Jérusalem occupée

Les autorités israéliennes ont détruit tôt mardi une dizaine de maisons palestiniennes à Qalandia, la proche banlieue de Jérusalem séparée de la Ville sainte par le mur israélien, ont indiqué des sources palestiniennes.Peu après minuit, un convoi de dizaines de véhicules militaires et de bulldozers israéliens a fait irruption dans la localité, avant de démolir 11 maisons, ont rapporté des témoins.

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La localité de Qalandia, sous contrôle militaire israélien, se trouve en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis près de 50 ans par Israël. Nombre de ses habitants disposent toutefois du statut de résident en Israël, un permis délivré aux Palestiniens vivant à Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël.

La grande majorité des propriétaires des maisons détruites sont détenteurs de ce permis et relèvent à ce titre de la juridiction israélienne, selon les autorités de l’Etat hébreu qui leur reprochent d’avoir bâti leur maison sans permis de construire.

Les autorités israéliennes « nous ont prévenu lundi après-midi qu’elles allaient détruire nos maisons, dont certaines étaient encore en construction », avait indiqué dans la nuit à l’AFP Mohammed al-Jouri, alors que les bulldozers se dirigeaient vers sa maison.

Mardi matin, un immense tas de gravats et de tiges métalliques s’étendait sur des dizaines de mètres en lieu et place de maisons qui s’élevaient sur plusieurs étages, le long du mur de séparation, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des habitants s’activaient à entasser des matelas, du matériel électroménager et des meubles ayant échappé à la destruction.

Interrogés par l’AFP, plusieurs porte-parole israéliens n’ont pas été en mesure de faire de commentaire sur ces destructions.La communauté internationale dénonce régulièrement les démolitions d’habitations palestiniennes par Israël, ainsi que la politique d’aménagement de l’Etat hébreu qui ne délivre qu’au compte-goutte des permis de construire aux Palestiniens. Cette politique vise, selon les Palestiniens, à développer la construction de colonies israéliennes dans les Territoires occupés.

Par ailleurs, également tôt mardi, des bulldozers israéliens ont détruit quatre bâtiments, des maisons et des commerces, dans le quartier de Essaouiya à Jérusalem-Est, a rapporté l’agence palestinienne Wafa.

L’Orient Le Jour

Un village Palestinien de 167 habitants pourrait être rasé par israël

Après neuf ans de bataille judiciaire, un village palestinien pourrait disparaître si la justice israélienne décidait d’en expulser les 167 habitants afin de sauvegarder, selon elle, un site archéologique.

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Les familles de Khirbet Zannouta vivent dans l’attente d’une décision de la Cour suprême israélienne, qui pourrait intervenir prochainement, sur le sort de leur petit village du sud de la Cisjordanie.

Ces paysans tentent de survivre dans des maisons construites de bric et de broc, faites de grosses pierres, tôle, pneus et terre battue, à côté d’abris pour les chèvres.

Ces habitations de fortune ont été construites à proximité des grottes et des caves où les nomades palestiniens troglodytes vivaient encore il y a quelques années.
L’Etat israélien réclame leur évacuation car, a-t-il fait valoir devant la justice, « Khirbet Zannouta est un site archéologique et la présence d’habitants peut avoir un impact sur le site; il faut donc qu’ils quittent les lieux ».

Le village se trouve dans la zone dite « C », les 60% de la Cisjordanie qui, depuis les Accords d’Oslo de 1993, sont placés sous occupation de l' »armée israélienne ».
Le commandement militaire israélien y décide donc de l’aménagement du territoire et délivre, au compte-gouttes, les permis de construire. Mais aussi les ordres de destruction.
Le dossier est ouvert depuis neuf ans. La justice a ordonné aux autorités israéliennes et aux représentants de la défense de négocier. Mais, faute d’accord, c’est à la Cour suprême de trancher.

– Dynamite et archéologie –

Rachad al-Tal, le chef du village âgé de 65 ans, est « né ici avant 1967 » et le début de l’occupation par Israël de la Cisjordanie. « Nous vivions dans une grotte et nous faisions sept kilomètres à pied pour aller à l’école à Dahriya », la ville la plus proche, raconte-t-il à l’AFP, alors que, derrière lui, sa fille bat du lait pour en faire du caillé.

« Dans les années 1970, nous avons commencé à nous construire des maisons et à accumuler les amendes que nous envoyait le commandement militaire » israélien, rapporte-t-il. « Nous avons présenté tous les actes de propriété de nos terres, et demandé des permis de construire. En 2007 nous avons obtenu un avis interdisant à l' »armée » de détruire toute construction en échange de quoi nous avions interdiction de construire quoi que ce soit de plus ».

« Ils ne veulent pas que nous améliorions nos conditions de vie, ils veulent que nous quittions nos terres pour les donner ensuite aux colons », dénonce Rachad al-Tal.
Le chef du village tend le doigt vers Mitarim, une zone industrielle dans une colonie à moins d’un kilomètre. Pour la construire, assure-t-il, « ils ont fait exploser la montagne à la dynamite ». « Qui peut prétendre se soucier d’archéologie et faire une chose pareille?« , fait-il mine de s’interroger.

Contactées par l’AFP, les autorités israéliennes ont refusé de faire des commentaires, indiquant que leur position avait été présentée devant la justice.

 

« Nous avons consulté des experts israéliens en archéologie qui ont affirmé que la présence d’habitants ne contrevenait pas à celle de vestiges historiques« , affirme Sharona Eliahu-Chai, avocate de l’Association pour les droits civiques en Israël (ACRI) qui défend les habitants de Khirbet Zannouta.

 

Le Parisien