Le pape François et le président Abbas inaugurent l’ambassade de Palestine au Vatican

Le pape François a reçu, ce samedi, en audience privée au Vatican, le président palestinien Mahmoud Abbas. Ce dernier a ensuite inauguré l’ambassade palestinienne auprès du Saint-Siège.

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La représentation diplomatique palestinienne se trouve dans un immeuble face au Vatican, un bâtiment qui abrite déjà les ambassades du Pérou et du Burkina Faso auprès du Saint-Siège.

Un communiqué du Vatican a par la suite « exprimé l’espoir que des négociations directes entre les deux parties puissent reprendre afin de mettre un terme à la violence qui cause des souffrances inacceptables aux populations civiles et de parvenir à une solution juste et durable ».

« Il est souhaitable de prendre des mesures, avec le soutien de la communauté internationale, favorisant la confiance réciproque et contribuant à créer un climat permettant de prendre des décisions courageuses en faveur de la paix », selon la même source.

Cet accord, qui est intervenu deux ans après la reconnaissance par le Vatican de la Palestine en tant qu’État, a provoqué la colère d’Israël, qui a aussi peu apprécié que le pape ait qualifié M. Abbas d’« ange de la paix » lors de leur rencontre en mai 2015.

Ouest France

Pour le Vatican, en cas d’abus de prêtres sur mineurs, les évêques ne sont pas tenus de contacter la police

L’Église catholique enseigne à ses nouveaux évêques que ce n’est pas leur rôle de signaler à la police les cas d’abus par des prêtres sur des enfants, rapporte The Independent. Elle préfère laisser cette tâche aux victimes et à leur famille.

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«En fonction des lois de chaque pays, où la dénonciation peut être obligatoire, il n’incombe pas forcément à un évêque de désigner les suspects aux autorités, à la police ou aux procureurs au moment où ils sont informés d’un crime ou d’actes coupables», peut-on lire dans un document dévoilé lundi, lors d’une conférence de presse pendant la Congrégation des Evêques.

Le texte a été écrit par Monseigneur Tony Anatrella, précise The Guardian, controversé pour ses positions sur la «théorie du genre» et l’homosexualité. Alors que l’Église bataille depuis des années avec les affaires d’abus sexuels sur des enfants par des prêtres catholiques qui n’ont eu de cesse de ternir son image, comme le rappelle le quotidien anglais, l’indication donnée aux évêques en formation paraît incongrue.

Une commission spéciale

L’Église s’est pourtant mobilisée pour mettre fin aux scandales pédophiles, mis en lumière encore en ce début d’année dans le film Spotlight. Le journaliste John L. Allen Jr. rapporte dans Crux qu’en 2013, les évêques américains estimaient que 260 millions de dollars avaient été dédiés à la prévention des abus sexuels depuis 2002.

Une Commission pontificale de protection des mineurs a même été mise en place par le pape François pour «développer les meilleures pratiques pour prévenir et gérer les cas d’abus cléricaux», rappelle le Guardian. Cette commission n’a cependant pas été impliquée dans la rédaction du texte à l’attention des nouveaux évêques.

Slate

Un prêtre justifie la pédophilie et fait scandale

« La pédophilie, je peux comprendre. L’homosexualité, je ne sais pas ». Ce sont les propos de Gino Flaim, un prêtre italien, qui mettent le Vatican dans un terrible embarras. Interviewé par la chaîne La7 lundi dernier, l’homme d’Église a exprimé son empathie pour les pédophiles et a confié que c’était surtout la faute des enfants.

« Je suis allé dans beaucoup d’écoles et je connais les enfants », affirme Gino Flaim. « Malheureusement, certains d’entre eux sont en quête d’affection parce qu’ils n’en reçoivent pas à la maison. Je comprends que certains prêtres finissent par y céder ».

Lorsque la journaliste, estomaquée, lui demande : « Donc, ce sont les enfants qui…? », le prêtre ne la laisse pas terminer sa phrase et acquiesce : « En grande partie, oui ». Après le tollé suscité par ces propos

Cette déclaration choc tombe en plein milieu de la tenue du synode sur la famille à Rome. Gino Flaim réagissait au coming-out du prêtre polonais Krysztof Olaf Charamsa samedi dernier, qui a été très mal perçu au sein du Vatican.

La Dépêche

« Le clergé est largement homosexuel » selon un prêtre catholique qui fait son coming out

Father Krysztof Olaf Charamsa (L), who works for a Vatican office, gives a press conference with his partner Edouard to reveal his homosexuality on October 3, 2015 in Rome. The priest said he wanted to challenge what he termed the Church's "paranoia" with regard to sexual minorities, claiming the Catholic clergy was largely made up of intensely homophobic homosexuals. The Vatican condemned the coming out of a Polish priest on the eve of a major synod as a "very serious and irresponsible," act which meant he would be stripped of his responsibilities in the Church's hierarchy. In a statement, a spokesman said Krzystof Charamsa would not be able to continue in his senior position in the Vatican and that his future as a priest would be decided by his local bishop.  (Tiziana Fabi / Getty Images)

Le père Krysztof Olaf Charamsa, né à Gdynia en Pologne, 43 ans, révèle son homosexualité au grand damne de l’église.

Je sais que l’Eglise me verra comme quelqu’un qui n’a pas su remplir son devoir (de chasteté, ndlr), qui s’est perdu et qui plus est non pas avec une femme mais avec un homme !.

Je ne fais pas ça pour vivre avec mon compagnon, je le fais pour moi, pour ma communauté, pour l’Eglise. C’est une décision beaucoup plus profonde qui naît de ma réflexion sur ce que prône l’Eglise« .

Il est temps que l’Eglise ouvre les yeux face aux gays croyants et comprenne que la solution qu’elle propose, à savoir l’abstinence totale et une vie sans amour, n’est pas humaine.

Le clergé est largement homosexuel et aussi, malheureusement, homophobe jusqu’à la paranoïa car paralysé par le manque d’acceptation pour sa propre orientation sexuelle« , déclare-t-il à l’édition polonaise de Newsweek.

Europe 1