Des tags racistes et pro FN découverts ce lundi sur les murs du centre-ville de Lesparre

Des tags à caractère raciste, des croix gammées et celtiques ont été découverts ce lundi matin sur les murs de plusieurs bâtiments du centre-ville, sur ceux du centre d’animation (ancien tribunal), et de la Maison départementale de la solidarité et de l’insertion, notamment.

Sur les murs d’un restaurant asiatique, a été inscrit, également dans la nuit de dimanche à lundi, « Dehors les étrangers, voter Marine Le Pen, c’est l’avenir« .

Sud Ouest

« T’es un bonobo » : un militant FN condamné pour des tweets racistes envers Christiane Taubira

Pour avoir tenu des propos racistes à l’encontre de Christiane Taubira sur Twitter, un internaute a été condamné mercredi à une amende de 1.000 euros. De source judiciaire, elle peut se transformer en peine de prison.

« Taubira t’es un bonobo et tu le resteras toute ta vie espèce de grosse merde que tu es« , avait tweeté cet internaute le 16 juillet 2014, précédé du hashtag « #SoutienALeclere », référence à l’ancienne candidate Front national Anne-Sophie Leclère qui avait publié sur Facebook un photomontage comparant la garde des Sceaux à un singe. Anne-Sophie Leclère a pour cela été condamnée en septembre dernier à 3.000 euros d’amende avec sursis.

Le prévenu avait quant à lui accompagné son tweet d’une image représentant la chaîne de l’évolution avec cinq hominidés, du singe jusqu’à l’homo-sapiens, le visage de Christiane Taubira étant superposé à la tête du premier singe.

Europe 1

J’ai grandi en banlieue, les policiers m’appelaient « bougnoule ». J’ai peur pour mes filles

« Bamboula, c’est à peu près convenable ». Cette phrase prononcée par Luc Poignant, porte-parole du syndicat Unité police SGP-FO, a provoqué un tollé. Beaucoup de Français grandissent entre les insultes et les interpellations abusives et violentes des forces de l’ordre. Une situation que connaît bien Hygie, qui s’est fait traiter de « bougnoule » par la police, à 14 ans.

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J’ai 7 ans, j’habite en banlieue. Pas une banlieue chaude, un quartier tranquille, pavillonnaire. Je joue au foot dans la cour de l’école avec Mickaël et François. Personne ne veut jamais être gardien, tout le monde veut courir. Parfois je me dévoue, mais à condition d’être « gardien volant ». Moi aussi je veux courir. Après s’être brûlé les muscles à la récrée, nous rentrions en classe les joues rouges de nos efforts pour se disputer la première place en mathématiques.

J’ai 14 ans, j’ai déménagé dans une autre ville. Toujours dans un quartier pavillonnaire. Ailleurs dans la commune, des appartements sont empilés par centaines dans de grandes tours entourées de parkings. Mon collège est en zone d’éducation prioritaire (ZEP). J’aime toujours les mathématiques et, maintenant, je cours sur les terrains de basket en rêvant à une classe de sport-études.

Dans ma vie studieuse et sportive, j’ai gardé un peu de ma naïveté d’enfant. Mais j’ai des idéaux d’adolescent et je voue une passion à la devise « liberté, égalité, fraternité ». Je suis peut-être un peu influencé par les fêtes du bicentenaire de la Révolution française et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Mon père est né en Kabylie et ma mère dans le Béarn (au nord-ouest des Pyrénées, ndlr).

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« Partez d’ici, sales nègres » : la rédactrice en chef du magazine Elle et ses enfants victimes de racisme

La rédactrice en chef du magazine Elle passait ses vacances en Bretagne. Vendredi, ses enfants métis ont été ciblés par des propos racistes dans un hypermarché de Plérin, près de Saint-Brieuc. Nous publions son billet.

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« Partez d’ici, sales nègres ». L’uppercut est donné au Leclerc de Saint Brieuc. Enfin, juste à côté, à Plérin, périphérie urbaine bien connue des sociologues. Je suis Bretonne. J’ai terriblement voulu fuir cette Bretagne que je chéris tant aujourd’hui. M’arracher à la promiscuité. J’ai choisi ma vie, j’ai choisi Paris.

« Partez d’ici, sales nègres ». L’uppercut est donné par un homme d’une soixantaine d’années le 10 février 2017 en France. La même semaine, Théo se faisait violer par un policier. La même semaine, Luc Poignant, membre du syndicat Unité Police SGP-FO, estimait : « Le mot Bamboula, ça reste encore à peu près convenable ».

La même semaine, le magistrat Philippe Bilger tweettait : « On a fait un drame de #bamboula. Me souviens de mes années collège où ce terme était presque affectueux« . La même semaine, Alain Avello, membre du conseil stratégique de campagne de Marine Le Pen, invitait sur Facebook à « essayer la zoophilie » avec Christiane Taubira.

Elle

«Essayer La zoophilie» avec Taubira: quand le monsieur Éducation du FN se lâche

BuzzFeed News a repéré des commentaires publics haineux sur le profil Facebook personnel d’Alain Avello. Cet élu FN est le président du collectif d’enseignants frontistes Racine et l’un des membres du Conseil stratégique de la campagne de Marine Le Pen.

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Ce comité créé en novembre dernier est constitué de 34 personnes, dont Florian Philippot ou Glibert Collard, et il est présenté par Marine Le Pen comme le «cœur politique de la campagne» présidentielle.

(…)

En juin 2013, répondant à un commentaire Facebook d’une personne qui écrit que Taubira «c’est pas mon truc», le profil Facebook d’Alain Avello écrit: «Tu devrais essayer la zoophilie, c’est nice

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Ouverture d’une enquête après l’inscription d’une mention « Pas de Noir » dans une annonce immobilière

Une capture d'écran de la photo de l'annonce postée sur Twitter.

Une capture d’écran de la photo de l’annonce postée sur Twitter.

La mention raciste avait suscité une vive polémique. Une enquête préliminaire a été ouverte après la publication d’une annonce immobilière pour un logement à Levallois-Perret, qui précisait « Nationalité française obligatoire, pas de Noir », a indiqué le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine), jeudi 9 février.

Cette enquête a été ouverte le 20 janvier à la suite d’une plainte pour discrimination liée à la couleur de peau et à la nationalité, déposée le 27 décembre par l’association antiraciste Maison des potes-Maison de l’Egalité. Cette plainte vise l’agence immobilière Laforêt, ainsi que le propriétaire de l’appartement.

France Info

Joël, condamné à 3 mois de prison pour menace de mort avec arme et injures raciales

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Poursuivi pour menace de mort, port d’arme non autorisé et injures raciales, Joël, 74 ans, était absent à l’audience ce jeudi 5 janvier 2017 et non représenté par un avocat. Les faits trouvent leur origine à Deauville dans le cadre des 18ème puces de Deauville qui se sont déroulées à l’hippodrome de la Touques du 5 au 7 mai 2016.

Le dimanche 7 mai 2016, dernier jour du salon, une exposante prévient le commissariat de police de Deauville qu’un des participants menace un de ses confrères d’un révolver et d’une batte de baseball. Interpellé par les fonctionnaires alors qu’il a rejoint son camping-car stationné à proximité, l’homme ne cherchera pas à dissimuler ses armes « des objets qui [lui] permettent de sécuriser [son] cadre de vie ».

Dès lors, les enquêteurs apprendront que depuis trois jours, l’antiquaire mène la vie dure à l’ensemble des exposants par un comportement pour le moins désagréable :

« Il cassait les pieds de tout le monde, il faisait fuir les clients potentiels… », sans préjudice de réflexions sexistes.

Désagréable avec tous, le septuagénaire semble vouer une véritable haine à l’encontre de son voisin de stand, Abdurrahman K. décrit par tous comme étant quelqu’un de souriant, calme et sympathique.

Des qualités auxquelles le prévenu, qui ne cache pas son aversion pour les étrangers n’est pas très sensible. Depuis le premier jour, ce dernier déverse à l’envi un torrent de propos racistes à l’encontre du commerçant turc « Vous nous em… vous les Turcs et les Arabes ! Rentrez dans votre pays… » Devant les policiers qui l’ont alors entendu, il niera avoir proféré des insultes, ajoutant que « de toute façon, il n’y avait personne pour entendre ».

Dimanche, après qu’Abdurrahman poussé à bout a fini par lui lancer « Ta gu…. », Joël s’est précipité dans son camping-car pour en revenir armé d’un « bâton » et d’un « flingue » chargé de cartouche à blanc ou au poivre, en criant « Je vais te buter ! ».

Le commerçant dont le casier judiciaire compte trois condamnations a écopé de 3 mois de prison ferme. Il devra verser 1.200 € à sa victime et payer une amende de 200 € pour insultes raciales.

Le Pays d’Auge