«Sale bicot»: Admis à l’hôpital, il refuse d’être soigné par un médecin d’origine maghrébine

Jugé en comparution immédiate, Eric, un Creusotin de 42 ans, a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Chalon à 1 an de prison. Peine à laquelle s’ajoutent 10 mois de prison, suite à la révocation totale ou partielle de deux précédents sursis infligés par cette même juridiction en 2015 et en 2016.

police-arrestation

Il faut dire que le quadragénaire de la Cité du Pilon a tout fait pour ne pas pouvoir bénéficier de l’indulgence de la justice. En garde à vue n’a-t-il pas affirmé qu’il n’aimait pas les policiers « qui servent à rien » et déclaré qu’il n’était pas Charlie, qu’« Amedy Coulibaly était un bon gars » et qu’il allait foncer en camion sur les enfants des policiers qui jouent au parc du Morambeau. »

Et comme si cela ne suffisait pas, alors qu’il avait été transporté à l’Hôtel-Dieu du Creusot, il a refusé d’être soigné par le médecin d’origine maghrébine, le traitant de « sale bicot ». Entre temps il n’avait pas manqué d’injurier une pompière, laquelle avait pris en charge son amie, qui avait fait un malaise.

Le jour des faits, à savoir le 25 juillet 2016, il avait arrosé son 42e anniversaire en compagnie d’un copain, en buvant notamment quatre verres de whisky. Un dépistage alcoolique a ainsi fait état d’un taux de 1,98 g.

Le 25 juillet dernier, Eric circulait donc, en début de soirée, au volant de sa voiture à vive allure dans les rues du Breuil… et ce qui devait arriver avec un tel taux d’alcool est arrivé : il a accroché trois véhicules en stationnement.

Info Chalon

Hospitalisé, Michel agresse sexuellement une patiente

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Michel peut bien être jugé pour agression sexuelle, il assure ne se souvenir de rien… Rien de ce soir du 9 octobre, quand il a copieusement insulté une patiente, comme lui, de cette clinique de Valergues, où il est traité pour ses problèmes d’alcool. Rien de ses propos et de ses gestes qui lui ont valu de se retrouver à la barre du tribunal correctionnel.

En l’espèce d’avoir « écarté le string » de la plaignante, d’avoir tiré sur la bretelle de son soutien-gorge, ou encore d’avoir eu des remarques déplacées sur sa pilosité et d’autres comportements pas franchement dignes d’un gentleman…

Le tribunal a décidé de suivre les réquisitions en condamnant Michel à une peine de six mois de prison avec sursis, et surtout, une obligation de soins durant deux ans. Le mandat de dépôt n’a pas été jugé nécessaire.

Midi Libre

Hôpital: quand Lydia Guirous invente une hausse des problèmes religieux

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Fraîchement nommée porte-parole de LR par Nicolas Sarkozy, Lydia Guirous attaque fort sa rentrée d’intox avec son thème de prédilection : la supposée montée des revendications «communautaristes» dans les établissements de service public. Après le port du voile à l’université, ou celui de la jupe longue au lycée, elle s’inquiète maintenant d’une augmentation des violences «pour motifs religieux» dans les hôpitaux publics.

Interrogée sur ses sources, la porte-parole cite les statistiques de la Fédération hospitalière de France (FHF) et plus précisément une «étude» parue sur le site le Quotidien du médecin.fr.

«Elle dit qu’il existe un problème relatif à la laïcité dans un hôpital sur trois, et un problème avec le personnel de l’hôpital dans un hôpital sur cinq […] c’est-à-dire un refus d’un médecin homme, un refus de partage de chambre, une demande de menu particulier ou d’un lieu de prière» nous explique Lydia Guirous.

L’article en question, titré «Laïcité à l’hôpital : un nombre limité de situations problématiques selon la FHF», se base en effet un rapport de la FHF. La journaliste y évoque «des situations « problématiques » relatives à la laïcité avec des patients ou leur famille dans un hôpital sur trois (32%) et avec des professionnels dans un hôpital sur cinq (20%).»

Il s’agit bien de demande de menus spécifiques, d’un lieu de prière ou de prise en charge par un médecin femme… Mais aussi de crèches de Noël, ou d’affichage de l’horaire des offices religieux.

«La FHF précise que certains hôpitaux ont rapporté des cas d’incivilités ou de violences qui n’ont rien à voir avec la laïcité.

Certains témoignages sont la preuve d’une méconnaissance de ce qui est attendu des professionnels et des usagers», est-il nuancé dans l’article, qui n’est guère alarmiste.

Basé sur les retours des 172 établissements ayant répondu à un questionnaire, le sondage révèle bien qu’un tiers des structures ayant répondu affirment avoir rencontré, un jour, un problème lié à une question de laïcité – posé par des usagers ou par des soignants. Mais «ces remontées concernent un nombre limité de situations qui ont été accessibles au dialogue et traitées sans difficulté notable», soulignent les auteurs du rapport, publié en juin. Surtout, il n’est fait mention d’aucune augmentation de ce type de conflits, contrairement à ce que suggère Lydia Guirous

Libération