Interdiction de la kippa et du voile : la laïcité à géométrie variable de Marine Le Pen

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La dirigeante du parti d’extrême droite s’est notamment engagée, en cas de victoire à la présidentielle, à étendre la laïcité « à l’ensemble de l’espace public », en y interdisant les signes religieux ostentatoires. Une affirmation qui a suscité, depuis, une importante levée de boucliers.

Interrogée en particulier sur le port de la kippa et du voile, Marine Le Pen s’est, dans un premier temps, défendue de cibler un signe religieux en particulier : « La loi est la loi, si je renforce la loi de 2004 [encadrant le port de signes religieux dans les établissements scolaires publics], tout le monde devra s’y soumettre. » Une affirmation qui a aussitôt fait réagir le journaliste Karim Rissouli : « Les croix sont elles aussi concernées ? Petites croix ? Grandes croix ? Où cela s’arrête-t-il ? ».

(…)

Pour Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques à la fondation Jean-Jaurès, les propositions émises, jeudi 9 février par Marine Le Pen sur France 2, relèvent du « non-sens » et soulèvent de nombreuses questions : « À partir de quand la taille d’un signe religieux est-elle considérée comme ostensible ? Est-ce que c’est le symbole lui-même qui est ostensible ? Qui va faire la police de la kippa ? »

« Je n’admets pas que ce soit les victimes qui voient restreindre leurs libertés pour lutter contre ceux qui sont auteurs des violences, déplore encore le spécialiste du Front national (1), avant de préciser : « C’est totalement inverser la charge du respect de la loi. Pour faire croire aux électeurs qu’elle va résoudre le problème de l’islam radical, Marine Le Pen propose une mesure liberticide, en particulier à l’égard de musulmans qui n’ont aucune velléité de combattre la France. »

La Croix

Donald Trump veut supprimer la loi qui sépare les églises et la politique

Republican presidential candidate, businessman Donald Trump, holds up his bible who was giving to him by his mother as he speaks during the Values Voter Summit, held by the Family Research Council Action, Friday, Sept. 25, 2015, in Washington ( AP Photo/Jose Luis Magana) ORG XMIT: DCJL120

Donald Trump a promis hier d’affranchir les églises d’une loi de 1954 qui leur interdit toute activité politique, une mesure susceptible de donner des gages aux chrétiens évangéliques qui ont contribué à son élection à la Maison-Blanche. Dans un discours à des responsables politiques, des dirigeants religieux ainsi que des invités internationaux, dont le Roi Abdullah de Jordanie, Donald Trump a attaqué la disposition législative qui sépare domaine politique et religieux, instaurée par l’amendement Johnson en 1954.

La loi interdit aux organisations exonérées d’impôt – les églises et autres lieux de culte, les organismes de charité et les établissements d’enseignement – de participer, directement ou indirectement, à des campagnes politiques en faveur (ou en la défaveur) d’un candidat politique. « Je vais me débarrasser de l’amendement Johnson, le détruire totalement et permettre à nos représentants de culte de parler librement et sans crainte des représailles. Je vais le faire, retenez bien ça », a-t-il déclaré.

Le Figaro

Laïcité : Une candidate LR aux législatives veut faire du « mariage religieux le seul mariage valide »

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Après un bon trimestre, le maître récompense les bons élèves. Sens Commun, le mouvement issu de la Manif Pour Tous, avait choisi le bon cheval pendant la primaire de la droite en soutenant François Fillon. Un ralliement qui porte déjà ses fruits. Selon Le Figaro, Sens Commun a réussi à décrocher une investiture des Républicains dans cinq circonscriptions, pour les élections législatives de juin 2017.

Selon les informations du Lab confirmées par Arnaud Le Clere, responsable des fédérations de Sens Commun et membre du bureau politique du mouvement, ces cinq candidats sont : Anne Lorne dans la 1ère circonscription du Rhône, Sébastien Pilard (ancien président de Sens Commun) dans la 2e de Loire-Atlantique, Hayette Hamidi dans la 2e de Seine-Saint-Denis, Charles d’Anjou dans la 10e circonscription de Seine-Maritime et Maxence Henry dans la 2e circonscription du Maine-et-Loire.

Europe 1