Civitas, parti en croisade contre la finance, les immigrés et les francs-maçons

La formation catholique d’extrême droite, qui envisage un rapprochement avec Jean-Marie Le Pen, souhaite peser sur les débats en 2017.

Belgian Alain Escada, Secretary General of the Civitas Institute, speaks next to a cross as hundreds of fundamenlist Christians demonstrate outside Brittany's National Theatre on November 10, 2011 in Rennes, western Francen against Italian director Romeo Castellucci's play, entitled "Sur le concept du visage du fils de Dieu" (On the Concept of the Face, Regarding the Son of God).   AFP PHOTO DAMIEN MEYER / AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

«Les catholiques de France sont des orphelins politiques», estime Alain Escada, président de l’institut Civitas. Cette association militante d’extrême droite, proche de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, s’est constituée en parti politique depuis le mois de juin dernier. Au cours d’une conférence de presse assez confidentielle ce jeudi, le pourfendeur de l’avortement a annoncé sa volonté de voir sa formation peser dans le débat de l’élection présidentielle. Des candidats seront présentés aux prochaines législatives, aux européennes de 2019 et aux municipales de 2020.

Civitas vise un électorat «national-catholique» insatisfait des positions jugées trop timides du Parti chrétien démocrate (PCD) de Jean-Frédéric Poisson, de Marion Maréchal Le Pen ou encore de Sens Commun, la composante des Républicains issue de la Manif pour tous. Escada, flanqué d’une douzaine de conseillers, entend mettre à bas «la société multiculturaliste des consommateurs nomades», «réintroduire la moralité dans l’ordre public» et provoquer l’avènement du «catholicisme social», présenté comme «la troisième voie entre le socialisme et le libéralisme».

Si son programme n’est pas tout à fait bouclé, la tendance s’annonce poujadiste, anti-mondialiste, anti-immigrés et identitaire. Civitas a dévoilé une trentaine de mesures, parmi lesquelles une très longue liste d’abrogations: loi de séparation de l’Église et de l’État, loi Veil sur l’IVG, loi Taubira sur le mariage pour tous (avec annulation rétroactive des mariages existants), loi Gayssot condamnant l’expression raciste en public… Suppression, encore, des aides à la presse, des aides aux «associations parasites», du financement des centrales syndicales, des droits de succession, du droit du sol, de l’immigration…

Sans oublier la sortie de l’Otan et de l’Union européenne. Préférence nationale, renvoi des migrants, interdiction de la franc-maçonnerie et autres vieilles antiennes de l’extrême droite, que ne renierait pas Jean-Marie Le Pen, sont évidemment au rendez-vous.

Le Figaro

Appels au viol, propos racistes…: le Facebook de l’élu FN Amaury Navarranne fait polémique

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« La France apaisée », tel est l’un des intitulés des affiches de campagne de Marine Le Pen pour l’élection présidentielle de 2017. Mais lorsque le co-porte parole d’EELV dans les Hautes-Alpes, Thierry Baud, entame une plongée sous marine sur le compte Facebook du secrétaire départemental du FN dans les Hautes-Alpes et conseiller régional, Amaury Navarranne, il boit la tasse.

« Voici, sans fard, la réalité du FN aujourd’hui. »

Face aux commentaires d’internautes, suite à une publication du secrétaire départemental FN, également élu à la ville de Toulon, sur son compte Facebook, visant l’une des co-fondatrices du mouvement Debout la Gauche du Var, Cécile Muschotti, Thierry Baud récolte une anthologie d’insultes et de promesses en tous genres envers la militante PS.

« Appels au meurtre et au viol, insultes, propos sexistes, machistes, racistes (…) voilà la manière de concevoir la politique et la société des militants et sympathisants du Front National », dénonce le représentant écologiste des Hautes-Alpes.

Des commentaires qui font dire à Thierry Baud, que « ce lynchage verbal des amis de monsieur Navarranne montre bien qu’ils n’ont pas changé (…) Loin des beaux plans com’ bien léchés, loin des discours qui se voudraient apaisés de Marine Le Pen, voici les fascistes qui se lâchent, à visage découvert et en public. »

Alpes 1

« La bridée », « nem », « la chintok »… : D’origine asiatique, je suis constamment harcelée

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Lorsque j’étais au collège, les élèves, mes amis, les surveillants ne m’appelaient jamais par mon prénom. Tous préféraient utiliser des surnoms tels que « la bridée », « nem », « la chintok » ou encore « la jaune ». J’ai tellement subi le racisme anti-asiatique qu’il m’a fallu énormément d’années pour accepter et comprendre qu’il s’agissait effectivement de xénophobie. Les agressions et insultes pleuvaient en permanence et ce, dès mon plus jeune âge.

Un jour, un surveillant qui ne connaissait pas mon prénom s’est adressé à moi en m’appelant « Mulan » pour me dire que la cloche avait sonné. A ce moment-là, je n’ai rien dit. Je ne savais pas que je pouvais répliquer: « Monsieur, c’est raciste ».

« Je ne suis pas raciste, j’adore les mangas »

Chaque fois qu’un asiatique passait à côté de mes amis et moi, l’un d’eux plaisantait sur le fait que c’était forcément un membre de ma famille. Lorsqu’en cours, quelqu’un me faisait une remarque, toute la classe suivait.

Les années collège sont passées mais les moqueries de mes camarades n’ont pas cessé. Au contraire… Je subis toujours des stéréotypes concernant les asiatiques du type « vous êtes trop forts en mathématiques et en karaté ». Et si j’ai l’audace de répliquer, j’entends parfois: « je ne suis pas raciste, j’ai même un ami asiatique/j’adore les mangas ». Il y a peu, une connaissance m’a demandé de lui préparer des nems. J’ai refusé, arguant que je ne suis pas douée en cuisine. Elle m’a dit: « Mais ça sert à quoi d’être chinoise? » Accessoirement, je suis vietnamienne.

« Je me cachais pour parler vietnamien »

A chaque nouvelle rencontre, mon interlocuteur me demande d’où je viens, comme si lui fournir une réponse était absolument nécessaire. Si j’explique que je suis Française, il me demande quelles sont mes « vraies origines ». Par ailleurs, peu imaginent que je puisse être née en France. Il y a peu de temps, dans une boutique, un vendeur m’a demandé si j’avais fait un long voyage pour arriver jusqu’ici: « la Chine, tout ça… »

Lorsque je parle vietnamien, les gens rient. Ils me disent que c’est « moche », « bizarre », « rigolo ». Ils essaient d’imiter l’accent et disent n’importe quoi. Du coup, j’ai beaucoup complexé étant plus jeune. Pour téléphoner à mes parents lorsque j’étais accompagnée, je me cachais. Aujourd’hui, je regrette d’avoir eu honte.

« Les asiatiques, c’est mon truc, tu comprends? »

Dans la rue, le harcèlement est quasi-quotidien: remarques, insultes et propos graveleux. Car les femmes asiatiques ou d’origine asiatique subissent également de plein fouet une fétichisation. « Les asiatiques, c’est mon truc, tu comprends? » Non. Je ne suis pas seulement un « truc », qui permet aux hommes d’assouvir leurs fantasmes.  

Un jour, l’un d’eux m’a suivi en chuchotant « tes fesses de chinoise » à mon oreille. Un autre m’a affirmé que « les asiatiques sont belles et calmes » et qu’elles « aiment bien manger des nems ». Métaphore consternante pour évoquer le sexe des hommes…

Constamment erotisée (et « exotisée »), je suis vue comme un objet sexuel ou un objet de curiosité. Je ne veux plus me justifier. Je ne veux plus me taire non plus.

L’Express

Selon Robert Ménard, allié du FN, pour être français il faut être « blanc » et « catholique »

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Indignées et en colère. Voilà comment réagissent les associations anti-racisme à la nouvelle sortie de Robert Ménard. Sur LCI, lundi matin, le maire de Béziers, élu en 2014 avec le soutien du Front national, a déclaré qu' »être Français, c’est aussi, comme le disait le général De Gaulle, être européen, blanc et catholique, bien sûr ».

 Les propos du maire de Béziers ont fait bondir Alain Jakubowicz, le président de la Licra (la Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémtisme). « J’ai donc appris que je n’étais pas Français puisque je suis blanc mais pas catholique« , explique-t-il à Europe 1. »Je pense aussi à tous nos concitoyens d’outre-mer qui ne seraient donc pas Français ».

Alain Jakubowicz poursuit : « moi, je ne sais pas faire mais Ménard sait lui reconnaître les musulmans. A une époque, on savait reconnaître les juifs ». Pour, le président de la LICRA, « Ménard bat les records de l’ignominie et de la connerie. C’est un pétainiste qui nie les valeurs de la France et de la loi de 1905 sur la laïcité« . L’association compte aller devant les tribunaux : « notre commission juridique va s’en saisir », annonce Alain Jakubowicz.

Europe 1

Après le meurtre d’un Polonais, 2 nouveaux Polonais agressés à Harlow, en Angleterre

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Deux Polonais ont été agressés dans la nuit de samedi 3 à dimanche 4 septembre à Harlow, en Angleterre. Cette nouvelle attaque intervient quelques heures après une veillée organisée dans cette ville en hommage à un de leurs compatriotes, Arek Jozwik, tué par une bande de jeunes.

Les deux dernières victimes, âgées d’une trentaine d’années, ont été attaquées et blessées à la tête et au nez dans la nuit par un groupe de cinq à six hommes, selon la police de l’Essex. Il s’agit potentiellement d’un « crime de haine », a annoncé Trevor Roe, un responsable de la police. Il a toutefois fait savoir que cette agression n’était « pas liée » à celle qui a coûté la vie à Arek Jozwik.

Ce dernier avait été sauvagement attaqué le 27 août à Harlow, ville ouvrière au nord-est de Londres. Le motif xénophobe est l’une des pistes poursuivies, avait affirmé la police. Samedi, le chef de la diplomatie polonaise Witold Waszczykowski a reçu son homologue britannique Boris Johnson, à Varsovie. Le ministre polonais lui a alors demandé de lutter contre les actes de xénophobie envers ses ressortissants, qui se multiplient ces dernières semaines.

Le Monde

Manifestation à Paris de la communauté chinoise contre le « racisme envers les Asiatiques »

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Plusieurs milliers de membres de la communauté chinoise ont convergé dimanche 4 septembre à Paris, entre les places de la République et Nation, pour dénoncer le « racisme envers les Asiatiques ». Cette mobilisation intervient après l’agression mortelle, au début du mois d’août à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), d’un des leurs.

Zhang Chaolin, 49 ans, est décédé après avoir été agressé par trois jeunes qui en avaient après le sac de son ami. Une agression qui a suscité un sursaut de mobilisation dans la communauté. Quasiment tous vêtus d’un tee-shirt blanc, frappé du slogan « sécurité pour tous », les manifestants, regroupés place de la République, brandissaient des drapeaux français et scandaient « sécurité, sécurité, sécurité ».

Près de 2 000 personnes s’étaient déjà rassemblées le 21 août pour exprimer leur ras-le-bol des violences répétées, dont ils sont victimes. Le lendemain de cette manifestation, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avait reçu la famille de Zhang Chaolin. Il avait promis de « renforcer davantage les effectifs de police à Aubervilliers »,« de nouveaux policiers seront affectés après leur sortie d’école en octobre ».

Le Monde

Déchaînement de violence aux cris de «Sales arabes !» contre un restaurant oriental à Chauny

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Un épisode d’une grande violence s’est déroulé dans la nuit de vendredi à samedi rue de la République en plein cœur de Chauny, centré sur un restaurant oriental, Espace Djerba. Cris racistes, personnes agressées et blessées par armes, vitrines explosées…

Des agressions, des personnes blessées, des vitrines cassées, des cris racistes et au moins une voiture brûlée, c’est le bilan d’une tempête de violence qui a explosé dans la nuit de vendredi à samedi en plein cœur de Chauny.

C’est le restaurant « Espace Djerba », tenu par des Tunisiens, qui a semble-t-il focalisé le déchaînement de violence, rue de la République, à deux pas de la place de l’hôtel de ville. Les faits pourtant avaient commencé vers 22 h 30 un peu plus loin dans la rue de la République.

Une commerçante habitant sur place témoigne : « J’ai entendu des cris, j’ai regardé par la fenêtre, il y avait des gens qui couraient, plusieurs voitures qui roulaient dans tous les sens (la rue de la République étant une voie à sens unique) et j’ai vu une voiture s’arrêter et des jeunes partir en courant vers la place de l’hôtel de ville. Le bar 421 (en face) a fermé… » Mais les individus qui cherchaient visiblement la bagarre avaient eu le temps de s’emparer de chaises à la terrasse de l’établissement. Et c’est notamment avec ces chaises qu’ils ont fracassé les vitrines du restaurant « Espace Djerba » en hurlant des « Sales arabes ! » et autres cris racistes.

L’Union

 

« Mulâtresse, tu es complexée par tes cheveux crépus » tollé après une vidéo raciste au Brésil

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«Tu n’avais qu’à naître blanche», «mulâtresse, tu es complexée par tes cheveux crépus», «si tu te sens offensée je n’y peux rien ma chérie»… La vidéo de 1 minute où on entend cette bordée d’insultes racistes, proférée par une femme blanche à l’encontre d’une Noire, dimanche sur une plage de Rio, a été visionnée plus de 6 millions de fois sur Facebook en trois jours. L’auteure de ce florilège a été arrêtée en flagrant délit et conduite au commissariat, où un juge l’a inculpée pour injures raciales avant de la libérer contre une caution de 500 reais (139 euros). Cette femme de 54 ans, dont la presse brésilienne donne l’identité et la profession, enseignante, risque entre 1 et 3 ans de prison ferme et une forte amende.

 

La scène a été postée sur Internet par le petit ami de la victime des insultes. Celle-ci s’était rendue dimanche, avec deux amies (blanches), sur la plage de Recreio dos Bandeirantes, un quartier plutôt huppé de Rio de Janeiro. Sitôt la serviette posée sur le sable, des commentaires déplaisants fusent de la part d’un groupe de Blancs, du genre «une mulâtresse n’a rien à faire ici, elle n’a pas besoin de bronzer». La cible des quolibets sort alors son smartphone, ce qui fait enrager une quinquagénaire en bikini noir. «Tu peux filmer cette merde, éructe-t-elle, on ira au commissariat et je te foutrai la honte. Je sais qui je suis, et toi t’es qui?»

Le sentiment d’impunité totale de cette femme résonne désagréablement dans le contexte actuel au Brésil. La droite et le centre ont obtenu, par des manœuvres, la destitution de la présidente démocratiquement élue. Il flotte un parfum de revanche contre la gauche et les Noirs, principaux bénéficiaires des politiques de redistribution sociale imposées par Lula et poursuivies par Dilma Rousseff. En dix ans, 35 millions de personnes sont sorties de la pauvreté, et le taux d’étudiants noirs dans les universités est passé de moins de 2% au début du siècle à 9% en 2013. Une réalité mal vécue par une partie des classes moyennes blanches.

Libération

Stéphane Peu : « Pour Chevènement, être Français c’est être blanc »

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Maire-adjoint de Saint-Denis, Stéphane Peu réagit aux propos de Jean-Pierre Chevènement. Il déplore une vision fausse et raciste de sa ville et de ses habitants.

Stéphane Peu, maire-adjoint de Saint-Denis a fait « un bond comme ça » en entendant Jean-Pierre Chevènement lundi matin. L’ancien ministre de l’Intérieur et tout nouveau président de la Fondation pour l’islam de France déclarait sur France Inter : Le processus de l’intégration n’est plus possible, puisqu’il y a à Saint-Denis par exemple, 135 nationalités, mais il y en a une qui a quasiment disparu.

On ne peut qu’être stupéfait d’entendre Jean Pierre Chevènement dire qu’a Saint Denis vivent 135 nationalités et qu’une disparaît. L’inconscient qui émerge avec cette phrase est effrayant. Il énonce des propos que même le FN officiel ne se permet pas. Ce n’est pas lui faire un mauvais procès que de relever que, selon lui, être Français c’est être blanc. 75% des habitants de Saint-Denis sont de nationalité française et la part d’étrangers dans sa population est comparable à celle des villes populaires de France. Les Dionysiens sont à l’image de la France d’aujourd’hui.

Qu’en dix minutes d’entretien, l’ancien ministre socialiste de l’Intérieur passe du djihadisme à l’islam et chute sur les quartiers populaires et les bons Français de souche – qui n’existent pas – est sidérant. On est très loin de la satisfaction affichée par nos gouvernants, il y a dix jours à peine, à propos de la diversité de nos athlètes ! »

L’élu de Saint Denis caractérise explicitement les propos de l’ancien ministre de racistes. Il conclut qu’à ses yeux « Chevènement est disqualifié pour présider la fondation de l’Islam de France ».

Regards

Belgique : une femme tente de mordre un policier parce qu’il est d’origine maghrébine

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Une femme, née en 1958, a été interpellée après avoir agressé le personnel soignant d’un hôpital ainsi qu’un policier vendredi en fin d’après-midi à Jemeppe-sur-Sambre, a révélé samedi le parquet de Namur. En état d’ivresse, elle a même tenté de mordre l’agent de police parce qu’il était d’origine maghrébine.

La quinquagénaire se promenait sur la voie publique en état d’ébriété avancé et sous un soleil de plomb. Elle titubait et faisait peine à voir, d’après le parquet. Une alerte a donc été donnée et 4,2 grammes d’alcool ont été relevés dans son sang, ajoute le parquet.

Elle a été transportée à l’hôpital où elle s’est illustrée par de la violence verbale envers le personnel soignant. Elle a agressé et insulté tout le personnel d’origine étrangère œuvrant aux urgences.

La police a donc été prévenue et lorsqu’elle s’est retrouvée en cellule de dégrisement, la quinquagénaire s’en est prise là aussi à un policier d’origine maghrébine, en tentant de le mordre.

La Nouvelle Gazette

Des slogans racistes (arabes dehors), tagués sur les murs d’une salle de prière en Corse

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Des inscriptions à caractère raciste ont été découvertes lundi 1er août sur les murs d’un lieu de culte musulman et d’une boucherie hallal à Ghisonaccia (Haute-Corse), a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Une dizaine d’inscriptions « IAF » et « I Arabi Fora » (les arabes dehors, ndlr) ont été découvertes par des riverains lundi matin sur les murs d’un commerce et d’une salle de prière attenante. Cette action n’a pas été revendiquée, aucun tract n’a été découvert sur place.

La brigade de recherches de la gendarmerie de Ghisonaccia a été chargée de l’enquête.  Ce n’est pas la première fois qu’un lieu de culte musulman est visé par des actions racistes en Corse.

En janvier 2015, au lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo, la salle de prière de Baleone à Sarrola-Carcopino (Corse du Sud), l’une des plus grandes de Corse et siège du Conseil régional du culte musulman (CRCM), avait été visée par des tags à caractère raciste. Des croix gamées avaient également été tracées sur le portail de la mosquée.

France 3

Le #FLNC menace Daech en cas d’attentat et dénonce impérialisme « français » et extrême droite

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Dans ce texte transmis à Corse Matin, le groupe, qui avait annoncé en mai sa « démilitarisation », adresse aussi un « message à l’Etat français ». « Si un drame devait se produire chez nous », menace le FLNC, l’Etat aurait une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse ». Précisant qu’ils « seraient au nombre de huit », le mouvement ajoute savoir « avec certitude que l’un des imams de Corse est un indicateur de police ».  « 

« Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu’elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol », ajoute encore l’organisation clandestine.

Appelant enfin « à la vigilance et au calme face à la barbarie », le FLNC souligne ne pas être « le refuge des frustrés d’une lutte raciale ou xénophobe » et dénonce « les idéologies fascisantes qui alimentent les esprits fragiles et les réseaux sociaux ».

L’Express

Saluts nazis et apologie du « Troisième Reich » dans un concert du Ragnard Rock Festival

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La LICRA dénonce de «nombreux saluts nazis» ainsi que des «tee-shirts à la gloire de l’armée du Troisième Reich» observés lors du Ragnard Rock Festival, manifestation dédiée à la musique apparentée au «métal viking»qui s’est tenu samedi 23 juillet à Simandre-sur-Suran, dans l’Ain, citant un article du Progrès. Les incidents se seraient déroulés lors d’un concert du groupe controversé Gravelandt.

À la suite de ces révélations, la LICRA a signalé «immédiatement au Procureur de la République de Bourg-en-Bresse les faits» et pose alors la question de la «dissolution» de la Compagnie d’Edoras, organisatrice de cet événement.

Les organismes Agir pour l’Égalité, SOS Racisme Rhône et la LICRA avaient demandé, en vain, au Préfet de l’Ain ainsi qu’au Ministre de l’Intérieur l’interdiction de la manifestation. Le Préfet a plutôt demandé à «procéder aux relevés d’infraction de tous actes à caractère raciste et antisémite» et de les lui transmettre.

«La venue de néonazis au Ragnard Rock Festival était prévisible», estime la LICRA. Elle indique que «l’État a commis une faute» en décidant de maintenir sinon la manifestation, du moins le concert du groupe contesté.

Le Figaro

L’Académie de Bordeaux propose aux collégiens d’écrire un discours antisémite pour Hitler

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Se mettre dans la peau d’un rédacteur de discours pour Hitler. Voilà le joli sujet proposé par l’Académie de Bordeaux aux élèves de troisième.

Dans la consigne, un professeur écrit « Le Führer, en colère, vient de commander à Joseph Goebbels un discours à faire entendre aux troupes, sur le front, afin de les galvaniser. Le ministre de la propagande vous demande d’élaborer ce discours en insistant sur les enjeux idéologiques et territoriaux de cette bataille pour l’Allemagne national-socialiste. »

Suit un extrait antisémite et complotiste de Mein Kampf pour servir de base à la construction du discours: « Si le Juif, grâce à sa religion marxiste, arrive à vaincre les autres peuples de ce monde, sa couronne sera la couronne funéraire de l’humanité et la planète évoluera dans l’univers, comme elle le fit il y a des millions d’années, sans êtres humains. »

Six autres outils (carte, affiche…) sont mis à disposition des élèves.

« C’est maladroit, reconnaît l’Académie de Bordeaux, par la voix de Michel Roques, inspecteur pédagogique régional d’histoire, interrogé par Le HuffPost. C’est pourquoi nous avons décidé de supprimer cet exercice de notre site ce vendredi 22 juillet au matin, depuis que plusieurs personnes s’en sont émues. »

L’exercice était sur le site depuis le 14 novembre 2014. Mais ce sont des appels téléphoniques passés par plusieurs journalistes ce vendredi matin qui ont poussé l’Académie à retirer l’exercice.

Huffington Post