Démission après démission, Robert Ménard est de plus en plus isolé a Béziers

Deux ans après son élection à la mairie de Béziers, Robert Ménard a réussi à faire fuir l’ensemble de son cabinet.

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Derrière les fenêtres de sa haute mairie, l’édile de Béziers doit se sentir bien seul. Désormais, à la tête de la sous-préfecture de l’Hérault, il y a Robert Ménard… et c’est tout, ou presque. Le « Canard Enchaîné » révèle que seulement deux ans après son élection, le maire a vu partir un à un les membres de son équipe historique, constituée en fanfare après les élections municipales victorieuses de 2014.

Conseil municipal évacué manu militari, saillie contre la presse locale dans le journal municipal… La chronique des échanges entre Robert Ménard et ses opposants louche régulièrement du côté du vaudeville. Mais les rapports du maire avec ses plus proches collaborateurs ne manquent pas de sel non plus.

Dernier épisode en date : son directeur de cabinet, André-Yves Beck, ancienne éminence grise de Jacques Bompard – ex-maire d’extrême droite d’Orange – et communicant acide, proche de l’ultra-droite, a abandonné le navire fin août. Entre l’artisan principal du « Journal de Béziers » et Robert Ménard, les choses n’allaient plus, une « énième et violente altercation » mettant fin à leur collaboration il y a quelques semaines à peine, note « Le Canard Enchaîné ».

Il faut dire que les choses avaient mal commencé. En juin 2014, seulement trois petits mois après son élection, patatra, monsieur le maire avait déjà dû se séparer de son chef de cabinet Christophe Pacotte. Raison évoquée à l’époque par la mairie : « rupture de confiance ». Robert Ménard n’aurait pas apprécié de découvrir dans la presse que son nouveau bras droit était toujours membre du groupuscule d’extrême-droite Bloc Identitaire.

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Selon Robert Ménard, allié du FN, pour être français il faut être « blanc » et « catholique »

Extreme droite robert menard condmané beziers

Indignées et en colère. Voilà comment réagissent les associations anti-racisme à la nouvelle sortie de Robert Ménard. Sur LCI, lundi matin, le maire de Béziers, élu en 2014 avec le soutien du Front national, a déclaré qu' »être Français, c’est aussi, comme le disait le général De Gaulle, être européen, blanc et catholique, bien sûr ».

 Les propos du maire de Béziers ont fait bondir Alain Jakubowicz, le président de la Licra (la Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémtisme). « J’ai donc appris que je n’étais pas Français puisque je suis blanc mais pas catholique« , explique-t-il à Europe 1. »Je pense aussi à tous nos concitoyens d’outre-mer qui ne seraient donc pas Français ».

Alain Jakubowicz poursuit : « moi, je ne sais pas faire mais Ménard sait lui reconnaître les musulmans. A une époque, on savait reconnaître les juifs ». Pour, le président de la LICRA, « Ménard bat les records de l’ignominie et de la connerie. C’est un pétainiste qui nie les valeurs de la France et de la loi de 1905 sur la laïcité« . L’association compte aller devant les tribunaux : « notre commission juridique va s’en saisir », annonce Alain Jakubowicz.

Europe 1

Robert Ménard condamné par la justice pour avoir insulté un professeur

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Le tribunal de Béziers a rendu, ce mercredi 13 juillet, son délibéré dans l’affaire qui opposait Maxime Tamayo, un instituteur de l’école George-Sand à Robert Ménard, le maire de Béziers. Ce dernier a été reconnu coupable d’avoir traité l’instituteur de “Petit con”.

Pour cela il a été condamné à 500 € d’amende avec sursis, 1 € de dommages et intérêts et 500 € de frais de justice. L’ensemble des exceptions de nullité ont été rejetées.

Sud Ouest

Antisémite, Homophobe, Nazi…, les invités sulfureux du colloque organisé par Robert Ménard

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Antisémitisme : Dans son livre « La Campagne de France », Renaud Camus, idéologue d’extrême droite, compte les juifs et dénonce une surreprésentation juive au sein de la radio France Culture.

« Les collaborateurs juifs du ‘Panorama’ de France Culture exagèrent un peu tout de même: d’une part, ils sont à peu près quatre sur cinq à chaque émission, ou quatre sur six, ou cinq sur sept, ce qui, sur un poste national ou presque officiel constitue une nette sur-représentation d’un groupe ethnique ou religieux donné; d’autre part, ils font en sorte que une émission par semaine au moins soit consacrée à la culture juive, à la religion juive, à des écrivains juifs, à l’Etat d’Israël et à sa politique, à la vie des juifs en France et de par le monde, aujourd’hui ou à travers les siècles ».

Des propos qui ont été condamnés par le PDG de Radio-France Jean-Marie Cavada, la directrice de France Culture Laure Adler, mais aussi par la ministre de la Culture Catherine Tasca ou le MRAP.

L’Humanité

Homophobie, complotisme : Béatrice Bouges, intégriste catholique et militante acharnée contre le mariage gay, n’est pas seulement soupçonnée d’homophobie mais également de complotite aiguë.

Le 24 mars 2015, Andreas Lubitz, pilote du vol 9525 de la Germanwings, précipitait son avion dans les alpes françaises. Des mois d’enquête ont révélè qu’Andreas Lubitz soufrait de multiples patrologies psychiatriques, dont des penchants suicidaires qu’il dissimulait a son employeur, pourtant Béatrice Bourges a une autre hypothèse toute trouvée qui se résume en 5 lettres : ISLAM.

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Néonazisme, homophobie : Oskar Freysinger, élu suisse du parti d’extrême droite UDC, suscite régulièrement la polémique par ses frasques, l’homme qui déclare «l’homophobie n’a jamais causé le moindre problème» a plaidé l’élément décoratif quand la TV suisse SRF avait révélée qu’il possédait chez lui un drapeau néo-nazi.

C’était officiellement le drapeau impérial de guerre de l’armée du Deuxième Empire (Reich) allemand dès 1871. Aujourd’hui, cet étendard tricolore noir, blanc et rouge, orné de la croix de fer et de l’aigle impérial, est devenu l’un des emblèmes des néonazis. Et il en existe un exemplaire chez Oskar Freysinger.

En effet, l’émission «Reporter», de la télévision suisse alémanique SRF, a montré dimanche soir ce drapeau historique déployé au plafond dans la cave du conseiller national UDC et conseiller d’Etat valaisan fraîchement élu, rapporte le Tages-Anzeiger mardi.

Le politicien a expliqué l’avoir acheté il y a 15 ans à Lübeck, en Allemagne, lors d’une exposition sur un sous-marin. Les couleurs et les symboles lui ont plu, a-t-il raconté. «Pour moi, il s’agit avant tout d’éléments décoratifs qui n’ont rien à voir avec une idéologie.»

Le Matin

Le Lycée-Collège des Creusets, situé à Sion (VS), n’a pas fini de faire parler de lui. La récente décision de son recteur, Benjamin Roduit, de supprimer un atelier traitant de l’homophobie et du sexisme – parce que celui-ci ne correspondait pas au descriptif livré par l’animateur (lire encadré) – a suscité de vives réaction

«L’homophobie n’a jamais causé le moindre problème. Venir ici faire croire qu’on a affaire à un canton arriéré où les gens ne travailleraient pas dans la sécurité alors qu’il n’y a rien de plus sûr que les écoles valaisannes, c’est faux. La situation scolaire en Valais est stable. Personne n’est persécuté», a ainsi argumenté le Valaisan dans le débat qui l’opposait à Caroline Dayer, docteure et enseignante-chercheuse à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation à l’Université de Genève.

20 Minutes

Autres invités sulfureux de ce colloque organisé par Robert Ménard, Xavier Raufer, ancien militant de l’organisation fasciste « Occident« , dissoute par le gouvernent après une série d’actions violentes, Alain de Benoit,  défenseurs historique du régime d’apartheid en Afrique du Sud et de la colonisation…

Béziers 2016

Robert Menard est fier d’inviter a Béziers le sympathisant néo-nazi Oskar Freysinger

Le conseiller d’Etat valaisan fraîchement élu Oskar Freysinger a déployé dans sa cave un drapeau militaire du IIe Reich allemand, utilisé comme emblème néonazi aujourd’hui. Il affirme ne pas s’en être rendu compte.

Le Matin

Le maire d’extrême droite Robert Ménard condamné par la justice pour licenciement abusif

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À Béziers (Hérault), l’ancien directeur du service médiation de la mairie, licencié par Robert Ménard, avait attaqué le maire d’extrême droite. Le tribunal administratif de Montpellier lui a donné raison ce vendredi en annulant son licenciement et en demandant sa réintégration.

À Béziers (Hérault), l’ancien chef du service prévention-médiation de la mairie, Alain Renouard, avait été licencié par le maire d’extrême droite Robert Ménard en octobre 2014. Il avait attaqué cette décision devant le tribunal administratif de Montpellier en formulant un recours pour excès de pouvoir. La justice lui a donné raison ce vendredi: elle a annulé son licenciement et demandé sa réintégration dans ses fonctions.

MediaPart

 

Quand Robert Ménard loue Charles Martel, l’homme qui a brûlé Béziers

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Le 1er décembre 2015, lors d’un meeting à Toulon de Marion Maréchal-Le Pen à l’approche des élections régionales, l’élu biterrois a une nouvelle fois fait dans la provocation.

Tapageuse, la remarque, publiée sur Twitter, a suscité de nombreuses réponses des utilisateurs du réseau social.

S’il est déjà complètement anachronique d’associer la France à Charles Martel –le royaume était divisé en province (l’Austrasie, la Neustrie ou encore la Bourgogne…)–, qui n’a jamais été souverain de France (contrairement à Napoléon et Louis XIV) mais «maire du palais», le maire de Béziers semble oublier l’histoire de sa propre ville.

En effet, dans une contribution au Plus de l’Obs, l’écrivain Salah Guemriche (déjà auteur d’un article dans le Monde sur le mythe de la bataille de Poitiers) cite Ernest Sabatier, historien de la ville de Béziers, qui raconte comment Charles Martel et ses troupes se sont vengés sur les populations locales du sud du pays après avoir échoué à prendre Narbonne:

«Les Franks pillent à outrance dans tous les lieux où ils portent leurs pas; ils désarment la population chrétienne, qui, ayant conservé en partie la civilisation romaine, voyait en eux des Barbares, et leur était suspecte.

Forcés d’abandonner le siège de Narbonne, et voulant empêcher les Sarrasins de prendre ailleurs dans le pays une position solide, ils rasent les fortifications de Béziers, d’Agde et d’autres cités considérables.

Agde et Béziers sont même livrées aux flammes, leurs territoires dévastés, les châteaux sont démolis. Enfin, en s’éloignant, les soldats de Charles Martel emmènent, outre un grand nombre de prisonniers sarrasins, plusieurs otages choisis parmi les chrétiens du pays.»

Charles Martel était également un grand spoliateur des biens de l’Église, qu’il utilisait « pour rémunérer ses guerriers » selon l’historien Laurent Theis, dans une interview accordée au Point. Ce qui fait tâche, dans un pays «de tradition judéo-chrétienne», selon le maire.

Slate