Quand Robert Ménard loue Charles Martel, l’homme qui a brûlé Béziers

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Le 1er décembre 2015, lors d’un meeting à Toulon de Marion Maréchal-Le Pen à l’approche des élections régionales, l’élu biterrois a une nouvelle fois fait dans la provocation.

Tapageuse, la remarque, publiée sur Twitter, a suscité de nombreuses réponses des utilisateurs du réseau social.

S’il est déjà complètement anachronique d’associer la France à Charles Martel –le royaume était divisé en province (l’Austrasie, la Neustrie ou encore la Bourgogne…)–, qui n’a jamais été souverain de France (contrairement à Napoléon et Louis XIV) mais «maire du palais», le maire de Béziers semble oublier l’histoire de sa propre ville.

En effet, dans une contribution au Plus de l’Obs, l’écrivain Salah Guemriche (déjà auteur d’un article dans le Monde sur le mythe de la bataille de Poitiers) cite Ernest Sabatier, historien de la ville de Béziers, qui raconte comment Charles Martel et ses troupes se sont vengés sur les populations locales du sud du pays après avoir échoué à prendre Narbonne:

«Les Franks pillent à outrance dans tous les lieux où ils portent leurs pas; ils désarment la population chrétienne, qui, ayant conservé en partie la civilisation romaine, voyait en eux des Barbares, et leur était suspecte.

Forcés d’abandonner le siège de Narbonne, et voulant empêcher les Sarrasins de prendre ailleurs dans le pays une position solide, ils rasent les fortifications de Béziers, d’Agde et d’autres cités considérables.

Agde et Béziers sont même livrées aux flammes, leurs territoires dévastés, les châteaux sont démolis. Enfin, en s’éloignant, les soldats de Charles Martel emmènent, outre un grand nombre de prisonniers sarrasins, plusieurs otages choisis parmi les chrétiens du pays.»

Charles Martel était également un grand spoliateur des biens de l’Église, qu’il utilisait « pour rémunérer ses guerriers » selon l’historien Laurent Theis, dans une interview accordée au Point. Ce qui fait tâche, dans un pays «de tradition judéo-chrétienne», selon le maire.

Slate

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