Plus de 50% des français ont déjà assisté à un acte raciste au travail

Le 21 mars a été proclamée Journée internationale contre la discrimination raciale. A cette occasion le site emploi Qapa.fr a réalisé un sondage auprès de 19000 Français* afin de savoir ce qu’ils pensaient de la discrimination raciale au travail.

Résultat, plus de 98% des sondés déclarent que la discrimination raciale sur le lieu de travail est encore trop présente en France.  A la question « Avez-vous déjà assisté à un acte raciste au travail ?« , plus d’un Français sur deux a répondu par l’affirmative.

Peu de dirigeants de couleur

L’enquête révèle que 69% des personnes interrogées n’ont jamais eu de patron ou supérieur de couleur. Une absence encore plus flagrante dans les fonctions RH, pourtant au coeur des problématiques de diversité au travail : 83 % des Français déclarent qu’ils n’ont jamais passé d’entretien d’embauche avec un DRH de couleur.

Focus RH

Ouverture d’une enquête après l’inscription d’une mention « Pas de Noir » dans une annonce immobilière

Une capture d'écran de la photo de l'annonce postée sur Twitter.

Une capture d’écran de la photo de l’annonce postée sur Twitter.

La mention raciste avait suscité une vive polémique. Une enquête préliminaire a été ouverte après la publication d’une annonce immobilière pour un logement à Levallois-Perret, qui précisait « Nationalité française obligatoire, pas de Noir », a indiqué le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine), jeudi 9 février.

Cette enquête a été ouverte le 20 janvier à la suite d’une plainte pour discrimination liée à la couleur de peau et à la nationalité, déposée le 27 décembre par l’association antiraciste Maison des potes-Maison de l’Egalité. Cette plainte vise l’agence immobilière Laforêt, ainsi que le propriétaire de l’appartement.

France Info

Hongrie : un maire veut bannir les gays et les musulmans de sa commune

comp-hungary-message

Le maire d’extrême droite d’Asotthalom, une petite commune hongroise isolée à la frontière avec la Serbie, veut bannir les musulmans et les homosexuels de sa circonscription. Ainsi, tout vêtement islamique, tout appel à la prière et toute propagande homosexuelle, comme des gestes tendres, sont proscrits, rapporte la BBC.

Laszlo Toroczkai, élu en 2013, souhaite mener une « guerre contre la culture musulmane ». En juillet dernier, c’était déjà ce même maire qui s’était félicité de la chasse aux migrants menée par des milices privées. Également vice-président d’un parti ultranationaliste, il avait diffusé une vidéo à la mise en scène plutôt déroutante – avec des gardes patrouillant à cheval, à moto et en véhicule tout terrain à la frontière – dans laquelle il menaçait les réfugiés.

« Essayez-vous de créer un village suprématiste blanc ? » l’interroge une journaliste de la radio britannique. « Je n’utilise pas ce mot, blanc. Mais parce que nous sommes une population blanche, européenne, chrétienne, nous voulons rester ainsi », répond l’élu de cette commune d’environ 4.000 habitants. La législation locale a aussi été modifiée pour empêcher toute future construction de mosquée.

(…)

À Asotthalom, la mesure ne fait pas l’unanimité. « Les musulmans qui vivent ici (au nombre de deux, indique la BBC) sont complètement intégrés« , a témoigné un habitant. « Ils ne provoquent personne. Ils ne portent pas le niqab, ne harcèlent personne. Leur jeune fils joue au football, je lui ai appris à nager. On s’entend très bien ».

BFM TV