Une pancarte mise en place par le maire de Lorette indigne les internautes

 

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Le maire de Lorette Gérard Tard a créé la polémique aujourd’hui en diffusant une pancarte intitulé « le ramadan doit se vivre sans bruit » dans sa ville à l’occasion du ramadan qui débutera dans quelques jours. Ce maire a déjà été épinglé et rappelé à l’ordre en 2003 pour ses positions discriminatoires à l’égard de la communauté musulmane en déclarant que « trop d’adolescents d’origine étrangère profitent d’une  structure sociale » et en qualifiant ces enfants de « musulmans de souche »

 

 

 

 

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Le maire FN de Beaucaire perd une manche contre les commerçants musulmans

Le maire FN de Beaucaire Julien Sanchez a essuyé un revers devant la cour d’appel de Nîmes dans une procédure l’opposant à six commerçants musulmans qui se plaignent de discrimination. En juin 2015 un arrêté municipal obligeait les commerçants musulmans à fermer leurs épiceries après 23 h.

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Le maire FN de Beaucaire, Julien Sanchez, a essuyé vendredi un revers devant la cour d’appel de Nîmes dans une procédure l’opposant à six commerçants musulmans qui se plaignent de discrimination.
La procédure judiciaire se poursuit et un jugement doit être rendu dans cette affaire le 22 septembre.

Epiceries arabes fermées

Dans cette ville du Gard remportée par le Front National en 2014, les six commerçants se sont estimés discriminés par deux arrêtés municipaux pris les 16 et 17 juin 2015, au début du ramadan, obligeant notamment « épiceries, primeurs et commerces de distribution » à fermer à 23h00 dans certaines rues de la ville.

Discrimination

Ils ont déposé plainte pour « entrave à l’exercice d’activité économique par dépositaire de l’autorité publique à raison de l’origine, l’ethnie ou la nationalité ».
En mars, le tribunal correctionnel de Nîmes a ordonné des actes d’enquête complémentaires, pour savoir si des nuisances ou du tapage nocturne avait été constaté avant la prise de ces arrêtés.

C’est cette demande d’enquête complémentaire qui était attaquée par M. Sanchez, que la Cour d’appel a débouté vendredi. Les juges ont « rejeté les nullités soulevées par Julien Sanchez », a rapporté Me Khadija Aoudia, l’avocate des commerçants.

Une pétition

« Nous prenons acte de ce jugement, qui n’est pas un jugement sur le fond, et n’avons bien évidemment rien à cacher, les nuisances et troubles à la tranquillité publique étant largement avérés, en témoigne notamment la pétition signée par les Beaucairois pour me soutenir par 4.000 personnes », a réagi Julien Sanchez.

France 3

Entre racisme et sexisme, les femmes musulmanes paient le prix fort de l’islamophobie en Europe

Sur la base de l’origine, du genre et de la religion, c’est « une triple peine » à laquelle peuvent faire facilement face les femmes musulmanes. L’ENAR, réseau européen liant divers mouvements antiracistes, a travaillé pendant un an, entre décembre 2014 à décembre 2015, autour de l’impact de l’islamophobie en Europe sur les femmes de confession musulmane. 
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Intitulé « Forgotten Women : the impact of Islamophobia on Muslim Women », le rapport, présenté jeudi 26 mai lors d’un symposium à Bruxelles, comporte 50 pages proposant une lecture à l’intersection du racisme et du sexisme. L’enquête, basée sur des recherches documentaires, des table-rondes et des entretiens, porte sur huit pays européens : l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Royaume Uni et la Suède.

Les femmes musulmanes face aux stéréotypes

La représentation médiatique des femmes musulmanes est le premier des points abordés par l’ENAR, qui rappelle leur sous-représentation dans les médias. « Leurs voix sont réduites au silence. On ne leur accorde aucun crédit et elles sont rarement invitées à parler pour elles-mêmes », souligne l’organisation, ajoutant qu’en France ou en Italie, « elles apparaissent dans les médias principalement comme des victimes, impliquées dans des incidents ou des procédures judiciaires ».
L’ENAR pointe du doigt la tendance qu’ont les médias mainstream d’imposer le stéréotype de « la femme musulmane voilée » à travers des couvertures et éditoriaux des hebdomadaires tels que Le Point, L’Express ou Valeurs Actuelles en France.
Les sondages d’opinion reflètent l’existence de ces stéréotypes sur les femmes musulmanes, perçues comme « un groupe homogène qui soutient la violence domestique, le terrorisme, l’homophobie et le sexisme ». « Alors qu’aucune communauté ou société n’est immunisée contre le racisme, le sexisme et la violence, pointer du doigt un groupe entier contribue à nourrir les préjugés », explique le rapport.

Soulignant que les mouvements féministes mainstream se déchirent sur la question de l’islam, le rapport indique que ce sont souvent les vieilles générations de féministes qui voient dans les vêtements dits islamiques un instrument d’oppression incompatible avec le principe d’égalité des sexes. Même constat du côté des partis politiques, notamment ceux de gauche.

En France, « certains politiciens de gauche, se présentant comme humanistes, laïques et féministes se révèlent belliqueux envers la liberté des femmes à se vêtir selon leur choix », affirme l’ENAR, citant l’actuel Premier ministre Manuel Valls qui faisait valoir en 2013 que le voile est « un combat essentiel » pour la République.

De gros obstacles dans le marché de l’emploi

Côté emploi, la discrimination est un phénomène répandu pour les femmes musulmanes et « est souvent liée à la perception d’ »islamité » (…). Cela est confirmé par les testings sur base de CV et les enquêtes de victimisation ». Au Royaume-Uni, 50 % des femmes interrogées portant un foulard ressentent qu’elles ont « manqué des opportunités de progression à cause de la discrimination religieuse, et que le port du voile a été un des facteurs ».

Le cadre n’est cependant pas appliqué de manière cohérente, en particulier à cause de régulations régionales et nationales dans certains pays de l’Union Européenne (UE) qui ont tendance à exclure les femmes musulmanes de l’emploi à cause de leur interprétation exclusive des concepts de « laïcité » ou « neutralité ».

Ce type de discrimination dans les régulations juridiques est qualifié de « discrimination légale » par l’Agence des Droits fondamentaux de l’UE », fait savoir l’ENAR, qui appelle les entreprises à adopter, d’une part, des chartes de la diversité qui reconnaissent toutes les formes de discrimination et leurs conséquences et à cesser, d’autre part, l’adoption de règlements intérieurs interdisant totalement le port de signes religieux.

Mieux penser l’approche intersectionnelle de l’islamophobie

Une autre constante en Europe : les femmes musulmanes sont les principales victimes des attaques physiques et verbales (81,5 % en France selon le CCIF.

Saïf étudiant en médecine: « Ils m’ont recalé car je suis d’origine marocaine »

Saïf, étudiant en médecine à l’UCL, juge qu’il a été victime de discrimination lors de son stage de spécialisation, rapportent nos confrères de la DH.

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Saïf est étudiant en 7e année de médecine à l’Université catholique de Louvain (UCL). Comme bon nombre de ses camarades étudiants, il a effectué cette année un stage dans le but d’entamer une spécialisation. Son objectif : devenir anesthésiste. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu…

« Je devais faire quinze semaines de stage. Lors des quatorze premières, tout se passait bien. J’ai eu de bonnes notes à toutes mes évaluations hebdomadaires. Mais la dernière semaine, tout a changé. La note qui m’a été donnée était mauvaise, sans que je comprenne pourquoi. Plus tard, on m’a communiqué la note finalement de mon stage. Ils m’avaient donné 9/20, j’étais donc exclu de la spécialité. Rien ne laissait présager une telle issue, je suis tombé de très haut », explique le jeune homme.

Saïf est alors convoqué pour une rencontre en tête à tête avec son maître de stage, censé lui expliquer les raisons de cet échec. « J’étais très déstabilisé et comme je ne comprenais pas, j’ai décidé d’enregistrer notre conversation… »

Et ce qu’il va entendre va le choquer. « Il disait que je n’étais pas arrivé à bien m’entendre avec l’équipe. En cherchant des raisons, il a commencé à tenir des propos limites. »

Dans l’enregistrement , on entend le docteur se demander si le problème pourrait « être culturel ». Il ajoute ensuite : « Tu es en Belgique depuis combien de temps ?« . Un vrai affront pour un jeune né ici.

« Je ne comprends pas ce que viennent faire ces interrogations dans notre conversation. Mon stage s’est bien passé, je suis en 7e année de médecine, il ne doit pas être question d’origines, s’insurge Saïf. Finalement, alors qu’il me fallait une cote 60 % pour atteindre mon rêve, ils m’ont mis 58,3 %… Je n’accuse personne de racisme, mais je suis persuadé de faire l’objet d’un délit de sale gueule. Tous les autres ont réussi leur stage. »

Saïf, avec sa mère en appui, décide de contester cette décision. Ils introduisent un recours auprès de l’université et un rendez-vous est pris pour la semaine prochaine avec l’ambassadeur du Maroc, pays dont sont originaires les parents de Saïf.

Du côté de l’UCL , on conteste fermement les accusations de racisme. L’université préfère ne pas commenter l’affaire tant que le recours interne est analysé par le jury. « Par ailleurs, nous sommes une institution très multiculturelle », précise sa porte-parole.

La Libre

Israël : Un rassemblement de femmes voulant prier au Mur des Lamentations interdit

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Devant le Mur des Lamentations à Jérusalem, fidèles juifs et touristes sont soumis à une stricte séparation des sexes et l’annonce de la création d’un espace mixte de prière bute sur une forte opposition, même au sein du gouvernement.

Le sujet se trouve aujourd’hui au coeur d’une bataille politique, un test pour la coalition gouvernementale dirigée par Benyamin Nétanyahou, qui comprend des partis ultra-orthodoxes.

Le dernier épisode en date de l’épreuve de force autour de ce lieu saint du judaïsme s’est déroulé jeudi avec l’annonce par les autorités de l‘interdiction du rassemblement que prévoyait dimanche l’association les «Femmes du Mur» pour prier au Mur des Lamentations à l’occasion de la «bénédiction des Cohen».

Le procureur général a annoncé que ce rassemblement était interdit, car «contraire aux coutumes locales». Les «Femmes du Mur» ont dénoncé cette décision et prévenu qu’elles maintenaient leur projet.

«Cet endroit est un lieu religieux symbolique pour les Israéliens et pour les Juifs, mais malheureusement c’est un lieu où les femmes sont exclues d’activités religieuses», déplore cette femme de 59 ans.

Il est situé dans la Vieille ville, à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la Ville sainte occupée et annexée par Israël.

La Presse

Une employée accuse Zara de discrimination à cause de sa coiffure afro

Une jeune afro-américaine employée au sein d’un magasin Zara, à Toronto, dit avoir été discriminée à cause de sa coiffure qui « ne rentre pas dans les standards de Zara », selon ses managers. Profondément choquée et humiliée, elle songe à porter plainte.

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L’enseigne Zara est, une fois de plus, accusée de discriminer ses employés. Une jeune vendeuse, Cree Ballah, a en effet subi des remarques désobligeantes concernant sa coiffure. Lorsqu’elle s’est présentée pour son premier jour de travail au magasin, deux managers lui ont demandé « d’arranger » ses cheveux, raconte-t-elle. La jeune femme a déclaré à CBC Newsque les responsables ont assuré « ne pas vouloir l’offenser ». « Nous voulons que nos employés aient une allure propre et professionnelle, et la coiffure que tu as n’entre pas dans les standards de Zara« , lui auraient-ils déclaré.

« C’était très humiliant »

Les deux managers ont, par la suite, tenté « d’arranger » les cheveux de la jeune femme au beau milieu du magasin, devant les autres employés. « C’était très humiliant, et pas professionnel du tout », a rapporté la jeune femme. Et de poursuivre: « Ma nature de cheveux est liée à mes origines, alors pour moi, cette remarque était une remarque discriminatoire dirigée contre mon groupe ethnique, avec tout ce que cela implique », a-t-elle souligné, avant de poursuivre: « ma nature de cheveux est difficilement maîtrisable, et j’essaie de la coiffer du mieux que je peux: mais visiblement, ce n’est toujours pas suffisant pour Zara. »

L’enseigne Zara déjà épinglée

Pourtant, ce n’est pas la première fois que l’enseigne espagnole est accusée de discrimination raciale: en novembre 2015, au lendemain des attentats de Paris, elle avait ainsi interdit l’accès d’un magasin de la capitale à une femme voilée. 

L’Express

Les juifs noirs venus de l’Ethiopie victimes de racisme en Israël

Revenus nombreux (près de 16.000 juifs éthiopiens) en Israël rien qu’avec « l’opération Moïse » en 1984,  les juifs noirs ou encore les Falashas venus de l’Ethiopie ne mènent guère une vie reluisante en Israël et c’est le journal middleeastmonitor.com qui décrit ce tableau sombre des falashas.

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« Les deux tiers des Ethiopiens ont besoin d’assistance. Dans certaines villes, près de 90 pour cent demandent l’accès aux soins. Près de 75% des familles éthiopiennes vivent en dessous du seuil de pauvreté », rapporte le ministère israélien de la protection sociale et des services sociaux qui ajoute par ailleurs que le chômage dans cette communauté est de 70%.

Ce rapport ajoute que  les jeunes falashas ont mille chances d’abandonner l’école et sont largement sous représentés dans les universités du pays. Outre la pauvreté ambiante dans cette communauté, les falashas sont confrontés aussi au racisme, en témoigne ce fait vécu par cette femme noire à qui un chauffeur avait refusé d’embarquer : «  je ne permets pas qu’une kushim (ndlr : un terme péjoratif qui désigne les noirs) de montrer à bord du bus. Est-ce qu’il y avait des bus en Ethiopie ? En Ethiopie, vous n’avez même pas des chaussures alors pourquoi ne marchez vous pas ? »

Des propos choquants et indignes que dénonce Avi Maspin, de l’association israélienne des juifs éthiopiens (IAEJ) : «  La société israélienne est profondément infectée par le racisme et malheureusement, il n’y a pas de châtiment approprié contre le racisme en Israël ».

Dans le secteur immobilier, les falashas sont vraiment discriminés de façon aberrante et middleeastmonitor.com rapporte qu’un agent immobilier qui recherchait des logements pour ses clients a été choqué par les propos d’un propriétaire d’immeuble à Ashkelon tenus en ces termes : « Tout le monde peut venir, mais pas les Ethiopiens. »

Voila notre politique. Au moins je l’espère, il est important pour nous de préserver la valeur de l’appartement et la valeur de l’immeuble… cependant lorsqu’on loue un appartement à un falasha, l’appartement baisse de 30% en valeur… je ne suis pas raciste, mais lorsque je croiserai mes locataires, ils vont me regarder comme un traître parce que j’ai loué aux Éthiopiens. Je ne veux pas ruiner mes relations avec mes amis. »

Mais de tout ces faits dégradants, le summum a été atteint lorsqu’une enquête a montré que 57% des femmes qui ont pris le médicament « Depo-provera » étaient des femmes éthiopiennes. Le but étant de contrôler à long terme, les naissances alors que les falashas ne représentent que 2% de la population israélienne.

Selon le judaïsme, les falashas ou familles d’Israël sont des descendants des israélites qui auraient accompagnés le prince Ménélik, fils du roi Salomon et de la reine de Saba en Ethiopie pour apporter l’arche d’alliance au Xè siècle avant Jésus Christ.

Media Presse

Quand le @CreditAgricole discrimine @AssoLallab une asso de lutte contre les discriminations

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Lallab est une toute jeune association fondée par deux jeunes femmes qui ont un rêve commun : vivre dans une société qui n’a pas peur de l’altérité et qui permet à chaque femme de s’épanouir non pas malgré ses identités multiples mais grâce à elles !

Oui mais voilà. Notre jeune association se heurte déjà à l’objet même de sa création : les discriminations.

Un voyage pour lutter contre les préjugés sur les femmes musulmanes

Nous nous sommes rencontrées sur les bancs de l’école lors de notre Master en Relations Internationales à Paris. Notre amitié s’est construite sur des passions communes et essentielles à nos yeux : l’humour pourri, les chorégraphies frénétiques sur Beyonce et le féminisme (❤). Nous, c’est Sarah ZOUAK (26 ans), française, marocaine et musulmane; et Justine DEVILLAINE (25 ans), française et athée.

Sarah a trop souvent eu l’impression que pour avoir une place légitime au sein de sa société en France, elle devait nier une partie d’elle-même. Les gens se sont souvent étonnés de la voir épanouie et bien intégrée, comme si la religion était un obstacle à son émancipation. A croire que les femmes musulmanes sont par essence soumises et oppressées.

En 2014, face à ce constat, elle fonde le Women SenseTour — in Muslim countries, un projet qui prend la forme d’un voyage de 5 mois dans 5 pays (Maroc, Tunisie, Turquie, Iran et Indonésie) pour aller à la rencontre de 25 femmes musulmanes actrices du changement et agissant toutes pour l’émancipation des femmes. Le but de ce voyage ? Déconstruire les préjugés et changer l’image des femmes musulmanes à travers la réalisation d’une série documentaire.

Teaser de notre documentaire ici

Justine décide de l’accompagner en Iran et en Indonésie.

Ensemble et lors de ce long voyage du WST nous rencontrons des femmes que l’on n’a pas l’habitude de voir dans les médias : des musulmanes qui font bouger les lignes; des femmes qui allient sereinement leur foi et leur engagement pour l’égalité.

La suite Ici

Islamophobie : Une famille musulmane expulsée d’un avion sans raison

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C’est un « délit de faciès »  qui enflamme le web outre-Atlantique. Le pilote d’un avion de la compagnie United Airlines a en effet récemment demandé à une famille musulmane de quitter l’appareil peu avant le décollage. Pour des « raisons de sécurité », selon lui.

Selone The Independent, Eaman-Amy Saad Shebley, son mari et ses trois enfants en bas âge s’apprêtaient à effectuer la liaison Chicago/Washington lorsque le pilote est intervenu. Un peu plus tôt, cette mère de famille avait demandé à une hôtesse s’il était possible de fournir des harnais de sécurité cinq points pour ses enfants. Une requête qui a, visiblement et pour d’obscures raisons, joué un rôle dans la décision sans appel du personnel de bord.

Le Conseil des relations Américano-islamiques exaspéré

Face au pilote, Ms Shebley ne se démonte pas et demande s’il ne s’agit pas tout simplement d’une affaire de discrimination. Ce à quoi le pilote, visiblement peu à son aise, répond seulement qu’il s’agit d’une « mesure de sécurité » sans donner d’autres précisions. Deux vidéos de l’échange sont disponibles sur le compte Facebook de la jeune femme.

Le Conseil des relations Américano-islamiques quant à lui n’a pas tardé à réagir en demandant, via une lettre, à la compagnie United Airlines de mettre en œuvre une action disciplinaire envers les membres d’équipage incriminés.

Le directeur de la section du Conseil de Chicago, Ahmed Rehab, s’est quant à lui exprimé en ces termes :  » Nous sommes fatigués que des passagers musulmans soient expulsés des vols pour d’obscures raisons de ‘sécurité’ « . Il ajoute encore : « Sécurité, cela signifie signifie prendre soin des passagers, non pas les harceler et les humilier avant de les jeter dehors ».

« Honte à toi, United Airlines »

Sur Facebook, Eaman-Amy Saad Shebley écrit : « Honte à toi, United Airlines, pour avoir jugé ma famille sur son apparence et nous avoir expulsé de l’avion pour des raisons de ‘sécurité’ alors que nous partions à Washington pour les vacances des enfants. Ils sont trop jeunes pour avoir à supporter cela ».

Ce n’est pas la première fois qu’un cas de ce genre se produit. The Independent rappelle qu’une femme musulmane, Tagera Ahmad, s’était récemment vu refuser une cannette de Coca Light sur un vol de la même compagnie. Raison invoquée ? Elle « pourrait s’en servir comme d’une arme ».

M6 Info

 

Mohamed, agent SNCF victime de racisme ordinaire, menacé de radiation

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Son chef reconnu coupable par la justice d’injures racistes, sa hiérarchie accusée par l’inspection du travail de « harcèlement moral » à son encontre : c’est un véritable calvaire que vit depuis des années Mohamed Moussa Benyacine, agent SNCF de la police ferroviaire à Valenciennes et militant CGT. C’est pourtant sur sa tête que la direction de la SNCF fait pleuvoir les sanctions, jusqu’à une mutation disciplinaire prononcée le 25 mars. En arrêt depuis presque sept mois, Mohamed ne se laisse pas démolir et contre-attaque aux prud’hommes.

 

L’inspection du travail, elle, conclut, le 19 février, que son cas « s’apparente effectivement à une situation de harcèlement moral, les agissements répétés dont (il a fait) l’objet ayant pour effet d’altérer (sa) santé mentale ». La SNCF l’a pourtant traîné en conseil de discipline le 2 mars, aoù il risquait la « radiation des cadres ». En clair, un licenciement pour faute.

En janvier 2011, Mohamed fait condamner son supérieur pour insultes racistes (lire ci-contre). En septembre 2015, Mohamed craque : « Je suis père de trois enfants, quand on voit sa femme pleurer tous les jours, c’est dur, après treize années d’ancienneté. » Indispensable pour sa santé mentale, son arrêt de travail le prive cependant de toutes ses primes, soit « 400 à 500 euros par mois », estime-t-il.

« grand malaise » au conseil de discipline

Le dossier contient le certificat d’un psychiatre attestant de « l’état de détresse » de Mohamed et de son épouse, ajoute Nicolas Pavard, qui se souvient également du « grand malaise de la direction » quand il a lu le rapport de l’inspection du travail.

Le « bougnoule de service » et le chef raciste
« Bougnoule de service », « mangeur de loukoums », grossesse de son épouse comparée à « une portée de rats »… Mohamed avait déjà subi, en 2009 et 2010, les injures racistes répétées de son supérieur hiérarchique, qui affichait dans son bureau son appartenance au Front national.

Après un véritable parcours du combattant pour Mohamed, son chef était condamné en janvier 2011 par la cour d’appel de Douai, pour « injure non publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion », à une amende de 600 euros. Les réquisitions étaient d’un mois de prison avec sursis.

Le coupable a été muté… avec une promotion. « La SNCF vit très mal que les victimes de propos racistes ne vivent pas dans l’ombre et demandent réparation », commente Jean-Claude Dulieu, conseiller départemental communiste du Valenciennois et responsable national du Mrap, qui s’était porté partie civile et soutie

Humanité

Ali : « Mon employeur a francisé mon nom pour rassurer les clients » puis il a été viré

1200x768.jpgAli : « Mon employeur a francisé mon nom pour rassurer les clients »

C’est un hôtel « trois étoiles » comme il en existe des dizaines à Paris. Ali, 42 ans, pensait pouvoir enfin s’y stabiliser quand les propriétaires l’ont embauché, à l’été 2015, comme réceptionniste. « Mais, le premier jour, ils ont francisé mon nom dans l’adresse e-mail sans me prévenir, lâche-t-il. Quand j’ai demandé des explications, on m’a indiqué que, vu le contexte, les clients avec qui je devais correspondre avaient besoin d’être rassurés… »

Une réflexion d’autant plus saugrenue que Pablo, son collègue vénézuélien, n’avait, lui, pas le droit au même traitement. « Je suis donc devenu Alain ! Je me suis écrasé parce que j’avais besoin de ce boulot. Mais finalement, au bout de deux mois de période d’essai, j’ai été viré… » Ce Franco-tunisien a donc saisi le Défenseur des droits pour obtenir réparation. « Mais en attendant, je suis toujours au chômage. »

20 Minutes

Discrimination: près de 300 contrôles au faciès en cinq ans selon une association

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Injuste, discriminatoire, abusif et reposant sur « la seule apparence et non sur le comportement »: en moins de cinq ans, 294 personnes disent avoir été victimes de contrôles au faciès, mais seule une infime minorité dépose plainte, affirme mardi le collectif Stop le contrôle au faciès, dans son premier rapport.

« On ne lutte pas contre la police, on lutte pour une meilleure police« , affirme Nassim Lachelache, porte-parole pour Fontenay Citoyen, une association membre du collectif.

Parmi elles, 616 témoignages ont débouché sur des « saisines » du collectif sur des cas précis de contrôles abusifs. Outre le contrôle au faciès (47% des cas), les témoins évoquent des violences physiques (23%), des fouilles et palpations (17,9%), des insultes et propos racistes (respectivement 16,9% et 12,8%), des intimidations – amendes abusives, menaces, racket ou autres – (23%), et des palpations génitales (10%).

23% rapportent des violences physiques « allant de la simple gifle au bras ou au nez cassé, en passant par la brûlure sur le crâne, ou à l’hospitalisation prolongée ».

Mais peu de personnes touchées par ces contrôles abusifs envisagent des poursuites: seuls 4,2% des cas font appel à un avocat, 6,2% ont signalé l’abus au Défenseur des Droits et moins de 1,5% à l’IGPN, la police des polices.

« Alors que 5,3% des plaignants ont souhaité porter plainte contre des policiers, leur plainte a été refusée dans près de 73% des cas« , dit l’association.

Une grande majorité des personnes qui ont contacté le collectif a entre 15 à 25 ans (75%) et constitue un public urbain (65% viennent d’Île-de-France) et masculin, les femmes étant « beaucoup moins contrôlées que les hommes ».

Pas de données à caractère ethnique ou racial « du fait des restrictions légales imposées à la collecte de données personnelles », mais « l’origine, la couleur de peau ou la religion ayant quasiment toujours été mentionnée ».

L’Obs

 

Charvieu-Chavagneux : au coeur de la discrimination des musulmans par le maire

 Charvieu-Chavagneux : aux frontières de la ville

En septembre 2015, la France entend parler d’une petite commune dans le nord de l’Isère : Charvieu-Chavagneux. A l’unanimité, son conseil municipal a voté une délibération pour accepter d’accueillir une famille de réfugiés syriens… à condition qu’elle soit chrétienne. D’où vient cette crainte vis-à-vis des réfugiés musulmans ?

France Tv


Le Maire a rasé une mosquée en 1989

Gérard Dézempte, Le même maire, réélu en mars 2014 sous l’étiquette divers droite (après RPR et UMP), est en place depuis 1983En 1989, il avait fait raser au bulldozer une mosquée qui venait d’être construite dans sa commune. Il avait alors plaidé «l’erreur» en assurant s’être trompé d’endroit.


Le Maire a refusé une maison à des acheteurs car maghrébins 

Le 8 novembre 2006, la cour d’appel de Grenoble avait confirmé la décision de première instance et condamné Gérard Dezempte  ( le maire de Charvieu-Chavagneux ) à 1 500 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité.

Les faits remontent à l’an 2000, quand les Ghezzal, un couple de Français d’origine maghrébine, avaient souhaité acheter un pavillon à Charvieu-Chavagneux, située à une vingtaine de kilomètres à l’est de Lyon.

Après avoir signé un compromis de vente avec les propriétaires, les époux Ghezzal avaient reçu une lettre de la mairie les informant de son intention d’utiliser son droit de préemption pour transformer cette maison en local associatif. Mais quelques mois plus tard, ils apprenaient que la vente s’était concrétisée avec un autre acheteur, dont le nom sonnait plus français, sans que la mairie n’ait usé de son droit de préemption.

Lyon Mag

Discriminés par l’Etat suédois, les autochtones (Samis) se battent pour leurs droits

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Il aura fallu des dizaines d’années de revendications et de pétitions pour que les habitants du petit village de Girjas, à l’intérieur du cercle arctique, regagnent le droit officiel de chasser et pêcher à proximité de leur zone de vie. Cette communauté de Samis (aussi appelés Lapons en français), un peuple autochtone originaire du nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande, ainsi que de la presqu’île russe de Kola, était privée de ses droits fonciers depuis 1993.

Bien que la décision ne concerne qu’une minuscule aire géographique, elle revêt un poids symbolique tout particulier en Suède où la question des droits des Samis n’est clairement pas une priorité« Nous espérons maintenant que ce verdict influencera les politiques concernant les Samis de Suède, ce qui demeurait l’objectif principal », a ainsi déclaré Åsa Larsson Blind, la vice-présidente du Conseil parlementaire sami, le corps représentatif des Samis de Suède, de Norvège, de Finlande et de Russie.

Si ce n’est que l’année dernière que les tribunaux suédois se sont finalement saisis de l’affaire, l’Association des Samis de Suède aura lutté bec et ongles contre Stockholm pendant près de 30 ans afin de faire valoir ses demandes en matière de droits fonciers.

Une prise de position à l’origine d’une importante polémique. Un collectif de 59 universitaires, dont des ethnographes et des anthropologues du Centre de recherche sami de l’université Umeå, ont notamment publié l’été dernier une lettre ouverte dans laquelle ils condamnaient l’usage d’une « rhétorique raciste » révélant « une surprenante ignorance de la situation historique ».

À l’annonce du verdict, Larsson Blind s’est déclarée éminemment soulagée que la cour de justice suédoise de Gällivare ne se soit pas laissée influencer par le « discours colonial » des représentants de l’État. De leur côté, les avocats de l’État suédois envisageraient de faire appel de cette décision.

The Guardian