Canada: un policier poste des commentaires racistes sur une défunte autochtone

Deux accusations ont été déposées contre le sergent Chris Hrnchiar, le policier d’Ottawa qui aurait mis en ligne des commentaires de nature raciste sur les Autochtones et sur la défunte artiste inuite Annie Pootoogook.

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Australie : enquête sur des violences et humiliations subies par des mineurs autochtones

 

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Un jeune détenu plaqué au sol et mis violemment à nu par ses gardiens, un adolescent de 17 ans attaché durant deux heures sur une chaise, avec une cagoule sur la tête, un autre aspergé dans l’obscurité de gaz lacrymogène… Les images choquantes diffusées lundi soir par la chaîne publique australienne ABC pointent en particulier les conditions de détention du centre pour délinquants juvéniles Don Dale, près de Darwin, dans le Territoire du Nord.

Des humiliations, des traitements dégradants émanent des scènes captées par les caméras de surveillance du centre en 2014 notamment. Les séquences diffusées montrent le cas particulier d’un jeune garçon qui alterne les périodes de détention depuis ses 11 ans et qui se trouve aujourd’hui, dans une prison pour adultes. Sur les images, on découvre un adolescent qui menace de se faire du mal et qui reçoit en réponse, des coups. Sur d’autres, on peut entendre le personnel rire et prononcer des débuts d’insultes.

Le Territoire du Nord a l’un des taux de criminalité les plus élevés d’Australie et les aborigènes y représentent plus des deux tiers de la population carcérale. D’après Amnesty International, les enfants aborigènes ont 26 fois plus de risques de se retrouver en prison que les autres enfants, dans un contexte de lacunes d’éducation, de chômage élevé et de toxicomanie.

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a expliqué qu’elle demandait depuis longtemps au gouvernement de réagir aux abus commis dans les centres de détention pour jeunes délinquants. La situation dans le Territoire du Nord n’est que la partie émergée de l’iceberg, selon elle. Pour Elaine Pearson, directrice pour l’Australie de HRW, ce qui se passe à Don Dale est « l’exemple classique de ce qu’il ne faut pas faire avec les jeunes en difficulté ».

« L’utilisation excessive de la force, l’isolement et les fers sont barbares et inhumains », dénonce Elaine Pearson. « La force excessive est un abus et ceux qui commettent ces abus doivent répondre de leurs actes ».

Le Parisien

Canada : 3 fois plus de victimes d’agressions sexuelles chez les Autochtones

Dans son plus récent article, La victimisation chez les Autochtones au Canada, le bureau fédéral de la statistique indique qu’il a recensé 58 incidents d’agressions sexuelles pour 1000 répondants autochtones, comparativement à 20 pour 1000 chez les non-Autochtones.

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Statistique Canada note aussi qu’en 2014, 28 % des Autochtones de 15 ans et plus (environ 275 000 personnes) ont indiqué que leur ménage ou eux-mêmes avaient été victimes, au cours des 12 mois précédents, d’au moins un des huit types de crimes mesurés par l’Enquête sociale générale sur la victimisation.

Cette proportion était plus élevée que celle observée chez les non-Autochtones (18 %), mais en baisse par rapport à cinq ans plus tôt (38 % en 2009).

La Presse

Canada : La pauvreté touche 2 fois plus les enfants autochtones que les autres

Un rapport s’attardant aux conditions de vie des jeunes autochtones au Canada déplore qu’ils aient au moins deux fois plus de risques de vivre dans la pauvreté que les enfants des autres communautés.

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Le rapport publié mardi par le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) constate d’ailleurs que la majorité des enfants des Premières Nations demeurant dans des réserves, 60 pour cent, vivaient en 2010 dans la pauvreté et que depuis, leur situation s’est aggravée. Ce taux a été mesuré à 51 pour cent chez ceux vivant hors réserves.

Chez les enfants d’immigrants, le taux de pauvreté atteignait 32 pour cent comparativement à 22 pour cent chez les enfants des minorités visibles.

Pour ce qui est des enfants qui n’appartiennent à aucune de ces catégories, le taux de pauvreté a été mesuré à 13 pour cent, similaire à celui des autres pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Dans des réserves, des taux qualifiés de révoltants de 76 et de 69 pour cent ont été relevés au Manitoba et en Saskatchewan. À l’opposé, au Québec, ce taux de pauvreté était de 37 pour cent. 

 

La Presse

Discriminés par l’Etat suédois, les autochtones (Samis) se battent pour leurs droits

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Il aura fallu des dizaines d’années de revendications et de pétitions pour que les habitants du petit village de Girjas, à l’intérieur du cercle arctique, regagnent le droit officiel de chasser et pêcher à proximité de leur zone de vie. Cette communauté de Samis (aussi appelés Lapons en français), un peuple autochtone originaire du nord de la Suède, de la Norvège et de la Finlande, ainsi que de la presqu’île russe de Kola, était privée de ses droits fonciers depuis 1993.

Bien que la décision ne concerne qu’une minuscule aire géographique, elle revêt un poids symbolique tout particulier en Suède où la question des droits des Samis n’est clairement pas une priorité« Nous espérons maintenant que ce verdict influencera les politiques concernant les Samis de Suède, ce qui demeurait l’objectif principal », a ainsi déclaré Åsa Larsson Blind, la vice-présidente du Conseil parlementaire sami, le corps représentatif des Samis de Suède, de Norvège, de Finlande et de Russie.

Si ce n’est que l’année dernière que les tribunaux suédois se sont finalement saisis de l’affaire, l’Association des Samis de Suède aura lutté bec et ongles contre Stockholm pendant près de 30 ans afin de faire valoir ses demandes en matière de droits fonciers.

Une prise de position à l’origine d’une importante polémique. Un collectif de 59 universitaires, dont des ethnographes et des anthropologues du Centre de recherche sami de l’université Umeå, ont notamment publié l’été dernier une lettre ouverte dans laquelle ils condamnaient l’usage d’une « rhétorique raciste » révélant « une surprenante ignorance de la situation historique ».

À l’annonce du verdict, Larsson Blind s’est déclarée éminemment soulagée que la cour de justice suédoise de Gällivare ne se soit pas laissée influencer par le « discours colonial » des représentants de l’État. De leur côté, les avocats de l’État suédois envisageraient de faire appel de cette décision.

The Guardian

Québec : Des autochtones victimes du racisme de policiers

Des communautés autochtones sont victimes du racisme de corps policiers «d’un océan à l’autre» et le cas de Val-d’Or est loin d’être unique, affirme le gouvernement Trudeau.

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«Le cas de Val-d’Or est le symptôme d’un problème beaucoup plus grave. On entend ça à travers tout le pays, d’un océan à l’autre», a lancé la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, jeudi, lors d’un point de presse en marge de la rencontre de Québec avec les membres des familles des femmes autochtones disparues et assassinées. Il s’agit d’une étape préalable à la formation de la commission promise par Justin Trudeau.

Sa collègue Carolyn Bennett, ministre des Affaires autochtones, a ajouté que lors des huit entretiens précédant celui de Québec, des Autochtones ont rapporté des allégations à propos de policiers qui ont commis des crimes à l’endroit des communautés.

«D’un océan à l’autre, à travers le pays, nous avons reçu ces informations, non seulement à propos d’enquêtes bâclées par les forces policières, mais à propos de crimes commis par ceux-ci», a affirmé Mme Bennett.

Les deux ministres estiment que pour de nombreuses femmes rencontrées, le système judiciaire et les forces de l’ordre font preuve de racisme et de sexisme.

Canoe Ca