Jean-Claude Veillard, l’homme chez Lafarge chargé de financer indirectement Daech, était candidat FN aux municipales

Souvenez vous. En juin 2016, une enquête du journal Le Monde nous révélait à la stupéfaction de beaucoup que le cimentier Lafarge avait opéré quelques petits arrangements avec Daesh pour permettre à sa cimenterie de Jalabiya, dans le nord-est de la Syrie, de continuer à produire sans encombre.

Or, il se trouve que le « directeur sûreté » du groupe Lafarge qui négociait dans l’ombre depuis Paris les taxes payées aux islamistes radicaux n’était autre que Jean-Claude VEILLARD, comme nous le prouve ceci, piqué au Nouvel Obs

Pourtant, devinez qui l’on retrouve en position sur la liste aux municipales de 2014 à Paris, 15ème arrondissement, pour le FN ?La cohérence, c’est pas leur fort.

(…)

Je vous laisse en compagnie de l’ami Didier qui nous confirme cette petite anecdote (vers la 5ème minute) qui pourrait être qualifiée de drôlatique conformément à son registre habituel si le sujet ne comportait pas des scènes d’horreur présentes dans toutes les mémoires.

Gauche de Combat

Marine Le Pen perd son immunité parlementaire malgré le vote contre de Nadine Morano

Le Parlement européen a annoncé ce jeudi qu’il lève l’immunité de Marine Le Pen, après qu’elle a diffusé des vidéos de décapitations de Daech sur Twitter.

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Ce jeudi, le Parlement européen a approuvé la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen. Cette levée était réclamée par la justice française qui reproche à la dirigeante du FN d’avoir diffusé sur Twitter des vidéos de d’exactions perpétrées par le groupe terroriste Etat islamique (EI), en décembre 2015. Le parquet de Nanterre a ouvert une information judiciaire à l’encontre de Marine Le Pen pour « diffusion d’images violentes ».

(…)

L’immunité de Marine Le Pen est toutefois conservée pour le moment, concernant l’enquête sur les rémunérations de ses assistants parlementaires, soupçonnés d’avoir été employés de façon fictive. La cheffe de cabinet de Mme Le Pen a été mise en examen dans cette affaire.

L’Express

Trafic d’armes : De la Camorra à Daech, les connexions troubles d’un couple italien

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Après des mois, voire des années d’enquête, d’écoutes administratives et de perquisitions, la police italienne a finalement obtenu le feu vert pour arrêter Mario Di Leva, 69 ans, et sa femme Annamaria Fontana, 63 ans. L’arrestation a eu lieu le 31 janvier 2017, dans le quartier de San Giorgio a Cremano, situé dans la banlieue de Naples, sous le regard de curieux et sous les insultes de riverains à l’encontre du couple.

Le couple –tout comme leur fils Luca di Leva, présumé gérant du bar-restaurant Sheik Narghile Arabian appartenant à ses parents; Andrea Pardi, responsable d’une société de vente et de réparation d’hélicoptère à Rome; et Ali Mohamud Shaswish, un ressortissant libyen– a été mis en détention pour trafic d’armes et vente illégale de matériels militaires en violation du droit international. Ils sont par ailleurs soupçonnés d’avoir participé au recrutement de mercenaires entre la Somalie et l’Italie.

Mais, aujourd’hui, bien plus que leurs liens avec la Camorra, une ramification d’organisations mafieuses qui sévit en Campanie et dans la région de Naples, ce sont leurs connexions avec l’État islamique et différents trafics d’armes qui leur sont reprochés, rapporte The Daily Beast qui a enquêté sur le sujet. À vrai dire, depuis quelques mois, en Italie, les liens présumés entre des organisations mafieuses et l’organisation terroriste ne faisaient plus vraiment de doutes. Une enquête du quotidien italien La Stampa avait révélé, en octobre 2016, les connexions entre la Ndrangheta, la mafia calabraise, et l’État islamique dans un trafic d’armes et d’œuvres d’art pillées en Libye.

Slate

Collaborer avec Daech ? Aucun problème quand il s’agit de multinationales françaises

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Le 21 juin dernier, « le Monde » publiait une enquête édifiante et détaillée sur les arrangements de Lafarge avec Daech en Syrie. On y apprenait notamment que pour continuer à faire prospérer ses activités, l’entreprise a procédé à maintes négociations avec le groupe terroriste et accepté de lui payer des taxes. Aucun montant n’est précisé mais ce “partenariat” ayant duré plus d’un an, entre 2013 et 2014, on peut aisément imaginer qu’il s’agit de plusieurs milliers d’euros.

Des responsables politiques qui brillent par leur silence

Contre toute attente, ces révélations n’ont pas fait grand bruit, et peu nombreux ont été ceux qui s’en sont émus. Elles ont, certes, été relayées par la presse nationale et internationale mais ont vite disparu de nos radars.

Pire encore, rares sont les responsables politiques à s’être emparés du sujet et à avoir exigé que lumière soit faite. Les mêmes qui sont habitués à répéter en boucle qu’il faut lutter contre Daech par « tous les moyens à notre disposition » et qu’il ne faut faire aucune distinction entre les terroristes, ceux qui les protègent et ceux qui les financent, ont tout à coup brillé par leur silence.

Seule une élue parisienne (Danielle Simonnet) s’est indignée que la mairie de Paris puisse renouveler le partenariat qui lie Lafarge et Paris-Plages comme si de rien était. L’autre initiative notable vient de l’ONG SumOfUs qui a lancé une pétition qui a recueilli près de 40.000 signatures en quelques jours pour que la maire de Paris cesse tout partenariat avec le géant du ciment.

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Daech, la stratégie de la guerre civile

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Frapper, sans relâche, pour livrer la France au chaos et la faire sombrer dans la guerre civile. Au-delà de sa sauvagerie, l’assassinat mardi matin du prêtre Jacques Hamel, 86 ans, dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), répond à une stratégie précise de l’Etat islamique (EI). Elle était déjà à l’œuvre le 14 juillet, avec le massacre au camion sur la promenade des Anglais à Nice, ou en novembre à Paris, lors des attentats sur les terrasses et au Bataclan. C’est la même, encore, qui sous-tendait le meurtre d’un couple de policiers le 13 juin dans leur pavillon de Magnanville, en banlieue parisienne.

Chaos

Cette stratégie n’est ni secrète ni même cachée. Dès le début des années 2000, des théoriciens du jihad l’ont formalisée et publiée sur Internet. Leurs textes ont été repris et adaptés dans les publications que l’EI diffuse depuis 2014. L’objectif est de faire imploser ce que Daech décrit comme «la zone grise», celle où «infidèles» et musulmans vivent ensemble sans chercher à s’anéantir. Dans le monde rêvé de l’EI, il n’y a que deux camps : les mécréants et les musulmans. Les deux devront s’affronter jusqu’à la victoire finale des seconds.

C’est ce précepte qui est aujourd’hui à l’œuvre. Tous les moyens sont bons : des attaques à la kalachnikov dans les rues, des prises d’otages dans les boîtes de nuit, des kamikazes dans des aéroports ou devant un restaurant en Allemagne, des meurtres à la hache. Personne ne mérite d’être épargné, pas plus les enfants qui reviennent d’un feu d’artifice qu’un prêtre âgé qui célèbre une messe.

C’était le message d’Abou Mohammed al-Adnani, porte-parole de l’EI, en septembre 2015 : «Si vous pouvez tuer un incroyant […], alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière.» Dans cette vague d’attentats annoncés, les chrétiens ne sont que des cibles parmi d’autres. A l’été 2015, Daech appelait ses partisans à viser «les églises», mais aussi «les lieux touristiques, les grandes surfaces, les synagogues, les permanences des partis politiques…»

Libération

Syrie: 200 civils tués par les bombardements de la coalition dans la ville de #Manbij

 


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C’est la plus grosse bavure jamais commise par la coalition internationale contre l’organisation Etat islamique (EI) depuis son entrée en action dans le ciel de la Syrie, en septembre 2014. Plusieurs dizaines de villageois des environs de Manbij, une ville de 50 000 habitants tenue par l’organisation djihadiste, à 100 km au nord-est d’Alep, ont péri dans des bombardements aériens dans la nuit du 18 au 19 juillet. La coalition conduite par les Etats-Unis, comprend dix autres membres dont la France et le Royaume-Uni.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui s’appuie sur un réseau d’informateurs et de médecins sur le terrain, les bombardements ont fait 56 morts civils, dont 11 enfants, dans le village de Toukhar, une dizaine de kilomètres au nord de Manbij. Des photos de corps démembrés, couverts de poussière, en train d’être déposés dans une fosse commune, ont circulé sur les réseaux sociaux.

Selon Hassan Al-Nifi, membre du conseil révolutionnaire de cette localité, qui vit en exil dans la ville turque de Gaziantep mais dispose de contacts sur place, le bilan pourrait être encore plus élevé.

« Quand les membres de la défense civile sont intervenus mardi matin, ils ont récupéré 85 cadavres dans les décombres, principalement des femmes et des enfants, explique le responsable municipal, joint par téléphone. Mais lorsqu’ils ont pu faire venir leur matériel de déblaiement, beaucoup d’autres corps sont apparus. Nous sommes à plus de 200 morts et le décompte n’est pas terminé. »

Lundi matin déjà, au moins 21 civils avaient trouvé la mort dans d’autres raids aériens sur des faubourgs de Manbij. Le carnage de Toukhar a déclenché un tollé au sein de l’opposition syrienne.

Dans un courrier envoyé à Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, Riyad Hijab, le président du Haut conseil pour les négociations (HCN), le bras diplomatique des anti-Assad, fustige le « silence international » qui entoure ces « centaines de morts ».

Le collectif Airwars, spécialisé dans le recensement des victimes collatérales de l’offensive anti-EI menée par Washington depuis vingt-deux mois, dispose d’une évaluation encore plus précise. Après avoir croisé et vérifié de multiples sources, des communiqués militaires aux décomptes des ONG, en passant par les comptes rendus des médias locaux, l’organisation parvient au chiffre de 1 422 civils tués, ce qu’elle considère comme une estimation basse. Le Pentagone pour sa part ne reconnaît à ce jour que 41 morts.

Le Monde

«Daech espère des représailles contre les musulmans» selon le politologue Fabrice Balanche

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«L’objectif premier de l’Etat islamique est d’empêcher (…) l’intégration des populations musulmanes en France et de nous pousser vers une guerre civile communautaire», affirme Fabrice Balanche.

Le chercheur explique également que «l’Etat islamique espère que des représailles auront lieu contre les musulmans en France.»

Tribune de Genève

Attentat de Nice : : Elle s’appelait Fatima, « Ma mère est morte dans l’attentat »

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Hamza, 28 ans, a perdu sa mère le soir du 14 juillet dans l’attentat de Nice. « Ce que je peux dire, c’est qu’elle portait le voile, pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam. Ce n’est pas celui des terroristes. »

Hamza, 28 ans et son père sortent du CUM, le centre universitaire méditerranéen de Nice, transformé en refuge pour les proches des victimes. Le bâtiment, donnant sur la promenade des Anglais, est protégé par la police nationale.

Les yeux rougis, une couverture de survie sur le dos, Hamza accepte d’évoquer le souvenir de sa mère, Fatima Charrihi décédée quelques heures plus tôt.  

Le camion faisait voler les gens « comme des chiffons »

« C’était la première victime. Il n’y avait pas d’autres cadavres avant elle… » Digne, le jeune homme tient à honorer la mémoire de cette Niçoise, mère de sept enfants.

Lors du drame, Ahmed, son mari était à une cinquantaine de mètres, à hauteur du grand hôpital de Lenval. « J’étais devant pour récupérer la voiture », souffle l’homme, sous le choc en évoquant ce camion qui faisait voler les gens « comme des chiffons » et a réduit « les bancs en miettes. » « Elle était avec ses neveux et nièces. Mon frère a essayé de la ranimer. Mais elle est décédée sur le coup nous ont dit les médecins« , raconte Hamza.

L’Express

Attentat à Nice : 84 morts, l’Etat d’urgence prolongé pour 3 mois

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Peu après 22h30 jeudi soir, un camion a foncé sur près de deux kilomètres dans la foule amassée sur la Promenade des Anglais à Nice, en pleines festivités du 14 juillet. Le chauffeur, identifié comme un Franco-tunisien de 31 ans, aurait également tiré sur la foule avant d’être abattu après des échanges de tirs avec les forces de l’ordre. L’attentat a fait au moins 84 morts et 18 blessés en urgence absolue.

L’attaque n’a pas encore été revendiquée. Selon l’AFP, le camion aurait été loué « il y a quelques jours ». Le parquet national antiterroriste a été saisi.

François Hollande, dans une allocution télévisée, a expliqué que « cette attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié est encore une fois d’une violence absolue ». Le président a également annoncé la prolongation de l’Etat d’urgence pour 3 mois, le maintien de l’opération Sentinelle (10.000 militaires déployés sur le territoire national) et l’appel à la Réserve opérationnelle composée de volontaires et d’anciens militaires pouvant apporter un renfort temporaire. Un deuil national de 3 jours est décrété du 16 au 18 juillet.

La Tribune

L’alliance objective entre les terroristes et les islamophobes

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Au lendemain des attentats de janvier 2015 à Paris, Wikileaks publiait un article du groupe terroriste (DAECH) titré “l’extinction de la zone grise”. Cette “zone grise” pour le groupe, c’est la zone de coexistence pacifique entre musulmans et non-musulmans en occident que ses idéologues s’attellent à détruire en montant les communautés les unes contre les autres.

Malgré une supposée liberté de ton sur tous les sujets d’actualité, nous souffrons en France d’une véritable mort de la sphère intellectuelle publique et, surtout, de la dangereuse convergence de cette dernière avec les thèses les plus extrêmes. Les sujets touchant de près ou de loin aux musulmans sont les seuls qui ne nécessitent aucune expertise en la matière et, pour combler le tout, la parole des citoyens de confession musulmane est confisquée. La normalisation des discours de haine à leur égard, renforcée par leur invisibilité ainsi que la communication agressive du groupe terroriste DAECH, fait émerger deux camps qui prétendent s’opposer en tous points mais qui, au fond, partagent les mêmes objectifs: les islamophobes d’un côté et les terroristes de l’autre.

Ainsi, au lendemain des attentats de janvier 2015 à Paris, le 14 février Wikileaks publiait un article du groupe terroriste de l’organisation de l’état islamique (DAECH)  titré “l’extinction de la zone grise”(1). Cette “zone grise” pour le groupe, c’était la zone de coexistence pacifique entre musulmans et non-musulmans en occident que ses idéologues s’attellent à détruire. Mais cette information avait été peu ou pas relayée dans la presse française. Malgré la barrière de la langue, rien ne pouvait justifier que son contenu soit ignoré du grand public.

L’article en question avait pourtant été commenté à plusieurs reprises par différents organes de presse américains et britanniques. On y apprenait sans surprise la conception d’un monde divisé entre “eux” (l’Occident) et “nous” (l’Islam). L’occident y est réduit aux guerres impérialistes menées par ses élites et les musulmans occidentaux y sont décrits comme des étrangers qu’il faut forcer à partir. On retrouve dans ce long texte les mêmes arguments utilisés par les islamophobes pour expliquer leur position; les extrémistes parlant toujours le même langage. En d’autres termes, les deux camps sont d’accord pour dire que les musulmans ne sont pas chez eux en occident et que toute coexistence est impossible.

Probablement inspirés par ce qui avait fonctionné en Iraq, les théoriciens de DAESH tentent d’en faire de même dans les pays occidentaux. Revenant sur les attentats de Paris, le groupe explique que:

“Cet impact amplifié (des attentats) oblige les croisés à activement détruire la zone grise par eux mêmes, zone dans laquelle vivent beaucoup des hypocrites et innovateurs égarés (les musulmans qui ne suivent pas DAECH) vivant en occident”Les musulmans en occident se retrouveront rapidement face à deux choix. Ou bien ils apostasient et adoptent la religion d’apostats afin de vivre parmi les mécréants sans difficultés, ou bien, ils émigrent vers (le pseudo) état islamique et de fait, évitent la persécution des gouvernements et citoyens croisés.

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Palmyre, pétrole… le régime de Bachar el-Assad collabore avec Daesh

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Ce mardi 3 mai, des documents dévoilés par la chaîne anglaise Sky News ont semblé confirmer les nombreux soupçons concernant une collaboration entre le régime de Damas et l’organisation Etat islamique (EI). Donnés aux journalistes de la chaîne par des soldats de Daech repentis, ces ordres manuscrits émanant du siège de l’EI attestent d’une série d’accords entre le régime de Bachar el-Assad et le groupe djihadiste.

La fausse libération de Palmyre

Selon les informations de Sky News, cette collaboration aurait été en grande partie militaire. L’Etat syrien aurait prévenu Daesh du lancement de certains offensives, permettant à ses forces d’évacuer les zones visées avant que l’armée syrienne ne les attaquent. De même, la libération de Palmyre par l’armée syrienne, appuyée par l’allié russe, serait loin d’être une victoire époustouflante et inespérée.

“Palmyre a été remise aux forces gouvernementales par l’Etat islamique dans le cadre d’une série d’accords de coopération remontant à plusieurs années”, assure Sky News. 

Forces pro-gouvernementales et djihadistes auraient convenu d’un arrangement pour échanger du pétrole contre de l’engrais chimique, que les combattants de l’EI utilisent pour fabriquer des armes. Selon les propos de l’un des déserteurs à Sky News, cet accord de commerce existe depuis des années.

Les Inrocks

Marion Maréchal le Pen compte sur de « nouveaux attentats » pour que le FN gagne en 2017

France's far-right National Front (FN) party MP Marion Marechal Le Pen (R) gives a press conference with the party's leader Marine Le Pen on March 17, 2015 in Le Pontet, southern France, ahead of the March 22 and 29 departemental local elections. AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Florian Philipot, vice président du FN ne parle plus que de « rassembler pour le second tour » de la présidentielle. « c’est un enjeu nouveau pour nous, nous travaillions a diminuer les craintes » dit-il.

« Nous ne sommes pas résignés même si la marche parait haute, imaginons que la crise migratoire s’accélère, qu’il y ait de nouveaux attentats , que Juppé gagne la primaire, il est possible qu’une partie de la droite se détache », veut croire Marion Maréchal le Pen députée du Vaucluse. Un ensemble de prédiction qui relève d’une conception bien particulière de l’optimisme.

Le Monde

 

Selon des chercheurs americains, la laïcité à la française favoriserait la radicalisation

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Les valeurs politiques et culturelles françaises jouent paradoxalement un rôle clé dans la radicalisation islamiste, affirment deux chercheurs aux États-Unis qui ont étudié la mouvance extrémiste sunnite autour du monde.

Les récents attentats de Bruxelles, précédés de ceux de Paris en janvier et novembre 2015, « illustrent une vérité troublante : le danger que posent les djihadistes est plus grand en France et en Belgique que dans le reste de l’Europe », écrivent William McCants et Christopher Meserole de la Brookings Institution, un prestigieux centre d’études américain.

De fait, « aussi bizarre que cela puisse paraître, quatre des cinq pays enregistrant les plus forts taux de radicalisation dans le monde sont francophones, dont les deux premiers en Europe », relèvent ces deux chercheurs dans un article intitulé « The French Connection », publié jeudi dans la revue Foreign Affairs.

Les deux auteurs ont étudié le contexte d’origine des étrangers ayant basculé dans le jihadisme, pour aboutir à cette conclusion « surprenante » : le premier facteur n’est pas qu’ils viennent d’un pays riche ou non ou d’un pays éduqué ou non; le premier facteur n’est pas non plus qu’ils soient eux-mêmes riches ou non, qu’ils aient un bon accès à l’internet ou pas. Le premier facteur est selon eux qu’ils proviennent d’un pays francophone ou qui a eu le français comme langue nationale.

L’explication qu’ils avancent se résume en trois mots : la « culture politique française ».

Laïcité plus « virulente »

« L’approche française de la laïcité est plus incisive que, disons, l’approche britannique. La France et la Belgique, par exemple, sont les deux seuls pays européens à bannir le voile dans les écoles publiques » , notent MM. McCants et Meserole.

Les deux chercheurs affirment se fonder sur les nombres de djihadistes rapportés à la population musulmane des pays observés. Ainsi, disent-ils, « par habitant musulman, la Belgique produit nettement plus de combattants étrangers que le Royaume-Uni ou l’Arabie Saoudite ».

Auteur de l’ouvrage « The ISIS Apocalypse » sur le groupe Etat islamique, William McCants est un spécialiste reconnu du monde islamique au sein du Center for Middle East Policy, spécialisé dans l’implication des États-Unis dans cette région. Il conseille d’autre part le département d’État américain sur les questions d’extrémisme religieux.

Face à ce cocktail mêlant culture politique française, urbanisation et chômage des jeunes, William McCants et Christopher Meserole concèdent en être réduits à une « conjecture » qu’ils développent ainsi :

« Nous supposons que lorsqu’il existe de fortes proportions de jeunes sans emploi, certains d’entre eux sont voués à la délinquance. S’ils vivent dans des grandes villes, ils ont davantage d’occasions de rencontrer des gens ayant embrassé une doctrine radicale. Et quand ces villes sont dans des pays francophones ayant une conception virulente de la laïcité, alors l’extrémisme sunnite apparaît plus séduisant ».

La Presse

Fausse agression d’Aubervilliers : Stéphane A., interné en hôpital psychiatrique

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Il s’appelle Stéphane A., il a 45 ans et lundi matin, il a fait croire à tout le monde qu’il avait été violemment agressé dans l’école où il travaille, à Aubervilliers, par un homme invoquant Daech. Avant de reconnaître, quelques heures plus tard, avoir tout inventé devant les enquêteurs.

Ce dernier, après ses révélations faites aux enquêteurs, a été hospitalisé. Il pourrait être prochainement mis en examen pour « dénonciation de crime » ou « délit imaginaire », un acte passible de six mois de prison. En attendant, le ministère de l’Education nationale a annoncé mardi en fin de matinée que l’instituteur était suspendu de ses fonctions.

Métro News

Selon une enquête une partie du pétrole de Daech transiterait par des négociants suisses

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Jean-Charles Brisard, expert français en financement du terrorisme, estime qu’il est probable de retrouver du pétrole de l’EI dans les barils achetés par les groupes helvétiques: «Le risque est grand car, par définition, l’or noir est une matière fongible, donc intraçable».

L’or noir transiterait notamment par la filière kurde. «Comme le pétrole du Kurdistan est plutôt bon marché, cela incite les clients à le prendre, malgré l’interdiction de l’Irak», explique un consultant genevois spécialisé dans le négoce pétrolier. Une fois sur le sol turc, l’or noir peut être acheminé vers les ports du pays, notamment celui de Ceyhan, porte d’entrée sur la mer méditerranée.

L’enquête du « Matin Dimanche » montre que plusieurs sociétés présentes en Suisse ont récemment acheté du pétrole via le port de Ceyhan.

Le Matin