Attentat de Nice : Le tueur lié à Daesh était bisexuel


Il disait « Les Arabes j’aime pas trop parce qu’ils salissent notre image. La religion, il s’en foutait. »

Antony, 30 ans, chauffeur-livreur à Mulhouse, a connu Mohamed Lahouaiej-Bouhlel à Nice entre 2012 et 2015. 

« Il buvait de l’alcool »

Lorsqu’Antony rencontre pour la première fois Mohamed, ce dernier lui conseille de passer son permis poids lourd pour devenir chauffeur-livreur comme lui. « C’était quelqu’un de gentil, d’assez réservé, serviable », se souvient le Mulhousien qui insiste : « Il buvait de l’alcool, il disait ‘Les Arabes j’aime pas trop parce qu’ils salissent notre image’. La religion, il s’en foutait. »

 L’Alsace


Attentat de Nice: Mohamed Lahouaiej Bouhlel buvait de l’alcool, mangeait du porc, prenait de la drogue et frappait sa femme

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Photo de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel prise l’été 2015 chez un ami à Nice.

 L’auteur de la tuerie de Nice avait fait une dépression au début des années 2000 et ne s’occupait pas des questions de religion, a affirmé son père en Tunisie.

Sud Info


L’auteur de l’attentat de Nice «peu religieux, ne prie pas, et pratique la salsa»

Un homme a foncé, avec un poids lourd de location, sur la foule à Nice jeudi soir après le feu d’artifice. Le dernier bilan fait état de 84 morts et d’une cinquantaine de blessés en urgence absolue. Le conducteur, dont une pièce d’identité a été trouvée sur place, un chauffeur-livreur de 31 ans, de nationalité tunisienne, du nom de Mohamed Lahouji Bouhlel, « inconnu des services de renseignement ». 

camion

Le conducteur du camion qui a foncé sur la foule niçoise ce jeudi soir était connu des services de police mais essentiellement pour des faits de droit commun. Il s’agit d’affaires assez mineures de violences, notamment conjugales. L’homme n’est pas fiché S pour radicalisme et n’est pas connu pour des faits en lien avec le terrorisme.

Selon le procureur de la République de Paris, François Mollins, l’homme était connu des services de police et justice, pour des faits de menaces, violences, vols et dégradations commis entre 2010 et 2016. Il avait été condamné le 24 mars 2016 par le tribunal correctionnel de Nice à une peine de 6 mois d’emprisonnement avec sursis pour des faits de violences volontaires avec arme commis en janvier 2016.

Une des envoyés spéciaux de France Info à Nice, Mathilde Lemaire, s’est rendue sur les lieux d’une des opérations de police menées vendredi matin dans un quartier au nord de Nice. Les policiers ont perquisitionné le domicile d’un homme de 31 ans, du nom de Mohamed Lahouji Bouhlel, qui serait le conducteur du camion de l’attentat sur la promenade des Anglais.

Un « homme peu religieux, ne priant pas, n’allant pas à la mosquée, aimant la salsa et les jolies filles »

Selon un de ses voisins rencontrés par France Info et qui le connaissait bien pour être originaire du même village en Tunisie, le conducteur présumé était « un homme assez ordinaire, arrivé de Tunisie il y a quelques années de la région de Sousse ». « Il était chauffeur livreur et venait d’obtenir depuis moins d’un an son permis poids lourd ».

Les autres voisins de cet homme ont eux dit à la journaliste de France Info sur place que « c’était un homme peu religieux, ne priant pas, n’allant pas à la mosquée, aimant la salsa et les gonzesses » et que « le mois dernier il avait commencé le ramadan mais ne l’avait pas terminé ».

« Il joue de la salsa, fait de la musculation et fréquente des gonzesses… Pour moi, il a pété les plombs » raconte ce voisin de l’auteur présumé de l’attentat de Nice.

Ils ont décrit aussi « un homme seul et en rupture avec ses proches, notamment fâché avec sa famille en Tunisie où il n’était pas retourné depuis des années ». Les personnes rencontrées par France Info ont aussi indiqué qu’il était « récemment divorcé ou en instance de divorce » et « avait pris un appartement distinct de celui de sa compagne et de ses trois enfants« .

France Tv Info

«Prise d’otages» «terrorisme» quand les médias dominants criminalisent les mouvement sociaux

S’agit-il d’un glissement sémantique, d’une dérive idéologique, ou des deux à la fois ? Il ne se passe pas un jour sans que les grands médias et les responsables politiques, en étroite interaction avec des communicants qui font commerce d’éléments de langage, ne nous inondent de formules désignant les grèves, les occupations et les blocages sous l’expression de « prise d’otages ».

Posons tout d’abord qu’un blocage de route, une grève dans une raffinerie ou dans les transports en commun constituent indéniablement une gêne, ont des conséquences dommageables sur la liberté d’aller et venir, créent des problèmes divers, et ont un impact sur l’activité économique.

Cela étant dit, le terme de « prise d’otages » pendant une grève devrait rester cantonné aux comptoirs de café. Les vrais otages, eux, sont kidnappés sous la menace des armes, privés de liberté, souvent violentés et torturés pendant plusieurs mois, et parfois exécutés. Ceux qui ont survécu à ce crime (j’en connais), tout comme leurs familles et leurs proches, ne peuvent qu’être blessés ou choqués d’entendre pareille comparaison abusive tourner en boucle sur des radios et des télés.

Capture d'écran

Dans le même élan de réprobation éruptive, ou de diatribe réactionnaire, on entend même parler de « terrorisme » à propos des mouvements sociaux. Un éditorial du Figaro, publié le 24 mai, utilise le terme de « terrorisme social » pour évoquer les actions de la CGT. Quelques jours plus tôt, l’ancien haut responsable policier sarkozyste et élu (LR) Frédéric Péchenard parlait d’actes « pré-terroristes » pour évoquer les dégâts provoqués par les casseurs en marge des manifestations contre la loi sur le travail.Le terrorisme, faut-il le rappeler, consiste à créer la terreur et la sidération par des actes spectaculaires et le plus souvent meurtriers, la violence politique visant alors à affaiblir un État ou à l’abattre. Les assassinats de lord Mountbatten par l’IRA, du préfet Claude Érignac par des nationalistes corses, du général Audran et de Georges Besse par Action directe ont pu être qualifiés de terroristes. Faire exploser une voiture piégée est un acte terroriste.

Mais vouloir à toute force criminaliser les mouvements sociaux actuels, aussi violents puissent-ils être, en utilisant de pareilles expressions, ne résout rien. La pénalisation de l’action syndicale et des diverses violences est déjà effectuée sévèrement par la justice. Vouloir disqualifier un adversaire par un langage guerrier est moralement condamnable, et de surcroît contre-productif. L’affaire de Tarnac a montré que ce mélange des genres, de la part des politiques et de l’appareil répressif, n’est pas meilleur pour la démocratie que ce qu’il prétend combattre.

MediaPart

Attaques au couteau en Bavière : comment le coupable Paul H. est devenu Rafik Youssef

Paul h Rafik Youssef couteau allemagne daech

Ou comment une vulgaire confusion entre deux affaires peut déclencher une théorie du complot.

Erreur judiciaire: le footballeur Yann Nsaku qui a passé 9 mois en prison pour terrorisme, innocenté

Yann Nsaku

C’EST L’UN des deux mis en examen à avoir bénéficié d’un non lieu. Ancien footballeur émérite passé par le centre de formation de l’AS Cannes, Yann Nsaku a passé neuf mois en détention provisoire.

Ce jeune converti de 22 ans aux convictions religieuses affirmées fréquentait de nombreux membres de la cellule. Mais tout au long de l’enquête, il n’a eu de cesse de nier son implication dans une quelconque entreprise terroriste.

Les enquêteurs l’ont longtemps suspecté d’avoir participé à l’attentat de l’épicerie juive de Sarcelles. Une mise en cause notamment due à l’erreur d’un expert qui avait utilisé comme photographie de référence celle d’un footballeur… ne lui correspondant pas !

Estimant qu’aucune charge ne pesait contre lui, le juge d’instruction en a tiré les conséquences en prononçant un non-lieu. « C’est une étape importante qui confirme son innocence et marque le début d’un processus de réparation », notent ses avocats, Mes Matthieu Chirez et John Bastardi-Daumont.

Parisien

Terrorisme, mass shooting, la question du privilège blanc aux États Unis

Charleston Shooting

Vendredi après-midi, un homme blanc du nom de Robert Lewis Dear attaque un planning familiale à Colorado Springs. Il tue trois personnes et en blesse 11 autres. L’une des victimes est un officier de police.

Dans la fusillade qui dure plusieurs heures Robert utilise plusieurs armes a feu, il est cependant capturé vivant. L’attaque sur le planning familial fait partie d’un ensemble plus large de violences terroristes d’extrême droite contre les centres IVG.

Robert Lewis Dear n’est pas le seul individu à avoir commis ce type de crime en s’en sortant indemne. James Eagan Holmes a tué 12 personnes et blessé 70 autres dans une salle de cinéma du Colorado. Il n’a pas été tué par la police. Jared Lee Loughner a tiré sur 18 personnes, tuant six d’entre elles lors d’un rassemblement du parti démocrate . Il a été pris vivant par la police.

Les Blancs ont également le privilège unique de parader en public armés jusqu’aux dents sans la moindre conséquence. Des milices islamophobes vont jusqu’à harceler les musulmans devant les mosquées. Cliven Bundy, Un éleveur du Nevada qui refusait de payer ses taxes de pâturage, a même utilisé une milice armée pour s’opposer aux agents fédéraux venus l’arrêter.

Et dans le cas de Dylann Roof, suprémaciste blanc qui a tué neuf noirs Américains dans l’église épiscopale méthodiste africaine Emanuel à Charleston, la police l’a arrêté sans incident et l’a même emmené au Burger King pour manger.

En revanche, les personnes noires et basanés ne sont pas traités avec tant de délicatesse par la police américaine. Les musulmans et arabes-américains n’ont pas plus de chances d’être traités comme Robert Lewis Dear, Jared Lee Loughner, ou James Eagan Holmes.

Quand un blanc commet une fusillade il est qualifié de « tireur isolé», «malade mental» ou «déséquilibré». Les hommes blancs commettent la grande majorité des fusillades de masse et actes terroristes aux États-Unis. Pourtant, ces actes ne sont jamais considérés comme collectifs.

Cependant, quand un «arabe» ou un «musulman» commet un crime, le dit événement est traité par le prisme blanc comme l’acte d’une population entière et le qualifie de «terrorisme musulman. »

Salon