Attentat de Nice : Le tueur lié à Daesh était bisexuel


Il disait « Les Arabes j’aime pas trop parce qu’ils salissent notre image. La religion, il s’en foutait. »

Antony, 30 ans, chauffeur-livreur à Mulhouse, a connu Mohamed Lahouaiej-Bouhlel à Nice entre 2012 et 2015. 

« Il buvait de l’alcool »

Lorsqu’Antony rencontre pour la première fois Mohamed, ce dernier lui conseille de passer son permis poids lourd pour devenir chauffeur-livreur comme lui. « C’était quelqu’un de gentil, d’assez réservé, serviable », se souvient le Mulhousien qui insiste : « Il buvait de l’alcool, il disait ‘Les Arabes j’aime pas trop parce qu’ils salissent notre image’. La religion, il s’en foutait. »

 L’Alsace


Attentat de Nice: Mohamed Lahouaiej Bouhlel buvait de l’alcool, mangeait du porc, prenait de la drogue et frappait sa femme

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Photo de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel prise l’été 2015 chez un ami à Nice.

 L’auteur de la tuerie de Nice avait fait une dépression au début des années 2000 et ne s’occupait pas des questions de religion, a affirmé son père en Tunisie.

Sud Info


L’auteur de l’attentat de Nice «peu religieux, ne prie pas, et pratique la salsa»

Un homme a foncé, avec un poids lourd de location, sur la foule à Nice jeudi soir après le feu d’artifice. Le dernier bilan fait état de 84 morts et d’une cinquantaine de blessés en urgence absolue. Le conducteur, dont une pièce d’identité a été trouvée sur place, un chauffeur-livreur de 31 ans, de nationalité tunisienne, du nom de Mohamed Lahouji Bouhlel, « inconnu des services de renseignement ». 

camion

Le conducteur du camion qui a foncé sur la foule niçoise ce jeudi soir était connu des services de police mais essentiellement pour des faits de droit commun. Il s’agit d’affaires assez mineures de violences, notamment conjugales. L’homme n’est pas fiché S pour radicalisme et n’est pas connu pour des faits en lien avec le terrorisme.

Selon le procureur de la République de Paris, François Mollins, l’homme était connu des services de police et justice, pour des faits de menaces, violences, vols et dégradations commis entre 2010 et 2016. Il avait été condamné le 24 mars 2016 par le tribunal correctionnel de Nice à une peine de 6 mois d’emprisonnement avec sursis pour des faits de violences volontaires avec arme commis en janvier 2016.

Une des envoyés spéciaux de France Info à Nice, Mathilde Lemaire, s’est rendue sur les lieux d’une des opérations de police menées vendredi matin dans un quartier au nord de Nice. Les policiers ont perquisitionné le domicile d’un homme de 31 ans, du nom de Mohamed Lahouji Bouhlel, qui serait le conducteur du camion de l’attentat sur la promenade des Anglais.

Un « homme peu religieux, ne priant pas, n’allant pas à la mosquée, aimant la salsa et les jolies filles »

Selon un de ses voisins rencontrés par France Info et qui le connaissait bien pour être originaire du même village en Tunisie, le conducteur présumé était « un homme assez ordinaire, arrivé de Tunisie il y a quelques années de la région de Sousse ». « Il était chauffeur livreur et venait d’obtenir depuis moins d’un an son permis poids lourd ».

Les autres voisins de cet homme ont eux dit à la journaliste de France Info sur place que « c’était un homme peu religieux, ne priant pas, n’allant pas à la mosquée, aimant la salsa et les gonzesses » et que « le mois dernier il avait commencé le ramadan mais ne l’avait pas terminé ».

« Il joue de la salsa, fait de la musculation et fréquente des gonzesses… Pour moi, il a pété les plombs » raconte ce voisin de l’auteur présumé de l’attentat de Nice.

Ils ont décrit aussi « un homme seul et en rupture avec ses proches, notamment fâché avec sa famille en Tunisie où il n’était pas retourné depuis des années ». Les personnes rencontrées par France Info ont aussi indiqué qu’il était « récemment divorcé ou en instance de divorce » et « avait pris un appartement distinct de celui de sa compagne et de ses trois enfants« .

France Tv Info

«Prise d’otages» «terrorisme» quand les médias dominants criminalisent les mouvement sociaux

S’agit-il d’un glissement sémantique, d’une dérive idéologique, ou des deux à la fois ? Il ne se passe pas un jour sans que les grands médias et les responsables politiques, en étroite interaction avec des communicants qui font commerce d’éléments de langage, ne nous inondent de formules désignant les grèves, les occupations et les blocages sous l’expression de « prise d’otages ».

Posons tout d’abord qu’un blocage de route, une grève dans une raffinerie ou dans les transports en commun constituent indéniablement une gêne, ont des conséquences dommageables sur la liberté d’aller et venir, créent des problèmes divers, et ont un impact sur l’activité économique.

Cela étant dit, le terme de « prise d’otages » pendant une grève devrait rester cantonné aux comptoirs de café. Les vrais otages, eux, sont kidnappés sous la menace des armes, privés de liberté, souvent violentés et torturés pendant plusieurs mois, et parfois exécutés. Ceux qui ont survécu à ce crime (j’en connais), tout comme leurs familles et leurs proches, ne peuvent qu’être blessés ou choqués d’entendre pareille comparaison abusive tourner en boucle sur des radios et des télés.

Capture d'écran

Dans le même élan de réprobation éruptive, ou de diatribe réactionnaire, on entend même parler de « terrorisme » à propos des mouvements sociaux. Un éditorial du Figaro, publié le 24 mai, utilise le terme de « terrorisme social » pour évoquer les actions de la CGT. Quelques jours plus tôt, l’ancien haut responsable policier sarkozyste et élu (LR) Frédéric Péchenard parlait d’actes « pré-terroristes » pour évoquer les dégâts provoqués par les casseurs en marge des manifestations contre la loi sur le travail.Le terrorisme, faut-il le rappeler, consiste à créer la terreur et la sidération par des actes spectaculaires et le plus souvent meurtriers, la violence politique visant alors à affaiblir un État ou à l’abattre. Les assassinats de lord Mountbatten par l’IRA, du préfet Claude Érignac par des nationalistes corses, du général Audran et de Georges Besse par Action directe ont pu être qualifiés de terroristes. Faire exploser une voiture piégée est un acte terroriste.

Mais vouloir à toute force criminaliser les mouvements sociaux actuels, aussi violents puissent-ils être, en utilisant de pareilles expressions, ne résout rien. La pénalisation de l’action syndicale et des diverses violences est déjà effectuée sévèrement par la justice. Vouloir disqualifier un adversaire par un langage guerrier est moralement condamnable, et de surcroît contre-productif. L’affaire de Tarnac a montré que ce mélange des genres, de la part des politiques et de l’appareil répressif, n’est pas meilleur pour la démocratie que ce qu’il prétend combattre.

MediaPart

Attaques au couteau en Bavière : comment le coupable Paul H. est devenu Rafik Youssef

Paul h Rafik Youssef couteau allemagne daech

Ou comment une vulgaire confusion entre deux affaires peut déclencher une théorie du complot.

Erreur judiciaire: le footballeur Yann Nsaku qui a passé 9 mois en prison pour terrorisme, innocenté

Yann Nsaku

C’EST L’UN des deux mis en examen à avoir bénéficié d’un non lieu. Ancien footballeur émérite passé par le centre de formation de l’AS Cannes, Yann Nsaku a passé neuf mois en détention provisoire.

Ce jeune converti de 22 ans aux convictions religieuses affirmées fréquentait de nombreux membres de la cellule. Mais tout au long de l’enquête, il n’a eu de cesse de nier son implication dans une quelconque entreprise terroriste.

Les enquêteurs l’ont longtemps suspecté d’avoir participé à l’attentat de l’épicerie juive de Sarcelles. Une mise en cause notamment due à l’erreur d’un expert qui avait utilisé comme photographie de référence celle d’un footballeur… ne lui correspondant pas !

Estimant qu’aucune charge ne pesait contre lui, le juge d’instruction en a tiré les conséquences en prononçant un non-lieu. « C’est une étape importante qui confirme son innocence et marque le début d’un processus de réparation », notent ses avocats, Mes Matthieu Chirez et John Bastardi-Daumont.

Parisien

Terrorisme, mass shooting, la question du privilège blanc aux États Unis

Charleston Shooting

Vendredi après-midi, un homme blanc du nom de Robert Lewis Dear attaque un planning familiale à Colorado Springs. Il tue trois personnes et en blesse 11 autres. L’une des victimes est un officier de police.

Dans la fusillade qui dure plusieurs heures Robert utilise plusieurs armes a feu, il est cependant capturé vivant. L’attaque sur le planning familial fait partie d’un ensemble plus large de violences terroristes d’extrême droite contre les centres IVG.

Robert Lewis Dear n’est pas le seul individu à avoir commis ce type de crime en s’en sortant indemne. James Eagan Holmes a tué 12 personnes et blessé 70 autres dans une salle de cinéma du Colorado. Il n’a pas été tué par la police. Jared Lee Loughner a tiré sur 18 personnes, tuant six d’entre elles lors d’un rassemblement du parti démocrate . Il a été pris vivant par la police.

Les Blancs ont également le privilège unique de parader en public armés jusqu’aux dents sans la moindre conséquence. Des milices islamophobes vont jusqu’à harceler les musulmans devant les mosquées. Cliven Bundy, Un éleveur du Nevada qui refusait de payer ses taxes de pâturage, a même utilisé une milice armée pour s’opposer aux agents fédéraux venus l’arrêter.

Et dans le cas de Dylann Roof, suprémaciste blanc qui a tué neuf noirs Américains dans l’église épiscopale méthodiste africaine Emanuel à Charleston, la police l’a arrêté sans incident et l’a même emmené au Burger King pour manger.

En revanche, les personnes noires et basanés ne sont pas traités avec tant de délicatesse par la police américaine. Les musulmans et arabes-américains n’ont pas plus de chances d’être traités comme Robert Lewis Dear, Jared Lee Loughner, ou James Eagan Holmes.

Quand un blanc commet une fusillade il est qualifié de « tireur isolé», «malade mental» ou «déséquilibré». Les hommes blancs commettent la grande majorité des fusillades de masse et actes terroristes aux États-Unis. Pourtant, ces actes ne sont jamais considérés comme collectifs.

Cependant, quand un «arabe» ou un «musulman» commet un crime, le dit événement est traité par le prisme blanc comme l’acte d’une population entière et le qualifie de «terrorisme musulman. »

Salon

Le candidat FN Wallerand de Saint-Just qualifie la période post attentat de « moments très enthousiasmants »

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Pour se faire connaître, le trésorier du FN (conseiller régional sortant en… Picardie) a rasé ses pointes de moustache vieille France, s’est laissé pousser la barbe et a affiché sa nouvelle tête sur des milliers de murs de la région, « grâce à une campagne de collage intensive »

S’il se vante d’avoir les 84 pages de son programme, l’ex-avocat de Jean-Marie Le Pen se glisse désormais dans les pas de sa fille.

« Nous profitons d’une dynamique nationale. On vit des moments très enthousiasmants. »

Le Parisien

L’état d’urgence face au terrorisme tourne à la répression des mouvements sociaux

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Des militants écologistes qualifiés de « groupes et groupuscules appartenant à la mouvance contestataire radicale et violente » et interdits d’entrée en Eure-et-Loir. A Paris, une soixantaine de personnes ayant manifesté en solidarité avec les migrants viennent d’être convoquées au commissariat. Les autorités profitent de l’état d’urgence face à la menace terroriste pour réprimer les mouvements sociaux et écologistes.

En Île-de-France, les premières convocations sont arrivées quasi immédiatement dans les boîtes aux lettres. 58 personnes soupçonnées d’avoir participé à un rassemblement de soutien aux migrants, qui a réuni quelques centaines de personnes le 22 novembre à Paris, sont visées, indique la préfecture de police de Paris.

Elles ont « commis ou tenté de commettre l’infraction de violation d’une interdiction de manifestation prise en vertu de l’état d’urgence », selon un procès verbal consulté par le site militant Paris-Luttes Info.

« Parmi les 58 personnes poursuivies, il y a deux militants de Droit au logement dont le porte-parole Jean-Baptiste Eyraud, détaille Annie-Pourre, membre de l’association, contactée par Basta !. Ils ont visé haut. Le Préfet de police a indiqué qu’ils devaient faire l’objet de « poursuites exemplaires ».

C’est un acte politique », dénonce t-elle. Apparemment, les policiers n’ont procédé à aucun contrôle d’identité pendant la manifestation et ont identifié les contrevenants grâce aux images des caméras de vidéo surveillance. « Or, certaines personnes qui n’étaient pas présentes ont été convoquées », réagit Annie Pourre.

« L’état d’urgence tourne à la caricature », insiste Annie Pourre. Et pas seulement à Paris. La préfecture d’Eure et Loire vient d’interdire aux militants de « Cap sur la Cop » de traverser le département.

Ce convoi rassemble 200 opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes qui se rendent en vélos et tracteurs à Paris. L’arrêté préfectoral qualifie ces militants de « groupes et groupuscules appartenant à la mouvance contestataire radicale et violente ». « Jusqu’où le gouvernement ira-t-il pour arrêter cinq tracteurs, un triton, une cabane, une cantine mobile et 200 cyclistes de 1 à 77 ans, armés d’un peu d’huile de chaînes et de pompes à vélo ? », réagissent les personnes visées par l’arrêté. Des responsables du convoi envisagent de déposer un référé liberté contre cette décision.

Basta Mag

Le jihadiste australien incitant a commettre des attentats était en réalité un juif américain

Joshua Ryne Goldberg troll juif terrorisme daech etat islamique mossad complot israel islamiste djihadiste twitterLe ministère américain de la Justice a annoncé l’arrestation de Joshua Ryne Goldberg, pseudo-djihadiste accusé de «diffusion d’informations relatives à des explosifs, des engins de destruction et des armes de destruction massive».

Joshua Ryne Goldberg, citoyen juif américain âgé de 20 ans, a été interpellé dans la ville d’Orange Park en Floride et encourt 20 années de prison, a indiqué le ministère américain de la Justice dans un communiqué mis en ligne jeudi 10 septembre.

Joshua Ryne Goldberg avait créée plusieurs comptes Twitter imputés à des partisans de Daesh afin d’encourager des passages à l’acte terroriste auprès de ses lecteurs. Mauvaise pioche: l’un d’entre eux -avec lequel il avait « conspiré » depuis deux mois selon l’enquête judiciaire disponible en ligne– était un informateur du FBI.

1441934771524Sous pseudonyme, le jeune homme se vantait notamment d’être à l’origine d’une tentative d’attentat commise à Garland (Texas), en mai dernier, lors d’un concours de caricatures du prophète de l’islam.

«J’ai dédié ma vie à traumatiser les infidèles et à coordonner des actes de djihad à travers le monde. Les juifs sont les pires ennemis d’Allah.

Quand l’islam aura conquis l’Australie, tous les juifs seront massacrés comme les sales cafards qu’ils sont», avait également affirmé -via Internet et sous sa fausse identité d’islamiste australien- Joshua Ryne Goldberg.

Ce dernier incitait également à s’attaquer à des synagogues afin de faire le «maximum» de victimes parmi les fidèles.

The Sydney Morning Herald

Démantèlement d’une cellule terroriste d’extrême droite qui projetait des attentats

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 Quatre Allemands membres présumés d’une « organisation terroriste d’extrême droite » ont été interpellés mercredi matin en Allemagne, soupçonnés de projets d’attentats anti-musulmans et contre des foyers de demandeurs d’asile.

Les suspects, trois hommes et une femme âgés de 22 à 56 ans, sont suspectés d’avoir pour « objectif de commettre, sur le sol allemand, en petits groupes, des attaques visant des mosquées et des foyers pour demandeurs d’asile« , a indiqué dans un communiqué le Parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme.

Les perquisitions ont permis de retrouver du matériel « pyrotechnique d’une forte puissance explosive ainsi que d’autres pièces à conviction« , a ajouté le Parquet basé à Karlsruhe (sud-ouest).

Les suspects ont été identifiés comme Andreas Hafemann, 56 ans, Olaf Ogorek, 47 ans, et Markus Wilms, 39 ans, Denise Vanessa Grüneberg, 22 ans Ces deux derniers sont respectivement « président » et « vice-président » d’une organisation visiblement structurée et hiérarchisée, selon la même source.

Les quatre personnes interpellées mercredi matin sont soupçonnées « de s’être associés avec d’autres inculpés, au sein de l’organisation terroriste Oldschool Society (OSS)« , a encore indiqué le Parquet de Karslruhe.

Oldschool Society terrorisme allemagne extreme droite naziSelon l’édition en ligne de l’hebdomadaire Der Spiegel, la « Oldschool Society » s’était dotée d’armoiries associant un char d’assaut stylisé, des runes germaniques et deux têtes de mort, renvoyant aux symboles classiques de l’extrême-droite allemande, l’association avait également pour devise : « une balle ne suffit pas« .

Les interpellations ont été conduites sur la base d’un mandat d’arrêt délivré mardi par un juge du tribunal fédéral de Karlsruhe et ont mobilisé environ 250 policiers, selon le Parquet fédéral, selon lequel les enquêteurs se sont basés sur des informations des services de renseignement intérieurs allemands.

En novembre 2011, l’Allemagne avait été choquée en découvrant l’existence d’une cellule néo-nazie, la « Clandestinité nationale-socialiste » (NSU), soupçonnée d’au moins dix meurtres dans différentes régions du pays entre 2000 et 2007, dont ceux de huit Turcs, en raison de leur origine étrangère.

Cette série de crimes racistes avait été en partie élucidée, après la mort de deux des trois principaux suspects Uwe Mundlos, 38 ans, et Uwe Böhnhardt, 34 ans. Leur complice, Beate Zschäpe, s’était livrée à la police et est jugée depuis deux ans à Munich (sud).

L’enquête a mis en évidence ces erreurs graves des services de renseignements intérieurs.

L’Express

Les services allemands se préparent a l’émergence d’un terrorisme d’extrême droite

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Le patron des renseignements intérieurs allemands a annoncé aujourd’hui qu’il redoutait l’apparition d’un « terrorisme d’extrême droite » en Allemagne où des groupuscules radicaux font campagne contre l’afflux massif de réfugiés.

Les campagnes antiréfugiés, menées notamment par de petits partis néonazis comme le NPD ou Der Dritte Weg (La troisième voie) pourraient conduire l’extrême droite (allemande) à se radicaliser encore plus.

Dans la première moitié de 2015, les actes de violences liés à l’extrême droite ont augmenté. Un changement de tendance pour la deuxième moitié (de 2015) n’est pas en vue », rapporte le patron des renseignements intérieurs allemands.

En juin, les renseignements intérieurs allemands avaient déjà indiqué qu’en 2014, les agressions imputables à l’extrême droite avaient déjà augmenté de près de 24%, leur plus haut niveau depuis 2008, avec une hausse importante des attaques contre les centres de réfugiés.

Le Figaro

Des identitaires exhibant le drapeau confédéré inculpés pour « terrorisme »

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Quinze personnes qui avaient brandi le drapeau confédéré, symbole du sud esclavagiste remis en cause aux Etats-Unis après une tuerie raciste, ont été inculpées pour « menaces terroristes » et « terrorisme de gang« , a annoncé lundi un procureur de Géorgie, dans le sud.

Les inculpés sont « associés à un groupe appelé ‘Respectez le drapeau’, ils avaient circulé dans notre comté en brandissant le drapeau confédéré« , écrit le bureau du procureur du comté de Douglas, Brian Fortner, dans un document mis en ligne par un centre américain spécialisé dans la lutte contre le racisme, le SPLC.

« Ces individus s’étaient arrêtés près d’une maison (…) où un groupe d’habitants fêtait un anniversaire et une dispute avait suivi » le 25 juillet, précise le procureur. Après enquête, il a décidé de les inculper.

Ces faits s’étaient produits un peu plus d‘un mois seulement après le massacre, en juin, de neuf Noirs dans une église emblématique de Charleston en Caroline du Sud

Des photos montrant le tueur, Dylann Roof, portant le drapeau confédéré – fond rouge barré d’une croix diagonale bleue avec des étoiles blanches – ont ensuite été publiées, provoquant un débat sur cet emblème perçu par beaucoup d’Américains comme un symbole de racisme et d’esclavage.

RTBF

Un haut responsable de l’organisation terroriste l’ETA arrêté

Josu Ternera ETA terrorisme Batasuna attentat basque

Après 12 ans de clandestinité, sa cavale a pris fin ce mardi en région parisienne. Condamné en France par contumace à deux fois quatre ans de prison pour ses liens avec le groupe terroriste ETA, Egoitz Urruticoechea Lasquibar était en fuite depuis 2003. Il faisait l’objet de deux mandats d’arrêt émis par les autorités de l’Hexagone.

Egoitz Urruticoechea Lasquibar n’est autre que le fils de «Josu Ternera», dirigeant historique de l’ETA, en fuite depuis 2002. Elu député en 1988 d’Herri Batasuna (parti nationaliste radical) aujourd’hui dissous, ce dernier est lui aussi recherché en vertu d’un mandat d’arrêt européen délivré en juin 2005 par l’Audience nationale espagnole.

Egoitz Urruticoechea Lasquibar Josu Ternera ETA terrorisme BatasunaIl est soupçonné d’être impliqué dans l’attentat du 11 décembre 1987, où l’explosion d’un véhicule tout près du quartier général de la Garde civile de Saragosse (Espagne) avait tué 11 personnes dont 5 enfants.

L’arrestation de son fils ce mardi matin s’ajoute à celle de deux autres membres de l’organisation terroriste basque il y a quelques jours. Rendue responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans de lutte armée pour l’indépendance du Pays basque et de la Navarre, le groupe armé est classé «organisation terroriste» par l’Union européenne et les Etats-Unis.

Le Parisien

L’identitaire Glendon Scott qui voulait tuer des musulmans reconnue coupable

Glendon Scott Crawford, 51 ans, a été reconnu coupable pour trois chefs d’accusations vendredi 21 août par le tribunal de district des États-Unis à Albany, New York : utilisation d’une arme de destruction massive ; tentative de construction et d’utilisation d’un dispositif de dispersion radiologique, ainsi que diffusion de l’information sur une arme de destruction massive

Mécanicien industriel chez General Electric et également membre du groupe raciste du Ku Klux Klan de Galway, Glendon Scott Crawford est nourri d’une profonde haine contre les musulmans. « M. Crawford détestait les musulmans et les autres personnalités politiques libérales »

920x920Crawford avait approché l’ambassade israélienne à Washington pour leur demander s’ils pouvaient l’aider à acquérir un appareil à rayons X de qualité industrielle pour tuer « les ennemis d’Israël ».

Lors d’une conversation téléphonique, interceptée par le FBI, il avait émis l’hypothèse de cacher son arme dans des camion de viande hallal. D’après l’accusation, Crawford avait prévu de cibler une mosquée à Albany, une école musulmane à Colonie, dans l’État de New York, ainsi que la Maison-Blanche, à Washington.

La décision du jury a été sans appel. «Glendon Scott Crawford est un terroriste qui a tenté d’acquérir et d’utiliser une arme de destruction massive pour tuer des membres innocents de la communauté musulmane», a déclaré Richard Hartunian, avocat américain pour le district nord de New York.

L’homme encourt actuellement entre 25 ans de prison et la peine maximale, laquelle pourrait être assortie d’une amende de 2 millions de dollars US. La sentence sera rendue le 15 décembre prochain.

Le Figaro

Aux États-Unis, des extrémistes blancs ont tué 228 personnes depuis 1995

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Depuis que le terroriste Timothy McVeigh a tué 168 personnes en faisant exploser un immeuble fédéral à Oklahoma City en 1995, de nombreux autres extrémistes ont lancé des attaques meurtrières. Celle de Dylann Roof, le suspect principal de la tuerie à l’église de Charleston, est la plus meurtrière depuis 1995. Mais elle n’est pas la seule: depuis 1995, 228 personnes sont mortes dans des attaques perpétrées par des extrémistes blancs avec des idéologies racistes et antigouvernement, les victimes de l’attentat d’Oklahoma City comprises.

Avant d’ouvrir le feu, Dylann Roof a apparemment proféré des insultes racistes:

«Vous violez nos femmes et vous prenez le contrôle de notre pays. Vous devez partir.»

Ce type de motivation raciste est partagée par de nombreux autres militants violents que l’association antiraciste Southern Law Poverty Center rassemble sous le terme «terroristes américains d’extrême droite». En règle générale, leur idéologie comporte des éléments de racisme, d’homophobie, d’antisémitisme et de paranoïa antigouvernementale.

Le Southern Law Poverty Center a recensé tous ces crimes de haine et, en vingt ans, il y a eu 27 attaques, qui ont fait 60 victimes:

  • Le 9 octobre 1995, des militants néo-nazis du groupe Sons of Gestapo font dérailler un train en Arizona, ce qui tue une personne.
  • Le 12 avril 1996, Larry Wayne Shoemake, un néo-nazi qui possédait au moins 22 armes à feu, tue un homme noir au hasard à Jackson, dans le Mississippi.
  • Le 27 juillet 1996, Eric Robert Rudolph, qui est affilié au mouvement fondamentaliste Christian Identity (identité chrétienne) tue une personne pendant les Jeux olympiques d’Atlanta.
  • Le 29 janvier 1998, le même Rudolph tue une personne à une clinique d’avortement dans l’Alabama.
  • Le 29 mai 1998, trois militants antigouvernement tuent un policier dans le Colorado.
  • Le 23 octobre 1998, James Charles Kopp tue un docteur spécialisé dans les avortements dans l’État de New York.
  • Le 1er juillet 1999, deux frères liés au mouvement Christian Identity tuent un couple gay en Californie.
  • Du 2 au 5 juillet 1999, le néo-nazi Benjamin Nathaniel Smith parcourt l’Illinois et l’Indiana et y tue un entraîneur de basket noir et un étudiant coréen.
  • Le 10 août 1999, le néo-nazi Buford Furrow tue un immigré des Philippines après avoir ouvert le feu dans un centre communautaire juif en Californie.
  • Le 28 avril 2000, un avocat au chômage qui pense que «les immigrés non blancs» devraient être interdits tue cinq personnes dans la région de Pittsburgh.
  • Le 8 décembre 2003, Steven Bixby, un extrémiste antigouvernement, tue deux officiers de police en Caroline du Sud.
  • Le 24 mai 2004, Wade et Christopher Lay, un père et un fils en lutte contre la «tyrannie du gouvernement», tuent un agent de sécurité dans une banque de l’Oklahoma.
  • Le 21 janvier 2009, le néo-nazi Keith Luke tue deux immigrés dans le Massachusetts.
  • Le 4 avril 2009, Richard Andrew Poplawski, un sympathisant des mouvements suprémacistes blancs, tue trois policiers à Pittsburgh.
  • Le 25 avril 2009, Joshua Cartwright, un homme violemment anti-Obama et antigouvernement, tue deux policiers en Floride.
  • Le 30 mai 2009, trois militants anti-immigrés proche du mouvement des Minutemen tuent un homme latino-américain et sa fille de 9 ans en Arizona.
  • Le 31 mai 2009, Scott Roder tue le docteur George Tiller, un médecin spécialisé dans les avortements, au Texas.
  • Le 10 juin 2009, un suprémaciste blanc tue un agent de sécurité au musée de la l’Holocauste à Washington.
  • Le 18 février 2010, Joseph Andrew Stack fait écraser son avion sur un bâtiment de l’IRS, l’agence de collecte des impôts, au Texas. Une personne est tuée.
  • Le 20 mai 2010, Jerry et Joseph Kane, deux militants antigouvernement, tuent deux policiers dans l’Arkansas.
  • Du 26 septembre au 3 octobre 2011, deux suprémacistes blancs tuent quatre personnes, dont un noir en Californie et un homme qu’ils pensent être juif.
  • Le 5 août 2012, un suprémaciste blanc tue six personnes dans un temple sikh dans le Wisconsin.
  • Le 16 août 2012, deux sympathisants de mouvements antigouvernement tuent deux policiers en Louisiane.
  • Le 4 septembre 2012, Christopher Lacy, un sympathisant des mouvements antigouvernement Sovereign Citizen (citoyens souverains) tue un agent de police en Californie.
  • Le 13 avril 2014, un militant du Ku Klux Klan tue trois personnes près d’un centre communautaire juif dans le Kansas.
  • Le 8 juin 2014, Jerad et Amanda Miller, deux militants racistes et antigouvernement, tuent deux officiers de police et un client chez Walmart, à Las Vegas, dans le Nevada.
  • Le 17 juin 2015, Dylann Roof est suspecté d’avoir tué neuf personnes dans une église noire de Charleston.

Slate