Le chef du groupe terroriste ETA arrêté et mis en examen en France

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Son arrestation, samedi, lui avait valu d’être présenté par le ministère de l’Intérieur espagnol comme «le plus haut dirigeant actuel du groupe terroriste ETA». Mikel Irastorza, un des principaux chefs de l’organisation séparatiste basque, a été mis en examen mercredi à Paris par un juge antiterroriste et placé en détention provisoire.

Cet homme de 41 ans, originaire de Saint-Sébastien (province de Guipuzkoa), doit répondre au chef d’accusation d’association de malfaiteurs terroristes, tout comme le couple franco-espagnol qui l’hébergeait. Lui, Xabi Arin Baztarica, cadre de 59 ans, est un ancien réfugié basque espagnol établi depuis longtemps au Pays Basque français. Sa femme, Française âgée de 56 ans, est secrétaire. Laissés libre, ils ont été placés sous contrôle judiciaire.

Tous trois ont été arrêtés quatre jours plus tôt en France à Ascain (Pyrénées-Atlantiques), avant d’être placés en garde-à-vue. D’abord entendus au commissariat de Bayonne, ils ont été transférés lundi à Paris pour être interrogés dans les locaux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans le cadre d’une enquête ouverte vendredi sous l’autorité du parquet antiterroriste à Paris.

Le Parisien

Découverte d’une cache d’armes dans l’Oise du groupe terroriste ETA

D’après la presse espagnole, les polices espagnoles et françaises auraient mis au jour ce mercredi matin un important arsenal « en parfait état »

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Les polices françaises et espagnoles ont mis au jour ce mercredi matin dans le département de l’Oise, en Picardie, un important arsenal qui pourrait appartenir à ETA.

On ignore encore le contenu exact de la découverte. Mais l’agence de presse espagnole EFE, qui révèle l’information, évoque des armes « en parfait état ».

Rappelons que l’organisation séparatiste basque a déclaré la fin de la lutte armée en octobre 2011. Elle s’est depuis engagée à se désarmer. Cependant, elle attend que les gouvernements français et espagnol s’engagent dans ce processus de restitution et de destruction pour le moins technique. Madrid et Paris ne l’entendent pas de cette oreille et souhaitent qu’ETA indique la position de ces derniers arsenaux et se dissolve.

La cache d’armes mis au jour ce mercredi a manifestement été découverte dans une forêt de l’Oise. La presse espagnole parle de bidons contenant des armes, enterrés dans le sol.

Sud Ouest

Pays basque : 15 ans de prison requis contre 2 terroristes d’ETA qui avaient tiré sur des gendarmes français

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Une même peine de 15 ans de réclusion criminelle a été requise ce lundi à l’encontre de deux membres de l’ETA, l’organisation indépendantiste basque, accusés de tentative de meurtre en 2011 sur des gendarmes français lors d’une course-poursuite en Corrèze et en Creuse. Le verdict de la cour d’assises spéciale de Paris, composée uniquement de magistrats professionnels, était attendu en fin de journée.

829 personnes tuées pat l’ETA

Il s’agit de la «dernière confrontation armée avec les forces de l’ordre», a souligné lundi dans son réquisitoire l’avocate générale Maryvonne Caillibotte. Quelques jours plus tard, l’ETA, fondée en 1959, avait affirmé dans un communiqué que cette fusillade était contraire à la politique de l’organisation, qui avait proclamé un cessez le feu le 8 janvier 2011. Tenue pour responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans, l’ETA a renoncé à la lutte armée en octobre 2011 mais refuse de rendre les armes et de se dissoudre, comme l’exigent Madrid et Paris.

Ils avaient été arrêtés dans la Creuse

Itziar Moreno, jeune femme de 34 ans, et Oier Gómez Mielgo, jeune homme de 33 ans, sont jugés notamment pour tentatives de meurtre sur des gendarmes, port d’armes, faux et usage de faux, le tout en relation avec une entreprise terroriste. Ils avaient été arrêtés le 10 avril 2011 dans la Creuse, après une course poursuite qui avait démarré la veille.

La conductrice, identifiée comme étant Itziar Moreno, au volant d’une voiture volée, avait refusé un contrôle de routine et forcé un barrage routier. Deux gendarmes avaient pris en chasse la voiture dont le passager, Oier Gómez Mielgo avait ouvert le feu. Durant la course-poursuite, un véhicule de la gendarmerie a essuyé des tirs, son conducteur touché à une épaule. La voiture des fuyards a ensuite été retrouvée, vide, au bord d’une route. Ils avaient été interpellés un peu plus tard.

Le Parisien

Huit autobus incendiés, des dépliants de l’ETA retrouvés

quatre-bus-detruits-dans-un-incendieHuit autobus ont été incendiés dimanche matin à Derio au Pays Basque espagnol. Un jerrican d’essence et des dépliants de l’ETA ont été retrouvés à proximité, indique une source policière à l’AFP.

« Sept autobus ont été entièrement brûlés et un autre très abîmé », dans le dépôt de la compagnie de transports Bizkaibus vers 1 heure du matin, a précisé un porte-parole de la police régionale basque.

Les dépliants, des feuilles de petit format, évoquent un prisonnier de l’ETA, Ibón Iparagirre, atteint du sida et incarcéré en janvier 2010, suite à une condamnation pour une explosion de voiture devant un commissariat à Ondarroa deux ans plus tôt.

Il y a moins d’un an, le 21 août 2014, cinq bus avaient été incendiés déjà à Loiu, tout près de Derio, et leur incendie avait été revendiqué par courriel demandant la libération de prisonniers de l’ETA.

L’ETA est tenue pour responsable de la mort d’au moins 829 personnes dans des attentats au nom de sa lutte pour l’indépendance du Pays basque et de la Navarre. Elle a renoncé à la violence en octobre 2011 mais refuse de se dissoudre depuis, comme l’exigent Paris et Madrid.

Sud Ouest

Des membres de l’ETA jugés pour le meurtre d’un policier français

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Le procès de six etarras jugés pour le meurtre d’un policier français en 2010, dernière victime de l’organisation séparatiste basque ETA en France, s’est ouvert lundi devant la cour d’assises spéciale de Paris.
Cinq hommes et une femme comparaissent devant cette cour composée de magistrats professionnels, parmi lesquels Mikel Carrera Sarobe, 42 ans, alias « ata », ex-numéro 1 de l’appareil militaire de l’ETA.

« Gola ETA » (« Vive l’ETA« , en basque) a lancé l’ancien chef militaire en entrant dans le box des accusés, le poing levé.

A l’ouverture des débats, sa camarade Izaskun Lesaca Arguelles, alias « Ane », 39 ans, a pris la parole pour lire une brève déclaration au nom des « six militants de l’ETA ».

« Nous ne reconnaissons pas la légitimité de la République française pour nous juger. Nous ne reconnaissons que la légitimité du peuple basque », a-t-elle dit, expliquant que les accusés ne se lèveraient pas, comme il est d’usage, lors de l’entrée ou de la sortie de la cour dans la salle d’audience.

Placée sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, l’ETA est tenue pour responsable de la mort d’au moins 829 personnes, notamment dans des attentats, au nom de sa lutte pour l’indépendance du Pays basque et de la Navarre. Elle a renoncé à la violence en octobre 2011.

Sa dernière victime authentifiée est un policier français, le brigadier-chef Jean-Serge Nérin, tué lors d’une fusillade à la suite d’un banal contrôle d’identité en mars 2010 en région parisienne.

Mikel Carrera Sarobe, considéré comme un dur et déjà condamné en 2013 à la perpétuité à Paris pour l’assassinat de deux jeunes gardes civils en 2007 à Capbreton (sud-ouest), est soupçonné d’être l’auteur du coup de feu mortel.

A ses côtés comparaît Xabier Goyenechea Iragorri, 35 ans, lui aussi suspecté d’avoir tiré lors de la fusillade qui a coûté la vie au policier, ainsi qu’une figure d’ETA, l’ex-lieutenant de Sarobe, Arkaitz Aguirregabiria del Barrio, alias Kemen, 32 ans. Selon des sources judiciaires, ce dernier jouait un rôle crucial dans le recrutement et la formation de jeunes activistes.

Deux autres militants basques comparaissent: Joseba Fernandez Aspurz, 31 ans, et Iosu Urbieta Alcorta, 37 ans.

La nouvelle république

Un haut responsable de l’organisation terroriste l’ETA arrêté

Josu Ternera ETA terrorisme Batasuna attentat basque

Après 12 ans de clandestinité, sa cavale a pris fin ce mardi en région parisienne. Condamné en France par contumace à deux fois quatre ans de prison pour ses liens avec le groupe terroriste ETA, Egoitz Urruticoechea Lasquibar était en fuite depuis 2003. Il faisait l’objet de deux mandats d’arrêt émis par les autorités de l’Hexagone.

Egoitz Urruticoechea Lasquibar n’est autre que le fils de «Josu Ternera», dirigeant historique de l’ETA, en fuite depuis 2002. Elu député en 1988 d’Herri Batasuna (parti nationaliste radical) aujourd’hui dissous, ce dernier est lui aussi recherché en vertu d’un mandat d’arrêt européen délivré en juin 2005 par l’Audience nationale espagnole.

Egoitz Urruticoechea Lasquibar Josu Ternera ETA terrorisme BatasunaIl est soupçonné d’être impliqué dans l’attentat du 11 décembre 1987, où l’explosion d’un véhicule tout près du quartier général de la Garde civile de Saragosse (Espagne) avait tué 11 personnes dont 5 enfants.

L’arrestation de son fils ce mardi matin s’ajoute à celle de deux autres membres de l’organisation terroriste basque il y a quelques jours. Rendue responsable de la mort de 829 personnes en plus de 40 ans de lutte armée pour l’indépendance du Pays basque et de la Navarre, le groupe armé est classé «organisation terroriste» par l’Union européenne et les Etats-Unis.

Le Parisien