La militante d’extrême droite Christine Tassin condamné pour incitation à la haine

Nouvelle condamnation pour Christine Tasin. Pour un discours tenu en juin 2016, la présidente de l’association anti-Islam Résistance républicaine doit payer 1.500 euros d’amende pour provocation à la haine.


Lors d’une manifestation au Trocadéro, organisée par le micro-parti identitaire SIEL (Souveraineté, Indépendance et Libertés), Christine Tasin avait répété plusieurs fois « Islam assassin ». Dans son discours, diffusé sur les réseaux sociaux, la militante accusait la religion d’être un « assassin de notre civilisation ».

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Le tribunal correctionnel de Paris estime que les propos anti-Islam de Christine Tasin suscitent « nécessairement un vif sentiment de rejet, voire de haine, à l’encontre de cette communauté prise dans son ensemble », « sentiment attisé de surcroît par le contexte tragique » de l’attentat de Magnanville.

Déjà condamnée pour provocation à la haine, Christine Tasin avait également cherché à co-organiser un apéro antimusulman « saucisson-pinard » en 2010, dans le quartier de la Goutte d’or à Paris.

France 3

Interdiction du port de la kippa: MLP appelle les Juifs à un «sacrifice nécessaire contre l’islam politique»

La président du Front national (FN), Marine Le Pen, a indiqué dimanche qu’elle interdirait « les signes (religieux) ostensibles dans l’espace public », si elle est élue présidente de la République.

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« Je vais interdire les signes ostensibles dans l’espace public. Je vais prendre la loi de 2004 qui est la loi qui a interdit les signes ostensibles à l’école, et je vais l’étendre dans l’espace public », a-t-elle déclaré sur BFMTV.

« Je sais que c’est un sacrifice, mais je crois que la situation est trop grave aujourd’hui (…) Je pense que chacun des Français, y compris nos compatriotes juifs, peuvent comprendre que si on leur demande un sacrifice pour lutter contre l’avancée de cet islam politique (…) ils feront cet effort, ils le comprendront, j’en suis absolument convaincue parce que ce sera dans l’intérêt supérieur de la nation », a expliqué la dirigeante frontiste, précisant que cette interdiction ne concernera pas le « personnel religieux », qui pourra « évidemment » être en habit religieux, mais elle touchera indistinctement le voile ou la kippa.

En 2012 déjà, Mme Le Pen avait appelé à une interdiction des signes religieux dans l’espace public, tout en considérant que la kippa ne posait pas de problème.

« Il est évident que la kippa ne pose pas de problème dans notre pays, mais notre pays a changé et cet équilibre fragile que nous avions trouvé dans l’exercice des religions a été bouleversé par une immigration massive, depuis maintenant une vingtaine d’années, qui a changé la donne », avait-elle déclaré sur TF1.

« Je demande à nos compatriotes juifs, ce petit effort, ce petit sacrifice sûrement, mais qui permet une égalité entre les exigences que l’on demande aux uns et aux autres. Je suis sûre qu’une grande partie d’entre eux sont tout à fait prêts à faire ce petit sacrifice », avait ajouté la présidente du FN.

Dans cet entretien, la dirigeante frontiste avait fait valoir que si elle avait « demandé que cette interdiction ne frappe que le voile », alors « évidemment, immédiatement (elle) aurait été brûlée en place de Grèves pour islamophobie ».

Le Monde Juif

Définition erronée : L’Observatoire de la Laïcité interpelle l’éditeur d’un manuel scolaire

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Après le site d’extrême droite cité dans un manuel d’éducation civique de CAP, voici un autre malaise dans un autre manuel scolaire, cette fois celui d’histoire pour les terminales L, ES et S édité par Hatier en 2014. On y lit en effet, p. 348, que la laïcité «suppose aussi le refus de toute expression religieuse dans l’espace public». Une affirmation fausse puisque la laïcité suppose au contraire la libre expression des opinions religieuses dans l’espace public, à des conditions notamment d’ordre public.

Ce que rappelle l’Observatoire de la laïcité dans un courrier adressé ce mercredi aux éditions Hatier, en leur demandant quelles actions elles comptent mener «pour apporter les corrections nécessaires à ce manuel scolaire». Contactées hier par nos soins, les éditions n’ont pas encore donné suite.

Libération