Suède: Il crée un parti anti immigré puis devient leader du marché de l’accueil des réfugiés

Jokarjo domine le marché suédois de l’hébergement des demandeurs d’asile, en partie confié au privé. A sa tête, Bert Karlsson. Un ­self-made-man qui, il y a vingt-cinq ans, avait fondé un parti anti-immigration.

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« Hej ! » lance un garçonnet aux cheveux de jais, tout fier de pouvoir dire bonjour en suédois. Bert Karlsson lui répond du tac au tac et pénètre dans le réfectoire. Des visages se tournent. L’arrivée du propriétaire des lieux ne passe pas inaperçue. Bert Karlsson a l’habitude de parler fort. « Ici, on sert 1.800 repas par jour ! » se congratule-t-il, avant de filer vérifier avec le concierge que tout se passe bien.

Haut de quatre étages, l’ancien sanatorium de Stora Ekeberg est le navire amiral de son groupe, Jokarjo AB. Un acteur inconnu en France, mais leader incontesté, en Suède, d’un secteur qui a connu une forte expansion ces dernières années : les centres d’accueil pour demandeurs d’asile, confiés en partie au privé en raison des besoins importants.

Celui de Stora Ekeberg, à la limite de ses capacités, héberge quelque 570 personnes. « Elles savent tout sur moi, elles m’ont « googlisé »… » glisse l’entrepreneur, pas mécontent de son anglicisme. Si tel est le cas, Syriens, Irakiens, Somaliens et autres vivant ici, à la campagne, à 350 kilomètres de Stockholm, ont pu découvrir que Bert Karlsson a, naguère, cofondé le premier parti contestataire de l’histoire moderne du royaume. Un parti populiste qui, entre deux grosses baisses d’impôts, promettait une politique nettement plus restrictive en matière d’immigration. L’époque – la première moitié des années 1990 – était à l’arrivée des réfugiés fuyant la guerre dans l’ex-Yougoslavie. Un quart de siècle plus tard, c’est une nouvelle crise humanitaire qui profite au même personnage.

De toutes les affaires dans lesquelles ce Suédois de soixante et onze ans s’est lancé durant sa carrière de self-made-man (loisirs, musique, télé-réalité, etc.), l’accueil des réfugiés est, de son propre aveu, « la plus rentable, sans aucun doute ». Fort de 60 centres, Jokarjo revendique un chiffre d’affaires d’environ 100 millions d’euros, et un bénéfice approchant les 10 millions.

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« 180 », le court-métrage qui renverse les clichés racistes, sexistes, islamophobes…

Racistes, machistes, islamophobes… Tout le monde y passe. Dans un court-métage de cinq minutes intitulé « 180 », l’humoriste, producteur et animateur télé Yassine Belattar retourne les clichés sensibles du moment.

Le scénario s’ouvre sur une réunion dans une grande entreprise. Autour de la table, les chefs sont noirs, l’agent d’entretien est blanc. « Les vacances se sont bien passées, Michel, vous êtes parti au pays ? » « Oui mais j’habite en France en fait donc oui. » Tour à tour, tous les clichés en prennent pour leur grade : les blancs qui se ressemblent tous, les femmes qui gagnent plus que les hommes à compétences égales dans le travail, un débat pour savoir si le catholicisme est compatible avec la République…

La petite vidéo, bien sentie, a déjà fait son petit effet sur les réseaux sociaux, et surtout sur Facebook. Mise en ligne par Yassine Belattar mercredi 8 septembre au matin, elle a déjà été vue près de 650.000 fois. Et ça n’est pas prêt de s’arrêter !

« Dépassé » par ce succès, l’humoriste connu pour son engagement promet déjà « d’en refaire d’autres », dans la même veine.

LCI

Villeneuve-d’Ascq : la patronne du FN local cède sa friterie à… un traiteur oriental

Conseillère régionale et municipale Bleu Marine à Villeneuve-d’Ascq, Véronique Descamps gérait un snack et un minigolf aux Près. Elle vient de les vendre à Sami Aouichaoui qui y préparera tajines, couscous, kebabs et frites. Pour les deux parties, aucun paradoxe dans la transaction.

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Ce Franco-Tunisien de 42 ans a ouvert son snack oriental samedi midi. « Il faut faire chauffer l’appareil pour la viande à kebab », lui conseille Véronique Descamps. Derrière les fourneaux, il peut compter sur l’aide de l’ancienne patronne du Clos des Près, qui a prévu de l’aider « quelques jours à trouver ses marques ». Celle que les instances Bleu Marine désignent comme la « patronne politique locale du FN » affirme vendre son commerce pour se consacrer à ses deux mandats.

Face aux esprits chagrins qui pourraient trouver ce passage de témoin paradoxal, elle s’offusque : « Et alors ? On n’est pas raciste, bien au contraire. Monsieur respecte la loi, paie ses impôts. Peu importe la nationalité ou la religion, c’est quelqu’un qui a envie de bosser ! » Bien sûr, elle a prévenu le FN de la vente. Certifie n’avoir fait l’objet « d’aucun préjugé ». Donc pas de polémique.

La Voix du Nord

Manuel Valls se dit inquiet par Nicolas Sarkozy qui « suit l’extrême droite »

Le Premier ministre Manuel Valls a dénoncé, ce jeudi matin au micro de BFMTV et RMC, la dérive populiste de Nicolas Sarkozy et la « brutalité des propositions » de l’ancien chef de l’Etat, qui vient d’annoncer sa candidature à la primaire de la droite et du centre. 

Une femme lit un livre sur l’art syrien dans un avion… elle est arrêté pour terrorisme

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Entre psychose, amalgame et idiotie, la frontière est parfois ténue. Ce qu’a vécu Faizah Shaheen, 27 ans, au Royaume-Uni en est un bon exemple. Elle revenait de Turquie, où elle venait de passer sa lune de miel, relate le journal britannique The Independent. C’est alors qu’elle a subi un contrôle intense, suspectée d’être une terroriste.

Arrivée à l’aéroport de Doncaster, le 25 juillet dernier, Faizah Shaheen fait la queue pour passer la douane. Alertés par des membres de l’équipage de la Thomson Airways, deux policiers l’interpellent et la questionnent au sujet d’un livre qu’elle lisait dans l’avion, sur la couverture duquel on peut y voir des inscriptions en arabe et le mot « Syria ».

Faizah Shaheen est interrogée en vertu du « Terrorism act ». « Cela m’a énervée, a-t-elle lancé à The Independent. Je ne pouvais pas comprendre comment lire un livre pouvait me rendre suspecte. Je leur ai dit que ce n’était ni juste ni acceptable. »

L’interrogatoire durera quinze minutes, avant que les policiers ne la laissent partir. Un temps suffisant pour laisser Faizah Shaheen choquée, les larmes aux yeux. « Je me demande ce qu’il se serait passé avec une personne qui n’est pas musulmane », se questionne-t-elle.

Psychologue spécialisée dans la déradicalisation

Dans la vie, Faizah Shaheen travaille pour la NHS, le système de santé publique du Royaume-Uni. « Ironiquement », rit-elle jaune, elle est psychologue auprès de jeunes patients radicalisés. Originaire de Leeds, elle n’en revient toujours pas d’avoir été jugée sur son apparence et discriminée parce que musulmane. 

Le livre en question, « Syria Speaks: Art and Culture from the Frontline« , a été récompensé aux English PEN Awards, prix de la liberté d’expression. Un ouvrage de Malu Halasa qui compile des essais, des poèmes, des chansons, des dessins et des photographies d’auteurs et artistes syriens. Faizah Shaheen entend bien porter plainte contre les policiers et la compagnie aérienne.

Métro News

Très alcoolisé, l’abbé Xavier Herman montre son sexe aux passants

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Un abbé s’est illustré de bien triste manière ce 21 juillet, à Seilles (Andenne), lors des festivités pour la fête nationale. Très alcoolisé, l’abbé a montré ses parties intimes en pleine rue. Il a été interpellé par les forces de l’ordre et s’est réveillé ce vendredi au commissariat…

Ce jeudi soir, on célébrait la fête nationale à Seilles (Andenne), sur la place Joseph Wauters. L’ambiance était bon enfant, et le monde au rendez-vous pour le feu d’artifice. Selon la police, la manifestation festive s’est d’ailleurs bien déroulée.

Visiblement bien éméché, le curé de Seilles, l’abbé Xavier Herman, s’est retrouvé, un peu avant minuit, à exhiber ses parties intimes en pleine place publique. BelgiqueUne attitude aussi incroyable qu’indigne d’un ecclésiastique, surtout dans une manifestation familiale.

Du côté du parquet de Namur, on confirme l’information. «  Je n’ai pas le détail des faits  », précise le substitut de garde Nicolas Beaudoin. «  Mais on parle bien d’un fait d’exhibitionnisme où la personne a montré ses attributs virils à une foule. La personne en question était sous l’influence de l’alcool.  »

En voyant la scène, les forces de police ont décidé d’interpeller l’abbé, pour le placer en cellule de dégrisement.

La Meuse

Nadine Morano est une « conne », l’humoriste Guy Bedos relaxé en appel

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La cour d’appel de Nancy a relaxé en appel l’humoriste Guy Bedos ce mardi, dans l’affaire qui l’opposait à la députée européenne et ex-ministre Nadine Morano.

La cour d’appel de Nancy a confirmé mardi la relaxe accordée en septembre 2015 à l’humoriste Guy Bedos, poursuivi pour avoir injurié l’ancienne ministre (LR) Nadine Morano en la traitant de « conne » lors d’un spectacle. « Nadine Morano a été élue ici à Toul ? Vous l’avez échappé belle ! On m’avait promis qu’elle serait là… Quelle conne ! » avait notamment lancé l’artiste sur scène, entre autres injures à l’intention de l’élue.

En première instance, le tribunal correctionnel avait estimé que Guy Bedos était « dans son registre habituel » d’humoriste lorsqu’il avait insulté l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy, en octobre 2013 devant 1300 spectateurs, dans son fief électoral de Toul (Meurthe-et-Moselle).Le tribunal avait notamment jugé que l’artiste était resté dans « la loi du genre » en tant que comique, et qu’il n’avait « pas dépassé ses outrances habituelles »

Métro