« Élire une femme n’est pas conforme à la loi juive », une candidate au Consistoire central juif subit des pressions

Le Consistoire central juif se divise après la candidature d’une femme. Cette candidature ne fait pas l’unanimité en interne. Évelyne Gougenheim veut prendre la place de Joël Mergui, qui se représente à sa propre succession.

Capture d’écran 2016-05-19 à 23.57.08

Quel que soit le résultat, l’élection du 19 juin pour la présidence du Consistoire central aura quelque chose d’inédit. Pour la première fois en plus de 200 ans d’existence, une femme se présente pour prendre la tête de l’instance de représentation religieuse du judaïsme français. Évelyne Gougenheim, 60 ans, administratrice du Consistoire de Paris, sera opposée au président sortant Joël Mergui, 58 ans, candidat à un troisième mandat de quatre ans.

Fondé en 1808, le Consistoire central est soumis à une double autorité gère quelque 400 synagogues et les affaires religieuses (cacherout, conversions, mariages…) de la première minorité juive d’Europe, même si toutes les communautés ne sont pas sous sa tutelle.

Une candidature qui divise

Selon une source proche du dossier, Evelyne Gougenheim a fait l’objet de « beaucoup de pressions » pour ne pas se présenter, certains orthodoxes estimant que l’élection d’une femme à la tête de l’institution religieuse n’était pas conforme à la halakha, la loi juive.

Sa candidature, pourtant validée par la commission électorale, a été contestée lors d’une réunion du conseil du Consistoire le 10 mai, a indiqué cette même source. « Un administrateur a argumenté en disant que quatre dayanim (juges rabbiniques) avaient donné un avis négatif en disant qu’il était impossible qu’une femme soit présidente du Consistoire, mais on ne sait pas sur quel fondement. Tout cela est un peu honteux », a estimé Évelyne Gougenheim. « Tout d’un coup, on s’est retrouvé devant un Consistoire qui ne se réfère plus à la loi française, mais qui voudrait se référer à la halakha », a déploré la candidate.

« J’ai des soutiens en interne, mais j’avoue que la plupart des personnes à qui je parle me disent s’il vous plaît, ne me citez pas, j’ai peur des représailles », confie-t-elle. Joël Mergui n’a pu être joint ce mercredi 18 mai.

Le point

Londres : une réceptionniste licenciée parce qu’elle refuse de porter des talons hauts

receptionist-starts-petition-against-sexist-dress-code-after-being-sent-home-from-work-for-not-wearing-high-heels-136406029123903901-160511180124

Une réceptionniste de Londres a été licenciée parce qu’elle refusait de porter des talons hauts. Si cette pratique est légale au Royaume-Uni, la femme lance une pétition pour dénoncer « un comportement discriminatoire » et faire changer le texte.

Nicola Thorp est une Londonienne de 27 ans qui a plutôt de bonnes idées : en personne futée, elle est allée bosser avec des chaussures plates mais élégantes, rapport que c’est mieux quand on est hôtesse, à piétiner toute la journée.

Sauf qu’en arrivant sur son lieu de travail, chez PwC, personne d’autre n’a eu l’air de penser que c’était une bonne idée. Après lui avoir remis son uniforme, on lui a fait remarquer qu’elle ne pouvait pas porter ces chaussures-là.

Quand elle a dit ne pas en avoir d’autres, on lui a gentiment (non) suggéré d’aller acheter des chaussures à talons dans un magasin à proximité puis de revenir travailler.

Quand elle a fait remarquer que ses collègues masculins portaient des chaussures plates, on lui a ri au nez

Nicola a alors souligné le fait que ses collègues masculins, eux, portaient des chaussures plates. La réaction de son interlocuteur ? Rire !

C’est vrai que vouloir travailler dans une tenue au confort suffisant c’est quand même idiot, au moins autant que de réclamer d’être traitée de la même manière que ses homologues masculins

Nicola a donc refusé tout net de porter des talons et a été invitée à rentrer chez elle (sans avoir été ni payée, ça va de soi, hein). À la suite de cette belle journée, elle a raconté sa péripétie sexiste dans une vidéo de la BBC, qui s’est également fendue d’un article : est-ce légal de forcer les femmes à porter des talons hauts pour travailler ?

Un indice sur la réponse à cette question fumante

Mais Nicola Thorp a surtout lancé une pétition pour que le Parlement rende illégal cette exigence des entreprises à ce que leurs employées portent des chaussures à talons. La pétition lancée lundi a déjà recueilli plus de 80 000 signatures : à 100 000, elle sera « prise en considération pour un débat au Parlement ».

Madmoizelle

Laëtitia tue son compagnon a coups de fourchette

c-est-dans-ce-trou-que-le-corps-de-laurent-julien-en_276028_510x255

Au cours de la nuit du 29 au 30 mars 2014, une dispute éclatait dans un appartement situé au 7, rue Gabriel-Péri à Fleury-les-Aubrais, où résidait Patrick Mary dit Boulais, 51 ans. Celui-ci lançait divers objets en direction de sa compagne, Laëtitia Buso, laquelle s’armait alors d’un couteau et d’une fourchette à viande avec lesquels elle frappait son ami.

Elle a été condamnée à 15 ans de réclusion criminelle ce jeudi par la cour d’assises du Loiret.

Aux côtés de cette femme de 42 ans, qui encourt trente années de réclusion criminelle, devaient être jugées deux autres personnes. La première, prénommée Alexandra et âgée de 32 ans, est poursuivie pour s’être abstenue de dénoncer le crime, dont elle avait été informée par Laëtitia Buso, et pour avoir aidé celle-ci à faire disparaître le couteau et la fourchette en les enterrant.

Au troisième accusé, David, 45 ans, on reproche d’avoir dérobé la collection de voitures miniatures de la victime, après le décès de celle-ci, pour les vendre sur Internet. De n’avoir pas davantage dénoncé le meurtre à la police et d’avoir aidé Laëtitia Buso à nettoyer les taches de sang dans l’appartement du crime.

Des trois mis en cause, il est le seul à avoir un casier judiciaire, lequel porte la trace de neuf condamnations. En état de récidive pour les faits de vol, il encourt six ans de prison.

La République

Ivre, Martin tente d’étrangler son ex et lui claque la tête contre le radiateur

violence conjugale alcool radiateur ivre

« Il peut être une personne vraiment bien mais l’alcool lui fait tout voir en noir. »

Ces propos, l’ex de Martin Lukaschus les a tenus devant l’enquêtrice de la police, après une violente dispute survenue vendredi. À la barre du tribunal, ce lundi, la frêle jeune femme a campé sur sa version. Le père de sa fille est venu chez elle vers 20 h, vendredi. Il était ivre. Les chicaneries, pour des broutilles, auraient débouché sur des violences.

La mère de famille aurait demandé à son ex de partir mais au lieu de s’exécuter, il l’aurait jetée sur le clic-clac, aurait tenté de l’étrangler avant de lui claquer la tête contre un radiateur. Une version confirmée par son oncle, qui veillait sur la fillette de 6 ans au moment des faits.

Le prévenu, lui, assure que la jeune femme l’aurait empêché de partir. Du coup, il reconnaît « l’avoir poussée sur le clic-clac » avant de prendre son sac et son chien, en filant vers la sortie. Si sa tête a heurté le radiateur, ce n’était pas intentionnel.

Ce qui est sûr, c’est que deux médecins ont confirmé la plaie de 2 cm sur le crâne de la victime. Le légiste a aussi pointé du doigt des bleus. Pour ne rien gâcher, le prévenu avait interdiction d’entrer en contact avec la victime…

Une décision prise par le tribunal en décembre 2014, quand Martin Lukaschus avait été jugé une première fois pour des violences sur son ex-compagne, dont il était déjà séparé. Hier, il a été condamné à six mois de prison, auxquels s’ajoutent trois mois du fait de la révocation d’une partie du sursis qu’il avait au-dessus de la tête.

La Voix du Nord

Christian tabasse sa femme car elle porte un short trop court

short trop court tabasse femme patriarcat feminismeChristian, 44 ans, poursuivi pour des violences conjugales commises en août dernier avec arme et en état d’ivresse admet les faits. Cet homme qui vivait en concubinage avec la victime depuis deux ans admet l’avoir frappée avec un ceinturon « car elle portait un short trop court » à son goût, mais aussi de l’avoir suspendue dans le vide au balcon « pour lui faire passer l’envie de sortir« . « C’est vrai qu’elle a eu très peur. J’aurais pu la lâcher« , poursuit le prévenu, qui reconnaît aussi l’avoir menacée avec un couteau.

« J’ai l’alcool mauvais et une conjugopathie difficile à gérer« , explique Christian au tribunal, avant de conclure en disant avoir compris que « l’alcool est le refuge des irresponsables« .

Après délibéré, le tribunal le condamne à la peine de deux ans de prison dont un an avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, avec obligation de soins et interdiction de contacter la victime.

La Provence

Eric Zemmour s’attaque aux mères célibataires

Eric-Zemmour

Après s’être engagé contre l’immigration, les féministes et les homosexuels, Eric Zemmour s’est trouvé une nouvelle cible: les mères célibataires.

Les familles monoparentales sont une plaie aujourd’hui. Aux Etats-Unis, avec Bush, on a supprimé certaines allocations aux mères seules, et bien on a constaté une recrudescence de la conjugalité. Il n’est pas normal que l’Etat remplace le père, c’est ça qu’on fait depuis vingt ans. (2010, sur iTélé)

FEMINA