«Déportation des musulmans»: iTélé condamnée à verser 50 000€ à Zemmour pour «rupture abusive» de contrat

Lundi, Eric Zemmour qui avait assigné iTélé en justice pour rupture abusive de son contrat, a remporté son procès. La chaîne devra lui verser 50 000 euros.

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Nouveau déboire pour la chaîne d’information. Selon Marianne, Lundi, le jour de la fin de sa grève historique, iTélé a été condamnée par le tribunal de grande instance de Nanterre, pour la « rupture abusive du contrat, sans préavis et sans invoquer aucun manquement contractuel », d’Eric Zemmour.

En décembre 2014, le polémiste avait été évincé de l’émission Ça se dispute, qu’il animait depuis 2003. Pour cela, iTélé devra lui verser 50 000 euros. Selon ses avocats, Eric Zemmour a été débouté de l’indemnisation au titre du préjudice moral qu’il réclamait également. Ils se félicitent « d’une décision renforçant la liberté d’expression et la protection des journalistes ».

Condamné pour ces propos

En 2014, Céline Pigalle et Cécilia Ragueneau, alors à la tête de la chaîne du groupe de Bolloré, avaient justifié l’arrêt de l’émission par les commentaire sur les musulmans, prononcés par Eric Zemmour dans le quotidien italien Corriere della Sera. Des propos pour lesquels il était jugé pour « provocation à la haine envers les musulmans » et a été condamné en appel à 3000 euros d’amende la semaine passée.

Dans les pages du journal transalpin, Eric Zemmour avait considéré que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran », mais aussi qu’ils « vivent entre eux, dans les banlieues » en refusant selon lui de vivre « à la française », en « mangeant par exemple du fromage » ou en « plaisantant dans les cafés et en faisant la cour aux jeunes filles ».

Dans cette interview, Eric Zemmour avait aussi estimé que l’hypothèse de la déportation des cinq millions de musulmans français, bien que « irréaliste », peut se comparer avec « les cinq ou six millions d’Allemands qui ont dû quitter l’Europe centrale après la guerre » ou avec l’expulsion d »‘un million de pieds-noirs » d’Afrique du Nord dans les années 60.

L’Express

Zemmour condamné à 3000 € d’amende pour «provocation à la haine envers les musulmans»

Ce jeudi, la cour d’appel de Paris a condamné le polémiste Eric Zemmour, jugé pour des propos envers les musulmans de France prononcés en 2014, à une amende de 3000 euros.

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Les magistrats ont confirmé la peine de 3000 euros d’amende, prononcée en première instance contre le polémiste Eric Zemmour.La cour d’appel de Paris a rendu son jugement, ce jeudi, dans le procès de l’ancien chroniqueur de France 2, jugé pour « provocation à la haine envers les musulmans ». En première instance, le parquet avait requis 10 000 euros d’amende. Le polémiste devrait également verser 1000 euros à trois associations, pour leur préjudice moral, et 1 euros à deux autres associations.

En octobre 2014, dans un entretien donné au journal italien Corriere Della Sera, Eric Zemmour avait considéré que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran », mais aussi qu’ils « vivent entre eux, dans les banlieues » en refusant selon lui de vivre « à la française », en « mangeant par exemple du fromage » ou en « plaisantant dans les cafés et en faisant la cour aux jeunes filles ». « Les Français ont été obligés de s’en aller », avait commenté le polémiste, selon qui, le Front national est « trop à gauche du point de vue social » et « pas assez engagé contre le mariage homosexuel ».

L’hypothèse de la déportation des musulmans français

Dans cette interview, Eric Zemmour avait aussi estimé que l’hypothèse de la déportation des cinq millions de musulmans français, bien que « irréaliste », peut se comparer avec « les cinq ou six millions d’Allemands qui ont dû quitter l’Europe centrale après la guerre » ou avec l’expulsion d »‘un million de pieds-noirs » d’Afrique du Nord dans les années 60.

« L’histoire est surprenante. Qui aurait dit en 1940 que vingt ans après, un million de pieds-noirs allaient devoir quitter l’Algérie pour rentrer en France? », soulignait-il. Ces propos avaient été repérés et fustigés par Jean-Luc Mélenchon. SOS Racisme et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) avaient notamment porté plainte.

L’Express

«Zemmour a dit d’aller à Montreuil pour vérifier le Grand Remplacement. On y est allés »

 

 

Si Eric Zemmour est né, il semble ne plus se reconnaître dans sa ville natale, trop coloré, trop multicultruelle, pas assez « blanche ». Quotidien a donc décidé de visiter cette nouvelle « No Go Zone » pour vérifier si le polémiste avait oui ou non raison.

TF1

Conférence Islamophobe de Zemmour à Bergerac : le public était essentiellement d’extrême droite

Eric Zemmour a donné une conférence ce jeudi 27 octobre à Bergerac à l’occasion de la sortie de son livre « Un quinquennat pour rien ». Plus de 300 personnes l’ont écouté exposer sa vision de la France.

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L’essentiel de cette conférence portait avant tout sur ce qu’Eric Zemmour appelle « le grand défi lancé par l’Islam à notre civilisation« « Nous sommes un pays envahi et colonisé » a dit le journaliste. « Nous vivons le retour des guerres de religions, des affrontements entre grandes civilisations. » Eric Zemmour n’a pas épargné les politiques et leur « passivité » en reconnaissant toutefois qu’il n’avait pas la solution pour résoudre tous les problèmes qu’il soulève.

Eric Zemmour était invité par Daniel Gery, ancien candidat aux municipales à Périgueux en 2001 pour le Mouvement national républicain, le parti de Bruno Mégret. La conférence était encadrée par l’association « Médias, Culture et Patrimoine » présidée par Léon-Pierre Durin ancien du Front National et du MNR lui aussi. Dans le public, composé essentiellement de têtes blanches, se mélangeaient curieux, convaincus, catholiques traditionalistes, jeunes de l’Action française et de nombreux membres du Front national périgourdin.

Le conseiller régional FN Robert Dubois était présent« Il y a un grand rassemblement qui se fait autour der personnages comme Eric Zemmour ou Robert Ménard. Tout cette droite nationale égarée est en train de se rassembler. C’est un patriote et il rassemble tous les patriotes quels qu’ils soient.«  Un patriote pessimiste « nous sommes dans une impasse politique gravissime et nos élites ne veulent pas l’avouer » a déclaré Eric Zemmour avant d’aller dédicacer ses ouvrages et de reprendre la route.

France Bleu

Accusé d’apologie du terrorisme, et en faveur de la déportation des musulmans, Zemmour pourrait rejoindre iTélé

Lors d’une réunion de crise organisée ce mercredi chez iTélé, la direction a annoncé qu’Eric Zemmour pourrait bien rejoindre la chaîne.

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Alors que les journalistes d’iTélé peinent à se remettre de l’arrivée de Jean-Marc Morandini sur leur antenne, la direction du groupe Canal a annoncé, ce mercredi lors d’une assemblée générale, qu’Eric Zemmour pourrait bien rejoindre également la chaîne.

Selon les informations de L’Express, Maxime Saada, directeur général du groupe, a indiqué qu’accueillir les frères Bogdanov, pour une émission scientifique hebdomadaire ainsi que le polémiste était « une piste parmi d’autres ».

Eric Zemmour (qui a également évoqué un nettoyage des musulmans des banlieues par l’armée israélienne comme à Gaza) est resté plus de 10 ans sur la chaîne: de 2003 à 2014, il a participé à l’émission de débat Ça se dispute, avant que ses prises de positions radicales sur les musulmans ne poussent les directrices Céline Pigalle, et Cécilia Ragueneau à s’en séparer.

Zemmour respecte les djihadistes

Eric Zemmour (qui est déjà condamné pour incitation à la haine envers les musulmans) anime actuellement Zemmour et Naulleau, le mercredi soir sur Paris Première, aux côtés d’Eric Naulleau, avec qui il formait déjà un duo dans On n’est pas couché. Zemmour possède également une chronique sur RTL.

Le polémiste, qui vient de sortir un livre intitulé Un quinquennat pour rien, est actuellement visé par une enquête du parquet de Paris pour « apologie du terrorisme« . 

L’Express

 

Apologie de terrorisme: Zemmour déclare « respecter » les terroristes de Daesh prêt à mourir



Propos de Zemmour sur les terroristes: une avocate de victimes des attentats saisit le procureur

Une avocate des victimes des attentats de Paris a saisit le procureur de Paris après des propos tenus par Eric Zemmour. Elle dénonce une apologie du terrorisme.

Le 27 septembre dernier, le polémiste a tenu une conférence à Versailles. En parlant des jihadistes, le chroniqueur de RTL a déclaré qu’il s’agissait de « gens qui meurent pour leur foi, (et qu’)on devrait être plus admiratif que méprisant ».

BFM


Zemmour fait l’«apologie du terrorisme» pour les familles des victimes du 13 novembre

« Apologie du terrorisme ». C’est ce qu’ont signalé les familles des victimes du 13 novembre par le biais de leur avocate et l’association SOS Racisme au parquet de Paris ce jeudi après les propos du polémiste Eric Zemmour dans Causeur. L’essayiste dit respecter «les djihadistes de Daech» qui sont des «gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient». Des propos qui ne passent pas pour ceux qui ont perdu des proches et sont «dévastés par une telle provocation», selon l’avocate Samia Maktouf.

Le Parisien


Interrogé par le magazine « Causeur », l’essayiste Eric Zemmour appelle à « arrêter de mépriser » les terroristes de l’organisation Etat islamique, trouvant dans leurs actes « quelque chose de respectacle ».

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Eric Zemmour a-il franchi la ligne jaune? Dans une interview qu’il donne au mensuel Causeur en kiosque ce jeudi 6 octobre, l’écrivain refuse la qualification « d’esprits faibles » des terroristes de Daech que donne le journaliste qui l’interroge. Et sa justification est radicale: « Quelle condescendance! Moi, je prends l’islam au sérieux, je ne le méprise pas! », s’indigne-t-il. Avant de lâcher: « Et je respecte des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient. »

les actes de daesh « Il y a quelque chose de respectable »

Quand le journaliste de Causeur lui demande s’il respecte « des gens qui roulent en camion sur des enfants », faisant ainsi référence à l’attentat de Nice, l’ancien journaliste précise sa pensée: « Pardon de vous chagriner, mais l’Histoire c’est ainsi, des innocents meurent parce qu’ils sont dans le mauvais camp, ou au mauvais endroit au mauvais moment. Et oui, quand les gens agissent parce qu’ils pensent que leurs morts le leur demandent, il y a quelque chose de respectable », ose Eric Zemmour, comme le souligne le site Les Crises.

« On est dans le champ de l’apologie du terrorisme »

Les propos de l’essayiste rappellent ceux tenus par l’ancien membre d’Action direct Jean Marc Rouillan, qui avait qualifié de « courageux » les auteurs des attentats djihadistes du 13 novembre. Jean-Marc Rouillan a été condamné le 7 septembre à huit mois de prison pour apologie du terrorisme.

Contacté par L’Express, l’avocat pénaliste Manuel Abitbol estime que les affirmations d’Eric Zemmour « entrent dans le champ de l’apologie du terrorisme ». « Quand il dit respecter les djihadistes prêts à mourir pour ce en quoi ils croient, on retrouve tous les éléments », affirme-t-il. Et de détailler: « Il déclare explicitement ‘respecter’ des terroristes et il identifie clairement ces derniers. »

L’Express

«Délire islamophobe», la publicité «nauséeuse» de l’éditeur de Zemmour

La publicité de mauvais goût de l’éditeur d’Eric Zemmour «Délire islamophobe».
L’ex-ministre et candidate à la primaire écolo Cécile Duflot a eu le «vertige» en découvrant la dernière publicité en date pour vanter l’ultime fournée d’Eric Zemmour.

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Pour vendre le talent de cet «ennemi public n°1», l’éditeur Albin Michel a en effet utilisé des extraits de critiques négatives (ou presque : celle attribuée à Libération est en réalité le titre d’une tribune parue sur notre site écrite par un médecin). Ce qui choque Duflot -et on le serait à moins-, c’est la présence de la critique «délire islamophobe» (attribué à l’Obs) devenant d’après elle «argument publicitaire».

Libe

Zemmour : La «loi de Bonaparte» ne mentionne strictement aucun «prénom chrétien»

Prénoms « français » : quand Zemmour raconte n’importe quoi

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C’est la rentrée : Éric Zemmour veut vendre des livres.  Et pour vendre, quoi de mieux que de surfer sur les haines du temps en se saisissant d’un sujet qui n’en est pas un pour faire monter la mayonnaise en tapant à nouveau sur sa cible préférée, les musulmans de France. L’enjeu ? Après leur nourriture et leurs vêtements, voilà qu’il s’intéresse à leurs prénoms. Et raconte une nouvelle fois n’importe quoi. 

Premier épisode le 6 septembre : sur France 5, Eric Zemmour affirme dans l’émission « C à vous » que « donner un prénom qui n’est pas un prénom français à ses enfants, c’est ne pas se détacher de l’islam. C’est vouloir continuer l’identité islamique en France ». Rien que ça.

Ravi de s’être taillé son petit succès, il  fait rebelote sur LCI le 12 septembre – mais cette fois-ci  Éric Zemmour, qui a eu le temps de potasser son sujet avec plus d’attention qu’il n’en consacre à la relecture de ses propres livres, s’appuie sur toute la rigueur de la loi, et pas n’importe laquelle : une loi de la grande époque napoléonienne s’il vous plaît :

« Un prénom français, c’est un prénom chrétien, cela vient d’une loi établie par Bonaparte » et abrogée (déplore-t-il) en 1993.

Le problème, c’est qu’Éric Zemmour s’arrange joyeusement avec la réalité d’un document historique, pariant sur le fait que les journalistes en face n’ont évidemment pas le temps ni les moyens de vérifier ses affirmations en direct. La loi qu’il évoque est pourtant un tantinet différente.

La « loi de Bonaparte » ne mentionne strictement aucun « prénom chrétien »

La fameuse loi qu’évoque  Zemmour existe bel et bien. C’est la loi n°2614 du 11 Germinal an XI, ou plus simplement du 1er avril 1803, « relative aux prénoms et aux changements de noms ». Elle a effectivement été abolie en 1993 mais voici ce que disait son titre premier, article 1 :

« A compter de la publication de la présente loi, les noms en usage dans les différents calendriers, et ceux des personnages connus de l’histoire ancienne, pourront seuls être reçus, comme prénoms sur les registres de l’état civil destinés à constater la naissance des enfants ; et il est interdit aux officiels publics d’en admettre aucun autre dans leurs actes »

N’en déplaise à Éric Zemmour, il n’y a donc pas l’ombre d’une quelconque référence aux « prénoms chrétiens ». Ils y sont bien entendus compris : ce sont ceux de l’éphéméride  catholique . Mais la loi parle bien DES calendriers et pour cause :  le calendrier en vigueur N’EST PAS catholique ; c’est le calendrier révolutionnaire et ses prénoms savoureux : Philogon, Tydrique ou Télesphore pour les garçons ; Rusicule, Vénéfride ou Egobille pour les filles. Moderne, tellement moderne et si français.

Mieux : l’autorisation d’avoir recours aux « personnages connus de l’histoire ancienne » autorise de fait l’usage des prénoms de l’Antiquité grecque, romaine ou … persane : on doute que Sadi Carnot, dont le prénom vient d’un poète iranien, ait ainsi pu devenir président de la République en 1887avec un prénom illégal…

En revanche, Bonaparte n’aimait pas trop les prénoms juifs

Quitte à appeler Napoléon au secours de ses idées, il est bien étrange qu’Eric Zemmour n’ait pas fait allusion à une autre loi de Napoléon, en l’occurrence directement dirigée contre une autre religion que la religion musulmane : la foi juive.

Revenant sur le travail accompli par la Révolution, Napoléon revient à partir de 1807 sur les droits accordés aux citoyens de confession juive, accusés de maux qui évoquent de façon frappante ceux qu’on associe aujourd’hui aux  Français musulmans. Les Juifs sont ainsi obligés de répondre à un questionnaire qui rappelle largement celui qu’un autre grand esprit, Nicolas Dupont-Aignan,  voudrait imposer aux imams français : considèrent-ils la France comme leur patrie, sont-ils polygames, sont-ils prêts à se battre pour le pays, etc. Les Juifs, eux, ne cessent de réclamer qu’on revienne au seul respect du Code civil, qui ne prévoit aucune obligation particulière.

Napoléon ignore cette demande ; le 17 mars 1808, une loi vient durcir considérablement le statut des Juifs,  dont la vie privée ou professionnelle devient soumise à une série d’autorisations. Le 20 juillet, deuxième lame : un décret impérial prévoit que dans les trois mois, tous les Juifs de France sont tenus de changer de prénom et de nom de famille. L’article 3 est limpide : « ne seront point admis comme nom de famille aucun nom tiré de l’Ancien Testament (…) Pourront être pris comme prénoms ceux autorisés par la loi du 11 Germinal an XI » – celle qu’évoquait donc Éric Zemmour comme un modèle à suivre.

Le résultat ? Même s’il est difficile d’évaluer la concrétisation de ces mesures, les préfets se penchent bel et bien sur la question et un peu partout, des officiers civils « francisent » les noms des citoyens juifs, parfois avec une imagination débordante : Jacob devient Julien, Isaac Low-Lowi devient Jacques Lion et Wolff-Lazard devient…. Daniel-Alexandre Pompet.

L’antisémitisme d’état et l’assimilation forcée voulue par une monarchie militaire, est-ce bien là l’idéal de société que porte Éric Zemmour ?

France Tv

Zemmour «L’armée française, aidée par Israël, va nettoyer et récupérer nos territoires» comme à Gaza

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L’État-major des armées dément l’existence d’une « opération Ronces »

Contacté par Le HuffPost , l’État-major a formellement démenti cette information. « Il n’existe pas d’opération Ronces », nous explique-t-on. « La seule opération sur le territoire français est l’opération Sentinelle, en appui des forces de sécurité intérieure, qui mobilise 10.000 hommes dont 3000 en alerte répartis pour moitié entre Paris et Province », poursuit le ministère de la Défense.

Huffington Post


«L’état-major de l’armée sait qu’un jour viendra où il devra reconquérir ces terres devenues étrangères sur notre propre sol. Le plan est déjà dans les cartons, il a pour nom «Opération Ronces». Il a été mis au point avec l’aide des spécialistes de l’armée israélienne qui ont transmis à leurs collègues français leur expérience de Gaza. La comparaison vaut tous les discours», a déclaré Eric Zemmour.

Extrait du livre de zemmour

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Eric Zemmour est familier des thèses radicales. En décembre 2015, il avait été condamné à 3 000 euros d’amende pour «provocation à la haine envers les musulmans» pour des propos tenus en octobre 2014, alors qu’il faisait la promotion de son livre intitulé Le suicide français.

«[Les musulmans] ont leur code civil, c’est le Coran» […] ils vivent entre eux, dans les banlieues. Les Français ont été obligés de s’en aller», avait-il déclaré à l’époque.

RT

Pour Éric Zemmour, Omar Sy et Zinedine Zidane sont « moins français » que lui

Éric Zemmour est actuellement en pleine promotion médiatique pour son livre « Un quinquennat pour rien ». Fidèle à lui-même, il a été l’auteur d’un nouveau dérapage sur LCI. Il avait déjà créé un petit malaise dans « C à Vous » mardi dernier.

 

« Donner un prénom qui n’est pas français, à son enfant, c’est se détacher de la France », a-t-il lancé. Ce lundi matin, le journaliste a été l’auteur d’un nouveau dérapage à propos de cette  » polémique des prénoms français ».

Encore un dérapage
« Ce fut la loi de la France pendant deux siècles, ce fut une loi établie par Bonaparte en l’an XI (1er avril 1803, ndlr). Cette loi est restée et l’on devait trouver un prénom dans le calendrier. Cette loi fut conservée sous la IIIe République, sous le général de Gaulle, et même jusqu’à Mitterrand. Elle a été abolie en 1993. Je ne vois pas pourquoi on ne rétablirait pas cette loi », a jugé Éric Zemmour face à Audrey Crespo-Mara ce lundi matin sur LCI.

La journaliste lui a demandé s’il pensait qu’Omar Sy, Zinedine Zidane ou encore Rachida Dati était moins français que lui par rapport à leur prénom. Pour Éric Zemmour sur le plan politique ils sont « aussi Français que (lui), ils ont une carte d’identité, ils ont la nationalité française, y’a pas de différence ». Mais sur le plan social, « c’est-à-dire comment ils sont reçus par le peuple qui est là depuis 1.000 ans, alors là, oui, ils sont moins Français que moi, car mes parents ont fait l’effort de me donner un prénom dans le calendrier ».

Juifs, musulmans et catholiques
À la question, les juifs et les musulmans sont-ils autant Français que les catholiques? « Juridiquement, oui, mais j’estime qu’en donnant des prénoms musulmans, ils refusent de s’approprier l’histoire de France.

7 Sur 7

Eric Zemmour provoque le malaise sur le plateau de «C à vous» avec des propos islamophobes

Dérapage d’Eric Zemmour dans C à Vous : le CSA s’empare de l’affaire après 700 plaintes

Eric Zemmour a tenu une nouvelle fois un discours interprété comme anti-musulmans tout au long de son passage dans l’émission de France 5. Scandalisés, les téléspectateurs ont saisi le CSA qui a réagi sur Twitter. « Plus de 700 signalements concernant l’émission #CàVous (6/09) ont été reçus. Le dossier sera instruit prochainement« ,

Télé Star


Zemmour : les musulmans doivent choisir entre la France et l’Islam


Eric Zemmour provoque le malaise sur le plateau de «C à vous» avec des propos islamophobes

Invité dans l’émission « C à vous », Eric Zemmour a une nouvelle fois choqué avec ses propos tendancieux au sujet des musulmans et des étrangers. Il a même provoqué la colère de certains internautes sur Twitter.

Eric Zemmour était l’invité d’Anne-Sophie Lapix, ce mardi 6 septembre dans l’émission C à vous. Et fidèle à son habitude, il a mis le feu au poudre avec de nouvelles sorties de route. L’éditorialiste présentait son livre « Un quinquennat pour rien ». Un titre trompeur pour l’animatrice qui l’attaque dès son arrivée en plateau : il s’agit d’un livre sur l’Islam « que vous amalgamez avec l’islamisme », lance Anne-Sophie Lapix. Eric Zemmour s’explique.

Pour lui, l’Islam est une religion de guerre et de soumission. « Il n’y a pas de musulmans modérés », selon lui, « il y a ceux qui appliquent à lettres et ceux qui n’appliquent pas, il y a des bons et des mauvais musulmans ». Ulcéré, Patrick Cohen l’interpelle : « ce n’est pas à vous de dire qui est un bon ou un mauvais musulman ».

MALAISE SUR LE PLATEAU DE « C À VOUS »

Durant toute son interview, Eric Zemmour, qui a été humilié par Léa Salamé dans ONPC, va expliquer que le djihad fait partie de l’Islam, ce qui a le don d’outrer les chroniqueurs de C à vous. Anne-Sophie Lapix tentera de mettre Eric Zemmour devant ses aberrations : « si l’Islam est l’ennemi juré, on fait quoi ? On interdit l’Islam ? » L’éditorialiste ne répondra pas à la question. Il bottera en touche et pour lui, en France, religion rime avec catholicisme. Autour de la table, les chroniqueurs sont dubitatifs.

Les sorties de route d’Eric Zemmour n’ont pas qu’outré Pierre Cohen, Anne-Sophie Lapix et Pierre Lescure, les internautes aussi n’ont pas caché leur colère sur Twitter.

Notamment, une phrase : « Donner un prénom qui n’est pas français à son enfant c’est se détacher de la France« . La phrase reprise par les twittos a notamment été moquée par le community manager de l’émission qui citera la phrase et accompagnera le message d’un drôle de hashtag : « #lesdylanvsêtesmals ». 

Non stop

Zemmour en kippa, ou le prêcheur pétainiste de la synagogue de la Victoire

C’est à la prestigieuse grande synagogue que l’on a pu entendre le polémiste reprendre sa défense de Vichy.

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À la grande synagogue de la Victoire, cœur majestueux du judaïsme français, un homme est venu dénoncer la «formidable puissance juive» dans la France d’avant-guerre, et refuser qu’on use de «sentimentalisme» à propos de Vichy ou de l’extermination des Juifs. C’était le 1er juin dernier. Gilles Bernheim, ancien grand-rabbin de France, débattait des juifs français avec le journaliste Éric Zemmour.  L’Institution cédait à une tentation: que le théoricien à succès du néo-nationalisme français, dénonciateur du grand remplacement, chantre éploré d’un pays rongé par l’immigration, figure de proue du lepenisme culturel, fut un juif, paroissien de la synagogue voisine de la rue Saint Lazare.

Aujourd’hui, les administrateurs de la Victoire ont décidé de ne pas diffuser le film intégral de la conférence, tétanisés par un scandale qui monte. Recensant le débat, le site juif Actu Jparle de propos «donnant la nausée» et décrit une réhabilitation du pétainisme par le polémiste.

On peut en juger. La fin de la conférence est sur le web. Interpellé par Bernheim, Zemmour y défend une des thèses de son livre: l’influence salvatrice du régime de Vichy –l’État Français, dirigé par le Maréchal Pétain, auquel les Allemands concédèrent une souveraineté théorique après 1940– sur le destin des juifs français. Ce serait grâce à Vichy, son existence même et sa pratique, que les «israelites» français eurent la vie sauve, tandis que les juifs étrangers, majoritairement immigrés de l’Est, les «ashkénazes».

Une pratique de realpolitique nationale et cynique, que Zemmour, au fil de ses propos, ne désapprouve en rien. Il admet que les lois raciales de Vichy étaient antisémites: l’abrogation du décret Crémieux, dénationalisant les juifs d’Algérie, ne visait-elle pas sa propre famille! Mais ces lois n’étaient pas exterminationnistes, et, ajoute-t-il, elles pouvaient se comprendre, tant il existait dans le peuple français une rancœur envers les juifs à la veille de la guerre.

Un antisémitisme acceptable?

Zemmour brandit des banalités. L’effet retard de la zone non-occupée –lieu du pouvoir fantoche de Pétain– sur le destin des juifs est une réalité physique que toute famille juive passant la ligne de démarcation, entre 1940 et 1942, connaissait. De même, l’introduction de la xénophobie dans l’antisémitisme pétainiste. De même, la différence entre l’antisémitisme d’État vichyssois, qui prétendait libérer la société Française de ses juifs, présumés irréductibles à l’intérêt national, et la rage de Hitler et de ses émules. Être chassé de la Nation n’est pas être gazé, enfin! C’était pour autant un préambule. Hitler, avant d’en venir à l’extermination, avait commencé par priver les juifs de leurs droits de citoyen, comme Pétain après lui… Mais ensuite?

Éric Zemmour, ce soir-là coiffé d’une kippa, invité à prêcher à la Victoire, prophête juif et plus seulement national, qui le suggère.L’homme est d’une impavidité de faussaire et d’une habileté de contrebandier. Son discours glisse d’une observation supposée objective de la situation de 1940 à l’instillation de ses convictions profondes. Il évoque ainsi les prémisses des lois anti-juives de Pétain.

«À l’époque, on estime que les juifs ont pris trop de pouvoir, qu’ils ont trop trop de puissance, qu’ils dominent excessivement l’économie, les medias, la culture françaie comme d’ailleurs en Allemagne et en Europe. Et d’ailleurs c’est en partie vrai (…). Il y avait des Français qui trouvaient que les juifs se comportaient avec une arrogance de colonisateur. Et arrive encore l’immigration des juifs d’Europe de l’est et de l’Allemagne. La France est le pays qui a reçu le plus de réfugiés. Et c’est la France qui a subi le plus de conséquences. Les medecins français se plaignaient que les medecins juifs leur volent leur clientèle. Il y avait des concurrences terribles. il y avait des trafics. Il y avait l’affaire Stavisky. Tout ça n’a pas été inventé par les antisémites. Et les juifs français etaient les premiers à se plaindre des problèmes que causaient les juifs ashkenazes.»

La falsification de l’histoire

Ce n’est pas faire injure à un homme que de dire d’où il parle. Zemmour est de l’extrême droite française. Quand il dit, «on estime que les juifs ont pris trop de pouvoir», il est imprécis. «On» n’est pas la France. «On» est le fascisme de l’époque, et cette histoire de puissance juive n’était pas une opinion banale: c’était l’opinion des fascistes. Cela faisait un peu de monde, mais pas du joli. «On» est l’extrême droite qui contestait à Léon Blum, en 1936, le droit d’être Président du Conseil.

«Pour la première fois, ce vieux pays gallo-romain sera gouverné par un juif, avait lancé en séance le député Xavier Vallat. Pour gouverner cette nation paysanne qu’est la France, il vaut mieux avoir quelqu’un dont les origines, si modestes soient-elles, se perdent dans les entrailles de notre sol, qu’un talmudiste subtil.» 

Vallat, sous Vichy, serait un commissaire général aux Questions juives tenant de l’antisémitisme national, infiniement moins vulgaire que le teuton… Quant à Blum, normalien, conseiller d’État, admirateur de Barrès, plus que français puisqu’alsacien de souche, il n’avait rien à voir avec les débarqués d’Allemagne ou de Roumanie qui auraient créé l’antisémtisme, mais ne le subissait pas moins.

C’est la grande falsification de Zemmour. Laisser supposer que seuls les «ashkenazes» et la detestation qu’ils inspiraient faisaient naître un antisémitisme dont la véritable France aurait été immune sans cette immigration-agression. Charles Maurras, idéologue de l’antisémitisme d’État, qui pourfendait les «États confédérés» hostiles à la Nation, ragera, condamné à la Libération: «C’est la revanche de Dreyfus»… C’est cette partie de la France qui prit le pouvoir en 1940. Ce sont les héritiers de cette France qui entendent Zemmour avec ravissement.

Cette falsification n’est pas sans but. Zemmour, qui entretient méthodiquement l’hostilité contre les arabos-musulmans dans la France conrtetemporaine, puisque l’immigration nous détruirait, valide en passant par Vichy la «préférence nationale» qu’il appelle de ses vœux. Il le dit, à La Victoire. Au fond, il faut minimiser ce que Pétain faisait aux juifs -simplement des lois d’exceptions.

Pour Zemmour, l’antisémitisme provoqué par «l’influence juive» était si courant, si normal, que même le gaullisme le véhiculait. Comment, alors, en vouloir à Pétain? «Il faudrait lire les témoignages des français libres de 1940 qui sont pour la plupart très remontés contre les juifs, très remontés contre l’influence juive qu’ils estiment néfaste et qui a préparé la défaite.» Textuellement, à la Victoire.

Zemmour n’est pas très intéressé par la vérité des morts. Il dit que 100% des juifs hollandais furent tués pendant la guerre, puiqu’ils n’avaient pas de Vichy pour les protéger. Non, 20% survécurent. Dont la famille de ma mère. C’est un peu plus qu’un détail. Il y a juste un moment où la promenade spécieuse dans les cadavres devient désobligeante.

En d’autres temps, une synagogue de bon ton n’aurait pas invité un juif tenant le discours des antisémites.

Slate