La baronne Jenny Tonge suspendue pour avoir attribué la responsabilité de la Shoah aux Juifs

Jenny Tonge a été suspendue par les Libéraux Démocrates. Les Tories et l’ambassade israélienne protestent contre une réunion de la Chambre des Lords où un membre de l’audience a comparé Israël à l’EI.

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Le parti Libéral-Démocrate a suspendu jeudi un de ses membres, anti-israélien, de la Chambre des Lords, la baronne Jenny Tonge, quarante-huit heures après qu’elle ait tenu une séance au Parlement durant laquelle un membre du public a été applaudi pour avoir clamé que les Juifs portent la responsabilité de l’Holocauste et pour avoir comparé Israël à l’Etat islamique.

Tonge, qui siège en tant qu’indépendante à la Chambre des Lords après avoir démissionné du groupe parlementaire du parti en raison de propos anti-israéliens en 2012, présidait cette réunion organisée par le Centre pour le Retour des Palestiniens.

Cette rencontre marquait le point de départ d’une campagne appelant le gouvernement britannique à présenter des excuses pour la Déclaration Balfour de 1917 affirmant le droit du peuple juif à retrouver un foyer dans la Palestine d’alors.

La Fédération sioniste de Grande-Bretagne a salué cette suspension, affirmant dans un communiqué transmis aux medias jeudi dans la soirée que la mesure contre Tonge « souligne la pure laideur de la réunion de défense des droits de l’Homme » à laquelle elle s’est rendue.

« Depuis des années, ces événements ont eu lieu en servant de caisse de résonnance à des interlocuteurs qui concourent les uns les autres à celui qui fera les déclarations les plus ignorantes, les plus grotesques et les plus offensantes concernant Israël », lit-on dans le communiqué.

L’ambassade israélienne à Londres s’est simplement contentée pour sa part d’expliquer en réponse au communiqué annonçant la suspension que « l’antisémitisme ne pourra jamais être toléré ».

La teneur des paroles prononcées lors de cette réunion, qui a été diffusée en direct sur Facebook par le Centre pour le Retour des Palestiniens, a été évoquée jeudi à la Chambre des Communes.

TTOI


Le « dégoût » d’Israël entraîne la hausse de l’antisémitisme britannique, selon une baronne

L’ancien parti des Libéraux démocrates de Jenny Tonge se distancie de ses remarques

La hausse de l’antisémitisme en Europe reflète le « dégoût » de la population générale devant le traitement des Palestiniens par le gouvernement israélien, a déclaré lundi une membre controversée de la Chambre des Lords de Grande-Bretagne.

TTOI

Olivier Roy : l’islam n’explique pas le terrorisme de Daesh

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Si la menace n’était pas aussi grave et les enjeux politiques aussi importants, la querelle entre Gilles Kepel et Olivier Roy n’aurait jamais dû sortir du petit cénacle des spécialistes du monde musulman et de la science politique. Pour le premier, le problème est à chercher dans les dynamiques propres à l’islam, et en particulier dans la montée du salafisme, qui sert parfois de sas de passage vers une action violente. A l’inverse, pour le second, l’islam n’est que l’étendard – ou le prétexte – d’une révolte armée, qui s’est exprimée par le passé au nom d’autres idéologies, comme le marxisme au temps des Brigades rouges italiennes et de la Fraction armée rouge allemande, par exemple.

Cette querelle est lourde de conséquences dans un contexte aussi tendu que celui de la société française, dont les politiques exacerbent les fractures par calcul électoraliste ou par conviction profonde. Car, pour lutter contre daesh et son entreprise mortifère, faut-il prendre des mesures contre les pratiques visibles et fondamentalistes de l’islam ? Ou faut-il s’attaquer aux racines du nihilisme social et politique qui s’exprime à travers les attentats-suicides ?

Conclusions sur l’avenir de daesh

Rien ne sert, explique Olivier Roy dans son dernier ouvrage, Le Djihad et la mort, de chercher dans l’islam les explications à cette violence fondamentalement moderne. « Au lieu d’une approche verticale qui irait du Coran à Daech, en passant par Ibn Taymiyya, Hassan Al-Banna, Saïd Qotb et Ben Laden, en supposant un invariant (la violence islamique) qui se manifeste régulièrement, je préfère une approche transversale, qui essaie de comprendre la violence islamique contemporaine en parallèle avec les autres formes de violence et de radicalité, qui lui sont fort proches (révolte générationnelle, autodestruction, rupture radicale avec la société, esthétique de la violence, inscription de l’individu en rupture dans un grand récit globalisé, sectes apocalyptiques). »

Pour Roy, « le révolté souffre de la souffrance des autres »

Après avoir réfuté les racines religieuses du terrorisme djihadiste, Olivier Roy s’attache à démonter les arguments de ceux qui y voient une révolte politique, à l’instar de François Burgat, pour qui il exprime la révolte de peuples colonisés et opprimés, ainsi que des exclus des sociétés occidentales. En fait, explique Roy, « le révolté souffre de la souffrance des autres ». C’est donc dans la « construction des imaginaires » qu’il faut chercher la clé.

Olivier Roy ne se contente pas d’un plaidoyer démonstratif de sa thèse de « l’islamisation de la radicalité ». Il en tire des conclusions sur l’avenir de l’EI, miné par sa contradiction entre ancrage local et djihad global, mais aussi protégé par les calculs des principaux acteurs du Moyen-Orient. Il termine surtout par un appel à ne pas « rentrer dans le fantasme de Daech » en évitant de faire de l’islam un continuum de Bagdad à Paris et des musulmans une communauté distincte et homogène. Déradicaliser ne sert à rien, explique-t-il enfin, ce qu’il faut, c’est faire éclater au grand jour l’inanité de cette radicalité, la priver de son discours autojustificateur.

Le Djihad et la mort, d’Olivier Roy, Seuil, 170 p., 16 euros

Le Monde

Apologie de terrorisme: Zemmour déclare « respecter » les terroristes de Daesh prêt à mourir



Propos de Zemmour sur les terroristes: une avocate de victimes des attentats saisit le procureur

Une avocate des victimes des attentats de Paris a saisit le procureur de Paris après des propos tenus par Eric Zemmour. Elle dénonce une apologie du terrorisme.

Le 27 septembre dernier, le polémiste a tenu une conférence à Versailles. En parlant des jihadistes, le chroniqueur de RTL a déclaré qu’il s’agissait de « gens qui meurent pour leur foi, (et qu’)on devrait être plus admiratif que méprisant ».

BFM


Zemmour fait l’«apologie du terrorisme» pour les familles des victimes du 13 novembre

« Apologie du terrorisme ». C’est ce qu’ont signalé les familles des victimes du 13 novembre par le biais de leur avocate et l’association SOS Racisme au parquet de Paris ce jeudi après les propos du polémiste Eric Zemmour dans Causeur. L’essayiste dit respecter «les djihadistes de Daech» qui sont des «gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient». Des propos qui ne passent pas pour ceux qui ont perdu des proches et sont «dévastés par une telle provocation», selon l’avocate Samia Maktouf.

Le Parisien


Interrogé par le magazine « Causeur », l’essayiste Eric Zemmour appelle à « arrêter de mépriser » les terroristes de l’organisation Etat islamique, trouvant dans leurs actes « quelque chose de respectacle ».

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Eric Zemmour a-il franchi la ligne jaune? Dans une interview qu’il donne au mensuel Causeur en kiosque ce jeudi 6 octobre, l’écrivain refuse la qualification « d’esprits faibles » des terroristes de Daech que donne le journaliste qui l’interroge. Et sa justification est radicale: « Quelle condescendance! Moi, je prends l’islam au sérieux, je ne le méprise pas! », s’indigne-t-il. Avant de lâcher: « Et je respecte des gens prêts à mourir pour ce en quoi ils croient. »

les actes de daesh « Il y a quelque chose de respectable »

Quand le journaliste de Causeur lui demande s’il respecte « des gens qui roulent en camion sur des enfants », faisant ainsi référence à l’attentat de Nice, l’ancien journaliste précise sa pensée: « Pardon de vous chagriner, mais l’Histoire c’est ainsi, des innocents meurent parce qu’ils sont dans le mauvais camp, ou au mauvais endroit au mauvais moment. Et oui, quand les gens agissent parce qu’ils pensent que leurs morts le leur demandent, il y a quelque chose de respectable », ose Eric Zemmour, comme le souligne le site Les Crises.

« On est dans le champ de l’apologie du terrorisme »

Les propos de l’essayiste rappellent ceux tenus par l’ancien membre d’Action direct Jean Marc Rouillan, qui avait qualifié de « courageux » les auteurs des attentats djihadistes du 13 novembre. Jean-Marc Rouillan a été condamné le 7 septembre à huit mois de prison pour apologie du terrorisme.

Contacté par L’Express, l’avocat pénaliste Manuel Abitbol estime que les affirmations d’Eric Zemmour « entrent dans le champ de l’apologie du terrorisme ». « Quand il dit respecter les djihadistes prêts à mourir pour ce en quoi ils croient, on retrouve tous les éléments », affirme-t-il. Et de détailler: « Il déclare explicitement ‘respecter’ des terroristes et il identifie clairement ces derniers. »

L’Express

Drapeau de Daesh et matériels déposés par les militaires à Saumur : L’UPR demande une Commission d’enquête parlementaire

 

Mercredi 21 septembre 2016, dans l’après-midi, des employés d’une entreprise d’insertion spécialisée dans le fauchage sont intervenus, à la demande d’une entreprise de vin de Saumur, pour nettoyer les abords d’un refuge troglodyte abandonné, non loin de l’église Saint-Florent, à la sortie de Saumur.

Alors qu’il s’approchait des lieux, l’un des salariés a vu trois hommes monter dans une fourgonnette blanche et partir rapidement. En s’approchant du local troglodyte, sa surprise a été grande puisqu’il a découvert du matériel vidéo, un groupe électrogène ainsi que… des journaux arabophones et des drapeaux de Daesh !

Pensant avoir découvert une planque utilisée par des terroristes en train de préparer des attentats, le salarié a immédiatement prévenu la police qui, à son tour, a alerté les services de l’État et les forces anti-terroristes.

Après deux heures d’investigation, le sous-préfet de Saumur a fini par donner l’information selon laquelle cela n’aurait été qu’une fausse alerte : il ne s’agissait, paraît-il, que du« Centre interarmées de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique » qui réalisait un « exercice de formation ».

Telle est du moins la version officielle qui a été servie à la presse, qui suivait l’affaire avec l’attention que l’on imagine.

UPR


Saumure : Les terroristes de Daesh étaient en fait des.. militaires

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Mercredi après-midi, des employés d’une association d’insertion viennent débroussailler un terrain situé près de l’église Saint-Hilaire-des-Grottes, à la sortie de Saint-Hilaire-Saint-Florent sur la route de Gennes.

La clé qui doit ouvrir le portail ne fonctionne pas. Ils empruntent une autre entrée et voient un camion blanc banalisé qui quitte alors les lieux.

Comme ils trouvent cela étrange, ils alertent la police nationale. Sur place, celle-ci découvre du matériel pour le moins suspect : un drapeau de Daesh, du matériel audio et vidéo, un groupe électrogène, des journaux en langue arabe… Bref, des objets qui peuvent faire penser à une planque terroriste.

La police nationale, la police municipale et la gendarmerie sont rapidement sur place, mais aussi le sous-préfet de Saumur, le procureur de la République, l’identité judiciaire, la direction départementale de la sécurité publique, la police scientifique… Les riverains s’inquiètent de ce déploiement de forces.

Un coup de fil du sous-préfet au général commandant les Écoles Militaires de Saumur (EMS) permet de pousser un ouf de soulagement. Le matériel a été déposé par les militaires du Centre interarmées de la défense nucléaire, radiologique, biologique et chimique qui sont en formation. Ils utilisent en effet ces grottes comme terrain d’exercice. Mais la police n’était pas au courant, pas plus que les autorités qui se sont rendues sur place…

Courrier De L’Ouest

Des complices présumés de Salah Abdeslam détenaient des images pédo-pornographiques

Plusieurs individus soupçonnés d’avoir réalisé des faux papiers pour des auteurs des attentats de Paris et de Bruxelles font également l’objet de poursuites judiciaires pour des images pédopornographiques découvertes lors des perquisitions.

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La chaîne télévisée belge RTL a révélé ce 24 septembre que de nombreux fichiers audio et vidéo illégaux à caractère sexuel avaient été retrouvés sur des ordinateurs saisis à Bruxelles dans l’atelier principal des individus qui sont soupçonnés d’avoir fourni des pièces d’identité factices aux terroristes.

Alors qu’une dizaine de personnes font l’objet de poursuites pour avoir confectionné des faux papiers, certains d’entre eux sont également inquiétés par la justice pour pédopornographie.

Les faussaires présumés auraient notamment fourni de fausses pièces d’identité à Salah Abdeslam, cerveau présumé des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, mais aussi à Khalid El Bakraoui, qui s’est fait exploser dans le métro bruxellois le 22 mars.

RT

USA : Google sort son arsenal contre Daesh et l’extrême droite

Google a mis en place un programme pour contrecarrer l’influence en ligne de Daesh. Ce mois-ci, il sera aussi utilisé pour lutter contre les violences de l’extrême droite américaine.

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Redirection vers le droit chemin signée Google. «Redirect Method», le programme de lutte contre la propagande djihadiste développé par sa filiale Jigsaw et par la startup anglaise Moonshot CVE, ciblera les violences des suprématistes blancs en Amérique du Nord à partir de ce mois-ci, affirme The Intercept.

Pour cette extension du programme, Google s’associe à la Gen Next Foundation, une fondation américaine privée engagée dans la lutte contre les violences extrémistes, et déploie toute la capacité de son système de ciblage publicitaire.

Une méthode déjà testée sur les sympathisants de Daesh

Avant de s’attaquer aux membres violents de l’extrême droite américaine, «Redirect Method» ciblait en priorité les sympathisants de Daesh. Lancé il y a un an, le programme s’appuie sur un algorithme générant des suggestions publicitaires en fonctions de 1700 mots du lexique type d’un sympathisant de daesh. Si un utilisateur de YouTube tape le nom d’un membre de l’organisation terroriste dans la barre de recherche, des suggestions de lien apparaîssent automatiquement vers des vidéos nommées «Comment rejoindre l’Etat islamique», dont les titres racoleurs cachent en fait des vidéos de contre-propagande.

Twitter n’a pas non plus été épargné par les accusations d’être un bastion de l’extrémisme. Il s’est livré à une purge aux comptes terroristes, pourtant immédiatement recréés après leur suppression.

Le Figaro

le «soldat de l’EI» qui a tiré sur 2 policiers à Copenhague, arrêté avec 100 kg de haschich

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Le Danois soupçonné d’avoir tiré mercredi 31 août sur deux policiers à Copenhague lors d’une descente de la brigade des stupéfiants est un « soldat de l’EI », a affirmé l’agence de propagande Amaq de l’organisation jihadiste, vendredi 2 septembre. Amaq fait allusion à la coalition antijihadistes menée par les États-Unis:

« L’auteur de l’attaque qui a visé la police de Copenhague est un soldat de l’État islamique et a mené cette opération en réponse aux appels à frapper les pays de la coalition ».

L’homme de 25 ans, mort dans la nuit à l’hôpital, est soupçonné d’avoir tiré sur deux policiers et un passant qui ont été blessés à Christiania, le quartier libertaire de Copenhague, mercredi 31 août vers 21 heures.  Il avait alors réussi à s’enfuir, mais la police l’avait localisé et l’a interpellé jeudi matin dans un logement en banlieue. C’est là qu’il a été grièvement blessé au cours d’un échange de tirs, alors qu’il tentait de s’enfuir.

Arrêté avec plus de 100 kg de haschich

L’homme né en Bosnie « a apparemment des liens avec Millatu Ibrahim [un groupe jihadiste à l’origine allemand implanté au Danemark] et des sympathies pour l’EI », selon la police. Elle a précisé en début d’après-midi que « rien pour le moment ne porte à croire que cela a joué un rôle lors de la fusillade ».

Selon la télévision publique TV2, l’homme a été arrêté en possession d’une cinquantaine de kilos de haschich, de trois kilos de skunk (une variété plus concentrée de cannabis) et de plus de 1.000 joints. 

BFM

Menaces de mort de Daesh visant l’imam Abou Houdeyfa : sécurité renforcée aux abords de sa mosquée

Les menaces de mort visant l’imam Rachid Abou Houdeyfa sont prises très au sérieux à Brest. 

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Selon Le Télégramme, la fréquence des patrouilles de police a été renforcée aux abords de la mosquée Sunna de Brest où il prêche régulièrement. Des patrouilles ont également été mises en place aux abords de son domicile. Personnage très controversé, l’imam fondamentaliste de Brest a par contre refusé une protection policière rapprochée, précise le quotidien.

Dans son magazine francophone en ligne Dar Ar-Islam paru ces derniers jours, le groupe terroriste Daesh appelle au meurtre de l’imam de Brest, en raison notamment de « ses appels à voter et à participer au système démocratique » français et « à respecter les lois» de la République. Photo et adresse à l’appui, Daesh affirme « rechercher l’imam mort».

Une information judiciaire ouverte à Paris

A la suite de cette parution, le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête judiciaire mardi pour « apologie du terrorisme » et « provocation directe à commettre des actes de terrorisme par un moyen de communication en ligne ».

Suivi par des dizaines de milliers de personnes sur les réseaux sociaux, Rachid Abou Houdeyfa a plusieurs fois été critiqué pour ses prêches, notamment sur la musique qu’il décrivait comme « la créature du diable ». Le président de la République François Hollande l’avait également pointé du doigt lors d’une émission de télévision.

20 Minutes

Prisée par les terroristes, Telegram est aussi utilisée par les politiques

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Les terroristes de Daesh ne seraient pas les seuls à avoir recours à Telegram, une application russe de messagerie chiffrée, funestement connue pour avoir été utilisée par les terroristes de Saint-Étienne-du-Rouvray. Dans son édition du 24 août, LeCanard Enchaîné s’attaque aux utilisateurs de l’application au sein de la sphère publique… y compris à ceux qui la combattent publiquement.

La liste des utilisateurs et longue, et concernerait tous les bords politiques, et même des hauts fonctionnaires de la police, selon l’hebdomadaire satirique. Le journal note même une augmentation depuis cet été, peut-être due à « l’approche des échéances électorales », s’interroge-t-il, pour se protéger des « écoutes d’officines ou de services de l’État. »

Plusieurs candidats à la présidentielle en seraient des utilisateurs, parmi lesquels Arnaud Montebourg, Benoît Hamon ou François Fillon. Le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas y aurait également recours, tout comme la secrétaire d’État Juliette Méadel. L’application compterait également dans ses rangs plusieurs députés de gauche comme de droite, comme Thierry Solère ou encore Éric Ciotti.

Députés, candidats à la présidentielle, ministres et policiers…

Aquilino Morelle, l’ancien conseiller spécial de François Hollande serait également un adepte, tout comme Christian Sainte, l’ancien patron de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris, ou Frédéric Péchenard, ancien haut fonctionnaire de la police et actuel directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy. Au centre, seul le président du MoDem François Bayrouest désigné par le volatile, qui évoque également Jean-Luc Mélenchon et Wallerand de Saint-Just, à l’autre bout de l’échiquier politique.

Le 23 août, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a reçu son homologue allemand place Beauvau, afin de réfléchir à une solution au niveau de l’Union européenne pour lancer une offensive contre l’application de messagerie, dont les secrets sont difficiles à mettre au jour pour les services de renseignements à cause du chiffrement. Et qui laisse donc ses utilisateurs quelconques, jihadistes comme – apparemment – politiques, communiquer entre eux sans être inquiétés.

RTL

Femmes voilées verbalisées et déshabillées par la police : « Du pain bénit pour Daesh »

Arrêtés anti-burkini : « Les photos de Nice vont alimenter des années de propagande jihadiste » 

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Les réseaux sociaux sont en émoi depuis la diffusion de photos d’une femme en foulard, ôtant sa tunique devant des agents, sur une plage de Nice. Sur Facebook et Twitter, les commentaires courroucés se succèdent. Les sympathisants djihadistes, eux, voient ces images plutôt d’un bon oeil. C’est du moins l’analyse posée par le spécialiste du terrorisme islamiste David Thomson.

Interrogé par FranceInfo, ce journaliste soutient que « les sympathisants djihadistes semblent eux-mêmes surpris que la police municipale de Nice fasse leur travail de propagande à leur place. Pour eux, c’est du pain bénit. Le récit djihadiste martèle depuis des années qu’il serait impossible pour un musulman de vivre sa religion dignement en France ».

Ce vêtement, qui est pourtant contraire au dogme salafiste, pourrait dorénavant être utilisé dans la propagande des groupes terroristes, tant du côté de l’Etat islamique que d’Al-Qaïda. La raison : « ces photos représentent l’incarnation même de leur rhétorique anti-France.

Celle d’un pays ennemi de l’islam, présenté comme une terre de mécréance par excellence, où l’on humilie les musulmans sous le regard passif d’un public immobile, à travers des forces de l’ordre perçues comme une autorité qualifiée ‘d’idolâtre’, c’est-à-dire découlant de la souveraineté populaire et non divine », souligne David Thomson dans ce même entretien.

Le journaliste de RFI voit plutôt d’un mauvais oeil les décisions de plusieurs communes de la Côte d’Azur de bannir de leurs plages les tenues ne respectant pas la laïcité. « Les municipalités qui l’ont interdit estiment que le burkini est l’expression d’un ‘communautarisme’ qui pourrait constituer un marchepied vers une forme de radicalité.

Mais à l’inverse, pour celles qui le portent, ce vêtement de bain est paradoxalement vécu comme un compromis entre leur conservatisme religieux et la société occidentale moderne (…) Son interdiction génère des crispations très fortes dans une grande partie de la communauté musulmane, et en donnant corps à la propagande djihadiste, il n’est pas impossible que cette polémique génère une fracture, un dégoût de la France chez certains musulmans, au-delà même des cercles salafistes ou djihadistes.

A l’heure où l’on parle de la nécessité de développer un discours pour contrer le narratif djihadiste, on s’aperçoit que non seulement ce contre-discours n’existe pas, mais qu’en plus, certaines autorités françaises offrent de quoi renforcer ce contre quoi elles pensent lutter. » 

La Libre

Des documents révèlent la faible culture religieuse des recrues de Daesh

L’agence d’information Associated Press s’est procuré 3.000 documents datés de 2013 et 2014 édités par Daesh. Il s’agissait pour l’EI d’évaluer les connaissances de ses nouvelles recrues en matière religieuse. Et les résultats ne sont pas bons. 

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La loi n’interdit pas le burkini, l’arrêté visant sa prohibition est «disproportionné »

Burkini interdit à Cannes: «On ne peut pas instaurer une police vestimentaire au nom de la laïcité»


Le 28 juillet, le maire de Cannes, David Lisnard (Les Républicains), a pris un arrêté interdisant l’accès aux plages de la commune ainsi que la baignade des personnes n’ayant pas une « tenue respectueuse de la laïcité ». Pour justifier la prise d’une telle décision, la municipalité évoque les récents attentats sur le territoire français revendiqués par l’Etat islamique, notamment ceux de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray.

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Le 11 août, la section Cannes-Grasse de la Ligue des droits de l’homme a dénoncé via un communiqué un « abus de droit », rappelant que la Constitution de 1958 garantit à tout citoyen sa liberté de conscience et le libre exercice du culte. Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) va de son côté saisir la justice en référé-liberté afin de contester l’arrêté.

Peut-on parler d’abus de droit ?

Plusieurs notions ressortent dans l’arrêté, notamment le respect de la laïcité et la prévention des troubles à l’ordre public.

La laïcité est invoquée en référence à la Constitution de 1958 et à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC). L’article 10 de la DDHC précise que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». La Constitution garantit par ailleurs le respect des croyances tandis que la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 instaure la notion de culte et de respect de celui-ci.

Interpellé sur l’affaire de Cannes par Feïza Ben Mohamed, porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des musulmans du Sud (FMS), l’Observatoire de la laïcité a rappelé sur Twitter que la laïcité ne peut servir de base à des restrictions vestimentaires.

@FeizaK @davidlisnard Si des restrictions vestimentaires sont décidées, en l’espèce,elles ne peuvent se fonder sur le principe de la laïcité

— Observatoire Laïcité (@ObservLaicite) 23:22 – 11 Août 2016

En France, une circulaire du 2 mars 2011 relative à la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public interdit le port du voile intégral. C’est la seule mention légale d’une restriction vestimentaire concernant l’espace public, qui englobe les plages dans sa définition. Seuls les écoles, collèges et lycées sont concernés par l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires.

La loi n’interdit donc en rien le port d’une kippa, d’une croix, d’un niqab ou encore d’un burkini à la plage, tant que ceux-ci ne dissimulent pas le visage et n’empêchent pas l’identification de la personne, tout comme elle n’interdit pas le port de t-shirts à manches longues portés par pudeur ou pour se protéger du soleil.

« Disproportionné »

L’autre point soulevé est le problème de la sécurité, à travers l’interdiction de vêtements « de nature à créer des risques de troubles à l’ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu’il est nécessaire de prévenir », en référence aux récents attentats qui ont touché la France. La mairie de Cannes, comme celle de n’importe quelle commune française, peut prendre un arrêté visant à interdire un comportement si elle estime que celui-ci peut nuire à l’ordre public.

Pour Nicolas Hervieu, juriste au Centre de recherches et d’études sur les droits fondamentaux (Credof), utiliser cette notion pour restreindre les libertés est trop vague. « On ne peut pas viser les personnes qui portent un vêtement religieux pour protéger ces mêmes personnes d’un éventuel trouble », résume le juriste, jugeant cette mesure « disproportionnée » du point de vue des motifs soulevés.

Que risque la mairie de Cannes si l’arrêté est contraire à la loi ?

Après la saisine contre l’arrêté par le CCIF, la justice devra mettre en balance les motifs invoqués par la mairie de Cannes avec le respect des libertés fondamentales et l’évaluation des risques. Si le juge des référés fait droit à la demande du collectif, l’arrêté sera suspendu. Une audience publique peut être ordonnée par la suite, lors de laquelle le CCIF et la commune seront entendus.

Une fois la décision rendue, si la justice ordonne la suspension de l’arrêté, ce dernier n’a plus d’effet. « Il y a suspension mais pas condamnation, sauf à payerdes frais de justice, précise Nicolas Hervieu. Passée la décision de suspension, la sanction n’a plus de fondement légal. » Si la justice ordonne la suspension de l’arrêté, la commune de Cannes pourra toutefois faire appel devant le Conseil d’Etat.

Ce genre de cas n’est pas une première. D’après Nice-Matin, la commune de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, aurait pris un arrêté similaire à celui de la ville de Cannes. En 2014, le collectif avait fait suspendre un arrêté similaire pris par la commune de Wissous dans l’Essonne, interdisant le port de signes religieux lors de la manifestation estivale de la ville.

Le burkini est-il spécifiquement visé par l’arrêté ?

Alors que l’arrêté vise de manière générale le port de tenues « non laïques » à la plage, le burkini est rapidement revenu sur le tapis, quelques jours après la polémique sur la journée spéciale burkini organisée à Marseille puis annuléepour risque de trouble à l’ordre public.

Si le burkini ou un autre vêtement religieux lié à l’islam n’est précisément mentionné dans l’arrêté, la mairie de Cannes a recentré l’attention sur l’extrémisme islamiste. Interrogé par Nice-Matin, David Lisnard avait ainsi déclaré qu’il ne s’agissait pas d’interdire « le voile, ni la kippa, ni les croix » mais« simplement un uniforme qui est le symbole de l’extrémisme islamiste ». Thierry Migoule, directeur général des services de la ville de Cannes, chargé de l’exécution de l’arrêté, avait également précisé à l’AFP qu’il s’agissait d’interdire « les tenues ostentatoires qui font référence à une allégeance à des mouvements terroristes qui nous font la guerre ».

Des voix se sont élevées pour dénoncer un arrêté « symptomatique d’une époque », comme le dénonce Feïza Ben Mohamed. Pour la porte-parole de la FMS, cette décision est le symbole d’une problématique qui est en train de se créer autour de la visibilité des musulmans.

« Le maire de Cannes a pris l’arrêté sans se dire qu’il pouvait être inquiété, déplore-t-elle : Aujourd’hui, quand on s’en prend aux musulmans, on n’a pas peur. » Feïza Ben Mohamed s’interroge également sur l’application de l’arrêté : « Est-ce que l’accès aux plages sera aussi interdit aux princesses saoudiennes ? Je ne le crois pas. David Lisnard veut enlever des moments de convivialité à des familles. »

Le Monde

#Rediff des sociétés européennes fournissent « sciemment » internet à … Daesh

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Qui fournit internet à l’Etat islamique ?

On le sait, Internet est le canal privilégié de l’Etat islamique pour diffuser sa propagande soignée et pour embrigader de nouvelles recrues. Mais comment l’organisation terroriste, basée dans des zones de guerre où il ne reste souvent plus grand chose des infrastructures de télécommunication, peut-elle être aussi connectée ?

Une enquête parue vendredi sur le site du Spiegel révèle que des sociétés européennes fournissent à l’organisation jihadiste un accès internet via satellite. Ses prestataires le font sciemment, d’après des documents obtenus par le journal allemand, selon qui ils pourraient relativement facilement couper cet accès. 

Le Spiegel explique que pour se connecter en Syrie ou en Irak, les membres de Daech achètent du matériel à Antioche, une ville située dans une province de Turquie limitrophe de la Syrie, où des milliers de paraboles permettent d’accéder à internet par voie satellitaire (contrairement à notre ADSL, qui est une connexion de type terrestre).

Révélation gênante : l’implication du groupe français de satellites Eutelsat (dont la Caisse des Dépôts, bras financier de l’Etat, est actionnaire). Contacté par le Spiegel, l’opérateur affirme qu’il ne peut pas contrôler à quelles fins sont utilisées ses terminaux et qu’il n’est pas en contact direct avec ses clients en bout de chaîne.

Libe

Attentats de Daesh : la barre des 3 000 morts a été franchie

Depuis la proclamation par l’EI d’un « califat » aux confins de la Syrie et l’Irak en juin 2014, puis l’allégeance de la secte Boko Haram en 2015, Le Monde a recensé 213 actes terroristes commis par l’organisation ou ses « filiales » dans 28 pays, qui ont fait plus de 3 000 morts.

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Quelles sont les cibles ?

Du point de vue confessionnel, les musulmans sont de très loin les premières victimes de Daesh.

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Le Monde

Paris plages : appel au boycott pour la participation de Lafarge qui a financé Daesh

Après la polémique autour de Paris- Tel Aviv l’année dernière, les plages de Paris, ouvertes le 18 juillet au public, sont de nouveau au cœur d’un scandale. En cause : le sable distribué par le groupe Lafarge, accusé de soutenir Daesh.

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«Je suis pour le boycott. Pour le boycott d’une entreprise comme celle-ci. Le sable que nous allons mettre sur les plages porte du sang. On ne peut pas cautionner ça», a tonné Danielle Simonnet, conseillère de Paris et coordinatrice du Parti de Gauche.

Le 6 juillet déjà, elle avait tenu à réagir en Conseil de Paris sur le partenariat noué entre la Mairie et l’entreprise Lafarge, qui a, selon Le Monde, passé «des arrangements» avec l’Etat islamique en 2013 et 2014 en Syrie.

Le 21 juin dernier, le quotidien du soir révélait que pour continuer à faire fonctionner sa cimenterie de Jalabiya dans le nord-est de la Syrie, le groupe Lafarge aurait financé l’Etat Islamique.

Problème : le groupe Lafarge, fleuron de l’industrie française, livre aussi chaque année le sable utilisé dans l’opération Paris Plages.

RT