Atlantico publie un article raciste de Benoît Rayski en toute tranquillité

L’écrivain Benoît Rayski, collaborateur du site Atlantico et plusieurs fois épinglé pour des propos discriminatoires vient de publier un article d’un racisme époustouflant, où il attaque la militante anti-racisme Sihame Assbague suite à l’ouverture du “camp d’été décolonial” à Reims.

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« Moi parler petit nègre. Pour expier d’avoir stigmatisé les Noirs avec « Y a bon banania ». Voici comment Benoît Rayski, collaborateur du pureplayer Atlantico, introduit « glorieusement » un non moins glorieux article publié jeudi 25 août: « Moi, méchant Blanc, demander pardon à pauvre Noir souffrant ». 

Suite au débat sur l’ouverture d’un « camp d’été décolonial » à Reims (un camp d’été de réflexion sur le racisme d’Etat) et non-mixte (l’entrée est refusée aux personnes non-victimes de ce racisme, « c’est à dire les blancs »). Benoît Rayski, présenté par le site comme « historien, écrivain et journaliste », a cru bon d’éclairer les lecteurs d’Atlantico de sa réflexion sur le sujet.

S’en suivent une quarantaine de lignes où il réhabilite en toute décontraction le style Tintin au CongoUn style qui vient fleurir une opinion non moins rétrograde où racisme et colonialisme sont librement assumés. À tel point qu’on pourrait croire à du second degré. Mais non.

Benoît Rayski attaque personnellement Sihame Assbague, la co-organisatrice de l’événement et militante anti-raciste:

Sihame Assbague vouloir développement séparé des races : en Afrique du Sud on appelait ça apartheid… Moi être pour. Moi aimer. Sihame Assbague pas vouloir de moi ? Mais moi pas vouloir, mais pas du tout, d’elle. (…) Car moi pas vouloir être mélangé à des milliers de Sihame Assbague qui crachent sur moi. Moi être heureux dans mon jardin. À me prélasser dans mon hamac. Moi fumer cigare. Moi lire Tintin au Congo. Moi rêver d’être dans un palanquin porté par des Noirs. Moi peut-être avoir eu un ancêtre négrier. Mais moi pas vouloir le renier ou demander pardon. Moi être fautif quand même d’avoir colonisé l’Afrique. Mais moi y’en avoir marre de baisser la tête pour ça. Moi avoir quitté l’Afrique. Et Sihame Assbague être venue chez moi. Moi vouloir être libre. Libre de Sihame Assbague. Libre de Christiane Taubira. Libre du CRAN.”

Après être restés bouche bée vingt bonnes minutes devant la décomplexions de Benoît Rayski  (lui-même se revendique « islamophobe décomplexé »), on a quand même voulu en savoir plus.

Benoît Rayski n’en est pas à son coup d’essai

Si aucune information ne vient corroborer la qualité d’ »historien » mise en avant par Atlantico, Benoît Rayski est en tous cas écrivain. Auteur de nombreux livres comme Le gauchisme, maladie sénile du communisme, ou L’Enfant juif et l’enfant ukrainien, critique de l’amalgame entre nazisme et stalinismeIl collabore également au site, classé à l’extrême-droite, créé par Robert Ménard Boulevard Voltaire et au magazine Causeur.

Déjà épinglé à de nombreuses reprises pour ses propos racistes, il avait notamment utilisé en octobre 2015 la réédition de Mein Kampf pour publier un article, toujours sur Atlantico, arguant que le pamphlet d’Adolf Hitler était “depuis des années un best-seller dans le monde arabe-musulman”.

Pourquoi Atlantico et Causeur laissent-ils passer ça ?

Une tendance destiné à attirer un lectorat de plus en plus à droite mais qui donne lieu à de nombreux dérapages, dont on ne sait plus s’ils en sont vraiment.

À tel point que leurs collaborateurs commencent à faire défection. L’historien Nicolas Lebourg refuse désormais d’accorder des interviews à Atlantico depuis la publication d’une tribune signée par Benoît Rayski himself, qu’il qualifie « d’effroyablement raciste »

Les Inrocks

Nice, Fréjus, Sisco.. les maires continueront à verbaliser les femmes voilées et en burkini

Plusieurs maires, dont ceux de Nice (Alpes-Maritimes), Fréjus (Var) et Sisco (Haute Corse), ont annoncé, vendredi 26 août au soir, maintenir leurs arrêtés « anti-burkini », malgré la décision du Conseil d’Etat de suspendre l’arrêté similaire de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes).

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Lionnel Luca, le député et maire Les Républicains de cette commune, a pour sa part prévenu qu’il se plierait à la décision mais qu’il se battrait dès la rentrée parlementaire en faveur d’une loi pour interdire le burkini. « Je ne conteste pas la décision du Conseil d’Etat qui a dit le droit sur la base du droit actuel, a-t-il expliqué, mais donc, cela revient à dire qu’il nous faut maintenant légiférer. »

A Nice, la mairie a déclaré qu’elle allait « continuer à verbaliser » les femmes portant un burkini, tant que son arrêté n’est pas invalidé. De même, le maire FN de Fréjus (Var), David Rachline, a estimé que « l’arrêté de Fréjus est toujours valable », dans une interview à l’AFP.

Le maire de Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), première commune à avoir adopté un tel arrêté en 2013, maintiendra lui aussi l’application de la mesure. « Cela me rappelle l’affaire du voile à l’école, a considéré l’édile de Leucate (Aude), Michel Py, qui a pris un arrêté similaire. Il a fallu attendre quinze ans pour avoir une loi. J’espère qu’on n’aura pas à attendre quinze ans pour interdire le burkini. »

« Je ne me sens pas concerné »

Le maire socialiste de Sisco (Haute-Corse), Ange-Pierre Vivoni, avait lui aussi annoncé quelques heures plus tôt vouloir maintenir son arrêté, pris au lendemain d’une violente rixe attribuée, à tort comme l’a montré l’enquête, à une dispute sur le port d’un burkini sur une plage de sa commune mi-août. « Je ne me sens pas concerné par la décision du Conseil d’Etat », a déclaré le maire à l’AFP. « Mon arrêté n’était pas de la prévention, je l’ai pris pour la sécurité des biens et personnes de ma commune, je risquais d’avoir des morts ! », a-t-il expliqué.

Arrêtés anti-burkini et procès verbaux

Cette carte représente les 31 villes qui ont pris un arrêté « anti-burkini » et celles dont la police municipale a établi des procès verbaux.

En vert foncé, les villes dans lesquelles la police municipale a établi des procès verbaux ; en vert clair, celles où un arrêté a été pris mais où il n’a donné lieu à aucun procès verbal.

Le Monde

Dieppe : la manifestation de l’organisation d’extrême-droite Pegida prévue samedi, interdite

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La préfecture de Normandie et préfecture de Seine-Maritime fait une piqûre de rappel. La manifestation xénophobe anti-migrants prévue à Dieppe, le 2 juillet par l’organisation d’extrême-droite Pegida, est interdite par un arrêté datant du 10 juin dernier. En effet, l’État craint des heurts et des troubles à l’ordre public.

Cette manifestation est organisée sur le thème Non aux migrants à Dieppe et l’association organisatrice souhaite rassembler « les patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident ». Près d’un millier de personnes est attendu à Dieppe selon Pegida.

Contre-manifestation

« Les buts poursuivis par cette association et l’objet de sa manifestation sont en opposition directe avec les associations de soutien aux migrants que développent à Dieppe diverses associations, dont Itinérance Dieppe, PH 76, Médecins sans frontières et Médecins du monde », indique la préfecture.

De même, celle-ci interdit toute autre contre-manifestation. « Il existe dans ces conditions un risque sérieux de heurts et d’incidents violents entre les groupes de manifestants », précise l’arrêté. De surcroît en période estivale où de nombreux touristes sont présents dans les rues de la station balnéaire.

Troubles à l’ordre public

La préfecture explique qu’il ne sera pas possible de mobiliser les forces de l’ordre qui le sont déjà sur d’autres territoires afin notamment d’assurer la sécurité des matches de l’Euro 2016.

« Seule l’interdiction de cette manifestation est de nature à prévenir les troubles à l’ordre public hautement prévisibles. »

Les Informations Dieppoises