Sur les traces des soldats musulmans à Verdun avec Kamel Mouellef

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C’est devant les 592 stèles musulmanes érigées à l’ossuaire de Douaumont, dans la Meuse, en mémoire des tirailleurs nord-africains et africains engagés dans l’armée française et tombés au champ d’honneur à Verdun (21 février-19 décembre 1916), que se tenait Kamel Mouellef, cet inlassable chercheur de stèles dédiées à ces grands oubliés de l’Histoire de France, quelques semaines avant ce qui fut le point d’orgue de la célébration du centenaire de ces 300 jours et 300 nuits de combats effroyables : la commémoration internationale qui a eu lieu dimanche 29 mai, sous l’égide de François Hollande et Angela Merkel.

Dans une récente interview accordée au Dauphiné Libéré, alors qu’il sortait visiblement satisfait d’une de ses nombreuses conférences données dans des collèges et lycées tout au long de l’année, Kamel Mouellef a évoqué un projet qui lui tient à cœur : la réalisation d’un film sur Abdelkader Mesli, un imam méconnu de tous, qui aurait mérité de passer à la postérité pour avoir sauvé des milliers de juifs de la déportation.

Oumma

Première guerre mondiale : la bataille de Verdun, tombeau de milliers d’Africains

Le 21 février 1916, il y a tout juste un siècle, la bataille de Verdun débutait. Elle restera comme le plus sanglant affrontement de la première guerre mondiale. Parmi les 500 000 victimes, des milliers d’Africains, tirailleurs « sénégalais » ou « algériens ».

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À Verdun, dans les tranchées les plus meurtrières de la Grande guerre, l’humanité a montré ce qu’elle avait de pire. Et les Africains, enrôlés dans une boucherie qui n’était pas tout à fait la leur, en ont payé le prix fort. Même s’il est difficile de savoir avec exactitude combien de « tirailleurs » ont péri aux alentours de Verdun, le chiffre se compte évidemment en milliers.

On estime que, de 1914 à 1918, 250 000 soldats d’Afrique subsaharienne ont combattu en France, quand le même nombre était enrôlé dans tout le Maghreb, sans compter les soldats de Madagascar ou de Djibouti. Au total, ce sont près de 700 000 hommes des colonies, y compris asiatiques, qui ont été mobilisés.

Parmi les tirailleurs du Maghreb, 48 000 soldats sont morts ou ont disparu tandis qu’on en comptait 27 000 parmi ceux originaires d’Afrique subsaharienne. Quant au nombre de blessés, souvent gazés, amputés ou défigurés, il est encore plus grand.

« Ce qui pour nous est la France, pour eux est l’étranger »

Il y avait pourtant bien eu des voix pour s’élever contre ce recrutement, souvent forcé, dans les colonies. Le socialiste Jean Jaurès était ainsi choqué par cette idée « de les jeter d’emblée, par grandes masses, au premier rang de vos troupes européennes ». « Ce qui pour nous est la France, pour eux est l’étranger », ajoutait-il.

Après un entraînement sommaire, il découvrira Verdun, ses canons et ses gaz asphyxiants. Rescapé, le tirailleur mourra dans un Sénégal indépendant le 10 novembre 1998, peu après avoir été décoré de la Légion d’honneur, à 104 ans, et avoir reçu une maigre pension de 750 francs par trimestre jusqu’à ses vieux jours.

Des soldats à part

Cet héroïsme des tirailleurs, la France aura bien du mal à l’assumer. Construit en 1932, l’Ossuaire de Douaumont, qui rassemble les restes anonymes d’un certain nombre des 500 000 soldats tombés à Verdun, ne mentionne aucun Mohamed, Amira ou Abdoulaye. Le président Jacques Chirac a bien inauguré en 2006 un monument aux morts musulmans à Verdun, et son successeur, François Hollande, a dévoilé, en 2014 à la Grande mosquée de Paris, une plaque aux musulmans de la Grande guerre morts pour la France.

 

Venus en France, de gré ou de force, à l’assaut des troupes allemandes autant que d’un maigre pécule, la promesse d’une nationalité française en tête, l’immense majorité d’entre eux a été oubliée. 

Jeune Afrique

#Verdun : Déferlement de messages racistes a l’encontre du chanteur Black M

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Le chanteur, dont la carrière solo connaît le succès depuis 2014 (notamment avec Sur ma route), sera la star du concert de clôture, le 29 mai prochain, de la cérémonie du centenaire de la bataille de Verdun. Il a lui-même officialisé sa venue dans une interview à L’Est républicain en indiquant : « C’est de la scène, et c’est quelque chose que j’aime énormément alors je réponds présent.

« Les organisateurs du concert ne s’attendaient pas à se trouver sous le feu de la critique, notamment d’une partie de l’extrême droite. Sur les réseaux sociaux, des militants ne cessent ainsi de dénoncer la venue du rappeur, alors que le site identitaire « Fdesouche » a lancé mardi une campagne médiatique « Touche pas aux poilus! Pas de rappeur francophobe au centenaire de Verdun ».

Plusieurs responsables politiques de l’extrême droite ont emboîté le pas en début de semaine. Dans un communiqué, la députée FN Marion Maréchal-Le Pen et le sénateur FN Stéphane Ravier se sont indignés et ont demandé l’annulation de la venue de Black M. « Il est inconcevable qu’un ‘artiste’ qui insulte aussi violemment la France participe à un quelconque événement officiel », écrivent-ils. Dans Le Figaro, le maire de Béziers Robert Ménard, soutenu par le FN, fustige, lui, « la vulgarité, l’antisémitisme, le mépris des Français » du chanteur.

Les organisateurs du concert, géré par la ville de Verdun – et non par l’Etat qui pilote la cérémonie officielle du centenaire – ont défendu leur choix mercredi. « Nous sommes harcelés depuis hier [mardi] par des mails et des appels à connotation raciste », déplore dans Le Figaro le maire PS de Verdun Samuel Hazard, qui rappelle que d’autres concerts ont lieu.

JDD

Adrien et Magalie condamnés pour trafic d’héroïne

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C’est parce qu’il avait pris un rond-point en sens inverse qu’Adrien Bobeczko, 30 ans, s’est fait contrôler par une patrouille le 24 octobre. Outre un caillou d’1g d’héroïne qu’il remet aux policiers, la perquisition du véhicule en dévoilera 26 g de plus.

Il dénonce ses complices, Magalie Barroso-Rodrigues, 29 ans et son compagnon, surnommé Chapi-chapo, 31 ans interpellés le 27 octobre. Tous trois ont été jugés en comparution immédiate ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Verdun pour trafic de stupéfiant.

Placé sous surveillance, le domicile de la jeune femme affichait de nombreux va-et-vient quand l’un des volets était ouvert. « On s’est rencontré à une soirée par l’intermédiaire d’une copine », explique Adrien Bobeczko. Comme tous deux sont consommateurs, ils établissent un deal : « Elle investit et moi je monte aux Pays-Bas ».

Dès juillet, les voyages commencent. C’est elle, qui au départ, lui fournit les contacts et la marche à suivre. De 1.000 à 2.000€ d’héroïne par trajet. La perquisition de son domicile dévoilera des liasses un peu partout pour un total d’environ 4.000€. Et près de 20 g d’héroïne, 3 g de cannabis et une balance de précision. Au domicile de Chapi-chapo, 1.240€ sont retrouvés dans un gant de ménage, un caillou d’héroïne et une tête de cannabis de 22 g chacun.

Elle écope, non pas, de 3 ans de prison avec 18 mois de sursis et mise à l’épreuve requis par Me Dussauge, substitut du procureur, mais de 18 mois dont 1 an avec sursis et MAE avec mandat de dépôt. Adrien Bobeczko est condamné à 1 an dont 8 mois avec sursis et MAE et le dernier à 8 mois dont 6 avec MAE.

Est Républicain