Extrême droite : le prochain concert néonazi composé de français et d’italiens sera à Lausanne

Après des néonazis en provenance d’Allemagne, ce sont cette fois leurs «cousins» français et italiens qui sont attendus en Suisse.

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Les néonazis ont déjà prévu un troisième concert, après le rassemblement géant d’Unterwasser et celui, plus discret à Kaltbrunn dans le canton de Saint-Gall. Et cette fois, il pourrait avoir lieu le 5 novembre dans les environs de Lausanne, révèle le Blick dans son édition du 28 octobre.

Philippe Brennenstuhl, fondateur et président du Parti nationaliste suisse, sera un des orateurs de la «conférence sur le nationalisme». Ont été également invités Daniel Conversano et Sébastien de Boëldieu.

Le premier est un antisémite affiché qui réclame à coups de vidéos sur Youtube une Europe complètement blanche. Quant à Sébastien de Boëldieu, également connu sous le nom de Sébastien Magnificat, il fait partie de l’organisation italienne Casa Pound, dont les membres aiment à se présenter comme des «fascistes du troisième millénaire».

Les autorités sont au courant

La partie musicale sera assurée en version acoustique par le groupe français Frakass, le plus connu de la scène d’extrême-droite outre-Jura. Il a notamment signé des titres comme «Blitzkrieg» ou encore «Meine Ehre heisst Treue», qui n’était autre que la devise des SS.

Les autorités vaudoises sont au courant de la manifestation. La situation sera analysée avec les cantons et le Service de renseignement de la Confédération (SRC) en vue des mesures à prendre. Aucun détail ne peut être donné à ce stade pour des raisons de sécurité, a ajouté Laurence Jobin, responsable de la communication au Département des institutions et de la sécurité .

20 Minutes

Censure de Black M : Le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants dénonce « un pas vers le totalitarisme »

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Vous venez de publier un communiqué dans lequel vous dénoncez le « déferlement de haine, d’injures et de menaces » contre Black M. Sur I-Télé, vous avez même parlé de « premier pas vers le fascisme »…

C’est même un pas vers le totalitarisme. Comment accepter des menaces contre l’intégrité physique du maire de Verdun et même du chanteur? Comment accepter de telles violences? Dans une démocratie, c’est intolérable. Le gouvernement condamne avec force une campagne de haine qui porte atteinte à la liberté d’expression et de création.

Cette campagne est menée par les mêmes que ceux qui ont sifflé François Hollande sur les Champs-Elysées [le 14 juillet ou le 11 novembre] ou ceux qui ont porté atteinte à la mémoire de Jean Zay [lors de son entrée au Panthéon]. Cela est d’autant plus inacceptable que ça intervient lors de moments solennels qui devraient réunir la Nation.

L’Express

#Verdun : Déferlement de messages racistes a l’encontre du chanteur Black M

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Le chanteur, dont la carrière solo connaît le succès depuis 2014 (notamment avec Sur ma route), sera la star du concert de clôture, le 29 mai prochain, de la cérémonie du centenaire de la bataille de Verdun. Il a lui-même officialisé sa venue dans une interview à L’Est républicain en indiquant : « C’est de la scène, et c’est quelque chose que j’aime énormément alors je réponds présent.

« Les organisateurs du concert ne s’attendaient pas à se trouver sous le feu de la critique, notamment d’une partie de l’extrême droite. Sur les réseaux sociaux, des militants ne cessent ainsi de dénoncer la venue du rappeur, alors que le site identitaire « Fdesouche » a lancé mardi une campagne médiatique « Touche pas aux poilus! Pas de rappeur francophobe au centenaire de Verdun ».

Plusieurs responsables politiques de l’extrême droite ont emboîté le pas en début de semaine. Dans un communiqué, la députée FN Marion Maréchal-Le Pen et le sénateur FN Stéphane Ravier se sont indignés et ont demandé l’annulation de la venue de Black M. « Il est inconcevable qu’un ‘artiste’ qui insulte aussi violemment la France participe à un quelconque événement officiel », écrivent-ils. Dans Le Figaro, le maire de Béziers Robert Ménard, soutenu par le FN, fustige, lui, « la vulgarité, l’antisémitisme, le mépris des Français » du chanteur.

Les organisateurs du concert, géré par la ville de Verdun – et non par l’Etat qui pilote la cérémonie officielle du centenaire – ont défendu leur choix mercredi. « Nous sommes harcelés depuis hier [mardi] par des mails et des appels à connotation raciste », déplore dans Le Figaro le maire PS de Verdun Samuel Hazard, qui rappelle que d’autres concerts ont lieu.

JDD

Mobilisation contre un concert «néonazi» dans la ville de Castanet

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Des militants antifascistes toulousains se mobilisent contre l’organisation d’un concert décrit comme «néonazi» prévu par une association, l’UCODEL, L’Union corporative pour la défense et l’entraide languedocienne, qui possède un local à Castanet.

Dans un petit dossier fourni anonymement à la presse par les antifascistes figure la liste assez longue des actions menées ces dernières années par les divers groupuscules identitaires et nationalistes à Toulouse, une liste qui montre, si besoin était, un activisme récurrent. On se rappelle par exemple de ce samedi après midi d’avril 2014 qui a vu des militants d’extrême-droite manifester, visages cachés, place du Capitole.

En diffusant ces informations, les militants antifascistes entendent «prévenir les habitants» afin «d’organiser la résistance.» S’ils dénoncent l’organisation du concert et appellent à «gâcher la fête», ils n’annoncent pas ouvertement une manifestation devant le local de Castanet où le concert ne devrait de toute façon pas se tenir.

Selon ce document, l’association UCODEL est «un groupe nationaliste, à tendance néonazie et au folklore skinhead.» Et les trois groupes invités sont des habitués des regroupements nationalistes.

Sur les photos diffusées dans le dossier des antifascistes, on distingue des saluts nazis à deux reprises : lors d’un regroupement de quelques hommes qui seraient des membres de l’UCODEL, et parmi le public d’un des groupes invités. Par ailleurs, deux membres de cette association ont été condamnés pour l’incendie de la mosquée de Colomiers en 2008. 

La Dépêche