Juif, je suis devenu antisioniste après un séjour d’un an en Israël

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C’est un rite de passage. Ce séjour d’un an en Israël représente, pour beaucoup de Juifs, un événement symbolique de la transition vers l’âge adulte. Pour moi, cela n’avait rien de particulièrement idéologique. J’ai grandi avec la vague idée qu’Israël et le sionisme faisaient partie intégrante de la judéité, mais je voulais en avoir le cœur net. Je soutenais la gauche israélienne et critiquais les colons – des idées que l’on m’avait inculquées dans ma synagogue libérale, située dans le nord de Londres. Pour moi, il n’y avait pas de différence entre être de gauche et être Juif. À mes yeux, Israël était un État bienveillant, engagé dans des négociations pacifiques – la seule ombre au tableau étant cette minorité de colons ultraorthodoxes.

En 1999, à l’âge de 18 ans, je suis donc parti pour une durée de douze mois en « Terre sainte ». Le mouvement de jeunesse juive qui organisait mon séjour était assez incompétent. Je me suis retrouvé seul dans un kibboutz, dans lequel j’ai fréquenté des voyageurs et des volontaires internationaux, mais pas vraiment d’autres Britanniques juifs. En y repensant, c’était sans doute un signe. Au début, j’étais euphorique et j’admirais les merveilles offertes par Israël ; ses paysages, ses habitants, sa langue. Je suis également tombé amoureux du kibboutz – son égalitarisme, ses repas communautaires, son sens inné de la bonhomie.

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Un maire FN débaptise la rue du 19 Mars 1962 car « c’est une insulte et une offense pour les Français »

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Après Béziers, c’est donc au tour de Beaucaire de débaptiser une rue du 19 Mars 1962, date qui rappelle le cessez le feu en Algérie au lendemain des accords d’Evian. La décision a été prise, mercredi soir, par le conseil municipal. La rue – une petite rue pavillonnaire proche du collège Elsa-Triolet – sera désormais dénommée  « rue du 5 juillet 1962″, en mémoire du massacre de centaines de civils européens et musulmans à Oran, un des massacres importants intervenus après le 19 mars.

Un symbole de paix effacée pour l’opposition

Les trois groupes d’opposition ont voté contre cette délibération, qui a provoqué quelques débats animés.  « Vous affirmez que la date du 19 mars 1962 est  considérée comme une insulte et une offense par de nombreux Français. Mais  quels Français ? Les nostalgiques du colonialisme ? Les tortionnaires à la retraite ? Les tueurs de l’OAS ? »,  a demandé Rose-Marie Cardona (opposition de gauche) qui ajoute : « Vous prétextez que des événements tragiques, abominables en effet, furent commis encore en Algérie après le 19 mars. Mais comment imaginer qu’une guerre affreuse, qui a duré plusieurs années, puisse s’arrêter du jour au lendemain ? Vous effacez un symbole de paix !  »

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