Jean-François Kahn : Le CRIF, « simple organisation de promotion des idées de l’extrême droite israélienne ? »

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Un événement ridicule, qui s’est déroulé l’autre dimanche à Paris, et est passé quasiment inaperçu n’en est pas moins préoccupant.

Quelque mille personnes, à l’appel du Crif, ont manifesté contre la tenue à Paris de et, comme par voie de conséquence, ont hué toute référence à la solution des « deux Etats », c’est-à-dire à la proposition de parvenir à la paix, entre Israéliens et Palestiniens, grâce à l’acceptation de l’émergence d’une identité palestinienne à côté d’une identité israélienne. Solution à laquelle, évidemment, une très forte majorité de juifs français est favorable.

Est-ce à dire donc – l’information serait de taille – que le Crif, qui était, à l’origine, un organisme – éminemment utile et nécessaire – de représentation et de défense de la communauté juive française, s’est dissous pour se transformer en simple organisation de promotion des idées de la droite et de l’extrême droite israélienne ? A quand une motion de soutien à Donald Trump ?

Marianne

Laïcité : Une candidate LR aux législatives veut faire du « mariage religieux le seul mariage valide »

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Après un bon trimestre, le maître récompense les bons élèves. Sens Commun, le mouvement issu de la Manif Pour Tous, avait choisi le bon cheval pendant la primaire de la droite en soutenant François Fillon. Un ralliement qui porte déjà ses fruits. Selon Le Figaro, Sens Commun a réussi à décrocher une investiture des Républicains dans cinq circonscriptions, pour les élections législatives de juin 2017.

Selon les informations du Lab confirmées par Arnaud Le Clere, responsable des fédérations de Sens Commun et membre du bureau politique du mouvement, ces cinq candidats sont : Anne Lorne dans la 1ère circonscription du Rhône, Sébastien Pilard (ancien président de Sens Commun) dans la 2e de Loire-Atlantique, Hayette Hamidi dans la 2e de Seine-Saint-Denis, Charles d’Anjou dans la 10e circonscription de Seine-Maritime et Maxence Henry dans la 2e circonscription du Maine-et-Loire.

Europe 1

Bougnoule, youpin, négro… les origines des insultes racistes décryptés

Avec Maudit mots (Tohubohu éditions), la linguiste a mené l’enquête. Sérieusement. Avec sa curiosité en guise de lampe-torche, elle est partie explorer la forêt dangereuse des insultes racistes.

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Elle nous éclaire sur les racines du mal, qu’elle exhume avec précaution pour mieux les porter à notre connaissance. « Je m’intéresse aux mots et à ce qu’il y a derrière. Les mots sont le miroir de notre société. Ils apparaissent dans un certain contexte » dit-elle. Son champ exploratoire concerne les mots  outrageants et humiliants, les mots qui blessent, les mots qui tuent.

Voici donc quelques insultes et leurs origines dévoilées.

L’auteure a pris soin, pour chacun de ces mots, de l’illustrer avec des extraits d’ouvrage où l’on trouve les « mots maudits ». Les exemples empruntés relèvent de textes signés parmi les écrivains les plus fameux de la langue française : Maupassant, Cendrars, Céline,  Pérec etc. Marie Treps compartimente ses chapitres avec un catalogue d’insultes adressées aux Allemands, aux Arabes, aux Asiatiques etc.
Nous ne donnons ci-dessous, en guise d’amuse-bouches,  que quelques précisions sommaires.

Bamboula

Terme culturel africain devenu appellation raciste à l’égard des personnes noires, des Africains en particulier. Ka-mombulon, kam-bumbulu, « tambour », emprunté aux langues sarar et bola, parlées en Guinée portugaise, est introduit par

Michel Jajolet La Courbe, de la Compagnie du Sénégal, dans Premier voyage fait par le sieur La Courbe a la coste d’Afrique en 1685. (…) Entre 1914 et 1918, par l’intermédiaire de l’argot militaire des tirailleurs algériens, bamboula en vient à désigner une fête exubérante, notamment dans l’expression faire la bamboula. Il désigne dans un même temps un tirailleur sénégalais

Boucaque

Terme injurieux raciste, récemment apparu. Il est notamment utilisé dans le sud de la France à l’encontre de personnes dont la peau est sombre. Ce mot-valise, association de bougnoul, mot raciste appliqué aux Arabes, et de macaque, mot raciste appliqué aux Noirs, surgit à la fin des années 1990. (…) Toute référence raciale ou culturelle particulière étant gommée, boucaque est une sorte de terme générique, une injure raciste passe-partout.

Youpin, youpine

Désignations injurieuses et racistes appliquées aux personnes juives. C’est dans le Tam Tam, revue créée en 1867 par le caricaturiste Alfred Le Petit, que youpin apparaît en 1878. ainsi vouée d’emblée à un usage dépréciatif, il a été créé par déformation de l’hébreu yëhûdî « Juif », selon certains, de youdi ou de youtre, selon d’autres. Et au moyen du suffixe argotique – pin, que l’on retrouve également dans Auverpin, désignation péjorative de l’Auvergnat.

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Trois cellules, consoles de jeux… les conditions de détention « douillettes » du terroriste Anders Breivik

La Norvège condamnée pour traitement « inhumain » d’Anders Breivik tente de casser sa condamnation, en vantant les bonnes conditions de détention du tueur.

Anders Behring Breivik attentat massacre utoya

« Un prisonnier VIP« , c’est ainsi que le procureur général Fredrik Sejersted qualifie Anders Behring Breivik, à l’avant-dernier jour de l’examen de l’appel interjeté par l’État norvégien. Le pays avait été condamné l’an dernier pour traitement  « inhumain » du tueur néonazi.

Anders Behring Breivik, extrémiste de droite de 37 ans avait tué 69 adolescents présents à un camp d’été de la Jeunesse travailliste en juillet 2011. Il s’était déguisé en policier et avait traqué pendant plus d’une heures les participants piégés sur l’île dUtoya. Un peu plus tôt, Breivik avait tué huit autres personne en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo.

Condamné en août 2012, il purge une peine de 21 ans de prison susceptible d’être prolongée tant qu’il restera considéré comme dangereux. Il y a un an, la décision du tribunal d’Oslo avait choqué les proches des victimes, en donnant raison à Anders Breivik, qui se plaignait de son traitement carcéral. Il le jugeait contraire à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme interdisant tout traitement « inhumain » et « dégradant ».

L’extrémiste se plaint dans sa déposition des fouilles corporelles intégrales et du recours fréquent aux menottes. Le prisonnier dit souffrir de son isolement, qui selon lui contribue à le radicaliser encore plus. Ce que l’État conteste. « Il n’existe aucun autre prisonnier qui puisse discuter et jouer à des jeux avec le personnel pénitentiaire deux heures par jour », a souligné M.Sejersted.

Trois cellules, des téléviseurs et des consoles de jeux

Le procureur va même plus loin. « Ses conditions de détention sont meilleures que celles d’autres prisonniers« , les qualifiant même de « douillettes ». Anders Breivik dispose de trois cellules de plus de 10m2 chacune, certaines avec vue sur la nature. Il profite également de téléviseurs avec des consoles de jeux Xbox et Playstation, et de plusieurs appareils de musculation.

Dans son argumentaire, le procureur affirme que Breivik reste très préoccupé par son projet idéologique. « Il se perçoit comme le jeune Adolf Hitler emprisonné au début des années 30. Il compte sortir à un moment donné et devenir le Führer« .

RTL

Joël, condamné à 3 mois de prison pour menace de mort avec arme et injures raciales

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Poursuivi pour menace de mort, port d’arme non autorisé et injures raciales, Joël, 74 ans, était absent à l’audience ce jeudi 5 janvier 2017 et non représenté par un avocat. Les faits trouvent leur origine à Deauville dans le cadre des 18ème puces de Deauville qui se sont déroulées à l’hippodrome de la Touques du 5 au 7 mai 2016.

Le dimanche 7 mai 2016, dernier jour du salon, une exposante prévient le commissariat de police de Deauville qu’un des participants menace un de ses confrères d’un révolver et d’une batte de baseball. Interpellé par les fonctionnaires alors qu’il a rejoint son camping-car stationné à proximité, l’homme ne cherchera pas à dissimuler ses armes « des objets qui [lui] permettent de sécuriser [son] cadre de vie ».

Dès lors, les enquêteurs apprendront que depuis trois jours, l’antiquaire mène la vie dure à l’ensemble des exposants par un comportement pour le moins désagréable :

« Il cassait les pieds de tout le monde, il faisait fuir les clients potentiels… », sans préjudice de réflexions sexistes.

Désagréable avec tous, le septuagénaire semble vouer une véritable haine à l’encontre de son voisin de stand, Abdurrahman K. décrit par tous comme étant quelqu’un de souriant, calme et sympathique.

Des qualités auxquelles le prévenu, qui ne cache pas son aversion pour les étrangers n’est pas très sensible. Depuis le premier jour, ce dernier déverse à l’envi un torrent de propos racistes à l’encontre du commerçant turc « Vous nous em… vous les Turcs et les Arabes ! Rentrez dans votre pays… » Devant les policiers qui l’ont alors entendu, il niera avoir proféré des insultes, ajoutant que « de toute façon, il n’y avait personne pour entendre ».

Dimanche, après qu’Abdurrahman poussé à bout a fini par lui lancer « Ta gu…. », Joël s’est précipité dans son camping-car pour en revenir armé d’un « bâton » et d’un « flingue » chargé de cartouche à blanc ou au poivre, en criant « Je vais te buter ! ».

Le commerçant dont le casier judiciaire compte trois condamnations a écopé de 3 mois de prison ferme. Il devra verser 1.200 € à sa victime et payer une amende de 200 € pour insultes raciales.

Le Pays d’Auge

Ludovic condamné a 17 ans de prison pour avoir tué sa femme à coups de marteau

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Le parquet avait requis 25 ans. La cour d’assises a jugé moins sévèrement l’assureur niçois qui avait tué sa femme lors d’une dispute en 2014. Ludovic Haziza, 56 ans, a plaidé un coup de folie. Le couple devait se séparer.

Le contexte du drame a pesé dans ce procès. Ludovic Haziza et son épouse Gabrielle étaient dans une démarche de libertinage depuis un certain temps, une situation qui leur a échappé. Lorsque Gabrielle Haziza a souhaité quitter son mari pour un homme que le couple fréquentait, Ludovic Haziza, qui avait lui-même fait la même démarche en se mettant en couple avec une autre femme, n’a pas accepté.

Les démarches de divorce étaient engagées. Lors d’une dispute, au cabinet d’assurance, le 1er septembre 2014, il est allé chercher un marteau et a frappé une vingtaine de fois le crâne de Gabrielle.

France 3