Marine Le Pen reconnaît avoir salarié fictivement un assistant parlementaire

marine_le_pen_chut

Marine Le Pen a reconnu devant les enquêteurs de l’Olaf, organisme anti-fraude de l’UE, avoir salarié fictivement son garde du corps Thierry Légier comme assistant parlementaire pour « régulariser des salaires et charges » non réglés, selon un rapport de l’Olaf dévoilé ce jeudi 16 par Mediapart et Marianne.

La candidate FN à la présidentielle et eurodéputée « a reconnu d’une part que les bulletins de salaire établis sur la période d’octobre à décembre 2011 pour un montant de 41.554 euros n’ont jamais été payés au bénéficiaire indiqué, Thierry Légier, et que d’autre part elle n’avait pas employé M. Légier pendant ces trois mois », indique ce rapport transmis en juillet au président du Parlement européen, qui évalue le préjudice financier de l’UE à 340.000 euros.

(…)

Toujours selon ces extraits, « Mme Le Pen a fait employer par le Parlement européen Mme Catherine Griset sur un poste d’assistante parlementaire accréditée à Bruxelles alors qu’elle était son assistante personnelle au siège de son parti en France depuis décembre 2010« .

Un assistant parlementaire accrédité doit être employé « sur l’un des trois lieux de travail » (Bruxelles, Strasbourg, Luxembourg) du Parlement européen, et est « tenu de résider » à proximité.

France Soir

Slovaquie : un Français victime d’une agression raciste dans une région dirigée par un néonazi

Le parti de Marian Kotleba, au pouvoir dans la région de Banska Bystrica depuis 2013, est nostalgique de l’Etat slovaque clérical fasciste de Jozef Tiso, allié à l’Allemagne nazie.

kit5188c9_mariankotlebaslovenskofasista

L’affaire est largement relayée dans les journaux du pays : un étudiant français aurait été violemment agressé en Slovaquie en raison de la couleur de sa peau. Cela se serait produit à Banska Bystrica (centre du pays), où le jeune homme, âgé de 20 ans, est en échange Erasmus.

(…)

Les faits se sont passés, selon la presse slovaque, le 12 janvier, dans une boîte de nuit. Mais ils viennent seulement d’être évoqués par la police parce que l’agresseur présumé, âgé de 31 ans, est désormais inculpé pour des coups et blessures infligés en raison de convictions racistes.

C’est la première fois qu’un suspect est poursuivi en Slovaquie (5,4 millions d’habitants) pour « délit d’extrémisme », une notion introduite au début de 2017 dans le but de lutter contre le sentiment d’impunité des militants d’extrême droite.

Le Monde

Ancienne recrue star du FN, Mohamed Boudia raconte le racisme qu’il a vécu au sein du parti

mohamed-620x330

En septembre 2014, propulsé par Florian Philippot, il lance le Collectif Racine-Lycée, ersatz du collectif Racine pour les professeurs bleu Marine. L’ado de Gonesse devient alors le plus jeune militant à accéder à de telles responsabilités au sein du RBM. Le collectif est lancé en grande pompe à Fréjus (Var), devant une Marine Le Pen et un Florian Philippot assis au premier rang, radieux.

(…)

Peu à peu, il réalise que «le racisme qu’on [lui] avait juré disparu était en fait bel et bien là, au sein du parti». Il se souvient de ces militants FN rencontrés pendant les municipales, qui brûlaient des voitures la nuit pour attiser le sentiment d’insécurité dans le quartier.

Il se souvient aussi des propos rapportés par son ami Julien, qui avaient été tenus par un cadre du parti lorsqu’il avait appris qu’il rejoignait les rangs bleu Marine: «Si c’est pour nous ramener des Yassine et des Mohamed, on n’en veut pas !»

Libération

Le garde du corps de Marine Le Pen rémunéré plus de 7 000 euros par mois pour un emploi présumé fictif

le-garde-du-corps-de-marine-le-pen-remunere-plus-de-7-000-euros-par-mois-pour-un-emploi-presume-fictif-thierry-legier

Après un premier contrat de quatre mois, en 2009, Thierry Légier, qui assure la sécurité rapprochée de Marine Le Pen depuis son élection à la tête du FN, en janvier 2011, en a signé un second du 1er octobre au 31 décembre 2011. 

Il bénéficiait alors d’une rémunération mensuelle de 7.237 euros net pour un trois quart temps. L’équivalent de « 9.649 euros net à temps plein », précisent les enquêteurs de l’Olaf, qui ont tiqué sur cette rémunération qualifiée d’« extrêmement élevée ».

Pour l’Office antifraude, « ce contrat de travail à durée déterminée signé par Mme Le Pen ne correspond pas à la réalité. De ce fait, le bulletin de salaire établi pour le mois d’octobre 2011 et versé au dossier du [Parlement européen] pour justifier les remboursements au tiers payant [la personne chargée de verser le salaire aux assistants locaux, ndlr] constituerait un faux ».

Et les auteurs du rapport de souligner dans leurs conclusions (voir extrait ci-dessous) que « les faits en question pourraient être constitutifs d’infractions pénales d’abus de confiance, voire d’escroquerie ainsi que de faux et d’usages de faux, selon les dispositions respectives du code pénal français ».

Marianne

L’élu FN Julien Antunes privé de son indemnisation pour cause de « mandat fictif »

Les élus ont décidé, mercredi soir en Conseil municipal, de revoir le règlement intérieur pour retirer les indemnités versées à Julien Antunes (Front national) suite à ses absences répétées et non justifiées

julien-antunes-du-front-national

« Depuis un an, l’élu Front national ne siège plus et son absence n’est pas excusée. Il symbolise ce qu’est le FN : le vide. Ils utilisent le désenchantement pendant la période électorale pour se faire élire et après c’est le mépris des électeurs. Ses indemnités sont prélevées sur l’argent des contribuables montois. Je pose cette question : peut-on lui retirer ? »

Après l’appel, Céline Piot (Front de gauche) a attaqué fort le Conseil municipal de Mont-de-Marsan de mercredi soir. Le maire, Geneviève Darrieussecq, lui a répondu favorablement et a souscrit à la proposition, comme les élus socialistes qui ont dénoncé le « mandat fictif » de l’élu FN. 

Sud Ouest