Trois élèves d’un lycée de calais indignés par l’engagement d’une prof dans le mouvement intégriste Civitas

« Les idées racistes, antisémites, homophobes…, ce n’est pas la liberté d’expression. » Manon, Théo et Alexandre, trois élèves du lycée Sophie Berthelot à Calais, sont indignés par les valeurs portées par Civitas, un parti politique pour lequel une enseignante du lycée se présente aux législatives. « La revendication de Mme Vincent d’appartenir à un tel parti est trop grave pour continuer à se taire», écrit Manon dans un courrier qu’elle a transmis au journal.

« Mme Vincent se réclame d’un parti catholique extrémiste, contraire aux valeurs que l’Education nationale défend, les valeurs de la République et de la démocratie », ajoute-t-elle.

Il faut dire qu’Alain Escada, le président du parti de Marie-Jeanne Vincent, était encore récemment du fameux banquet du journal d’extrême-droite Rivarol. En avril dernier, les propos négationnistes, antisémites et racistes y avaient toute leur place. Le parquet de Bobigny avait même été saisi par le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra) après des propos niant la réalité de l’extermination des Juifs, qui y avaient été prononcés.

Nord Litoral

Italie : Accusés de blasphème, 64 Italiens risquent la prison

Croix

Une soixantaine de jeunes Italiens ont été accusés de blasphème pour avoir organisé d’étranges cérémonies pas très catholiques. Un faux prêtre dôté de cornes du diable, qui bénit ses ouailles d’une balayette et distribue des rondelles de saucisson en guise d’hostie…

Soixante-quatre jeunes garçons et jeunes filles, originaires des provinces de Plaisance et de Parme (nord), et âgés entre 20 et 35 ans, se réunissaient devant l’église d’un village pour y célébrer de faux baptêmes ou mariages conformément à leurs « rites » fort insolites.

De ces cérémonies singulières auxquelles certains participaient costumés comme des prêtres, ils faisaient des photos que les carabiniers locaux eurent tôt fait de retrouver sur les réseaux sociaux, après avoir été alertés par un paroissien.

Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, les participants se donnaient rendez-vous via Facebook ou SMS. Après s’être retrouvés pour l’apéritif, ils se regroupaient devant l’église San Genesio et mettaient en scène un baptême ou un mariage, singeant le rite catholique, explique le quotidien La Repubblica.

Un faux prêtre endossait des cornes du diable et les participants étaient bénis avec une balayette servant à nettoyer les toilettes. L’hostie pour la communion était remplacée par du saucisson.

Ces jeunes, accusés d’offense à une confession religieuse, risquent entre 5 000 euros d’amende et deux ans de prison.

Sud Ouest