Un journaliste éthiopien condamné à 1 an de prison pour «diffamation» contre l’église

Getachew Worku, rédacteur en chef d’un hebdomadaire indépendant amharic a été condamné à un an de prison pour “diffamation” à l’encontre de la puissante église orthodoxe éthiopienne. 

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Le journaliste accusait notamment certains membres du clergé, présicément ceux du monastère de Sainte-Marie situé à Addis-Abeba, de corruption, fait savoir le portail d’actualités éthiopien, Addis Standard, sans plus de détails.

Arrêté la semaine dernière, Getachew Worku a été gardé à vue jusqu‘à la prononciation de sa peine. Le procureur avait plaidé trois ans de prison estimant qu’il avait violé l’article 63 du code pénal éthiopien relatif à la “diffamation et diffusion de fausses informations”.

Sa condamnation intervient dans une période sensible en Éthiopie où le pouvoir a dû décréter un état d’urgence de six mois depuis le 9 octobre pour faire face à la vague de manifestations violentes anti-gouvernementales qui ont déjà fait des centaines de morts selon les organisations de défense de droits de l’homme.

Africa News

Italie : Accusés de blasphème, 64 Italiens risquent la prison

Croix

Une soixantaine de jeunes Italiens ont été accusés de blasphème pour avoir organisé d’étranges cérémonies pas très catholiques. Un faux prêtre dôté de cornes du diable, qui bénit ses ouailles d’une balayette et distribue des rondelles de saucisson en guise d’hostie…

Soixante-quatre jeunes garçons et jeunes filles, originaires des provinces de Plaisance et de Parme (nord), et âgés entre 20 et 35 ans, se réunissaient devant l’église d’un village pour y célébrer de faux baptêmes ou mariages conformément à leurs « rites » fort insolites.

De ces cérémonies singulières auxquelles certains participaient costumés comme des prêtres, ils faisaient des photos que les carabiniers locaux eurent tôt fait de retrouver sur les réseaux sociaux, après avoir été alertés par un paroissien.

Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, les participants se donnaient rendez-vous via Facebook ou SMS. Après s’être retrouvés pour l’apéritif, ils se regroupaient devant l’église San Genesio et mettaient en scène un baptême ou un mariage, singeant le rite catholique, explique le quotidien La Repubblica.

Un faux prêtre endossait des cornes du diable et les participants étaient bénis avec une balayette servant à nettoyer les toilettes. L’hostie pour la communion était remplacée par du saucisson.

Ces jeunes, accusés d’offense à une confession religieuse, risquent entre 5 000 euros d’amende et deux ans de prison.

Sud Ouest