2 jours après être sortie de prison, Bruno insulte et menace de mort des policiers

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Lundi en comparution immédiate, un homme de 45 ans est jugé pour des violences dans un bus à Wambrechies le 6 septembre dernier, des outrages et menaces de mort contre des policiers à Lille, quand il a été contrôlé jeudi en état d’ivresse à la gare Lille-Flandres puis arrêté.

Il était sorti de prison, deux jours avant. Ainsi, la vie de Bruno Demanghon est une succession d’allers et retours en détention et les quinze mentions sur son casier judiciaire sont souvent liées à des dérapages à cause de son alcoolisme.

Il insulte copieusement un agent de Transpole

l y a d’abord cet épisode dans un bus le 6 septembre : ivre, Bruno Demanghon importune une jeune fille puis insulte copieusement un agent de Transpole qui s’est porté à son secours. Jeudi, après s’être laissé conduire sans problème jusqu’au commissariat, l’homme se déchaînera sans raison ni mesure contre des policiers au moment de sa garde à vue.

Les insultes sont telles que face au tribunal, Bruno Demanghon refuse d’abord de les reconnaître : «  J’ai insulté mais pas à ce point-là…  » Puis il finit par dire : «  Peut-être que l’alcool m’a retourné le cerveau… Je ne m’en souviens plus.  ». Me Bertrand Bauchot en défense ira dans le même sens : «  Quand il est alcoolisé, son comportement le dépasse.  » Le procureure Frédéric Amegadjie met le prévenu face à ses responsabilités : «  Que vous buviez est votre affaire. Ce qui est désolant, c’est votre incapacité à ne pas commettre d’infraction.  » Le tribunal le suivra dans ses réquisitions. Bruno Demanghon est condamné à dix mois de prison avec mandat de dépôt.

La Voix du Nord

Fabrice, condamné à 26 reprises, profite d’une semi liberté pour cambrioler 4 villas

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Déjà condamné à 26 reprises, Fabrice Viel, 48 ans dont une vingtaine passée en détention, explique, avec un naturel déconcertant, comment il a profité d’une sortie de détention dans le cadre d’une semi-liberté pour commettre des cambriolages. Il s’est rendu en bus à Saint-Saturnin-les-Avignon et a cambriolé quatre villas pour y dérober des bijoux.

Il dit être allé ensuite à Monclar pour échanger des bijoux contre 20g d’héroïne et 2g de cocaïne. Toujours avec le même détachement il explique avoir gardé, dans la poche, la drogue pour la consommer avec un co-détenu et avoir remis dans sa fouille, à son retour au centre pénitentiaire, 21 bijoux volés : des bagues, colliers et bracelets qui ont pu être restitués aux victimes ! « Il y a de quoi décourager les magistrats les plus motivés pour des générations » se désespère la vice-procureur Laure Chabaud qui réclame une peine de trois ans de prison à l’encontre du prévenu qui a refusé les mains tendues et fait son choix.

Le tribunal, après en avoir délibéré, condamne le prévenu à trois ans de prison et prononce le maintien en détention.

La Provence

David, condamné pour la 3ème fois pour « détention d’images pédopornographiques »

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Il devait être jugé en comparution immédiate le 10 novembre, mais David Bertéas avait demandé un délai pour parfaire sa défense et avait été placé en détention provisoire dans la foulée.

Jusqu’à mardi, où ce Carcassonnais de 38 ans a été jugé pour « détention, importation et diffusion d’images pédopornographiques ». Des faits commis en état de récidive, le prévenu a été condamné pour des faits similaires le 16 septembre 2004 par le TGI de Carpentras, et le 9 mai 2012 par le TGI de Carcassonne.

Le 9 novembre, les policiers ont interpellé le suspect chez lui, où l’exploitation d’un téléphone portable et de matériel informatique a révélé l’existence de près de 300 vidéos et/ou photos à caractère pédopornographique.

Hier, lors de son instruction, la présidente Céline Fleury a souligné le caractère inquiétant du prévenu, qui a manifesté son intention de rencontrer ses jeunes victimes en échange d’argent, à plusieurs reprises. « Ce que je recherchais, c’était du pur fantasme car je suis déjà passé à l’acte« , a reconnu le prévenu. Qui n’a pas non plus caché qu’il se masturbait en regardant ces images pour « se soulager ».

Au-delà des faits, le procureur Vincent Auger a rappelé qu’ils s’inscrivaient dans un ensemble de dix-neuf enquêtes préliminaires diligentées partout en France. « Ce dossier présente deux problèmes : le sens de la loi et les peines déjà prononcées. Qu’est-ce qu’il a réellement compris ? »

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné David Bertéas à 2 ans de prison, dont un avec sursis et mise à l’épreuve durant 3 ans. Le maintien en détention a également été prononcé, ainsi que la révocation de la peine de 1 an de sursis qui lui pendait au-dessus de la tête. Sans oublier un suivi sociojudiciaire avec injonction de soin durant 5 ans, et l’inscription au fichier national des délinquants sexuels.

L’indépendant

Jean-Philippe, multirécidiviste, condamné pour la 24ème fois

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« AU BOUT D’UN MOMENT, on en a ras-le-bol, c’est aussi pour ça que je suis venu aujourd’hui.

Nous avons été victimes de douze vols en six ans, avec les difficultés que cela suppose pour retrouver une assurance. Pour une fois qu’on arrive à trouver un coupable, je voulais le voir en face. »

Ce garagiste n’est que l’une des vingt parties civiles du dossier. Une affaire pour laquelle Jean-Philippe Vissant, 29 ans, doit répondre de 25 délits et infractions. Dont onze vols, cinq faits de violences – dont deux sur sa compagne -, des destructions de véhicules par incendie, des menaces, des délits de fuite…

Le tout commis entre juin 2014 et fin août 2015 à Saône, Rurey, Busy, Mamirolle, Pugey, Épeugney… Sachant, comme le rappelle le procureur Margaret Parietti avant de requérir quatre ans ferme, qu’« en treize ans de délinquance continue, les tribunaux ont prononcé à son encontre sept ans et huit mois d’emprisonnement ferme. Qu’il a fait l’objet de cinq mandats de dépôt et d’un mandat d’arrêt ».

Et le parquet de poursuivre : « Ce qui m’inquiète, c’est son comportement. Il est arrivé à l’audience les mains dans les poches. Détendu. Il n’a jamais travaillé de sa vie. C’est un boulet pour la société ! Et s’il ressort demain, il recommencera. Car il ne semble pas prêt à se remettre en question ».

Le prévenu, en effet, ne reconnaît rien, en dehors des coups sur sa compagne.

Le stock-car avec son véhicule dans les voitures de personnes qui ne lui revenaient pas ? « C’est pas moi. » Le fait qu’on ait retrouvé son ADN dans les vestiaires d’un club de foot qui venait d’être cambriolé ? « Je ne sais pas. » Les victimes qui le désignent formellement ? « Ça se peut mais c’est pas moi ! »

Le tribunal a relaxé Jean-Philippe Vissant pour huit faits « au bénéfice du doute ». Reconnu coupable des dix-sept autres, il a été condamné à quatre ans dont un avec sursis et mise à l’épreuve. Déjà incarcéré depuis trois mois dans le cadre d’une autre affaire, il devra donc purger trois ans supplémentaires.

Est Républicain

Thierry, sortie de prison depuis 2 jours, il écope de sa 18ème condamnation pour vol

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Le 18 octobre, Thierry Carpentier, 38 ans, est libéré de prison, où il vient de purger sa dix-septième condamnation. Deux jours plus tard, il est de nouveau interpellé par la police, pour un énième vol.

Thierry Carpentier est sorti de prison, le 20 octobre, il entre dans une brasserie de la rue Louis-Martel. Repère une veste posée sur une chaise. Il l’enfile et ressort avec comme si de rien n’était.

Sauf que le propriétaire se rend vite compte que sa veste a disparu et file la rechercher dans la rue. « Au début, j’ai juste cru que le monsieur s’était trompé de blouson… », explique-t-il au tribunal. Il demande à récupérer son vêtement mais constate alors que le portefeuille n’est plus là. Le ton monte.

« Je l’ai attrapé par le colback », décrit la victime au tribunal. En réplique, Thierry Carpentier sort un cutter. Il n’a pas le temps de s’en servir qu’il est plaqué au sol par un ami de la victime. « Je ne me souviens pas de ça, mais c’est sans doute vrai… », déclare le prévenu.

« On ne peut pas minimiser la sortie de ce cutter, remarque le procureur de la République, Sébastien Piève. Nous sommes arrivés avec lui dans une impasse. » Il réclame un an ferme. « La détention est-elle la solution ? », tente l’avocate. En vain. Son client retourne derrière les barreaux pour un an et est condamné à payer 800 € d’indemnisations à la victime. Le portefeuille, lui, n’a toujours pas été retrouvé.

La Voix du Nord