« En Marche » retire des législatives des candidats dénonçant l’occupation en Palestine sur demande du CRIF

 

Poisson accusé d’antisémitisme pour avoir parlé de la «soumission» de Clinton «au lobby sioniste»

«Soumission» de Clinton «au lobby sioniste» : Jean-Frédéric Poisson adresse une lettre d’excuses au CRIF


«Soumission» de Clinton «au lobby sioniste» : Jean-Frédéric Poisson présente ses excuses à la radio juive RCJ

Interrogé sur la question par la radio juive RCJ, le député des Yvelines a rappelé l’existence d’un «lobby sioniste aux Etats-Unis, notamment l’AIPAC, qui fait profession d’exercer son travail de pression sur les politiques américains». Ainsi, Jean-Frédéric Poisson fait référence à l’American Israel Public Affairs Committee, groupe de pression destiné à favoriser les intérêts israélien aux Etats-Unis et dans la politique étrangère américaine.

«Peut être qu’à la place du mot lobby j’aurai pu employer le terme de groupe de pression, mais excusez-moi, mais c’est absolument la même chose», a-t-il conclu.

RT


Poisson accusé d’antisémitisme pour avoir parlé de la «soumission» de Clinton «au lobby sioniste», le CRIF demande des sanctions

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Jean-Frédéric Poisson: «La soumission de Clinton aux lobbies sionistes est dangereuse pour la France»

Depuis son apparition remarquée au premier débat télévisé de la primaire de la droite et du centre, on observe désormais avec un peu plus d’attention les déclarations de Jean-Frédéric Poisson. Le président du parti démocrate-chrétien a ainsi accordé mercredi une interview au quotidien Nice-Matin. Interrogé sur son programme, le député des Yvelines s’est également prononcé sur les élections présidentielles américaines. Et ses flèches contre la candidate démocrate, Hillary Clinton, avaient une odeur de moisi.

«  La proximité de Mme Clinton avec les superfinanciers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France ». a déclaré M. Poisson.

Actuj

Document France 2

Le nouveau président du CRIF est un ancien militant d’extrême droite sioniste (BETAR)

Francis Kalifat a été nommé ce dimanche 29 mai à la tête du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Un homme qui vient de la droite sioniste.

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Francis Kalifat provient de la mouvance juive radicale. Il a longtemps fait partie du Betar, le mouvement de jeunesse de l’extrême droite sioniste. Cette organisation qui prône l’autodéfense n’hésite pas à utiliser la violence dans ses actions.

 

Né à Oran, Francis Kalifat remplace à 63 ans Roger Cuckierman qui a dirigé le Crif pendant neuf ans. C’est la première fois depuis un demi-siècle qu’un séfarade, un juif originaire d’Afrique du Nord, accède à ce poste majoritairement occupé par des ashkénazes.

Dans son discours, le nouveau président a rappelé la priorité du Conseil : lutter contre l’antisémitisme sous toutes ses formes. « Tolérance zéro face à l’antisémitisme », a-t-il martelé, visant particulièrement Internet et les réseaux sociaux.

Une autre de ses priorités est obtenir l’interdiction en France du mouvement BDS, Boycott désinvestissement et sanctions, qui appelle à exercer diverses pressions économiques et politiques sur Israël afin d’aboutir à la fin de l’occupation de la Palestine.

Politiquement, Francis Kalifat veut également garder l’indépendance du Crif qui regroupe 70 associations juives. Il refusera de dialoguer avec les partis d’extrême gauche ainsi qu’avec le Front national.

RFI

« Affaire Unesco-Jérusalem » : mensonges et harcèlement

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La polémique sur la résolution votée par l’Unesco à propos de Jérusalem a connu, cette semaine, un tour nouveau. Le CRIF et ses amis ont déployé une stratégie d’interpellations acharnées du gouvernement français. En totale disproportion avec la réalité de l’affaire. Et au prix de quelques gros mensonges, validés par Valls et Cazeneuve ! Du jamais vu sous la cinquième république. Récit détaillé.

Il n’était pas dans mes intentions d’ajouter une suite au précédent billet que j’ai consacré à cette affaire, mais les développements de ces derniers jours m’y obligent un peu. Pour mémoire, rappelons donc que le 16 avril dernier, l’Unesco avait voté, une résolution proposée par différents pays arabes, reprochant à Israël de multiples violations du statu quo qui avait normalement prévalu dans la vieille ville de Jérusalem, de 1967 à 2000, par lequel les Israéliens et le Waqf jordanien s’étaient partagé la gestion et l’administration des lieux saints juifs et musulmans.

Cette résolution critiquait notamment divers travaux effectués par les Israéliens sur et aux alentours d’une passerelle reliant le mur des lamentations – le lieu le plus saint du judaïsme – à l’esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l’islam. Deux lieux dont la contigüité est d’autant plus source d’affrontements, réels ou fantasmés, que la tradition juive désigne l’esplanade des mosquées sous l’appellation de « Mont du temple ».

Depuis quelques années, des groupes juifs religieux intégristes militent pour la reconstruction d’un troisième temple, réplique de celui qui fut détruit par les Romains en 70 après JC en lieu et place des mosquées qui datent du 7ème siècle… La résolution de l’Unesco critiquait donc Israël pour toutes une série d’actions alléguées par les pays arabes (et pas toujours vérifiables dans la mesure où Israël se refuse à autoriser des experts indépendants à se rendre sur place) et appelait de ses vœux au retour du statu quo qui avait fonctionné à peu près normalement jusqu’en 2000.

Enfin, cette résolution réitérait les termes d’une précédente décision de novembre 2015 relative aux « tombeaux des patriarches », lieux saints communs au judaïsme, au christianisme et à l’islam situés en Cisjordanie mais qu’Israël avait décidé d’inscrire à son patrimoine national : l’Unesco avait alors estimé que ces tombeaux devaient être considérés comme faisant « partie intégrante des territoires palestiniens occupés ».

Lire la suite sur Union Juive Française pour la Paix

Sur demande du CRIF, Bernard Cazeneuve déprogramme un film palestinien à Cannes

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Dans un courrier adressé au président de la communauté juive cannoise, M. Gérard Bavard, le maire de Cannes, David Lisnard, indique que le documentaire est « une atteinte à la mémoire des victimes et peut constituer un trouble à l’ordre public.

La décision de la déprogrammation a été prise à l’issue d’une réunion avec le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a effectué une revue du dispositif sécuritaire du Festival de Cannes.

Le maire précise qu’il reste attentif pour sa part à toute mesure de nature à écarter la moindre utilisation du Festival et de l’image de Cannes à des fins de provocation et pour diffuser une quelconque propagande abjecte et d’une certaine façon révisionniste à l’égard d’un acte terroriste.

« Munich : A Palestinian Story », du réalisateur libanais d’origine palestinienne Nasri Hajjaj, devait être projeté le 16 mai au Palais des Congrès de Cannes, dans le cadre du Marché du Film, le salon des professionnels qui commercialisent les œuvres de leur catalogue indépendamment de tout choix du Festival de Cannes.

Le Monde Juif


Le CRIF écrit à la Ministre de la Culture pour censurer un film Palestinien

Le Président du Crif a écrit à Pierre Lescure pour lui faire part de son indignation concernant la projection d’un film palestinien « révisionniste ».

Le 3 mai le Président du Crif a adréssé un courrier au Président du Festival de Cannes,ainsi qu’à Madame Audrey Azoulay, Ministre de la Culture.

Le CRIF

Le Crif demande aux banques la fermeture du compte bancaire du BDS en France

Rappelant que le boycott d’Israël est interdit, Roger Cukierman a demandé au Crédit Mutuel de fermer le compte du groupe contre l’occupation et la colonisation BDS, suivant l’exemple de BNP Paribas qui en a déjà clôturé le compte. 

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Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a demandé à la banque Crédit Mutuel de fermer le compte du principal groupe BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) en France, rapportait hier le site du journal israëlien le Jerusalem Post.

Le boycott d’Israël étant interdit en France grace à la loi Lellouche de 2003 qui condamne notamment les boycotts à caractère raciste, antisémite ou xénophobe, Roger Cukierman estime qu’en vertu de cette loi, le Crédit Mutuel peut clôturer le compte.

Suite à ces assertions, Frédéric Monot, un porte-parole de la banque, a déclaré au Jerusalem Post que l’établissement ne pouvait divulguer des informations couvertes par le secret bancaire, mais qu’il respectait strictement l’application de la loi française.

BDS, déjà ciblé par la BNP

L’affaire des comptes bancaires du BDS a déjà plusieurs précédents : après que le Jerusalem Post a révélé en février dernier l’existence d’un compte du groupe BDS Allemagne chez BNP Paribas, cette dernière a décidé de le fermer.

Selon des sources du Jerusalem Post, la BNP a fermé le compte de la campagne BDS car son client «contrevenait à la loi».

Dans le même temps, le ministre israélien de la Sécurité publique Gilad Erdan a déclaré : «Nous continuons à exhorter toutes les institutions financières à examiner attentivement les conséquences en termes juridiques, de réputation et d’éthiques de l’aide aux activités des groupes BDS».

Militant contre l’occupation et la colonisation israélienne, le groupe BDS se définit comme une organisation «en solidarité avec le peuple palestinien et les anti-colonialistes israéliens, luttant pour la justice et le droit international».

RT

Communautarisme : Le FN va creer un collectif « juif » pour lutter contre le CRIF

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Un collectif informel destiné aux électeurs juifs va être créé, annonçait le Jerusalem Post le 13 avril. Une information reprise ce jeudi 21 avril par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles et confirmée au Lab par Michel Thooris, ancien conseiller police de Marine Le Pen, aujourd’hui membre du comité central du FN. C’est lui qui, d’ici l’été, prendra la tête de ce comité informel

Des statuts propres ont été rédigés et vont être déposés prochainement. Et si le collectif est indépendant du FN, « il aura toutefois une proximité avec Marine Le Pen« , précise ce membre du comité central du parti.

Il développe :

Marine Le Pen laisse les initiatives se faire. Elle nous laisse notre liberté d’action mais elle regardera nos travaux d’un œil. Notre but est de réfléchir à toutes les questions, de permettre à des gens de la communauté juive de s’exprimer. On formulera des propositions pour la campagne présidentielle mais sans faire de pression sur Marine Le Pen.

Pour autant, « ce collectif n’a pas une vocation communautaire », jure Michel Thorris. Louis Aliot abonde dans ce sens :

[L’objectif est] de contester la dictature de la représentation et de la diffamation permanente du CRIF à l’égard du Front ! Ce collectif ne se prononce pas sur la politique étrangère ou la religion comme le CRIF. Il est là pour lutter contre les diabolisateurs communautaires du FN.

« On a pour objectif de tordre le cou à cette idée selon laquelle le FN ne défendrait pas la communauté juive, poursuit Michel Thooris. Aujourd’hui, il y a une mainmise du CRIF [Conseil représentatif des institutions juives de France, NDLR] et beaucoup de Français juifs recherchent des solutions politiques alternatives. Car le CRIF ne représente que lui-même et ne défend pas les intérêts de la communauté juive. »

Comme le rappelait en 2011 le blog hébergé par Le Monde Droite Extrême, Michel Thooris est proche de l’extrême droite israélienne. Par le passé, le frontiste a, à plusieurs reprises, défendu la très controversée Ligue de défense juive (LDJ), considérant que l’association tient « une mission de service public en défendant les personnes et les biens ».

Europe 1

« Grand remplacement », « race blanche » Nadine Morano en roue libre chez les « Amis du Crif »

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Invitée mercredi soir à la conférence des Amis du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), la députée européenne a mis en pratique ce qu’elle sait si bien faire : se lâcher.

Fonctionnant par associations d’idées, la candidate proclamée à la primaire de la droite pour la présidentielle, conviée comme l’ont été Nicolas Sarkozy, François Fillon et Bruno Le Maire avant elle, a livré à l’envi à une (petite) salle mi-sceptique, mi-séduite (180 participants seulement contre plus de 500 pour ses prédécesseurs, selon un journaliste du Figaro), son credo sur le « déclin de la France ».

Nadine Morano reprend son fameux leitmotiv des « racines chrétiennes de la France ». Y ajoutant tout de même que « la France est une République laïque ». « Chez Laurent Ruquier, explique-t-elle aussi, je ne m’attendais pas du tout à ce que le buzz se fasse sur mes propos sur la race blanche. Je pensais qu’il se ferait sur : ‘Je ne veux pas que la France devienne musulmane' ».

Un journaliste, tiquant sur ses références répétées à la démographie, lui demande si elle croit au « grand remplacement », cette théorie diffusée par l’extrême droite qui annonce le remplacement complet de la population française (ou européenne) dite « de souche » par une population non européenne avec, à terme, un changement de civilisation. « Nous n’en sommes pas encore là », tempère d’abord la députée européenne. Avant de poursuivre : « Mais nous vivons une vague migratoire de masse », dénonce-t-elle, ciblant ensuite « des gens qui n’aiment pas la France, qui veulent sa destruction ».

Métro News

Le président du CRIF veut un « état d’urgence » sur Internet

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« L’état d’urgence doit aussi s’appliquer sur Internet » : lors de son discours à l’occasion du traditionnel dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), auquel assistait le premier ministre Manuel Valls, Roger Cukierman, son président, a estimé que les mesures prises après les attentats de novembre devraient avoir leur pendant en ligne.

Le Monde

Le FN ne veut pas aller au dîner du Crif mais aurait quand même bien aimé être invité

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Vingt-quatre heures après avoir regretté de ne pas y être convié, le Front national s’est trouvé bien content de ne pas assister au dîner annuel du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France. Réponse du berger à la bergère. Le FN, vexé, ne veut, finalement plus participer au dîner du CRIF. Pas décidé à en rester là, la formation l’a fait savoir par la voix de son président, Louis Aliot, qui s’est fendu d’un communiqué dans lequel il qualifie le rendez-vous annuel du Crif de « dîner mondain, communautaire, discriminatoire et stérile ».

Et de citer, sans le nommer, Philippe Karsenty, adjoint au maire de Neuilly et figure connue au sein de la communauté juive qui déclare au Figaro :

Le Crif ne représente plus personne, et son fonctionnement n’est pas démocratique (…) Le Crif a cessé d’être le représentant des juifs auprès des politiques, pour devenir le représentant des politiques auprès des juifs. Je trouve pathétique ce défilé d’élus, qui ne veulent pas qu’on leur reproche de ne pas y être allés.

Ce 7 mars, la 31e édition de cet événement doit accueillir des responsables politiques de divers bords politiques, dont Nicolas Sarkozy et trois candidats déclarés à la primaire de la droite et du centre. En revanche, le Front national n’est jamais invité.

Un choix qui attriste Florian Philippot, le vice-président du FN, qui a dit regretter sur Europe 1 le 6 mars que Roger Cukierman ne respecte pas le « pluralisme politique ». « Je ne suis pas l’Assemblée nationale », lui a sèchement répondu le principal intéressé dès le lendemain, sur la même antenne.

Roger Cukierman en a profité pour justifier son refus d’inviter la présidente du FN, Marine Le Pen. Il l’avait pourtant qualifiée « d’irréprochable » le 23 février 2015, même si elle était à la têted’un parti « pas fréquentable ». Des propos qui avaient suscité une violente polémique. Ce 7 mars 2015, il a visiblement changé de cap :

Quand vous faites un dîner chez vous, vous avez tendance à inviter plutôt vos amis ? Eh bien moi, je n’ai pas envie d’inviter les héritières de Jean-Marie Le Pen, sa fille, sa petite-fille. Je pense que c’est un parti xénophobe, populiste, démagogue et donc je préfère ne pas l’inviter (…) parce que nous n’avons pas les mêmes valeurs.

Le Lab

Cukierman: les enfants juifs sont « battus » dans de « très nombreuses écoles »

Dans de « très nombreuses écoles », les enfants juifs sont « battus, insultés parce que juifs », a assuré lundi le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Roger Cukierman, affirmant qu’aujourd’hui, par « crainte », seul un tiers des enfants juifs vont à l’école publique. 

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Interrogé sur Europe 1 à quelques heures du 31e dîner du Crif, Roger Cukierman a dit observer « un repli sur soi » de la communauté juive dont il constate « les dégâts particulièrement au niveau de l’école de la République ».

L’école laïque, petit à petit délaissée

« De mon temps nous allions tous à l’école laïque. Aujourd’hui il n’y a plus qu’un tiers des enfants juifs qui vont à l’école laïque, les deux autres tiers vont dans des écoles privées, payantes, juives ou chrétiennes », a-t-il dit.

Ces chiffres sont plausibles mais difficilement vérifiables en l’absence de statistiques ethniques ou religieuses sur les élèves à l’Education nationale.

Le seul chiffre connu est celui des établissements scolaires confessionnels gérés par la première minorité juive d’Europe (évaluée à un demi-million de membres), qui scolarisent environ 30.000 élèves.

BFM

Fâché par Cukierman, Dalil Boubakeur, va boycotter le dîner du Crif

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Le recteur de la grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, ne se rendra pas lundi soir au dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), comme en 2015, en raison de « propos réitérés » à son encontre de la part du président du Crif, a indiqué l’entourage du responsable musulman.

Lundi matin au micro d’Europe 1, Roger Cukierman a jugé le successeur du recteur Boubakeur à la tête du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech, « beaucoup plus dynamique, ouvert » que son prédécesseur.

Déjà le 18 janvier, lors d’une réunion des Amis du Crif, le responsable de la vitrine politique du judaïsme français avait estimé qu’Anouar Kbibech parlait « beaucoup plus clair » que Dalil Boubakeur, en disant avoir « vraiment le sentiment que les choses ont changé » au CFCM.

BFM

 

Dîner du Crif : un couvert à 900 euros… et 800 euros déductibles d’impôt

Pour participer au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives (Crif), il vous en coûtera 900 euros, comme en atteste le carton d’invitation qui circule sur les réseaux sociaux. Mais 800 euros sont déductibles d’impôt. Pour Daniel Schneidermann, ce sont donc les contribuables qui ont financé l’événement à hauteur de 528 euros par personne.

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C’est un chiffre qui fait tourner la tête. Depuis mardi, une photo circule sur les réseaux sociaux. Celle du carton d’invitation du trentième dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives (Crif). Une coquette somme si vous souhaitez y assister : il y est indiqué que le couvert se chiffre à 900 euros par personne. Mais pas de panique, en bas du même carton, une annotation précise « Cerfa à 800 déduction ».

Dans un billet publié sur le site Arrêt sur imagesDaniel Schneidermann explique que ce « dîner de gala » se déroule « aux frais du contribuable » puisque « le carton d’invitation [ouvre] droit à une déduction fiscale de 800 euros ».

Joint par Arrêt sur images, Yonathan Arfi, vice-président du Crif, s’explique. « Non, l’Etat ne rembourse pas 800 euros. La mention indique seulement que sur les 900 euros dépensés pour participer au dîner, seuls 800 euros sont considérés comme un don, les 100 euros restants sont le prix du repas uniquement. Et seuls les 800 euros ouvrent droit à une déduction fiscale, et non un remboursement ».

Sur ces 800 euros donc, 66% sont déductibles d’impôt, comme tout don à une association. Ainsi, les participants-donateurs peuvent potentiellement déduire du fisc 528 euros. Les contribuables sont de cette manière mis à contribution pour financer la soirée.

Metro News

Le dîner du Crif : tous le gratin politique convié sauf ceux complaisants aux campagnes anti-israël

Le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui réunira lundi soir 800 personnes, sera présenté pour la dernière fois par Roger Cukierman. L’antisémitisme en France devrait être l’un des principaux sujets abordés.

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En trente ans, le dîner annuel du Crif est progressivement devenu un rendez-vous politique incontournable. Pour preuve, il réunira, lundi 7 mars au soir, 800 personnes dont tous le gratin politique. De François Hollande à Manuel Valls mais aussi Bernard Cazeneuve -ministre de l’Intérieur-, Najat Vallaud-Belkacem -Education-, Emmanuel Macron -Economie- sans oublier la maire de Paris Anne Hidalgo mais aussi Nicolas Sarkozy et au moins trois candidats déclarés à la primaire de la droite, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire.

Ce 31e dîner, organisé dans un hôtel parisien, sera organisé -pour la dernière fois- par Roger Cukierman, 79 ans. Son successeur à la tête de la vitrine politique de la première minorité juive d’Europe -un demi-million en France-, doit être élu en mai.

En revanche, les responsables politiques soupçonnés de prêter une oreille complaisante aux campagnes anti-israéliennes n’ont pas été conviés au dîner, à l’instar de ceux du Front de gauche, qui en réponse accusent souvent le Crif de « communautarisme ». De même, personne au Front national n’a reçu de carton d’invitation.

L’Express

Etude du Crif numéro 39 : « FN : une duperie politique »

Le FN des années 2010 a-t-il réellement changé ou s’inscrit-il dans la continuité du FN présidé par Jean-Marie Le  Pen ?

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Les 19-20 septembre 1987 : 200 000 personnes assistent à la septième fête des Bleu-Blanc-Rouge du Front National. Bruno Mégret proclame que la Seconde Guerre mondiale n’a pas à être un « thème de campagne ». Jean-Marie Le Pen, lui, considère la polémique consécutive au « détail » comme un « succès ». « Chaque attaque nous renforce.

Dès sa prise de fonction à la fin des années 1980, le délégué général du FN affiche son objectif : se normaliser, se crédibiliser et passer par l’opposition avant de prendre le pouvoir. Depuis le début des années 2000, et plus encore depuis son accession à la présidence du FN début 2011, Marine Le Pen use de la stratégie mégrétiste ; c’est l’une des raisons qui explique qu’elle ait rompu officiellement avec le lepénisme sur certains points, notamment l’antisémitisme. Car la dédiabolisation du FN ne pouvait être mise en œuvre que si certaines thématiques, comme l’antisémitisme et le négationnisme, étaient reniées et/ou abandonnées.

 

Aujourd’hui, le FN poursuit sa stratégie de dédiabolisation tout en revendiquant sa normalité dans l’espace public et politique français. Il s’affiche comme un nouveau parti. Cependant, et même si Marine Le  Pen le nie formellement, des thématiques, des marqueurs, des points programmatiques et certains de ses actes et paroles trouvent une résonance indéniable dans l’histoire paternelle. Pour preuve, depuis quelques semaines, et encore davantage avec la crise des réfugiés, elle radicalise son discours, inscrivant ses propos dans la tradition sémantique de l’extrême droite traditionnelle.

Le duel actuel entre le père et la fille ne montre-t-il pas la volonté de Marine Le Pen de mettre à mal quatre décennies d’histoire frontiste  ? Le FN mariniste est-il un simple ripolinage tactique et communicationnel ou sommes-nous en présence d’un trait définitif tiré sur le lepénisme ? En d’autres termes, le FN des années 2010 a-t-il réellement changé ou s’inscrit-il dans la continuité du FN présidé par Jean-Marie Le  Pen ? Son histoire, l’étude de son discours et de ses données électorales donnent une réponse sans appel.

Le Crif accuse David Pujadas de commettre des « attaques antisémites »

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Jeudi 11 février, Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a adressé une lettre à la direction de France Télévisions pour se plaindre d’un reportage diffusé le 10 février dans le journal télévisé de France 2 et consacré au mouvement « Boycott Désinvestissement Sanction » (BDS).
Voici le reportage en question :

Ce reportage apparaît d’une remarquable objectivité, donnant la parole aux pro- et aux anti-BDS, rappelant même que, si l’Union européenne vient de prendre la décision d’étiqueter tous les produits des colonies juives entrant en Europe, pour que le consommateur soit informé de leur provenance exacte, la justice française vient, de son côté, de donner tort aux activistes en déclarant discriminatoires les appels au boycott du BDS.

Communiqué du CRIF 

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Agora Vox