Des supporters italiens ont exécuté des saluts nazis lors du match Israël-Italie

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La Fédération d’Israël de football a porté plainte auprès de la Fédération italienne après que deux de leurs supporters ont exécuté le salut nazi pendant l’hymne national italien lors du match de qualification pour la Coupe du monde 2018, lundi à Haïfa dans le nord d’Israël.

A la fin du match, la police a procédé à des arrestations, ont rapporté les médias israéliens. Les supporters italiens ont par ailleurs été hués lors de l’hymne national israélien « Hatikva », parmi lesquels, certains ont été aperçus crachant sur des spectateurs israéliens.

Le président de la Fédération Italienne de football Carlo Tavecchio a appelé l’ambassadeur d’Israël en Italie, Francesco Maria Talo, pour condamner l’incident.

Israel 24

Italie – France : la Marseillaise a été sifflée par des supporters italiens #Bari

La Marseillaise a été copieusement sifflée à Bari ce jeudi, où l’équipe de France affronte l’Italie en match amical. Mais les joueurs italiens ont réagi, en l’applaudissant. Un geste suivi par tout le stade pour couvrir les sifflets.

L’Equipe

Des supporters stéphanois ont brandi des drapeaux Palestiniens contre une équipe israélienne « raciste »

Israel : aucun joueur arabe, musulman ou chrétien, ne peut jouer dans l’équipe du Beitar

L’affaire a fait du bruit au Royaume-Uni, mais au même moment, il est passé inaperçu que l’AS Saint-Étienne jouait en Coupe d’Europe contre le Beitar Jérusalem. Le Beitar Jérusalem: voilà un autre club où les tribunes sont violemment politiques.

En Israël, le Beitar, qui tire son nom du mouvement sioniste, représente le public de supporters les plus à droite de l’échiquier politique. Dans les tribunes, et même en dehors, le slogan « Mort aux Arabes » y est régulièrement chanté et aucun joueur arabe (y compris arabe israélien, qu’il soit musulman ou chrétien) ne peut jouer dans l’équipe.

Le principal groupe ultra, La Familia, est violent: de nombreux membres ont été condamnés en Europe et en Israël pour violences et le drapeau du Kach, le parti d’extrême droite israélien interdit, flotte régulièrement dans les tribunes.

Le Kach est considéré en Israël et par l’Union Européenne comme une organisation terroriste.


Des supporteurs de Saint-Etienne ont brandi des drapeaux palestiniens lors de match de Ligue europa face au Beitar Jérusalem. L’UEFA pourrait sévir.

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«Nous ne tolérerons aucun drapeau palestinien ou israélien dans le kop nord.» Si l’appel au calme lancé par les responsables d’une partie des supporteurs de l’ASSE a été respecté pour la venue du Beitar Jérusalem en Ligue Europa jeudi, une frange des fans stéphanois dans la tribune opposée a mis le feu aux poudres.

Après un quart d’heure de jeu, plusieurs dizaines de supporteurs appartenant au groupe des Greens ¬Angels 92, ont brandi des drapeaux palestiniens en direction de la vingtaine de fans israéliens ayant fait le voyage jusque dans le Forez. «La stupidité, c’est le Beitar. La tolérance, c’est mieux», pouvait-on lire (en anglais) ensuite sur une banderole qui, retournée, affichait ensuite le message, «tous les racistes sont des bâtards».

Les ambiances surchauffées, le Beitar Jérusalem y est rodé. À domicile dans son bouillant Teddy Stadium surnommé «l’enfer», mais aussi et surtout hors de ses bases. Lorsqu’il se déplace, le club fondé en 1936 par David Horn, ancien chef du Betar, un mouvement sioniste et nationaliste, soulève très régulièrement la colère des fans adverses. La faute à une réputation sulfureuse entretenue par le club depuis plusieurs dizaines d’années. Jamais un joueur d’origine arabe n’a pu se faire une place dans l’effectif jaune et noir. En 2013, un joueur tchétchène de confession musulmane est arrivé en prêt. L’expérience a tourné court. Les supporteurs ont quitté le stade en hurlant des chants racistes. Zaur Sadayev a fait sept apparitions avant de faire ses valises.

L’équipe «la plus raciste» et fière de l’être

La partie la plus virulente mais aussi la plus influente de ces supporteurs se regroupe sous la bannière de la Familia, qui affiche ouvertement sa haine des musulmans en entonnant à domicile des chants extrêmement violentss’autoproclamant équipe «la plus raciste dans le football». Sur l’échiquier politique local, ce groupe d’un gros millier d’individus se positionne à l’extrême droite en sortant régulièrement dans les tribunes des drapeaux à l’effigie du Kach, un parti nationaliste religieux pourtant interdit en 1994 par le gouvernement israélien.

Les incidents avec ces hooligans sont récurrents. Le dernier en date est survenu début août lorsque la police a inculpé 19 supporteurs pour violence, tentative de meurtre et délits racistes. Cette haine, la Familia l’exporte lorsqu’elle voyage en Europe.

Cet été, des centaines de drapeaux palestiniens avaient été brandis dans le stade du Celtic Glasgow lors du barrage de Ligue des champions contre les Israéliens d’Hapoël Beer-Sheva.

Une enquête de l’UEFA à venir?

Au milieu de ces polémiques, l’UEFA se retrouve très embarrassée. Alors que le drapeau palestinien, qui flotte devant le siège des Nations unis, est reconnu par l’ensemble de la communauté ¬internationale, l’instance associe sa présence dans les stades à un acte «illicite» et à un «un message de nature politique, idéologique, religieuse, injurieuse ou provocante» qui enfreint les règles. Une problématique qui n’est pas sans rappeler celle du burkini en France. En attendant, une enquête visant le Celtic Glasgow a été ouverte le 22 août. L’AS Saint-Étienne peut s’attendre à un traitement identique.

Le Figaro

Foot : Les supporters du Celtic rendent hommage à la Palestine contre un club israélien

Mercredi soir, lors de la rencontre entre les Écossais du Celtic Glasgow et les Israéliens de l’ Hapoel Beer-Sheva, (5-2 score final en Ligue des champions), les membres de la Green brigade, un groupe ultra, ont brandi des dizaines de drapeaux palestiniens dans les tribunes.

 

L’initiative, lancée par le groupe des Celtic fans for Palestine, invitait les supporters des hommes de Brendan Rogers à militer pour « les droits démocratiques et pour afficher leur opposition à l’apartheid israélien, au colonialisme et aux innombrables massacres subis par le peuple palestinien. »

Une initiative qui devrait avoir deux conséquences. Premièrement, une sanction de la part de l’UEFA qui précise, dans l’article 14 de son règlement que « La propagande idéologique, politique et religieuse sous toutes ses formes est interdite ». Deuxièmement, les Écossais s’assurent une très grosse ambiance, la semaine prochaine, pour le match retour en Israël.

20 Minutes

Le gardien de but Aly Keita agressé par un hooligan en plein match en Suède

Lors d’une rencontre de championnat suèdois lundi soir, un hooligan a fait irruption sur la pelouse pour frapper le gardien de but visiteur.

La rencontre entre Jönköping et Östersund était sur le point de se terminer quand un homme a agressé Aly Keita. Poursuivi, ce dernier a finalement été agrippé par la gorge. Heureusement, les services de sécurité sont rapidement intervenus. Le footballeur a toutefois dû être évacué sur civière.

«Le gardien d’Östersund est blessé et traité par des médecins. Il n’est pas apte à rejouer», a déclaré lors de la retransmission télévisée le délégué, Nicklas Bengtsson. «Keita est choqué. (…) Il ne va pas si bien», a indiqué pour sa part l’entraîneur d’Östersund.

Le match a été logiquement interrompu après cet incident. De lourdes sanctions sont attendues.

Seren News

Un joueur agressé en plein match par un supporter corse

Une vidéo publiée par Canal+ confirme que Lucas a bien été touché par un supporter bastiais en tirant un corner.

Dans son émission Jour de Foot, Canal+ a diffusé des images confirmant que l’ailier du PSG Lucas avait bien été touché à la tête vendredi soir lors du match face à Bastia. Si les images diffusées par le SCB laissaient planer le doute, cet autre angle de vue confirme que le joueur n’a pas simulé comme l’a affirmé le club corse :

De son côté, Bastia annonçait vouloir des sanctions contre le joueur en s’appuyant sur les images du PC sécurité du stade.

Culture

beach-volley : la photo d’une Égyptienne voilée fait le tour du monde #Rio2016

La photo vient de la photographe britannique Lucy Nicholson : dans la nuit de dimanche à lundi, sur la plage de Copacabana, elle a capturé un instant du match surprenant entre l’Egypte et l’Allemagne dans le tournoi féminin de beach-volley. A gauche, l’Egyptienne Doaa El-Ghobashi et à droite, l’Allemande Kira Walkenhorst.

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Le contraste est saisissant entre les tenues des deux joueuses. L’une arbore le traditionnel bikini aperçu dans bon nombre de matches féminins de beach-volley, l’autre est habillée d’un survêtement accompagné d’un hijab. Les réseaux sociaux se sont rapidement emballés pour cette photo qui fait le tour du monde pour son symbole d’unité dans ces Jeux olympiques souvent malmemanés par des combats diplomatiques entre certains pays…

L’Egypte envoyait dans cette compétition de beach-volley féminin les deux premières représentantes de son histoire, Doaa El-Ghobashi et Nada Moawad. Les Egyptiennes ont toutefois été vaincues dans ce premier match du tournoi olympique en deux sets (21-15, 21-12) par les Allemandes Kira Walkenhorst et Laura Ludwig.

Le Soir

Racisme, islamophobie : 19 supporters d’extrême droite israélienne inculpés pour tentative de meurtre

Dix-neuf membres d’un groupe de supporters d’extrême droite du club de football israélien Beitar Jérusalem (1re division), connus pour leurs dérapages racistes, ont été inculpés dimanche de tentative de meurtre, a indiqué la police israélienne. 

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Ces supporters arrêtés fin juillet et membres du groupe «La Familia» ont été inculpés pour «tentative de meurtre, de sabotage aggravé, de vol, de délits racistes, de possession illégale d’armes et de violation de la législation contre les violences dans le sport en Israël et à l’étranger», a précisé la police dans un communiqué. Parmi les violences attribuées à des membres de «La Familia» figurent des agressions contre des supporters d’équipes rivales.

Le procureur a demandé leur maintien en détention préventive jusqu’à la fin des procédures engagées contre eux.D’autres inculpations de membres de «La Familia» arrêtés puis libérés ces derniers jours devraient intervenir prochainement, a ajouté la police. En outre, neuf membres de l’organisation ont été inculpés pour trafic de drogue. 

Ultranationalistes juifs, les membres de La Familia qui seraient plusieurs centaines selon les médias israéliens, sont régulièrement impliqués dans des incidents et coutumiers d’insultes lancées contre les Arabes et les musulmans. Le Teddy Stadium à Jérusalem où évolue l’équipe qu’ils soutiennent est surnommé «l’enfer» en raison du climat d’hostilité et de violence envers les équipes adverses et leurs supporters. La police est régulièrement contrainte d’y déployer d’importants renforts lors des matchs.

Le 18 août, le Beitar Jérusalem y recevra le club français de l’AS Saint-Etienne en Ligue des champions lors du dernier tour des préliminaires. En 2013, le club a connu de très vives tensions à la suite du recrutement de deux footballeurs musulmans originaires de Tchétchénie, république caucasienne de Russie. Cette décision avait déclenché des réactions racistes d’une frange des supporters au point que l’équipe avait dû engager des gardes du corps pour les protéger. 

Les bureaux du club avaient été ensuite la cible d’un incendie criminel qui avait détruit tous les trophées remportés par l’équipeLe Beitar, qui puise ses fondements dans l’histoire de la droite nationaliste israélienne, n’a jamais recruté de joueur arabe, un cas unique en Israël, où les Arabes israéliens représentent plus de 17% de la population.

Le Figaro

Euro 2016 : la France portugaise ou la nouvelle défaite des identitaires

L’image est si belle qu’elle fait le tour du web. Le petit supporter du Portugal qui console le grand supporter français. Qui est cet enfant? Un petit Portugais? Un petit Franco-Portugais, binational? Et qui sait s’il n’est pas seulement Français, fils ou petit-fils de Portugais? Mais peu importe en vérité, puisqu’à lui seul il incarne ce qui aura fait sens politique tout au long de cet Euro de football: la France des communautés heureuses peut l’emporter contre la France des identitaires haineux.

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Dans les minutes qui ont suivi le dénouement de Saint-Denis, les supporters de l’équipe du Portugal se sont retrouvés, à Paris comme ailleurs, dans la rue afin de célébrer ce titre de Champion d’Europe conquis de haute lutte. Sur les Champs-Elysées, à Paris, ils étaient des milliers.

Notons bien l’essentiel: au lendemain de cette célébration de victoire d’une équipe étrangère sur le sol français, il n’est pas un politique ou un intellectuel réactionnaire pour la déplorer, la condamner et stigmatiser ceux qui auraient osé s’affranchir d’un supposé devoir de patriotisme lié au football. Nadine Morano est silencieuse. Alain Finkielkraut aussi. Et c’est bien. Cela repose.

Mieux encore, cette célébration par ses supporters de la victoire du Portugal a paru atténuer la défaite. Quitte à perdre, autant se réjouir de voir les Portugais vainqueurs

Je suis Portugais

Cela dit, nous y sommes. A constater l’acceptation tacite et consensuelle de la célébration de la victoire de leur équipe par les Portugais, à partager même un peu de cette victoire… Jusqu’à s’émouvoir de ce qu’un enfant en vienne à consoler un adulte, bien que ne portant pas le même maillot. Faut-il s’en inquiéter? Du coup, on s’interroge, quitte à faire frémir Eric Zemmour ou Alain Finkielkraut: sans nous en rendre compte, puisque personne ne dit rien, ne serions-nous pas devenus un peu Portugais?

Un peu sans doute. A l’image d’un Euro qui aura été, comme l’avait voulu Platini, celui des nations européennes de la mondialisation heureuse. Les Français ont aimé les supporters irlandais (des deux Irlande), islandais et turcs, italiens et allemands. 

L’enfant portant le maillot portugais, venant consoler le grand supporter français qui pleure la défaite de Lloris et des siens, est l’enfant de cette mondialisation du football développée à l’échelle européenne. Il aime son équipe, mais il aime aussi l’autre. L’adversaire est son ami. Le vaincu son frère. Le football est une supranationalité qui se partage.

La binationalité n’est pas un problème

D’un certain point de vue, cette image donne sens à ce qu’écrit Jacques Attali, « La joie des supporters portugais de France démontre que la binationalité n’est pas un problème mais une réalité tranquille et heureuse ». Et à le lire, de se poser, encore et encore, la question : ne sommes-nous pas déjà devenus un peu Portugais?

La réponse est oui. Griezmann lui-même n’est-il pas le petit-fils d’un footballeur professionnel portugais? De même que nous avons été et sommes sans doute un peu Polonais avec Kopa. Italien avec Platini. Arménien avec Djorkaeff père et fils. Et Algérien avec Zidane.

Zidane? Algérie? Nous touchons ici aux limites de ce que nous louangeons ici en ce lendemain de clôture de l’Euro. Certains sympathisants ou seulement indifférents à la célébration par les supporters de l’équipe du Portugal montreraient-ils la même empathie ou indifférence à l’endroit des supporters de l’équipe d’Algérie, probablement tout aussi nombreux en France que ceux de la ‘Seleçao’ de Ronaldo?

Il y a deux ans, lors de la Coupe du Monde, leurs manifestations de joie suite au beau parcours de leur équipe, « One, two, three, viva l’Algérie! » avaient donné lieu à des polémiques comme aiment les entretenir les assiégés de l’identité qui voient de l’insécurité partout, y compris dans des manifestations de joie autour du football… Il n’est pas dit, hélas, que ceux-là attendent la prochaine Coupe du Monde en Russie en espérant encore et toujours agiter les peurs et les angoisses. Car il est vrai que le football est laid quand il est pris en otage et tombe en de bien vilaines mains. De ce point de vue, le spectacle offert durant cet Euro par les supporters russes expédiés par la Russie de Poutine laisse augurer une Coupe du Monde 2018 de type Argentine 1978, nationaliste et sous pression politique. On en reparlera. Mais curieusement, cela n’émeut pas ceux qui sont des affolés de l’identité nationale appliquée au football en mal de 5e colonne à démasquer.

Cela étant, soyons des optimistes de la volonté. C’est une question de temps, comme avec les Portugais de France. Il se produira un jour avec d’autres pays ce qui se produit aujourd’hui avec le Portugal. Un jour, l’Algérie battra la France dans une Coupe du Monde de football, et nous serons la France accomplie des communautés heureuses quand l’image d’un gamin portant le maillot algérien, consolant un supporter des Bleus, fera le tour du monde.

Il n’y a pas lieu de le redouter, ni de le déplorer, sauf à se complaire dans la peur et la haine, mais il faudra bien qu’un jour, en France, la joie des supporters algériens devienne aussi une réalité tranquille et heureuse.

Challenges

Des supporters portugais agressés aux cris de « La France aux français » et « Portugais dehors »

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La soirée était promise intense. Elle le fut en émotions durant l’ultime matche et ses prolongations. Et comme l’on pouvait s’y attendre, l’euphorie des supporters de l’équipe de France fut inexistante à l’issue du coup de sifflet final. La victoire du Portugal a provoqué une profonde blessure. Une blessure de rage pour certains supporters des Bleus qui ont montré qu’ils avaient le « sang chaud ».

Alors que les premières voitures arborant le drapeau vert et rouge pénétraient en ville, les esprits se sont échauffés le long de la rue de la Xavée. Certains supporters portugais furent bloqués par des barrières (celles du chantier près du Volontaire). Un peu plus loin, la « DS 3 » de deux jeunes femmes fut immobilisée à son tour et fortement secouée. Un supporter français est monté sur le capot et le toit de la voiture. D’autres supporters de l’équipe de France ce sont couchés sur la chaussée, bloquant ainsi les supporters portugais.

Des slogans comme « La France aux français » ou « Portugais dehors » ont été scandés. Au coin de la rue , quatre jeunes filles qui arboraient le drapeau de la victoire se sont fait traiter de « pucelles de chiottes ». Pas très élégant de la part d’une partie des supporters des Bleus qui se sont ainsi montrés mauvais perdants. L’on pourrait aussi écrire « c’est pas très sport tout cela ».

Remiremont Info



Nancy : des supporters portugais injuriés et gazés par une cinquantaine d’ultras français

Les spectateurs vibrent à l’unisson, commentent le match et vident des verres qui ne sont pas remplis que de jus de fruit. A quelques mètres de là, sur la place Stan, l’atmosphère est nettement plus feutrée. Pas de télévision en terrasse. Les clients sont plus âgés et plus calmes. C’est presque une soirée ordinaire. Seuls les cris qui proviennent des rues proches permettent de se rappeler que la finale de l’Euro est en train de se jouer.

Et puis arrive la 109e minute. Eder marque et assomme l’équipe de France. Ainsi que ces supporters. A Nancy, au coup de sifflet final, la déception est énorme. Les spectateurs quittent les bars et filent vers la place Stan. Ils laissent derrière eux des rues jonchées de détritus.

Au milieu des bouteilles cassées, des canettes écrasées et des verres en plastique, les fans des Bleus avancent comme des zombies. Traumatisés par la défaite. KO debout.

Très vite, des slogans anti-portugais retentissent. Rien que des mots. Au départ tout du moins. L’arrivée d’un supporter portugais sur la place Stan ne suscite en effet aucune réaction hostile. Il est tout seul avec son maillot de la Seleçao. Et circule sans problème.

Mais quelques minutes plus tard, les choses se corsent lorsqu’une centaine de ses compatriotes débarquent avec des drapeaux. La plupart sont en famille et l’ambiance est bonne enfant. Mais ils tombent sur une cinquantaine d’ultras français, bien décidés à jouer les prolongations. Ils injurient les supporters portugais et vont jusqu’à sortir des bombes lacrymogènes pour les gazer.

Vosges Matin


Saint-Brieuc. Un homme écroué après avoir volé un drapeau à un Portugais

Les Portugais klaxonnent, rient, chantent. Soudain, un premier jeune homme éméché arrache le drapeau rouge et vert qu’un Portugais agite à sa fenêtre. Il part en courant en cachant l’objet du vol sous son pull noir.

Un autre homme mal intentionné fait la même chose. Une supportrice portugaise, assise sur la fenêtre de la voiture, agite son drapeau. Le Briochin de 28 ans lui l’arrache. La voiture s’arrête net. Le conducteur et deux femmes sortent et lui courent après. Deux policiers en civil foncent pour éviter la bagarre et calmer le jeu. En vain.

Lorsque les policiers veulent contrôler le supporter français, ils subissent des insultes. Le voleur tente de fuir. Il est finalement plaqué au sol et menotté place du Chai, devant un restaurant, dans une ambiance hostile de fin de soirée, avec beaucoup de personnes alcoolisées. Il tente de porter des coups aux forces de l’ordre. L’homme ivre est conduit au commissariat, où il est placé en cellule de dégrisement.

Il a été déféré hier, puis jugé dans la foulée, selon la procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, pour outrage et rébellion. Il a été écroué pour quatre jours et condamné à une peine de six mois qu’il effectuera sous bracelet électronique.

Ouest France


Le DJ et producteur français Merzo a provoqué l’indignation de la communauté portugaise dimanche soir sur Facebook, après la victoire de Cristiano Ronaldo et de toute son équipe.

Allez-vous faire foutre le Portugal. Utilisez vos mains pour construire des maisons, pas au football.

Allez-vous faire foutre le Portugal. Utilisez vos mains pour construire des maisons, pas au football Merzo DJ

Le post, qui a rapidement été effacé, fait une analogie aux milliers de Portugais qui ont émigré en France pour effectuer des tâches peu gratifiantes telles que la construction civile. Merzo montre ainsi un énorme manque de respect et de mépris envers le peuple portugais et en particulier envers les immigrants.

Minute News


Canada : un entraîneur du club de l’Impact de Montréal congédié après des propos racistes

L’Impact de Montréal a mis un terme au contrat de Mathieu Rufié, qui était l’entraîneur de l’équipe U14 au sein de l’Académie de l’équipe, en raison des propos racistes qu’il a tenus sur Facebook à la suite de la défaite de la France face au Portugal en finale de l’Euro, dimanche.

Rufié avait décrit les Portugais comme des «fils de carreleur», affirmant que «sans leurs danseuses, ils ressemblent à rien ces maçons».

Dans un communiqué, l’Impact s’est dissocié entièrement «de ce genre de propos qui vont à l’encontre des valeurs fondamentales du club et de l’Académie». L’organisation a aussi qualifié les déclarations de «totalement inacceptables».

La Presse

Le FN dénonce « l’indécente démonstration de joie sur les Champs » des portugais

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VOUS ÊTES PAS CHEZ VOUS – Ils étaient bien peu nombreux, au Front national, à prendre le temps d’envoyer un message après la défaite de l’équipe de France en finale de l’Euro face au Portugal, dimanche 10 juillet. Marine Le Pen avait pourtant félicité les Bleus après leur victoire en demi-finale contre l’Allemagne…

Rien de tel du côté du parti d’extrême droite cette fois, à l’exception du sénateur-maire de Fréjus David Rachline et de l’eurodéputé Louis Aliot, tôt ce lundi.

En revanche, certains membres du FN ont trouvé quelques sujets d’indignation après la finale. La célébration dans les rues de Paris des supporters portugais, par exemple. Joffrey Bollée, conseiller régional d’Île-de-France et directeur de cabinet du numéro 2 du parti, Florian Philippot, était par exemple très choqué que les vainqueurs du soir se *permettent* de fêter ce succès historique dans les rues de la capitale française, particulièrement son avenue la plus célèbre :

 Le secrétaire général du Collectif Culture du FN, Gabriel Robin, est lui aussi allé sur ce terrain, quoique moins brutalement :

Ciblant pour sa part sans ambiguïté « l’immodestie démonstrative » des supporters portugais, ainsi que « les racailles » (en se basant sur des images des incidents survenus aux abords de la fan-zone du Champs-de-Mars) :

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#FRAPOR: L’extrême droite entre haine de la France métissée et haine des franco-portugais

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Affrontements à Paris : des « supporters » munis de drapeaux français caillassent les CRS

Paris : un casseur raconte que la police les a empêché d’entrer dans la #FanZoneTourEiffel


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«Vanter le modèle d’intégration portugais est un choix politique pour stigmatiser les maghrébins»

La finale de l’Euro 2016 entre la France et le Portugal aura une résonance particulière dans un pays où vivent plus d’un million de personnes d’origine portugaise. L’éclairage de Victor Pereira, spécialiste de l’émigration portugaise.

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Le Portugal entretient des liens forts avec la France, pays où ont choisi d’émigrer de nombreux Portugais. Avant la finale entre la France et le Portugal, le coeur de cette communauté portugaise, très forte en Île-de-France, balancera forcément. Victor Pereira, maître de Conférences en histoire contemporaine à l’université de Pau et des Pays de l’Adour, estime que 1,2 million de Portugais ou de Français descendants d’immigrés portugais vivent en France. Entretien avec ce spécialiste de l’émigration portugaise. 

Peut-on s’attendre à ce que la communauté portugaise présente en France supporte le Portugal lors de la finale? 

On parle souvent de « communauté portugaise », alors qu’il y a beaucoup de différences chez les Portugais. Certains ne vont pas suivre le match, d’autres, comme moi, vont considérer qu’ils sont déjà champions, quel que soit le vainqueur. Les plus visibles vont supporter le Portugal de façon ostentatoire: en mettant des maillots ou des écharpes. Ils veulent gagner, car il y a un passif de défaites contre les Français, ou parce que le Portugal n’a jamais gagné l’Euro, à la différence de la France. Mais tout le monde ne va pas avoir le même sentiment. Cela dépend notamment des régions où vous habitez. Si vous êtes dans une ville où la concentration de Portugais est importante, comme Champigny, vous allez plus être enclin à supporter le Portugal par exemple. 

En plus des différences géographiques, y a-t-il un facteur générationnel à prendre en compte? 

Effectivement, la première génération d’immigrés est plus attachée au Portugal. Ils ont émigré dans les années 60- 70, quand le Portugal était un pays pauvre et surtout connu pour sa dictature. Chez leurs enfants ou petits-enfants, beaucoup soutiennent le Portugal par fidélité vis-à-vis de leurs parents. C’est un pays auquel ils sont attachés, où ils vont souvent en vacances. C’est par exemple le cas de Français qui jouent pour la sélection portugaise comme Raphaël Guerreiro ou Anthony Lopes. Parfois les jeunes ont même une image idéalisée du Portugal. Ils y vont en vacances l’été, chez leurs famille. 

Les cas de Guerreiro ou Lopes sont-ils représentatifs de cet attachement des descendants d’immigrés? 

Il faut souligner que Guerreiro a la double nationalité, mais effectivement son cas n’est pas singulier. On peut également parler  de Adrien Silva, un Français. Le Portugal est un fort pays d’émigration et depuis quelques années, la sélection nationale est plus attentive aux performances des fils d’émigrés. D’autres fédérations, comme l’Algérie ou le Sénégal, font d’ailleurs la même chose. La mère de Griezmann avait ainsi été approchée par fédération portugaise quand il était adolescent, en raison de ses origines. Il y a une vraie volonté d’attirer les jeunes talents issus de l’émigration. Ce n’était pas forcément le cas à l’époque de Robert Pires par exemple. 

Quels sont les autres facteurs qui peuvent expliquer cet attachement au Portugal? 

Il y a également des critères économiques à prendre en compte, ainsi que la pression familiale. Mais Guerreiro et Lopes allaient souvent au Portugal dans leur jeunesse. L’idole de Lopes était Vitor Baia, le gardien de la sélection dans les années 90. Il faut également comprendre que quand vous êtes enfant, à l’école on vous renvoie parfois à vos origines portugaises, de façon plus au moins agréable, avec des blagues sur le BTP ou les travaux domestiques. Pires expliquait que même en 1998, en équipe de France, on l’appelait « le Portugais ». Pour les jeunes Portugais, être de la même équipe que Ronaldo, ou Figo avant lui, c’est une source de fierté. Si le Portugal était moins fort au foot, leur attachement à la sélection portugaise serait moins développé. 

Vous faites référence aux blagues sur le BTP, y a-t-il une forme de mépris envers les Portugais en France qui expliquerait cet attachement ? 

Il n’existe pas de racisme contre le Portugais comme il peut y en avoir contre des populations de couleur. Mais il y a bien une forme de mépris social, quand on parle des maçons ou des femmes de ménage. Le même phénomène est arrivé aux Italiens et aux Espagnols. C’est ce que décrivait l’écrivain François Cavanna dans son livre Les Ritals, ou Luis Fernandez dans ses autobiographies. Mais les Portugais sont bien intégrés dans la société français, et ils sont souvent cités comme des exemples. Cependant, il est vrai qu’il existe une vie communautaire portugaise importante, même si tout le monde n’y participe pas. En France, on compte 200 clubs de foot amateurs avec le mot « portugais » dans leur nom. Il y a un entre-soi relativement fort, c’est certain. 

Pourquoi vante-t-on alors autant le modèle d’intégration portugais? 

C’est un choix fait à des fins politiques, pour stigmatiser d’autres populations immigrées. On dit que les Portugais sont discrets, mais c’est parce qu’on décide qu’on ne ne veut pas les voir. En vrai ils sont plutôt visibles, notamment avec leurs drapeaux et leurs maillots. Mais ils bénéficient du paratonnerre maghrébin.

En France les problèmes de société sont focalisés sur les populations maghrébines. Les Portugais peuvent continuer à maintenir un lien avec leur pays, sans être victime de rejets. Parfois la Marseillaise est sifflée lors de matchs France-Portugal, mais personne ne le mentionne, ou si c’est le cas on parle de cas isolés. On n’assiste pas aux mêmes réactions quand la France joue contre des pays du Maghreb.  

L’Express