Yazid livrait du pain, il est tué par deux policiers ivres

«Nous sommes anéantis… Ses enfants viennent à peine de rentrer de l’école. Ils ne sont au courant de rien. On ne sait pas comment leur dire qu’ils ne reverront plus jamais leur père…»

Ces mots sont ceux de la fille de la belle-soeur de Yazid, 40 ans, tué hier, vers 4 h 15 du matin, dans un accident de la circulation provoqué par deux policiers sur le boulevard de Sébastopol dans le IIIe  arrondissement de Paris.

Livreur-percute-par-deux-policiers-sa-femme-a-envie-qu-ils-payentLes deux fonctionnaires, affectés au service départemental de police judiciaire (SDPJ) de Seine-Saint-Denis n’étaient pas en service. Selon des sources policières, le conducteur, Christophe B., brigadier-chef, âgé d’une quarantaine d’années, présentait un taux de 2,13 g d’alcool par litre de sang quelques instants après l’accident. Lui et son collègue, Steve R., lieutenant au sein du groupe de répression du banditisme (GRB) de la PJ du 93, ont été légèrement blessés et conduits à l’hôpital Cochin (XIVe).

Sous la violence du choc, Yazid, un habitant des Yvelines, père de deux filles, âgées de 11 et 9 ans, et d’un petit garçon de 7 ans, a été éjecté de son véhicule avant de retomber quelques mètres plus loin. Très grièvement touché à la tête, il a rapidement succombé à ses blessures.

«C’était un homme très serviable, toujours prêt à rendre service, très gentil aussi, souffle la soeur de son épouse. Il était employé comme livreur de pains chauds et de viennoiseries depuis plus de dix ans dans la même société.

Il effectuait ses livraisons au petit matin dans les hôtels à Paris et en banlieue. Il avait récemment été nommé gérant. C’est d’autant plus difficile à accepter que ce sont des policiers qui ont causé sa mort. Je n’ose même pas vous dire dans quel état nous sommes…»

Les deux policiers qui, selon les premières investigations, étaient au volant d’un véhicule banalisé appartenant à leur service, roulaient à vive allure, sans respecter l’arrêt aux feux tricolores. Ils revenaient d’une soirée organisée par leurs collègues de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) dans une discothèque du VIIIe arrondissement.

Le Parisien

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