Le mouvement intégriste Civitas va présenter un néonazi pour les législatives, avec le soutien de Jean Marie Le Pen

Vous souvenez-vous de Civitas ? Ce groupuscule catholique très tradi, biberonné à la messe en latin, s’était fait connaître au moment de la mobilisation contre le mariage pour tous. Ses slogans homophobes comme « Aujourd’hui le mariage homo. Demain la polygamie » ou « Les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés » avaient outré.

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Le mouvement intégriste, devenu parti politique en 2016, s’apprête à entamer sa première campagne pour les législatives et se cherche encore des candidats. Ou plus précisément des candidat-e-s puisque Civitas ne compte apparemment pas dans ses rangs une foultitude de femmes qui songent à l’Assemblée. C’est le moins que l’on puisse dire, puisqu’un certain Alexandre Gabriac a été investi dans l’Isère.

Le CV de ce jeune homme est bien fourni : il a été exclu du Front national en 2011 pour avoir fait un salut nazi. Il a ensuite poursuivi sa carrière d’agitateur nationaliste au mouvement d’Yvan Benedetti, l’Œuvre française, (dissoute en 2013 par le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls) puis s’est fait condamner à deux mois de prison ferme pour avoir « appelé à une manifestation interdite« .

Ce rassemblement sauvage sur le parvis de Notre-Dame avait été baptisé « révolte des souchiens » et entendait protester contre « le racisme anti-blanc« . Puis Alexandre Gabriac a échoué chez Civitas où son CV n’a pas posé de problème puisqu’ici, « la bien pensance » n’a pas droit de cité.

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Civitas ne présente pas de candidats sur l’ensemble du territoire et s’est donc associé, pour l’occasion, aux Comités Jeanne de Jean-Marie Le Pen et au Parti de la France de Carl Lang.

Marianne

Ce que l’on sait du soldat allemand d’extrême droite qui avait projeté un attentat pour faire accuser les réfugiés

Un militaire âgé de 28 ans s’est fait passé pour un réfugié syrien. Il est soupçonné d’avoir préparé un attentat dans le but de mettre en cause les migrants.

Une « histoire absolument hors du commun ». C’est ainsi que la porte-parole du parquet de Francfort a qualifié, jeudi 27 avril, une affaire impliquant un soldat allemand arrêté la veille lors d’un stage de formation à Hammelburg (Bavière) et soupçonné de vouloir préparer un attentat.

Agé de 28 ans, ce lieutenant du 291e Jägerbataillon, une unité d’infanterie de la Bundeswehr faisant partie de la brigade franco-allemande et basée à Illkirch, près de Strasbourg, avait été repéré, le 3 février, alors qu’il venait de récupérer un revolver dissimulé dans les toilettes de l’aéroport de Vienne, en Autriche. A l’époque, il s’en était sorti avec une simple condamnation pour « infraction à la législation sur les armes », les autorités autrichiennes n’ayant pas jugé nécessaire de le placer en détention.

En s’intéressant à lui, les enquêteurs allemands ont toutefois découvert une tout autre réalité. Le jeune Allemand n’avait pas une mais deux identités, la seconde – totalement inventée – étant celle d’un réfugié syrien qui prétendait avoir dû fuir Damas où, racontait-il, il vendait des fruits et des légumes.

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Lyon : un journaliste menacé par l’extrême droite jusqu’à son domicile

Le 29 mars dernier, nous avons publié Le Vieux Lyon ne veut pas devenir « Facho land » (saison 2) à propos de l’extrême droite radicale qui gagne du terrain dans ce quartier historique de Lyon.

En moins d’une semaine, le journaliste qui a signé l’article et deux acteurs du quartier ont fait l’objet d’intimidations et de menaces.

Mardi 4 avril, six jours après la publication de l’article, son auteur, Laurent Burlet a trouvé sur le mur d’entrée de son immeuble ce message :

« On sait ou te trouver Laurent »

L’auteur l’a écrit avec une faute (« ou » au lieu de « où »). L’inscription était accompagnée, en guise de signature, d’une croix celtique, le symbole de l’extrême droite nationaliste.

Cette inscription menaçante a clôturé une semaine d’intimidations diverses menées à l’encontre d’acteurs du quartier du Vieux Lyon, qui avaient tous été interviewés dans l’article.

Rue 89

Dortmund : la police soupçonne un attentat d’extrême droite

Alors que les deux messages précédents étaient revendiqués d’abord  par un mouvement islamiste puis par un groupe d’extrême gauche. Deux pistes devenues improbables depuis. Cette troisième revendication donc, parvenue de façon anonyme à la rédaction du quotidien allemand serait un « dernier avertissement », selon l’auteur ( ou les auteurs) de ce courriel qui indique s’identifier à Adolf Hitler et dénonce une société multiculturelle. Une grande manifestation est planifiée le 22 avril à Cologne contre le parti d’extrême-droite AFD qui se réunit ce jour-là dans la cité rhénane.

LCI


Si les enquêteurs continuent de n’écarter aucune piste, les médias allemands, citant des sources proches de l’enquête, avancent pourtant bien celle de l’extrême droite voire de hooligans radicalisés, comme la plus vraisemblable. Autre information relayée samedi par le quotidien Welt am Sonntag, les explosifs utilisés proviendraient de dépôts de l’armée allemande.

RFI


(…) Les enquêteurs n’ont pas encore réussi à démêler le mystère de l’attentat qui a visé le bus des joueurs du Borussia Dortmund. La revendication islamiste retrouvée sur place a soulevé plus de questions qu’elle n’a offertes de pistes: trop d’indices sont inhabituels. Ce serait la première fois en Europe que des terroristes agissent ainsi.

Le texte retrouvé ne correspond pas non plus, dans ses formulations, à la rhétorique islamiste: certes, il y est question «d’Allah», mais il manque les références au Coran ou au leader de Daech qu’on trouve généralement.

Le texte comprend aussi des fautes d’orthographe «suspectes», alors qu‘il est écrit dans un allemand maîtrisé. Enfin, la revendication de fermer la base de l’Otan à Ramstein semble elle aussi éloignée des préoccupations des terroristes de l’État islamique.

(…)

La police a exprimé de sérieux doutes sur cette revendication. Mais elle a poursuivi ses investigations: selon le quotidien Bild, deux suspects, l’un d’extrême gauche, l’autre d’extrême droite, seraient dans le viseur des enquêteurs. Selon le journal, qui cite des sources policières, l’extrême droite pourrait se cacher derrière les faits. Dans cette «hypothèse», elle aurait pu chercher à incriminer Daech pour nourrir un sentiment anti-immigration en Allemagne.

Le Figaro

5 militants d’extrême droite devant la justice pour avoir menacé de mort le porte-parole de la LDH en Corse

La plainte remonte à juillet 2015 et à la polémique autour d’un couplet en langue arabe chanté à l’école de Prunelli-di Fiumorbu.

Cinq personnes, majoritairement issues de la mouvance d »extrême droite, sont jugées mardi à Bastia, soupçonnées d’avoir proférées des injures publiques et des menaces de mort à l’encontre d’André Paccou et de sa famille.

France 3

Le site du militant d’extrême droite en cavale Boris Le Lay déréférencé par Google

Le site d’extrême droite Breiz Atao, dont l’administrateur a été condamné à de multiples reprises par la justice pour incitation à la haine, a été déréférencé de Google, révèle le quotidien Le Télégramme. Le site est toujours accessible, mais n’apparaît plus dans les résultats de recherche de Google.

Ce déréférencement fait suite à une énième condamnation de son administrateur, Boris Le Lay, militant ultranationaliste breton, qui affirme vivre au Japon. Le 15 décembre 2016, le tribunal de Rennes avait, en référé, donné raison à un homme qui estimait être diffamé par le site, qui l’accusait d’être un « financier occulte » d’une « mosquée salafiste » dans le cadre d’une « campagne d’insultes racistes et de provocation à la haine raciale »

Le Monde

De telles décisions sont généralement prises à l’encontre de sites pédopornographiques ou terroristes. Mais depuis quelques mois, la délégation interministérielle de lutte contre le racisme a décidé de cibler davantage les discours de haine véhiculés sur le Net.

Ce déréférencement, qui a été validé le 28 mars dernier, pourrait être étendu à d’autres moteurs de recherche.

Boris Le Lay, rappelons-le, a été condamné à plusieurs reprises à Quimper, Paris et Brest pour incitation à la haine raciale et apologie de crime contre l’humanité. La condamnation la plus lourde prise à son encontre est de 2 ans de prison ferme.

Le Télégramme