Allemagne : un rapport sur la radicalisation d’extrême droite de 275 soldats suscite l’inquiétude

Scandale au sein de l’armée allemande. Une enquête visant 275 soldats accusés d’appartenir à la mouvance d’extrême droite a été ouverte et confiée au service de contre-intelligence militaire allemand (MAD).

Le ministère de la Défense allemand a envoyé un rapport de 15 pages au Parlement décrivant de nombreux incidents qui se seraient déroulés au sein de l’armée allemande ces derniers mois, en 2016 et en 2017. Des cas de soldats exécutant le salut nazi, interdit en Allemagne, ou proférant des insultes racistes envers d’autres militaires d’origine étrangère, ont notamment été rapportés.

« Heil Hitler » et d’autres slogans nazis

Selon le courrier du ministère de la Défense, certains des incidents les plus sérieux ont été mal gérés, comme celui d’un soldat qui aurait lancé « Heil Hitler » ainsi que d’autres slogans nazis.

Un autre soldat aurait exprimé des remarques racistes évoquant l’exécution des étrangers sur une page Facebook liée au parti d’extrême droite NPD (parti national-démocrate). Ce cas aurait été transmis au procureur militaire et au parquet, mais aucune véritable sanction n’aurait été prise.

20 Minutes

Syrie : Une dizaine d’hôpitaux bombardés par l’armée russe et l’armée d’Assad a Alep

Les bombardements d’hôpitaux par le régime syrien et son allié russe se sont encore intensifiés ces derniers jours en Syrie, où près d’un hôpital a été visé chaque jour la semaine dernière en zone rebelle, a annoncé lundi une ONG syrienne.

« Les bombardements d’hôpitaux et d’établissements médicaux s’intensifient », s’est alarmée dans un communiqué publié à Paris l’Union des organisations de secours et de soins médicaux (UOSSM), une ONG rassemblant des médecins de la diaspora syrienne et opérant dans les zones rebelles.

« Ce week-end encore, 3 hôpitaux et plusieurs établissements médicaux ont été touchés par les attaques aériennes. En une semaine, il y a eu près d’un hôpital bombardé tous les jours », a dénoncé l’UOSSM.

Le 31 juillet, un hôpital de fortune à Jassem dans la province méridionale de Deraa a été visé, ainsi que la clinique Hoor à l’ouest d’Alep, et un centre médico-légal à Alep même. La veille samedi, c’est l’hôpital d’Anadan (nord-ouest d’Alep) qui a été touché par une attaque aérienne.

Vendredi, c’est une maternité de l’ONG Save the Children qui avait été bombardée à Kafr Takharim, dans la province d’Idleb (nord-ouest). 

Ce « week-end sanglant et meurtrier pour les hôpitaux en Syrie vient s’ajouter aux 4 hôpitaux bombardés la nuit du 23 au 24 juillet (les hôpitaux Al-Bayan, Al-Hakim, Al-Zahra, Al-Dakak ainsi qu’un centre de banque de sang) », toujours selon l’UOSSM.

« Le bilan est catastrophique, avec des dizaines de civils tués et de nombreux blessés qui affluent dans les hôpitaux de proximité, notamment à l’hôpital Bab Al-Hawa », principale structure sanitaire du nord-ouest du pays, gérée par l’UOSSM à la frontière avec la Turquie.

Ouest France

Les dernières attaques relèvent semble-t-il d’une pratique dont a rendu compte Amnesty International, qui consiste de la part des forces armées syriennes et russes à frapper délibérément des hôpitaux et infrastructures médicales syriennes, dans le cadre de leur stratégie militaire.

Attaquer délibérément des installations médicales peut constituer un crime de guerre. Ces attaques, qui ne font pas la distinction entre les bâtiments civils, tels que les hôpitaux, et les cibles militaires, sont interdites et constituent de possibles crimes de guerre.

« La Syrie et la Russie doivent mettre un terme aux attaques contre les hôpitaux et les structures médicales. Il faut enquêter sur ces agissements et déférer à la justice les responsables présumés de graves violations des lois de la guerre », a déclaré Philip Luther.

L’ONG Physicians for Human Rights (Médecins pour les droits humains) recueille des informations sur les attaques visant les professionnels de santé et les infrastructures médicales dans le cadre du conflit en Syrie.

Avant la frappe du 29 juillet, elle avait déjà recensé 373 attaques contre des infrastructures médicales, ayant fait 750 morts parmi le personnel. La grande majorité de ces attaques est imputable aux forces du gouvernement syrien et à leurs alliés.

Amnesty International

 

Turquie : L’un des 2 leaders du coup d’État raté est un ancien attaché-militaire en Israël

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Plus de 2.800 militaires qui faisaient partie de la tentative de coup d’Etat en Turquie vendredi soir ont été arrêtés, y compris les officiers supérieurs. Les médias turcs ont indiqué que deux d’entre eux ayant orchestré l’attentat contre le régime du président Recep Tayyip Erdoğan sont :

  • Le Lt. Gen. Metin İyidil, commandant de combat , responsable de la formation dans les forces terrestres
  • Le général Akın Öztürk, l’ancien commandant de la Turquie d’Air force (TuAF) et attaché militaire de la Turquie en Israël entre 1996-1998.

Akın Öztürk a 64 ans et a démissionné du TuAF en Août de l’année dernière, mais il a continué en tant que membre du Conseil militaire suprême, qui est responsable des nominations militaires, entre autres. Alors qu’il peut être considéré comme un ennemi de l’Etat après la tentative du coup d’Etat, il était auparavant l’un des héros les plus décorés avec l’OTAN et a reçu des médailles des Forces de l’armée turque.

En 1973, Öztürk a terminé ses études à l’Académie de la Force aérienne turque, et il a servi comme pilote de combat. Il a gravi les échelons militaires et il fut le commandant de l’escadron 141e, et attaché militaire de la Turquie en Israël, puis commandant opérationnel sur une base centrale TuAF, et finalement à la tête de toute la TuAF en 2013.

Les autorités turques ont annoncé que Öztürk et İyidil seront jugés pour trahison.

La liste des militaires impliqués dans le coup d’État selon les autorités Turques

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Alya Express

Turquie: Déçu de l’échec du coup d’État, le député Nicolas DHUICQ cible les « femmes voilées »

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: la France était-elle au courant de la tentative du coup d’Etat militaire ?

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Le Point

 

 

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Il y aurait entre 7 et 8.000 franco-israéliens dans les rangs de l’armée israélienne

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Ils seraient entre 7 et 8.000 détenteurs de passeports français à faire leur service militaire obligatoire en Israël.

« Statistiquement, on se doutait qu’une histoire que celle-ci aller se produire« , confie un diplomate français en poste à Jérusalem. La question sur la perte de nationalité française pour les soldats binationaux avait été relancée pendant la dernière guerre de Gaza à l’été 2014 quand un soldat franco-israélien avait été tué au combat.

France Info

Thiaroye 1944, un massacre de tirailleurs africains qui réclamaient leurs soldes

Cela se passe il y a plus de 70 ans, à Thiaroye, au Sénégal. L’armée française ouvre le feu sur des tirailleurs africains, qui ont combattu les nazis sous l’uniforme français.

Entre 1939 et 1944, près de 140000 Africains ont servi dans l’armée française. Parmi eux, les tirailleurs sénégalais, originaires des diverses colonies de l’Afrique Occidentale Française (AOF). Démobilisés après la guerre, une partie d’entre eux, anciens prisonniers de guerre, est regroupée dans un camp militaire à Thiaroye, près de Dakar.

Là, ils réclament le paiement de leur solde, de l’argent  qui ne leur a pas été versé alors qu’ils étaient prisonniers des nazis. Tant qu’ils n’ont pas touché ce qu’ils estiment être leur dû, ils refusent de quitter le camp militaire de Thiaroye, où ils sont cantonnés.

Le 1er décembre 1944, le commandement militaire ordonne le rassemblement et leur fait tirer dessus avec une automitrailleuse. Bilan annoncé : 35 morts et 35 blessés. Officiellement, il s’agit d’une riposte nécessaire à une rébellion armée.

France Info