«Heil Trump», salut nazis: une réunion d’extrême droite appelle au «nettoyage ethnique» des USA

Des journalistes américains ont filmé une réunion d’un parti d’extrême droite pro-Trump. Son leader appelle au « nettoyage ethnique » des États-Unis.

Ces images n’auraient pas dû être enregistrées. Daniel Lombroso et Yoni Appelbaum, du magazine américain The Atlantic, comme d’autres journalistes invités, auraient dû quitter la salle après le dîner. Mais ils s’y sont attardés avec leurs caméras et ce qu’ils ont vu et entendu choque. « Heil Trump ! Heil notre peuple ! Heil la victoire ! » scande le public à coups de saluts nazis, lors d’une conférence du National Policy Institute, une organisation américaine qui se qualifie d’« indépendante, dédiée au patrimoine, à l’identité, et au futur des descendants européens aux États-Unis et à travers le monde ».

Dix jours après la victoire de Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche, cette réunion annuelle a rassemblé, samedi 19 novembre, près de 200 personnes au Ronald Reagan Building de Washington D.C. Le leader de ce parti politique s’appelle Richard B. Spencer, situé à l’extrême droite selon The Atlantic. Le magazine rappelle sur son site que Spencer appelait récemment à « une nouvelle société, un État mono-ethnique qui rassemblerait tous les Européens », ainsi qu’à un « nettoyage ethnique pacifique ».

« Lügenpresse »

Dans l’extrait du documentaire, qui sera lui diffusé fin décembre aux États-Unis, le leader nationaliste prend la parole : « Personne ne nous honorera pour avoir perdu, lance-t-il sous les applaudissements. Personne ne pleure aujourd’hui le grand crime commis contre nous. Pour nous, c’est vaincre ou mourir ! » Richard B. Spencer utilise dans son discours une terminologie nazie en qualifiant la presse de « Lügenpresse », autrement dit « la presse du mensonge ». « La presse a clairement décidé de mater et faire la guerre contre la légitimité de Trump et l’existence éternelle d’une Amérique blanche. (…) Mais en réalité, ils nous ouvrent grand la porte. L’Amérique était, jusqu’à la génération précédente, un pays blanc, construit pour nous et pour notre prospérité. C’est notre création, notre héritage, et il nous appartient. »

L’association non lucrative Southern Poverty Law, qui répertorie les groupes haineux, considère Richard B. Spencer, dont le compte Twitter a été désactivé le 16 novembre, comme le « leader nationaliste blanc le plus brillant du pays – une version costume-cravate des vieux suprémacistes blancs, une sorte de raciste professionnel en khaki ».

Deux jours après la publication de cette vidéo, l’équipe de Donald Trump faisait la déclaration suivante : « Le président élu a toujours dénoncé le racisme sous toutes ses formes, et il a été élu parce qu’il sera un leader pour tous les Américains. » Depuis son élection, les actes de haine et de racisme assumés se multiplient dans tout le pays.

Le Point

Invoquant la liberté d’expression, les USA s’opposent à une résolution condamnant l’apologie du nazisme

Les Etats-Unis ont voté jeudi contre une résolution de l’ONU condamnant l’apologie du nazisme, évoquant le droit à la liberté d’expression et la crainte d’une manœuvre abusive de Moscou pour attaquer ses pays voisins.
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La résolution, intitulée « Lutter contre l’apologie du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter des formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d’autres intolérances associées », a toutefois été approuvée vendredi par 131 voix pour, 3 voix contre et 48 abstentions par la Commission des droits de l’homme des Nations Unies. Les 3 votes contre provenaient des Etats-Unis, de l’Ukraine et des îles Palaos.

« Nous condamnons sans réserve toutes formes d’intolérance ou haine, religieuse ou ethnique, chez nous ou dans le monde entier », a déclaré la représentante adjointe du Conseil social et économique des Etats-Unis, Stefanie Amadeo, pour justifier le choix du vote américain.

« Cependant, du fait de la portée excessivement restrictive de cette résolution, de son caractère politisé, et, parce qu’elle dépasse le seuil acceptable de la liberté fondamentale d’expression, les Etats-Unis ne peuvent la soutenir », a-t-elle ajouté.

I24

Hongrie : un ex néo-nazi décide de faire son Alya après avoir découvert qu’il était Juif

AMERICAN HISTORY X

Warner Bros

Il fut un leader d’un parti d’extrême droite hongrois et, aujourd’hui, il envisage de déménager en Israël après avoir découvert son héritage juif. Csanad Szegedi, 34 ans, ancien chef du parti Jobbik qui a été précédemment accusé du néo-nazisme, se prépare à faire son Alya quatre ans après avoir quitté le parti nationaliste quand il a découvert ses racines juives quand il a appris que sa grand mère était une survivante de la Shoah.

Szegedi qui était connu pour ses positions extrémistes et ses déclarations antisémites, a aidé à fonder la Garde hongroise, qui portait des uniformes noirs qui rappellent le parti pro-nazi avec des Croix fléchées notoires qui ont régné brièvement en Hongrie pendant la Seconde Guerre mondiale où des centaines de milliers des Juifs ont été envoyés dans les chambres à gaz.

En 2012, il a décrit comment il fut ” choqué ” d’apprendre l’origine de sa grand-mère et son héritage juif, ajoutant : ” Tout d’abord parce que j’ai réalisé que la Shoah est vraiment arrivée “.

Rapidement, Szegedi a rejeté son passé d’extrême droite et a embrassé le judaïsme, y compris en prenant un nom hébreu Dovid, il a régulièrement assisté aux prières à la synagogue, mangé de la nourriture casher et a fait sa circoncision. Aujourd’hui, il est en train de planifier le déplacement de toute sa famille en Israel.

Alya Express