Ajaccio : Un militant FN gifle une femme qui protestait contre Marine Le Pen

Tout ne se passe pas comme prévu pour Marine Le Pen sur l’île de Beauté. Alors que la candidate du Front national venait à Ajaccio pour tenter de concilier nationalisme corse et nationalisme tout court, des militants indépendantistes sont venus perturber l’événement.

Plusieurs journalistes sur place ont rapporté qu’une quinzaine de nationalistes corses ont pénétré dans la salle du Palais des congrès d’Ajaccio avec l’intention de gâcher la fête. Des bagarres ont éclaté, et les intéressés se sont fait évacuer manu militari par le service d’ordre du FN, sous les insultes de l’assistance.

Huffington Post

Angers : procès d’une « chasse aux noirs et aux arabes » par une quinzaine de militants d’extrême

Le tribunal correctionnel d’Angers a préféré, très tard mercredi soir, mettre sa décision en délibéré. Deux prévenus comparaissaient pour une série de violences sur fond de déferlement raciste, fin octobre à Angers.

François-Aubert Gannat, 20 ans, et Marc-Henri Picard, 39 ans, seront fixés sur leur sort le 3 mai prochain. Mercredi 5 avril, ils comparaissaient devant le tribunal correctionnel d’Angers pour des violences en réunion et incitation à la haine raciale, lors de la nuit du 21 au 22 octobre 2016.

Chants nazis, insultes racistes

Ils faisaient partie d’un groupe d’une quinzaine de personnes qui a déferlé sur le centre-ville d’Angers. Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, ils ciblaient les personnes de couleur. Certains ont été entendus entonnant des chants nazis et racistes, lançant des insultes racistes ou antisémites. Des témoins ont entendu des « sales noirs, sales arabes », émanant de cette bande.

Ouest France

Marc-Henri Picard, ancien dircom de la mairie de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), se dit aujourd’hui écrivain(…)

En garde à vue, il traite les policiers de «connards, bons à rien, pauvres petites merdes», use d’une injure homophobe et tente d’étrangler un gardien. Explication : «J’étais hors de moi.»La procureure requiert dix mois de prison avec sursis et 175 heures de travaux d’intérêt général contre Gannat, dix mois avec sursis contre Picard. Délibéré le 3 mai.

Libération

Tentatives de meurtre, ratonnades, vols… 18 membres d’un gang d’extrême droite devant la justice

18 prévenus âgés de 22 à 53 ans, membres ou sympathisants du groupuscule néonazi WWK (« White Wolves Klan », « le clan des Loups Blancs » en français), parmi lesquels le sulfureux Serge Ayoub, comparaissent à partir de ce lundi devant le tribunal correctionnel d’Amiens (Somme). Ils devront s’expliquer de nombreux faits de violences avec arme, de dégradations de biens et de vols aggravés, soit 35 infractions commises entre 2012 et 2014.

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Selon l’enquête, « ces faits visaient des groupuscules rivaux, des personnes d’origine étrangère et des personnes qui ne respectaient pas les règles du clan ». Un seul des prévenus comparaîtra libre, 16 autres ayant été placés sous contrôle judiciaire, tandis que le chef du clan, Jérémy Mourain, est en détention provisoire depuis mars 2015.

Plusieurs prévenus sont d’anciens partisans du mouvement d’extrême droite « Troisième voie », dissous en 2013 après la mort du militant d’extrême gauche Clément Méric à Paris. Fondé en 2010, ce groupuscule avait à sa tête le sulfureux Serge Ayoub, ancien chef des skinheads d’extrême droite parisiens et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), dont était membre Jérémy Mourain.

Ouest France

Les membres d’une association pro palestinienne menacés de mort par des groupuscules d’extrême droite

Le 4 mars 2017, un groupe dénommé la Brigade juive a lancé un ultimatum aux membres dirigeants de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) : si l’AFPS ne cessait pas d’appeler au boycott des produits israéliens, les coordonnées personnelles des membres de son conseil national seraient rendues publiques.

Depuis le 8 mars 2017, des militants français des droits du peuple palestinien font l’objet d’une campagne scandaleuse de menaces, d’intimidations et de harcèlement.

Cette menace a été mise à exécution le 8 mars dernier, et relayée par les sites de la Ligue de Défense Juive, de JSSNews (basé en Israël) et de coolamnews . Depuis, plusieurs membres dirigeants de l’AFPS ont reçu des menaces de mort : les auteurs menaçaient de s’en prendre à leur famille ou à leurs enfants, de brûler leur domicile…

Certains ont répandu des rumeurs malveillantes, allant jusqu’à déclencher l’intervention des pompiers avec l’annonce erronée du suicide du président et du Secrétaire général. Cette vague de harcèlement fait suite à des menaces déjà prononcées contre des dirigeants de l’AFPS ces derniers mois.

Amnesty International

Le gouvernement doit dissoudre les groupuscules d’extrême droite LDJ et BJ

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BJ et LDJ sont les relais, en France, de l’extrême droite colonialiste israélienne et de la politique de l’actuel gouvernement israélien qui a déclaré une sorte de guerre, en y mettant des moyens considérables, à toute association ou individu qui participe à la campagne BDS International.

Parti Communiste Français

La LDH tient à manifester toute sa solidarité envers les militants de l’AFPS qui, à la suite de la publication de ces informations, ont reçu de graves menaces, y compris pour leur vie. Elle se montrera solidaire des actions en justice que ces militants entreprendront.

Enfin, elle demande instamment aux pouvoirs publics de prendre toutes leurs responsabilités pour faire enfin cesser des agissements qui n’ont que trop duré.

Ligue des Droits de l’Homme

Un militant antifasciste poignardé de 5 coups de couteau aux cris de « sale rouge » à Marseille

Les faits ont eu lieu dans la nuit du lundi 20 au mardi 21. Notre camarade était attendu dans son bâtiment pour deux individus. Ceux-ci se sont ensuite introduit chez lui et l’ont attaqué avec un couteau et ce qui semble être une matraque. Le camarade s’est vu asséner cinq coups de couteau, dont deux tranchants et trois plantés. Il a également reçu une dizaine de coups de matraque.

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Pendant l’agression, il a été traité de « sale rouge », ce qui laisse peu de doutes quant à la motivation politique de l’acte. D’ailleurs, plusieurs sites, blogs et forum d’extrême-droite publient des articles et/ou des vidéos en ciblant particulièrement H. Sa photo accompagnée de son adresse ainsi que son lieu de travail y sont mis à disposition agrémentés d’encouragements à passer à l’action. Lundi soir la ligne a été franchie.

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Action Antifasciste Marseille

Milles Bâbords

Veauche: Qualifié de babouin, un élève de CM2 roué de coups par des camarades

Il est devenu le bouc émissaire de ses camarades. Depuis trois ans, un élève d’origine guadeloupéenne scolarisé à Veauche, dans la Loire, encaisse les insultes, les intimidations et même les cris de singe à son passage.

Le 14 mars, la violence est montée d’un cran : le petit garçon de 10 ans a été jeté au sol de la cour de récréation et roué de coups par plusieurs élèves de son école primaire Marcel-Pagnol. Violemment frappé, cet élève de CM2 s’est vu prescrire quatorze jours d’incapacité temporaire de travail.

Sa tête, ses cotes, ses bras et ses jambes sont « tuméfiés », a indiqué le médecin de famille au Progrès, et s’inquiète du choc psychologique de cet enfant. Il s’était déjà plaint de violences physiques, subies à cause de sa couleur de peau, dans son précédent établissement.

« La semaine dernière, on lui a offert une banane, en lui disant : ‘ça vient des Antilles, ça vient de chez toi‘. On le traite de babouin », détaille à Europe 1 la mère du petit garçon, qui estime que ces mots « remettent en cause l’intégrité de toute une famille d’origine antillaise, intégrée en France et pour qui ça se passe très bien » au quotidien.

Europe 1

Un étudiant tabassé lors d’un meeting de François Fillon pour ne pas avoir chanté la Marseillaise

Max, un étudiant de 19 ans, venu assister au discours de François Fillon à Besançon le 9 mars, assure avoir été frappé pour n’avoir pas chanté La Marseillaise en fin de meeting. Il a porté plainte contre X.

Les faits remontent au 9 mars dernier, lors du meeting de campagne de François Fillon dans la salle Micropolis à Besançon. Max, un étudiant de 19 ans, affirme avoir été passé à tabac par plusieurs hommes après… être resté assis pendant une La Marseillaise, révèle L’Est Républicain.

« J’ai encore mal à la jambe, j’ai boité pendant trois jours. Mais ce n’est pas là qu’il y a eu le plus de traces », raconte-t-il. En possession d’un certificat médical attestant des coups reçus, le jeune homme a déposé plainte contre X ce jeudi pour violences en réunion suivi d’une incapacité n’excédant pas huit jours. Contacté par L’Express, les organisateurs Les Républicains du meeting et la direction de la salle déclinent toute responsabilité et affirment avoir découvert l’incident dans le presse ce matin.

« Ils m’ont mis au sol et tapé »

« J’y suis allé avec un copain, mais je ne suis pas sympathisant. C’était pour voir et écouter. Sans être convaincu. On s’est installé au fond de la salle », témoigne Max. Alors que les discours se terminent et que vient le moment de chanter La Marseillaise, il raconte avoir été interpellé par un premier individu: « On ne s’est pas levé […] Un homme est venu me voir pour me demander pourquoi je ne me levais pas. Il m’a demandé si je n’étais pas fier d’être Français. Il voulait presque m’obliger. J’étais assis au bout de la rangée, c’était facile de me voir et de m’attraper », détaille-t-il, parlant d’une atmosphère de « forte excitation générale » dans la salle.

Puis viennent les premiers coups. « Ils m’ont fait une clé de bras, puis ils se sont mis à trois pour me porter vers un couloir à l’écart. Ils m’ont mis au sol et tapé. Mon pote a essayé de filmer mais il n’a pas pu. Après avoir répliqué, j’ai reçu un violent coup dans les testicules. À un moment, j’étais immobilisé par quatre hommes, l’un d’eux avait le pied sur ma tête.

C’est à ce moment que j’ai eu vraiment peur […] Après de nouvelles insultes, ils m’ont jeté dehors, derrière le hall », raconte l’étudiant en art bisontin. Et d’ajouter au sujet de ses agresseurs: « Ils étaient en costume mais je n’ai vu aucun brassard ‘sécurité' ».

L’Express

Ajaccio : des nationalistes corses attaquent un commissariat coups de cocktails Molotov après arrestation d’un des leurs

Des cocktails Molotov et des pierres ont été lancés vendredi contre le commissariat de police d’Ajaccio par de jeunes nationalistes dénonçant de récentes interpellations. Deux arrestations ont été opérées peu après les incidents, a indiqué une source proche de l’enquête.

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Les jeunes nationalistes sont sortis d’un groupe de quelques dizaines d’élèves du lycée Fesch voisin devant lequel ils s’étaient rassemblés. Ils dénonçaient une série d’interpellations opérées lundi en Haute-Corse dans les milieux nationalistes.

Le procès en comparution immédiate de dix hommes a été reporté au 9 mars jeudi par le tribunal correctionnel de Bastia pour permettre aux prévenus de préparer leur défense. Ils sont mis en examen pour violences et dégradations lors de manifestations les 5 et 15 octobre 2016 à Bastia liées à la condamnation, le 6 octobre, de trois nationalistes par la cour d’assises spéciale de Paris pour leur participation à un attentat à la voiture bélier en 2012 contre la sous-préfecture de Corte.

Europe 1

Slovaquie : un Français victime d’une agression raciste dans une région dirigée par un néonazi

Le parti de Marian Kotleba, au pouvoir dans la région de Banska Bystrica depuis 2013, est nostalgique de l’Etat slovaque clérical fasciste de Jozef Tiso, allié à l’Allemagne nazie.

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L’affaire est largement relayée dans les journaux du pays : un étudiant français aurait été violemment agressé en Slovaquie en raison de la couleur de sa peau. Cela se serait produit à Banska Bystrica (centre du pays), où le jeune homme, âgé de 20 ans, est en échange Erasmus.

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Les faits se sont passés, selon la presse slovaque, le 12 janvier, dans une boîte de nuit. Mais ils viennent seulement d’être évoqués par la police parce que l’agresseur présumé, âgé de 31 ans, est désormais inculpé pour des coups et blessures infligés en raison de convictions racistes.

C’est la première fois qu’un suspect est poursuivi en Slovaquie (5,4 millions d’habitants) pour « délit d’extrémisme », une notion introduite au début de 2017 dans le but de lutter contre le sentiment d’impunité des militants d’extrême droite.

Le Monde

Un pasteur de 83 ans qui manifestait contre l’extrême droite violemment tabassé par des CRS

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Gilbert Nicolas a 83 ans. Samedi, ce pasteur manifestait contre une réunion d’extrême droite à Quimper (Finistère). Trois coups de matraque dans le dos, un au visage : deux dents cassées, une balafre. Témoignage.

Une balafre sur la lèvre. Quand il sourit, il manque deux dents. Gilbert Nicolas, 83 ans, porte les stigmates de la soirée de samedi. Il est 19 h 40 lorsqu’il participe, à Quimper, à une manifestation extérieure contre le déroulement dans les halles d’une rencontre d’extrême-droite organisée par le site Breizh Info. « On était une centaine à crier le slogan : Bretagne ouverte et solidaire », raconte ce pasteur, militant de la première heure, membre de l’Union pacifiste de France et du Mouvement international de la réconciliation.

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« Je n’ai pas entendu les sommations. J’étais dans les trois premiers rangs et je ne suis pas parti tout de suite. Je sens trois coups qui me font très mal dans le dos. Je me penche et le même CRS me met un coup de matraque en pleine tête. » Bilan : deux dents supérieures de devant complètement cassées et une balafre à la lèvre. « D’autres copains ont été frappés à coup de matraque et un autre renversé violemment par un bouclier. »

Ouest France