Veauche: Qualifié de babouin, un élève de CM2 roué de coups par des camarades

Il est devenu le bouc émissaire de ses camarades. Depuis trois ans, un élève d’origine guadeloupéenne scolarisé à Veauche, dans la Loire, encaisse les insultes, les intimidations et même les cris de singe à son passage.

Le 14 mars, la violence est montée d’un cran : le petit garçon de 10 ans a été jeté au sol de la cour de récréation et roué de coups par plusieurs élèves de son école primaire Marcel-Pagnol. Violemment frappé, cet élève de CM2 s’est vu prescrire quatorze jours d’incapacité temporaire de travail.

Sa tête, ses cotes, ses bras et ses jambes sont « tuméfiés », a indiqué le médecin de famille au Progrès, et s’inquiète du choc psychologique de cet enfant. Il s’était déjà plaint de violences physiques, subies à cause de sa couleur de peau, dans son précédent établissement.

« La semaine dernière, on lui a offert une banane, en lui disant : ‘ça vient des Antilles, ça vient de chez toi‘. On le traite de babouin », détaille à Europe 1 la mère du petit garçon, qui estime que ces mots « remettent en cause l’intégrité de toute une famille d’origine antillaise, intégrée en France et pour qui ça se passe très bien » au quotidien.

Europe 1

Un étudiant tabassé lors d’un meeting de François Fillon pour ne pas avoir chanté la Marseillaise

Max, un étudiant de 19 ans, venu assister au discours de François Fillon à Besançon le 9 mars, assure avoir été frappé pour n’avoir pas chanté La Marseillaise en fin de meeting. Il a porté plainte contre X.

Les faits remontent au 9 mars dernier, lors du meeting de campagne de François Fillon dans la salle Micropolis à Besançon. Max, un étudiant de 19 ans, affirme avoir été passé à tabac par plusieurs hommes après… être resté assis pendant une La Marseillaise, révèle L’Est Républicain.

« J’ai encore mal à la jambe, j’ai boité pendant trois jours. Mais ce n’est pas là qu’il y a eu le plus de traces », raconte-t-il. En possession d’un certificat médical attestant des coups reçus, le jeune homme a déposé plainte contre X ce jeudi pour violences en réunion suivi d’une incapacité n’excédant pas huit jours. Contacté par L’Express, les organisateurs Les Républicains du meeting et la direction de la salle déclinent toute responsabilité et affirment avoir découvert l’incident dans le presse ce matin.

« Ils m’ont mis au sol et tapé »

« J’y suis allé avec un copain, mais je ne suis pas sympathisant. C’était pour voir et écouter. Sans être convaincu. On s’est installé au fond de la salle », témoigne Max. Alors que les discours se terminent et que vient le moment de chanter La Marseillaise, il raconte avoir été interpellé par un premier individu: « On ne s’est pas levé […] Un homme est venu me voir pour me demander pourquoi je ne me levais pas. Il m’a demandé si je n’étais pas fier d’être Français. Il voulait presque m’obliger. J’étais assis au bout de la rangée, c’était facile de me voir et de m’attraper », détaille-t-il, parlant d’une atmosphère de « forte excitation générale » dans la salle.

Puis viennent les premiers coups. « Ils m’ont fait une clé de bras, puis ils se sont mis à trois pour me porter vers un couloir à l’écart. Ils m’ont mis au sol et tapé. Mon pote a essayé de filmer mais il n’a pas pu. Après avoir répliqué, j’ai reçu un violent coup dans les testicules. À un moment, j’étais immobilisé par quatre hommes, l’un d’eux avait le pied sur ma tête.

C’est à ce moment que j’ai eu vraiment peur […] Après de nouvelles insultes, ils m’ont jeté dehors, derrière le hall », raconte l’étudiant en art bisontin. Et d’ajouter au sujet de ses agresseurs: « Ils étaient en costume mais je n’ai vu aucun brassard ‘sécurité' ».

L’Express

Un jeune communiste agressé par un groupe de colleurs d’affiches d’extrême-droite

2050523288_B977945774Z.1_20160225103945_000_GDC68A0G2.1-0

C’est par le biais d’un communiqué de la section arrageoise du parti communiste français (PCF) que l’information nous est parvenue. Dans un texte aussi laconique que sibyllin, le PCF d’Arras « alerte la population qu’un jeune Arrageois, qui souhaite garder l’anonymat, a été victime d’une agression violente de la part d’un groupuscule ’Génération identitaire’ ».

Selon le PCF, qui ne livre ni date ni lieu, l’agression aurait eu lieu « en plein jour, en centre-ville ». Et de préciser que « la victime a déposé plainte et a eu un arrêt de travail de quatre jours ». « Ces agissements, qui font suite à l’affaire de la banderole (déployée sur le toit de la gare en août 2015, NDLR), sont inacceptables et montrent une nouvelle fois le vrai visage de l’extrême-droite », conclut le communiqué, qui n’est pas signé.

Histoire de colleurs d’affiches

Qu’en est-il exactement ? Le commissariat de police, par la voix du commandant Olivier Gugelot, confirme qu’une plainte a bien été déposée vendredi dernier pour violences. Les faits se seraient produits deux jours avant, mercredi 9 février, dans le secteur de la gare d’Arras.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime, âgée d’une petite trentaine d’années, aurait reçu un coup de poing au visage de la part d’un seul individu. L’agresseur aurait suivi le jeune homme puis l’aurait frappé à l’arrêt de bus. Pourquoi ? Parce qu’il aurait vu ce jeune homme passer derrière lui pour arracher les affiches que son petit groupe d’activistes d’extrême-droite venait de coller… Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver l’auteur des violences.

La Voix du Nord