La Cour pénale internationale se penche sur les Crimes de guerre commis par israël à Gaza

C’est une information qui vient d’un responsable israélien. Israël accueillera « prochainement » un « groupe de travail » de la Cour pénale internationale (CPI), appelée à décider si elle ouvre ou non une enquête pour crimes de guerre lors de la guerre de Gaza des mois de juillet et août 2014.

6833113-10441536.jpg

La venue en Israël de ce groupe de travail de la CPI, premier tribunal international permanent chargé de juger les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, constituera une première, a-t-il indiqué sous le couvert de l’anonymat. Il a ajouté que cette visite n’avait pas pour objet d’enquêter, mais viserait pour les Israéliens à montrer à la CPI « comment fonctionne (leur) système judiciaire ».

La visite fera suite à une demande de la procureur de la CPI Fatou Bensouda, a-t-il expliqué. Un critère déterminant dans la décision de la CPI d’engager des poursuites pour crimes de guerre est l’absence de faculté ou de volonté d’un État à mener lui-même la procédure. Israël devrait ainsi au cours de la visite de ce « groupe de travail » tenter de convaincre ses membres qu’il veut et est à même de rendre justice sur d’éventuels abus commis pendant la guerre de 2014.

Le responsable israélien a dit ne pas être en mesure de préciser si le groupe de travail pourrait se rendre dans les Territoires palestiniens de Gaza et de Cisjordanie, dont Israël contrôle tous les accès, sauf la frontière égyptienne au sud de la bande de Gaza.

2 251 personnes massacrés côté palestinien, dont 551 enfants

L’invasion militaire israélienne a tué 2 251 personnes côté palestinien, dont 551 enfants, selon l’ONU. Côté israélien, elle a fait 73 morts, dont 67 soldats, et environ 1 600 blessés, selon l’ONU.

Le Point

Un caricaturiste faisant un parallèle entre la Shoah et Gaza fait la fierté de son école catholique

Un lycée catholique de Belgique a déclaré être « fier » de l’un de ses anciens enseignants pour son prix reçu lors du concours iranien controversé de caricatures de la Shoah, rapporte jeudi JTA.

919e03bec116a0076dc180ad57f3e602cffa6141

Luc Descheemaeker, qui a démissionné l’été dernier de l’école Sint-Jozefs Institut près d’Anvers, s’est vu décerner un « prix spécial » ainsi que 1.000 dollars lors de la deuxième édition du Concours International de Caricature de l’Holocauste, qui a eu lieu en mai à Téhéran.

L’enseignant belge a participé au concours en présentant un dessin de la barrière de sécurité entre la bande de Gaza et Israël arborant cyniquement la phrase « Arbeit macht frei » (« le travail rend libre »), en référence aux mots inscrits à l’entrée du camp d’extermination Auschwitz.

Interrogée par le journal communautaire juif Ragards, Martine De Zutter, membre du corps professoral de l’institut Sint-Jozefs a déclaré que l’école était « très fière d’avoir été associée à Luc » ajoutant que « son talent est d’une grande valeur pour l’éducation artistique » des étudiants.

Le directeur de l’école Paul Vanthournout a de son côté indiqué que l’Institut Sint-Jozefs n’avait pas de position sur le sujet.

Il a cependant confirmé que l’école était fière du travail de Descheemaeker au sein de l’institution, où il a enseigné les arts plastiques et les sciences de la culture.

« Je comprends que vous trouviez la critique sur les actions d’Israël en Cisjordanie et à Gaza désagréable, » a déclaré le directeur à JTA, « mais de là à appeler cela de l’antisémite c’est exagéré. »

 

 

I24

La police britannique convoque une ancienne ministre israélienne pour soupçons de « crimes de guerre » à Gaza

L’ancienne ministre des Affaires étrangères et actuelle députée de l’Union sioniste Tzipi Livni a reçu jeudi une convocation de la police britannique pour être interrogée sur des soupçons de participation à des crimes de guerre pendant les bombardements  Gaza en 2008.

afp-796989f3bf946cbe37898656df9a8abeb393951c

Livni se trouve actuellement à Londres pour assister à une conférence organisée par le journal israélien Haaretz.

La convocation a cependant été annulée après des contacts diplomatiques entre Israël et la Grande-Bretagne, à la fin desquels Tzipi Livni a pu bénéficier d’une immunité.

Un haut fonctionnaire, qui a requis l’anonymat en raison de la sensibilité de l’affaire, a déclaré au journal Haaretz que l‘ambassade d’Israël à Londres a reçu jeudi une lettre de l’unité des crimes de guerre de Scotland Yard, demandant à ce que la convocation soit remise à Livni.

Selon le responsable, le courrier indiquait que la police britannique savait que Livni devait arriver à Londres durant le week-end, et lui a donc demandé de venir au poste de police pour être interrogée.

Le but de l’entrevue était de discuter de la participation de Livni à des crimes de guerre et des violations de la Convention de Genève, en tant que ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre, et en tant que membre du cabinet diplomatique de sécurité lors des bombardements en 2008 à Gaza.

Au cours des dernières années, les organisations pro-palestiniennes ont déposé une série de plaintes concernant cette opération contre de hauts responsables israéliens, notamment Livni, dont le dossier a été traité avec ténacité par les autorités britanniques.

Des contacts ont par la suite été établis avec le gouvernement britannique, par crainte de voir Livni arrêtée à son arrivée à Londres ou durant de son séjour.

Il a alors été convenu avec le ministère britannique des Affaires étrangères que la visite de Livni à Londres allait obtenir le statut d’une « affectation diplomatique spéciale », qui lui accorderait automatiquement une immunité, la mettant à l’abri d’une éventuelle arrestation et de poursuites judiciaires.

Dans le même temps, l’ambassade d’Israël en Grande-Bretagne a informé Scotland Yard que Livni ne se rendrait pas pour interrogatoire.

I24

Israël bloque la reconstruction de GAZA

L’aide à la reconstruction de logements pour plus d’un millier de familles de la bande de Gaza est suspendue en raison du manque de matériaux, ont indiqué vendredi les Nations unies, Israël bloquant les arrivées de ciment. Israël a suspendu les importations de ciment dans la bande de Gaza au début du mois en affirmant qu’une partie de ce ciment avait été détourné.

Gaza-Attacks-July-2014_getty.jpg

Cette interdiction a provoqué une telle pénurie que la plupart des travaux de reconstruction de logements détruits durant la guerre avec Israël ont été interrompus, a affirmé le bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires.

« Les organisations qui fournissent une aide ont dû suspendre leur contribution financière pour la réparation de logements de plus de 1370 familles en raison de la rareté (du ciment) et des fortes hausses des prix », a ajouté cet organisme dans un communiqué. « De plus, les paiements pour 1550 familles qui devaient commencer à reconstruire ont été retardés à la suite du manque de ciment disponible », a également indiqué l’ONU.

Le Figaro

Israël refuse l’entrée d’une délégation belge à Gaza

Selon les médias belges, une délégation de parlementaires en mission en Palestine s’est vu interdire l’entrer à Gaza via Israël. C’est la présidente de la délégation, Gwenaëlle Grovonius qui rapporte les faits.

56d6c277c4618807578b45bc

Sur invitation de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient), plusieurs députés belges devaient se rendre à Gaza pour rencontrer des ONG locales. Mais la parlementaire belge explique qu’«à la dernière minute, la délégation s’est vu refuser l’accès à Gaza, les autorités israéliennes ayant refusé de leur procurer un laisser-passer».

Gwenaëlle Grovonius, en colère, parle d’un «abus de pouvoir inacceptable». Gaza ne fait «pas partie d’Israël conformément aux frontières reconnues par la communauté internationale, il est donc inacceptable que les autorités israéliennes s’arrogent le droit d’en refuser l’accès à une délégation officielle de parlementaires étrangers», explique-t-elle.

Il s’agit pour elle d’une tentative de dissimulation de la part d’Israël : « Que tente-t-on encore une fois de nous cacher si ce n’est, sans doute, l’état humanitaire déplorable dans lequel Gaza se trouve depuis l’opération militaire destructrice qui y a été menée par Israël en 2014 ?»

RT